Bleu-Ispahan-L'éternel retour...........................
04/07/09 - 00:33 - NAROC
Rien. Mais strictement rien. Nulle part, il n’est question de la tête de la femme. Rien dans le Coran, ne dit aux femmes explicitement de se couvrir les cheveux ou le visage.
Le terme voile, dans le sens qu’on lui donne aujourd’hui, ne fait pas partie du vocabulaire coranique. Le voile est une création de la charia. Le Coran emploie trois termes que l’on a interprétés d’une façon abusive dans le sens de voile : hijâb ("tenture") ; jilbâb ("manteau" ou "djellaba") ; khimâr ("foulard")
1) Voici le premier texte, qui concernent les épouses du Prophète exclusivement :
« Croyants ! n’entrez pas dans les appartements du Prophète, sauf si vous êtes invités à un repas. Le repas terminé, retirez-vous, ne vous attardez pas à converser familièrement. Cela importune le Prophète, et il a honte de vous le manifester. Mais Dieu n’a pas honte de la Vérité. Si vous demandez quelque chose à ses épouses, faites-le derrière une tenture (hijâb) : c’est plus pur pour vos cœurs et pour les leurs... » (Coran XXXIII : 53-55).
À propos de la descente de ce verset, des commentateurs rapportent cette anecdote, qu’il faut situer en mai 627, après la bataille d’Al-Khandaq : un jour, le Prophète était assis avec Aïcha (614-678) à ses côtés. Le chef des Ghatafân, qui avait participé aux côtés des Mecquois au siège de Médine deux mois plus tôt, fit brusquement irruption dans sa chambre. C’était la coutume et le Prophète en souffrait sans oser se plaindre. Aïcha avait alors 13 ans. Elle était une adolescente, une ravissante rousse. Ébloui par sa beauté, le chef des Ghatafân, selon l’usage courant, fit au Prophète une proposition d’échange avec son épouse qui, dit-il, était la plus belle créature du monde. À Médine, on spéculait alors sur sa mort pour se partager ses épouses. Aïcha fut accusée d’adultère d’adultère et l’on jasait dans la ville. C’était trop. Il fallait mettre fin aux atteintes à l’honneur du Prophète et soustraire ses femmes aux convoitises dont elles étaient ouvertement l’objet. Le vase était déjà plein. Il déborda, et ce fut la descente du verset susmentionné, dit du hijâb, qu’il faut situer dans son contexte historique et social.
2) Quelque temps après, dans la même sourate, un verset vint fixer, pour les femmes en général, y compris les épouses du Prophète, quelques règles de décence dans leur tenue vestimentaire hors du foyer, vu les conditions de vie à Médine :
«...dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de rapprocher sur elles une partie de leur manteau (yudnîna ‘alayhinna min jalâbîbihinna). Cela est plus sûr pour qu’on les reconnaisse. De la sorte, on ne les offensera pas... » (Coran XXXIII : 57-61).
3) Il faut penser que ces mesures et ces menaces de sévir contre les dépravés de Médine n’avaient pas suffi pour moraliser les mœurs dans la ville, car les recommandations de décence furent reprises quelque temps plus tard dans la sourate Al-Nûr (« La Lumière ») :
« ...Dis aussi aux croyantes de retenir leurs regards, de préserver leur sexe, de n’exhiber de leur beauté que ce qui habituellement en apparaît, et de rabattre leur foulard sur leur poitrine (li-yadhribna bikhumûrihinna ‘alâ juyûbihinna)... » (Coran XXIV : 30-31).
Pas un mot dans ces textes ne concerne la tête de la femme.