...Blog à ne pas lire...

29/09/2003

29/09/03 - 20:53

Changements

Quelle journée bien remplie !
J'ai tout d'abord bien stressé en arrivant au secrétariat de licence d'anglais : plein d'élèves étaient déjà là en train de choisir leur emploi du temps. Ouh la la !!! Ni une, ni deux, je prends toutes les feuilles nécessaires et j'étudie consciencieusement chaque bloc (bloc = classe). Il y en avait 9 proposés. Ce fut un moment terrible, car il fallait choisir vite 3 blocs par ordre de préférence et il fallait jongler entre les profs à éviter, les horaires difficiles, les options à caser... Tout ça en faisant tout pour ne pas avoir cours le jeudi (je ne veux pas avoir cours tous les jours et c'est le seul jour où il n'y a pas d'amphi.) Au final, j'ai réussi ! :) Reste à attendre confirmation...
Après ça, deux copines de classe me proposent de "se poser quelque part." Aïe aïe aïe, va falloir aller dans un café. J'ai pris sur moi, j'ai dit oui, j'ai voulu tenter de surpasser ce désagrément. Et pis, en arrivant devant la Sorbonne, keske je vois ? Un joli petit café qui propose des cookies et des chocolats chauds. Du coup, je leur ai dit : "Ohhhhhhhhhhh vous zavez pas faim vous ??? Regardez, des cookies, c'est bon les cookies !!!" J'ai gagné, on a atterri là et les cookies étaient très bons :p Ouf, j'ai évité le bar.
J'ai ensuite passé ma journée à dépenser : d'abord pour les cours, car j'ai acheté des livres, ensuite pour un nouveau sac Eastpack... Ca fait du bien d'avoir un beau sac sur le dos !
Mais surtout, le Jona continue de changer sa vie ! Figurez vous que Manu et moi nous sommes inscrits dans une association qui dispense des cours en tous genres pour trois fois rien. Et nous nous sommes inscrits à un cours de chant tous les lundis soirs et à un cours de japonais (le mardi pour moi, le jeudi pour Manu --> il ne restait qu'une place dans chaque !) Le seul hic, mis à part que nous ne serons pas ensemble pour ce cours, c'est que je me suis planté dans les horaires de japonais. J'étais persuadé que le cours était à 18h45, en fait il est à 18h15. Or, mon cours de grammaire à Censier finissant à 18h, je ne pourrai jamais être à Gare du Nord un quart d'heure après. Il va donc falloir sécher la grammaire cette année (enfin sauf si je vois que le cours est trop important !)
Enfin voilà, je crois que je suis un peu maso moi : je me plaignais que je n'aurais jamais le temps de tout faire cette année, et je m'en suis rajouté ! Oui, mais pour le prix... Bref, c'est une année riche d'activités qui s'offre à moi et tant mieux ! Rien ne m'empêchera de ralentir le rythme dès que j'en éprouverai le besoin. J'ai hâte !

29/09/03 - 07:48

Gremlins

Ha ha, alors, à votre avis, j'ai passé une nuit blanche ou bien je viens juste de me réveiller ?

Les deux ! :p

Bah oui, je dois aller à la fac pour mon inscription pédagogique ce matin. J'étais content à l'idée de me recaler dans un mode de vie un peu plus régulier et "lumineux" mais je n'avais pas prévu que je n'arriverais pas à dormir. Enfin si, je l'avais prévu, c'est pourquoi hier j'ai pris un somnifère avant 23h, puis un quart de Lexomil avant minuit, puis un autre quart bien plus tard dans la nuit... J'ai cru que je ne dormirais jamais, j'en suis venu à me dire que j'aurais carrément dû décider de faire une nuit blanche, et c'est là, vers 4h30, que Morphée m'a enfin rejoint... Après avoir pensé au futur portable que je vais avoir, au futur appareil numérique que je ne vais pas avoir, au code que j'aimerais bien avoir (je l'ai relu intégralement jusqu'à 2h30... hum...) au stress que j'aimerais ne pas avoir, Morphée m'a joui dessus et maintenant j'ai les yeux qui collent et j'ai des boutons plein la gueule. Oui oui, je suis un monstre ce matin, pas besoin de maquillage pour jouer dans un film d'horreur. Au moins j'ai un avant-goût de ce que je vais vivre cette année (enfin, j'espère que j'aurais pas à me lever aussi tôt quand même !!!) Et le pire, vous savez quoi, c'est qu'à tous les coups il va falloir que je me relève aussi tôt mercredi... Le rêve !

Allez, bonne journée Jona et bonne journée tout le monde. Et avec le sourire :) (à peine forcé, le sourire...)
Et avec des allumettes (pour maintenir les paupières... Muhahahahahahaha !)

28/09/2003

28/09/03 - 18:36

Témoignage

Ici Jonathan, le Diabolito de Gay Attitude, pour un témoignage de la plus grande importance concernant l'opération Nico aux caraïbes. J'ai reçu un message de Mister Patate à 2h59 cette nuit ! Et attention, il faut préciser que non seulement ce phénomène est exceptionnel (la patate n'osant téléphoner que lorsque les astres sont alignés sur le Tropique du Cancer) mais surtout que cet acte a été proposé par lui volontairement !!! Je ne lui ai rien dit, rien proposé, c'est lui, de son plein gré, qui m'a dit : et si je t'appelais ???
Pourquoi un tel miracle me direz vous ? Tout simplement parce que le Diabolito est lui aussi extrêmement timide et qu'il n'a jamais tenté quoi que ce soit qui ait pu mettre la patate mal à l'aise... Il est bien placé pour savoir qu'il ne faut surtout pas brusquer quelqu'un de timide, il faut le laisser aller à son rythme, le mettre en confiance et l'accompagner sur le chemin.
Voilà, mon portable est donc l'heureux possesseur de la voix d'Olivier ; cette semaine mon portable est une pute : une dizaine de messages de Ricroël, Bertrand, Andrew et donc, la patate. Courage Mister Patate, tu vas y arriver !!! :)

28/09/03 - 02:50

J'ai failli ne rien faire de la journée. Philippe voulait qu'on se voie, mais il voulait qu'on se voie avec un ami à lui que je ne connais pas. Genre j'allais rencontrer un mec aussi facilement !!! Je suis timide et néophobique moi !!!
En fin d'aprem Bibi m'a appelé pour me proposer d'aller chez une de ses amies, histoire de faire connaissance avec d'autres membres de son groupe. J'étais pas du tout motivé, j'étais pas en forme, et puis l'idée de le voir avec ses amis mais de ne pas le voir seul ne m'enchantait guère. J'étais prêt à lui dire non et à rester déprimer tout seul dans mon coin, et puis je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mes angoisses ont disparu l'espace d'une seconde, juste le temps pour moi de lui dire oui. Je crois que j'ai senti l'enthousiasme qu'il ne montrait pas. Je crois qu'il avait vraiment envie que je vienne...
Franchement, je faisais pas le fier. Je tirais une tronche de 15 km de long, j'aurais préféré être euphorique à ce moment là. J'ai retrouvé mon homme dans le métro, et un autre garçon nous a rejoint. Charmant d'ailleurs ^^; Grand, brun, la peau mate, des yeux ténébreux qui pétillent, une bouche sensuelle, une mâchoire virile... Miam miam !
Malheureusement, je n'étais pas du tout à l'aise. Je ne me sentais pas à ma place, j'avais la sensation de ne pas faire partie de leur monde, surtout quand François (c'est le beau brun) a suggéré d'aller boire une bière parce qu'attendre 20 minutes les pizzas lui semblait insupportable... Hum... Alors il est allé chercher sa grosse desperado, et tous les trois ont bu gaiement (surtout lui.) Je me sentais tellement différent.
Puis j'ai fini par me détendre. Faut dire que François était bourré et défoncé, alors quand il a dit qu'il n'était pas pudique Bertrand et moi avons tout fait pour qu'il veuille nous montrer sa bite... :) Tout de suite, ça détend l'atmosphère quoi !
Au final, la soirée est vraiment devenue sympa, surtout avec l'arrivée d'autres personnes que je connaissais déjà. En partant, la propriétaire des lieux m'a dit qu'elle était contente que Bibi soit avec moi, et une autre a dit "tu fais l'unanimité." Ca fait super plaisir, d'autant plus que j'étais loin d'être à mon avantage.
Ce que j'apprécie d'autant plus, c'est qu'à chaque fois qu'on voit ses amis, Bibi s'occupe de moi. Il est vachement plus tendre et aimant ^^; Alors que moi je suis limite froid car un peu gêné vis-a-vis des autres.
On est partis, et pis là, tout de suite, c'était moins bien. A nouveau cette impression qu'on ne se comprend pas, qu'on ne peut pas discuter ensemble... En quelques minutes, ma mauvaise humeur est revenue. Bref, pas du tout encourageant, difficile de penser positif dans ces cas-là, mais bon... Tout est en train de changer en ce moment dans les vies de mon homme et de moi-même, alors on va voir comment ça se passera quand nous aurons de meilleures cartes en main.

27/09/2003

27/09/03 - 18:48

Super Jona VS Mister Psy

J'ai oublié de vous raconter un pti truc qui m'a beaucoup plu lors de ma séance psychiatrique hebdomadaire. Je disais à mon psy que je considérais le fait de se confier et de s'ouvrir totalement à l'autre comme l'attitude la plus saine à avoir dans la vie. Il n'était pas d'accord, me disait que le contraire était justement une vérité générale admise par tous, de nos jours, dans la société. Ah ouais. Bah désolé mon coco, mais moi je connais des gens qui ne pensent pas du tout ça !!! Bref, on a ensuite dévié sur des généralisations sur les hommes et les femmes. Je disais que de manière générale les femmes avaient besoin de parler et de discuter alors que les hommes sont beaucoup plus fermés. J'ai ajouté que justement j'avais une sensibilité et une manière de penser très féminine et donc que j'avais ce besoin de dialogue constant alors que Bertrand était plus masculin de ce côté-là. Le psy a alors acquiescé et illustré mes propos en me disant qu'il avait justement plus de patientes que de patients qui venaient à lui volontairement. Mais, qu'en hôpital, il avait au contraire à faire à plus d'hommes et avec des problèmes bien plus graves. Ca n'a alors fait qu'un tour dans ma tête, et j'ai dit : "Justement parce qu'ils ne se confient pas." Il a alors baissé les yeux, fait un pti sourire en coin, et n'a rien trouvé d'autre à dire que : "peut-être." ^^;

Super Jona : 1
Mister Psy : 0

27/09/03 - 14:00

Fatalité

La mort est là. Qu'on l'attende ou pas elle finit toujours par nous trouver. Elle s'est déjà emparée des miens, coupant parfois brutalement le fil de leurs vies, les condamnant à une détresse non éternelle. Elle est parfois sadique, elle vous torture, vous blesse, utilisant ses griffes pour faire saigner toutes les larmes de votre corps. Elle rôde, menaçante, se fait sentir, vous souffle son haleine putride au visage, vous écoeure, vous terrifie, puis s'en va, vous laissant survivre dans les convulsions de la terreur. Ou alors elle vient, détruit et repart comme si de rien n'était.
Elle est là, face à nous. Elle n'a pas d'yeux, mais je sais qu'elle nous regarde. Et je la défie, je la fixe tant bien que mal. Le front relevé, je l'attends, prêt à accepter le coup fatal de son épée de Damoclès, ou prêt à la frapper par la force de mes mots. Alors elle partira pour revenir une autre fois.

26/09/2003

26/09/03 - 23:27

Et merde

Je me sens bien. Je suis au chaud, je sens que la fatigue pèse sur mon corps allongé confortablement, les draps en épousant la forme. Je suis sur le ventre, les mains sous le polochon. Je décide de tourner ma tête de l'autre côté, je la soulève un peu, je me sens tellement bien, j'ai l'impression que j'ai encore plein de temps devant moi ; vu le sommeil que j'ai, il doit être encore tôt. J'ouvre les yeux : il est 12h30. Et merde ! Si je veux faire tout ce que j'ai prévu de faire aujourd'hui, je dois partir à 13h.

13h. Je sors de chez moi. Je me dirige vers la banque. Je me suis dépêché pour me préparer. Je me suis tellement dépêché que j'en ai oublié de prendre mon stick à lèvres... Et merde ! Le Jona dans la rue sans stick à lèvres, c'est comme une blonde avec un cerveau, c'est impensable ! Tant pis, je vais souffrir, mais on va tenir. C'est dur la vie.

13h08. J'arrive devant la Société Générale. Je viens chercher mon nouveau carnet de chèque, le dernier ayant été détruit après avoir attendu 6 mois que je vienne le chercher... Il y a un rideau gris derrière la vitre de la porte. Je consulte les horaires : la pause déjeuner commence à 13h. Et merde ! Grrr...

13h10. Je suis sur le quai du métro. Je dirige ma main vers la poche de mon sac pour y prendre mon livre quand je me souviens que je l'ai justement laissé dans ma chambre... Et merde ! Prendre le métro plusieurs fois dans la journée et ne pas avoir de livre avec moi, c'est une putain de perte de temps. J'envisage carrément de retourner chez moi, mais ça va chambouler toute mon organisation, alors tant pis. Je la sens mal, cette journée.

14h. Je suis à la fac. Je suis chanceux cette fois : je ne me fais pas agresser par les étudiants qui veulent absolument me vendre leurs abonnements de l'OFUP.
Je vais au 5ème étage pour m'inscrire aux stages Excel et Powerpoint. A peine arrivé je vois un petit tableau avec écrit : "Excel = complet ; Word = complet." Et merde. Heureusement, y a de la place pour Powerpoint. Je m'inscris et n'ai pas de problème pour inscrire Vanessa, même sans sa carte d'étudiant.
Je vais au 3ème étage, où sont affichés les résultats de ma filière. Je les ai déjà vus, mais j'ai envie de faire un pti jeu : compter et voir ma position dans les classement des admis. Sur 330 élèves anglicistes, 177 ont été admis. Je compte, je vois que Mélanie P. m'a battu (et merde !) J'ai fini de compter : je suis le 16ème. Waou. Pas mal :)

14h45. Je rentre dans la salle numéro 2 du Club Med Gym de Place d'Italie. On dirait que la salle a servi à entreposer les corps des personnes âgées mortes pendant la canicule. Et merde, le cours de yoga a déjà commencé. Je vérifie l'heure sur l'horloge, je constate que je ne suis pas en retard. Je retire mes chaussures pour ne pas faire de bruit, je vais chercher un tapis et je m'allonge comme les autres.
C'est mon tout premier cours de yoga. C'est assez chelou. Surtout quand le prof vous dit que vous devez ressentir de la chaleur dans le bas-ventre, des frissons dans la zone sexuelle ou que vos mains irradient votre pubis. Certes, j'ai senti une drôle d'énergie dans mes membres, mais ma teub est restée insensible, elle.
J'ai apprécié cette heure de relaxation, sauf quand il a fallu se mettre par deux et que je me suis retrouvé à devoir irradier avec ma main le haut des fesses d'un vieux... Y a des expériences plus excitantes.

16h30. Je goûte le Mc India chez Manu. Contrairement à ce qu'elle m'avait dit, moi je le trouve plutôt bon. On discute avec Anne et on lui reproche de systématiquement faire passer son mec avant nous, alors qu'elle le voit tous les jours. Comme le dit Manu, l'équilibre individuel et celui du couple reposent sur quatre pieds :
1) Il faut être bien, seul, avec ses amis.
2) Il faut être bien, seul, avec son copain.
3) Il faut être bien, à deux, avec ses propres amis.
4) Il faut être bien, à deux, avec les amis de l'autre.

18h. Je me perds dans les couloirs de Châtelet en essayant de trouver la sortie pour rejoindre Bertrand devant H&M, notre lieu de rendez-vous habituel.
18h05. Bibi veut faire un tour dans le magasin. Et merde, ça ne m'enchante guère, il va encore regarder les vêtements pour lui sans les regarder pour moi. C'est le côté chiant d'un couple gay.
18h10. Oh miracle, il s'avère qu'il regarde les jeans pour moi !!! ^^; Trop de queue néanmoins pour que je puisse en essayer un...

20h30. La nuit est tombée sur la fontaine à côté de Beaubourg. Les gens ont défilé devant nous. Le froid s'est emparé de moi. Les larmes ont coulé sur mes joues. Ca ne se passe pas très bien entre lui et moi en ce moment. Vous êtes de trop bonne humeur ? Allez voir votre copain, ça va vous calmer un coup. On n'arrive vraiment pas à communiquer et à se comprendre. Ca me gêne, comment peut-on avoir une vie de couple épanouissante si toute discussion entre nous est stérile ? Il me dit que je devrais rencontrer des internautes, histoire de voir si je ne peux pas trouver mieux ailleurs. Sa réplique fétiche quand je lui fais comprendre que je ne suis pas satisfait et qu'il ne répond pas à mes attentes : "Casse !" ou "tire-toi !" Ca fait super plaisir...
On ne se comprend pas. Je lui dis que j'ai mal, il me dit que j'exagère. Je lui dis que j'ai peur de ne pas avoir le temps de réussir mon code, il ne se montre pas du tout compréhensif et n'a aucun mot d'encouragement. Il m'exaspère.
Il n'a pas été méchant avec moi, à vrai dire il ne l'est plus, il a fini par comprendre que ses mots me blessaient, mais c'est moi qui suis le plus méchant des deux maintenant. Je ne peux pas m'empêcher d'être agressif envers lui, dès qu'il dit quelque chose qui ne me plaît pas je monte sur mes grands chevaux, mon ton monte, je lui gueule dessus. C'est complètement idiot, ça ne risque pas de nous aider, je le sais bien, je veux tout faire pour lui parler calmement car je ne supporte pas l'agressivité, qu'elle vienne de moi ou de quelqu'un d'autre c'est intolérable. On peut toujours dire les choses calmement. Il y a des héritages qu'on aimerait ne pas posséder...
Ce que je craignais est en train de se produire. A chaque fois que je vois Bertrand, je déprime. Je ne comprends pas pourquoi et je ne sais pas quoi faire. Je ne veux pas casser.
Un mauvais moment passé. Mais c'était notre seul moment depuis une semaine, et c'est le seul avant une semaine... Et merde.

21h. J'arrive chez moi après avoir pleuré dans le métro. Je devrais songer à ne pas baisser la tête et à tendre la main dans ces cas-là, peut-être que je gagnerais du fric comme ça. J'ai envie de m'épancher sur les touches de mon clavier. Mais ma mère est devant l'ordi et discute avec son mec. Et merde. Quel chieur celui-là. Je me goinfre de pain et de petits écoliers, j'ai pas envie de faire un vrai repas. Puis je me couche et regarde "Urgences" de dimanche dernier.

22h30. Ma mère a enfin lâché l'ordi, je peux alors venir vous raconter ma journée.

23h30. Récit terminé. Je vais peut-être tchatter un peu, répondre à quelques messages, lire des blogs, puis un Lexomil et au dodo. Je ne pense pas avoir de crise euphorique cette nuit, c'est le bon côté de la chose.

26/09/03 - 03:20

Survolté !!!!!!!!

PUTAIN MAIS QU'EST CE QUE J'AI ?! Ca y est, j'ai compris : quelqu'un m'a foutu une pile dans le cul qui s'active la nuit et qui me rend complètement dingo. Sérieux, c'est trop bizarre. C'est comme si j'étais heureux sans aucune raison ! Un rien me met de bonne humeur... lol !!! Je suis l'inverse total de ce que j'étais il y a peu. J'comprends pas. Et c'est super d'un côté, mais j'en ai marre d'être comme ça la nuit!!! Je suis allé au sport tous les jours cette semaine mais ça ne suffit pas à canaliser mon énergie. What am I supposed to do ? Déjà je crois qu'il faut que je me lève avant midi, que je me recale sur un mode de vie plus productif. Comme ça, le soir, j'aurai vraiment envie de dormir. Pourtant je suis fatigué, mais j'ai envie de bouger quoi. J'ai essayé de lire, je me suis mis à faire du rangement un peu partout dans ma chambre... Le gros taré qui fait ça en pleine nuit !!! ^^; Quand je pense que je pourrais être en train de danser... Grrr !!! Je viens de prendre un Donormyl (c'est un somnifère,) j'espère que ça va m'aider à dormir... Tain, j'ai envie de sauter partout comme un singe !!! Et me voilà maintenant comme un galérien à écrire pour ne rien dire sur l'ordi... Mais où va la jeunesse ?

26/09/03 - 00:16

To party ?

Bien que je ne sois pas spécialement inspiré et que je veuille moins écrire parce que j'y suis allé un peu fort ces derniers jours, je ne résiste pas à la tentation.

Je suis surexcité ces derniers temps. Je n'arrive pas à m'endormir le soir car j'ai envie de faire le foufou. Je pense à mes cours de step, je suis super content car je fais d'énormes progrès. Les chorés sont difficiles, elles me paraissent impossibles à exécuter au début du cours et au final je m'éclate carrément. Dieu que c'est bon ! Je pense aussi au fait que la semaine prochaine je vais commencer les cours de danse... My God j'ai trop hâte !
Seb m'a proposé d'aller à la soirée "Oh la la" du Scorp ce soir car je ne la connais pas et il paraît qu'elle est très sympa. Ca m'a fait super plaisir qu'il me propose de venir... Malheureusement je suis super timide (il a été surpris par ça) alors me retrouver dans une soirée où je n'ai pas d'amie proche avec moi, c'est pas facile pour moi :-/ Et pis ce qui me soûle dans les boites, c'est que je suis obligé d'attendre les premiers métros. Vivement que j'aie mon permis ! C'est con, j'aurais bien fait la teuf, mais demain faut absolument que je me lève pas trop tard pour m'inscrire aux stages Excel et Powerpoint proposés par ma fac. Allez, c'est po grave, y aura d'autres occaz !

Tiens, en parlant de fête, j'ai à nouveau eu des nouvelles de Sam. Pour ceux qui le connaissent, sa nouvelle vie a l'air de se passer super bien, je suis méga happy pour lui. Il passe son temps à faire la fête le coco !!! Tous les soirs il a un truc de prévu, m'a-t-il dit, c'est pour ça qu'il n'a plus le temps de se connecter. Arf, je l'envie un pti peu, avoir une vie bien remplie par de telles occupations, entamer une nouvelle étape de la sorte, ça me paraît tellement sain. Mais d'un autre côté, je suis tellement casanier que sortir every day ça me soûlerait bien vite. Donc, tout est à sa place.

La vie suit son cours, chacun évolue, tout le monde fait des choix, chacun sur sa propre route... J'ai envie d'avancer sur la mienne, et ce que je vois à l'horizon me plaît bien. :)

24/09/2003

24/09/03 - 23:58

Et de quatre

Ma quatrième entrevue avec le psy s'est bien passée. Comme à chaque fois j'appréhendais un peu, mais moins que les autres fois vu que j'ai réussi à lire dans la salle d'attente (d'habitude je n'y arrive pas, je préfère me... euh... recueillir, lol.) Bon j'ai pas lu grand chose, parce que je me suis aperçu que je pouvais entendre les propos de son patient... Mmmmm pour un pti Jona curieux, c'était trop tentant !!! ^^; Alors je me suis concentré, j'ai tendu l'oreille et j'ai tenté de capter quelques mots. Au départ je ne comprenais rien, puis j'ai entendu quelques syllabes, quelques mots, quelques phrases. Je n'ai pas perçu le sujet de la discussion. Et puis à un moment, j'ai eu un choc : ce mec avait la même voix que moi et parlait comme moi. Je me suis dit que ce n'était pas possible, mais il semblait avoir une manière de réfléchir à peu près similaire à la mienne. Bon c'est sûr qu'avec le peu que j'en ai capté je me trompe forcément, mais quand même, ça fait une drôle d'impression ! Et cette voix... Nan, c'était pas une voix de tapette, mais c'était la voix que j'entends quand je me vois sur une vidéo, quand je m'entends sur une cassette audio, une voix que je ne reconnais jamais au premier abord, mais qui est mienne... Very weird. J'en suis venu à me demander si le psy n'avait pas fait exprès de lui donner rendez-vous juste avant moi !!! J'ai tenté de l'observer lorsqu'il est sorti : grand, brun, avec une chemise. C'est tout ce que j'ai réussi à capter.

Nous n'avons pas parlé de ma famille finalement. J'étais tout de suite très à l'aise, alors quand il m'a demandé comment ça allait, je lui ai raconté que ça avait été plus difficile cette semaine, que Bertrand et moi nous voyons moins parce qu'il a une tonne de boulot, qu'il ne va pas bien, que j'ai des doutes sur notre relation, etc. J'ai encore parlé de mon profond désir de confessions mutuelles, j'ai réussi à lui exposer mes arguments...
Le seul effet que ce psy a sur moi, c'est qu'il me force à m'exprimer. Depuis que je le vois, en fait depuis notre deuxième rendez-vous, j'ai réalisé qu'il ne fallait pas se laisser faire et qu'il fallait oser dire son avis. Je m'étais tellement écrasé à ce moment là que depuis je dis ce que je pense, je discute encore plus, je suis un peu plus avenant, en somme, je suis un peu plus sûr de moi. Ca c'est cool.
Peut-être y a t-il d'autres effets que je ne perçois pas ?

24/09/03 - 14:01

Elle est...

Présente ? Absente ? Proche ? Eloignée ? Réelle ? Virtuelle ? Ce qui n'est pas sûr, c'est que je vois son ombre. C'est normal, quand le froid envahit Paris, quand le gris embrouille le monde, elle se fait sentir plus fortement. Elle envoie ses messagers, ses espions, ses tentateurs de toutes catégories. Mais va t-elle venir, elle ? Est-ce un poison qui s'insinue en moi pour me plonger dans les abîmes ou est-ce au contraire un vin amer libérateur ? Faut-il résister ou faut-il attendre de voir une possible évolution ? Qui est-elle réellement ?

24/09/03 - 00:41

Dans le forum

Bon, puisque personne ne répond à ma question, je la remets ici et j'attends vos réponses dans le forum, bande de fainéants !!!

Plaisir anal

D'où vient le plaisir de se faire prendre ? Qu'est ce qui fait que certains mecs adorent ça et que d'autres n'aiment pas ? Est ce que tout le monde peut aimer, sommes nous tous faits pareils ou est ce que le plaisir anal est réservé à certains mecs seulement ?

23/09/2003

23/09/03 - 04:28

Folie nocturne

Je suis dans un état chelou !!! C'est comme si j'avais fumé, pris des médicaments, comme si je m'étais drogué et comme si je venais de faire l'amour pendant des heures... Euh... Nan, pas vraiment, si j'avais fait l'amour pendant des heures je dormirais sûrement où je recommencerais ^^; Bref !!! Vous voyez, depuis tout à l'heure je suis comme ça, mes pensées vagabondent d'un bout à l'autre de mon cerveau, elles ont pris du Champomy, des cotillons, elles ont mis la musique à donf et elles s'agitent, elles dansent, elles rigolent comme des grosses tarées ! C'est un peu comme la scène de Zion dans Matrix 2 et les teufs de Pédale Douce, tout ça mélangé. Bref, c'est la folie là-dedans !!!

Il faut que je me calme, c'est quand même mon sixième post en deux jours !!! Mais je suis pris d'une fièvre scripturale, j'écris à tout bout de champ, mes doigts sautent de touche en touche, à croire qu'ils font la course... Nan mais ça vous amuse de sauter sur les lettres comme ça ??? Et pis attendez, y a pas que les touches, y a aussi les stylos et le papier ! Bah oui, ça existe encore figurez-vous ! J'ai lu le post d'Olivier sur Pink TV et je me suis mis à écrire une super lettre de motivation ! Nan mais oh, ça va pas bien là-dedans ? Pourquoi vouloir leur écrire, je rentre en licence et je tiens à mes études moi :-/

Alors voilà, j'ai des idées plein la tête. Ca tourbillonne tellement que je vais en avoir le tournis ! Je sais pas ce que j'ai ce soir, mais mon cerveau est sur 'ON' et impossible de l'arrêter ! Je me sens comme un animal en rut :) Nan, j'déconne, c'est mon cerveau qui a des envies, pas mon corps.
J'ai envie d'expériences nouvelles, j'ai envie de cueillir les instants, de profiter de la vie, de profiter de ma vie, de profiter des vies.
J'ai téléphoné et envoyé des textos à plusieurs personnes (Ricroël, Juliette, Alexandra, Elodie, Bibi, Manu,) j'essaie de programmer ma semaine, de faire plein de petites choses, de ne plus courir après le temps comme le lapin d'Alice (enfin ça c'est pas gagné.)
Bon, après ça j'ai cru que j'allais me calmer, mais non, retour sur l'ordi et hop on tchatte toute la nuit avec Andrew et un peu avec Arnaud, mon ex. J'ai fait le foufou avec Andrew qui ne m'a pas reconnu, j'ai pas été gentil avec Arnaud qui m'a bien reconnu. C'est pas parce qu'il est déprimé que je dois lui mentir... Désolé, mais moi, je ne brosse pas les gens dans le sens du poil, je dis ce que je pense, sans être méchant, mais bon, lui et moi n'avons jamais réussi à se comprendre de toute façon... J'allais pas lui sortir des niaiseries quand même.
Et puis je me suis décidé à aller prendre mon bain qui m'attendait depuis une heure... Et alors là, la totale : cheveux, gommage, rasage, etc. Je me sens tout propre, ma peau est super douce (fantasmez... lol) et j'ai envie de me frotter à mon chéri là !!! :) Résultat, je suis encore plus en forme qu'avant !
Moi qui en ai marre de me lever tout le temps tard, je sens que demain ma journée va être bien courte !!!
Allez, faut que je me calme, que j'éteigne l'ordi, que j'éteigne mon cerveau et que j'aille rejoindre Morphée. Mais nan, il est pas là, il me trompe ce connard, j'vous l'dis moi, mes draps sont seuls et Morphée il nique les étoiles.
Ouh la la... Comment peut-on écrire autant de conneries en si peu de temps ?
Pardonnez-moi... Et si vous ne voulez plus me lire après ça, je vous comprendrai.
Enfin, la morale de cette nuit, c'est qu'on n'a pas besoin de boire pour être bourré !!!
Gloup !

22/09/2003

22/09/03 - 23:37

Moments magiques

Je me pose mille questions, je doute et redoute, je prends mon téléphone pour écouter les messages de Ricroël, je tombe sur un message de Bibi et rien que d'entendre sa voix mon Cœur s'emballe.

...

Je ne me sens pas très bien, je commence à être déçu de ne pas avoir de nouvelles de mon homme, j'essaie de ne pas trop lui en vouloir car je sais qu'il va mal et quand je ne l'attends plus, il m'appelle. Ce n'est pas facile pour lui mais il me dit des mots tendres. Ma bouche souffle, mon c½ur s'enflamme, mes yeux s'inondent et mon corps durcit.

Il y a des moments comme ça...

22/09/03 - 21:47

Inintéressant

Ca n'a pas été facile de dormir hier. J'étais super fatigué alors je me suis couché à 23H30 pour m'endormir à... 3H !!! J'étais trop content ! J'ai d'abord bien ressassé mes idées négatives, pleuré un pti coup (ah bah tiens, j'y arrive à nouveau !) puis j'ai essayé de m'endormir. Mais bon, comme je n'y arrivais pas, je me suis relevé plusieurs fois (pour manger, pour aller sur le Net, pour faire du rangement.)

Aujourd'hui, je suis allé au dernier cours de ma prof de step préférée. Elle se casse définitivement au Canada, c'est dommage ! En partant je suis allé lui dire au revoir, elle m'a alors dit d'essayer les cours de step plus difficiles, selon elle j'ai le niveau :) Jona, pro du step ? ;) (Faut pas rêver !!!)

Ah oui, j'ai oublié de vous dire : en fait si on veut faire du piano au Club Med Gym il faut encore payer. Comme si c'était déjà pas assez cher !!!

En ce qui concerne ma voix, aucun progrès aujourd'hui. J'ai eu beau tout faire pour essayer d'avoir une voix plus grave, la pétasse qui est en moi a été plus forte que le Jona timide quand il a fallu parler aux autres mecs qui étaient au code avec moi... :-/

Je me demande aussi si je ne devrais pas souscrire à une mutuelle et si je devrais m'inscrire au pti stage gratuit que propose ma fac en octobre pour maîtriser Excel et Powerpoint. Que des questions existentielles !!! Questions auxquelles je dois répondre cette semaine, et j'aime pas me dépêcher pour prendre une décision.

Bon bah voilà, c'est ce qui s'appelle écrire pour ne rien dire, en même temps j'ai écrit trois posts hier donc bon... Je croyais que j'avais des trucs intéressants à vous dire mais je ne les trouve plus... Tant pis !

Pour le coup, allez faire un tour dans le forum, j'y ai posté une question : "Plaisir anal" ;)

21/09/2003

21/09/03 - 23:04

Doutes

Depuis quelques temps je suis envahi par mes doutes. Bibi ne va pas très bien, notre relation s'en trouve un peu changée, on se voit moins, on fait moins de Choses quand on se voit... Ca me pèse.
J'ai essayé de lui en parler aujourd'hui, mais on a du mal à communiquer. J'ai la sensation qu'il ne me comprend pas. Il entend mes mots mais ne voit pas où est le problème. Moi je les sens très bien les problèmes.
J'ai peur qu'on ne soit pas réellement faits pour être ensemble. Je doute sans cesse de nous. Il se confie très peu à moi et ça me fait mal. J'ai souvent l'impression que son c½ur est enfermé dans un bunker, que tous ses secrets sont dans une boite fermée à clef que je n'aurai jamais. Il ne se confie pas à moi => Je ne peux pas lui faire confiance => J'ai du mal à croire en notre avenir. Je ne suis pas satisfait.
Je me dis que pour l'instant je dois me contenter de ce qu'il m'offre parce qu'on est tellement bien ensembles, parce qu'avec lui je me sens comme avec personne d'autre, parce qu'il y a une réelle alchimie entre nous. Mais la mauvaise période qu'il traverse ne fait qu'entretenir ma peur que cette alchimie s'amoindrisse et que la flamme s'éteigne.

Lui : "Tu veux faire un break ?"
Moi (en larmes) : "Naaaaaaaaaaaaaaaaaaan !!! Nan, nan, nan j'veux pas faire de pause, j'veux pas t'quitter !!!"
(Il faut ici saisir toute la tension dramatique du moment et le désespoir du petit Jona qui ne veut pas quitter son Bibi.)

Enfin voilà, le ménage est fait, j'en ai parlé avec lui, j'en ai parlé ici... J'espère que ça va aller mieux. A croire que tous les couples sont ébranlés en ce moment !

21/09/03 - 22:28

Il y a des jours comme ça

On croit qu'on va attendre toute la journée mais le téléphone retentit.
Quelqu'un qu'on n'attendait pas est là.
On a des activités plus intéressantes qu'on pensait mais elles le deviennent moins.
On voudrait apprécier mais on a mal.
On éclate en sanglots au moment le plus mal choisi.
Les mots peinent à sortir quand le silence leur laisse la place.
Quand on fait ce qui semble le plus désiré on n'y arrive justement plus.
Alors qu'on essaye de parler on s'endort.
Alors qu'on dort la sonnerie nous réveille.
On parle puis on est forcé de se taire.
Quand on voudrait qu'ils se taisent ils continuent de parler.
On voudrait arrêter de penser mais les doutes nous submergent.

Il y a des jours comme ça...

21/09/03 - 13:14

Voix de tapette

Bertrand n'arrête pas de me dire : "parle normalement," "fais pas ta voix de tapette," "parle posément," "parle comme un mec," etc. Ces derniers temps, comme je suis d'humeur combative je l'envoie chier directement. Mais bon, ma voix, ça m'a quand même toujours travaillé...
Lorsque j'ai vu son frère la semaine dernière, je l'ai vu changer d'expression dès le moment où j'ai ouvert la bouche. En fait il a été surpris par ma voix... Mais bon, c'est normal aussi, quand je suis intimidé je prends ma ptite voix ^^;
Hier, Bertrand et moi regardions "Popstars" quand arrive l'un des deux Jonathan de l'émission. C'est une super tapette ce mec. Et là, Bibi me fait : "Ohhh ! Il a la même voix que toi !"
Les boules !!! Je ne veux pas avoir une voix de super tapette, c'est horrible :,(
Et attendez, c'est pas fini !!! Figurez vous que selon Ricroël j'ai la même voix que Steevy !!!! Nan mais j'hallucine ! Qu'est ce qui se passe ? Suis-je en train de me métamorphoser en Super Poufiasse ? La Tapette Attitude est-elle plus forte que moi ? Est-elle en train de m'envahir complètement, tel un virus incurable ?
NON ! Comme Narta, moi je dis : NON !!!
Alors dès aujourd'hui, ma voix, je vais faire un effort dessus quand même... Tant pis si c'est pas naturel, c'est mon choix !

20/09/2003

20/09/03 - 15:17

Pardon

Hier, j'ai reçu un mail de Manu. Elle m'y explique qu'elle ne va pas bien parce qu'elle a l'impression que je m'éloigne d'elle et que je ne l'aime plus. J'avoue que j'ai été très surpris. J'ai conscience que mon comportement n'est pas digne d'un meilleur ami, mais je n'ai jamais douté de mes sentiments pour elle ni de la place qu'elle a dans ma vie.
Depuis quelques semaines, j'ai malheureusement tendance à me refermer sur moi-même, à ne plus rien attendre de rien. Le problème est en fait que je ne crois plus en rien, ni en l'amour, ni en l'amitié, ni en l'homme (et ni en moi ?) Nous sommes tous profondément seuls.
Entre mes déprimes chroniques et mon manque de volonté, Manu s'est sentie délaissée et plu aimée. Ce qui est étrange, c'est que je ne déprime plus, mais le fait de gérer mieux mes émotions ne me permet pas pour autant de ne plus être pessimiste. Je m'efforce à l'être moins, mais je crois que cela fait partie intégrante de moi.
Je ne suis pas satisfait par ma vie et les autres le payent avec moi.

19/09/2003

19/09/03 - 18:20

Au pluriel

Je l'attends depuis le début. Je l'ai vite senti en moi mais n'ai pas voulu le montrer, ne croyant pas à la légitimité de son existence. J'ai parfois douté de lui.
Je l'espère depuis le début. Mais il ne se montre jamais réellement. Il arrive toujours quand je m'y attends le moins et sous la forme que je n'attends pas. Ca ne l'empêche pas de résonner en moi et de faire écho au mien. Je respecte cette comédie.
Je l'attends. Le mien est sorti et a rencontré un équivalent. Contact. Explosion. Humidité.
Mais une fois de plus il n'était pas nu. C'est ainsi que je le veux. Je sais qu'il est pur ; je le vois, je le sens, je le touche, je le goûte.
Il viendra, je l'espère, je l'attends.

18/09/2003

18/09/03 - 21:44

Dans le métro...

10h25. Place d'Italie. Je sors du métro de la ligne 6, prends les escaliers qui descendent, prends un premier couloir, puis un deuxième à gauche, puis à nouveau des escaliers à droite, puis un un long couloir avant d'arriver sur le quai de la ligne 7. Pendant ce périple mes pensées vagabondent, mes yeux s'occupent avec n'importe quelle information qui leur tombe sous les cils. Ah tiens, Josh Hartnett joue dans un nouveau film. Tain keskil est bo c'mec !!! Ah bah il joue avec Harrison Ford. Il est vieux lui. Ah bah tiens, il a les yeux bleus Josh !!! C'est koi c't'histoire ?! Ils ont retouché la photo, il a pas les yeux bleus lui ! Tiens ça m'fait penser à Arnaud, on voit bien ses yeux bleus sur les photos et on les voyait bien à la télé aussi. "Ils ont un super matos à la télé pour qu'on distingue la couleur de mes yeux," kil m'a dit. (...) Bon je prends l'long couloir ou l'raccourci pour aller sur l'quai ? Arf, maintenant kchuis engagé : le couloir. Pourvu kiait personne que jconnaisse et kjaime pas. (...) Ouf, personne. Bon, allez, j'me replonge dans le bouquin, même pour une station. Font chier quand même de fermer MA station !
Le métro arrive, je m'assoie, j'ouvre mon bouquin et j'essaie vaguement de comprendre ce que je lis. Au bout de quelques secondes, je referme Dickens et le range dans mon sac en levant les yeux. Tiens, y a un mec qui me regarde. Je m'attends à ce qu'il détourne le regard, mais non. Keskil a à me regarder comme ça c't'hétéro ??? Tout à coup, je réalise. Mais je l'connais !!! Le visage rond comme à la télé, les yeux bleus comme sur les photos, Arnaud me sourit. Arnaud, c'est un correspondant du Net que je n'ai jamais rencontré. On discute ensemble depuis quelques mois, c'est lui qui est venu vers moi car il se demandait justement s'il était gay ou pas. A l'époque il vivait avec une fille. Aujourd'hui il se sont séparés et il a un copain. Il m'a quelques fois proposé de le rencontrer, j'ai toujours décliné l'offre. Il était dans le public d'"Absolument 80" ce qui m'a permis de le voir en 3D avant de le voir IRL.
Je suis sous le choc de le voir ici.
"Tu descends là ?"
"Oui."
Il allait vers Beaubourg mais pour qu'on puisse discuter un peu il descend avec moi. On reste sur le quai. Je bloque complètement, je sens que je suis devenu tout rouge. Il me dit qu'il m'a reconnu dès que je suis monté dans le wagon mais qu'il essayait d'avoir confirmation en regardant si j'avais mon piercing ou pas. Comme je baissais la tête sur mon bouquin il avait du mal à distinguer. La situation nous amuse beaucoup. Je suis un peu gêné, j'ai du mal à soutenir son regard et à sourire bêtement à la fois alors je regarde souvent ailleurs ^^; "C'est marrant, je venais juste de penser à toi, et c'est le genre de situation que j'adore," lui dis-je. J'ai envie d'ajouter : "comme ça au moins ça m'empêche de stresser" mais je m'abstiens afin qu'il évite de vite me proposer un rendez-vous.
"Tain c'est dommage que je sois pas libre et que tu doives aller à la fac, autrement on serait allé boire un café." Mais keskilzon tous avec les cafés !!! J'AIME PAS LE CAFE ET ENCORE MOINS LES BARS !!!
Le métro arrive. Je sens qu'on hésite tous les deux, comme au moment où on s'est vu : bise, main ou rien ? Cette fois encore, ce sera rien. Je me contente d'agiter ma main en lui disant au revoir. Il monte dans le train, je prends les escaliers mécaniques à la sortie du quai. Je sors du métro amusé par cette rencontre imprévue.

17/09/2003

17/09/03 - 22:54

Epreuves

Je m'ennuyais un peu aujourd'hui. M'étant encore endormi tard, je me suis encore réveillé tard (à 13H pour être précis) et sachant que j'avais rendez-vous chez le psy à 16h30 et que je mets du temps avant de démarrer (comme certains ordinateurs) je ne faisais rien de bien passionnant... La journée ne m'enchantait guère.

Le psy
Ca s'est passé complètement différemment de la semaine dernière. Bien que je n'avais pas du tout envie d'y aller, je commence à me sentir un peu plus à l'aise en sa compagnie. Je lui ai dit que j'allais beaucoup mieux, lui ai raconté que j'étais rassuré vis-vis de Bertrand grâce aux dernières discussions que j'ai eues avec lui et ses amies, que je détestais les bars... Bref, ça allait ! Nous avons fait le tour du sujet "Bibi & Jona" c'est pourquoi la semaine prochaine nous aborderons la famille... "Vous zallez pas ête déçu," lui ai-je dit.
Je suis sorti tout guilleret, serein, je m'en suis donc allé au code.

Le code
J'aborde une nouvelle route : j'ai fait le tour des séries de l'ordinateur, je les connais par c½ur et fais moins de 5 fautes à chaque fois, je peux enfin passer au DVD ! C'est bien plus sympa. Je pensais que de ne pas être seul pour faire les séries allait me soûler. En fait, j'ai apprécié la compagnie du jeune homme brun aux yeux bleus et à la voix grave qui entamait lui aussi l'étape du DVD... ;) C'est sympa, c'est convivial, on se sent moins seul, on commente ensemble... ^^; Hi hi !
J'ai dû laisser le jeune homme et les tutures car j'avais envie de faire du sport.

Le sport
Je me suis donc rendu au club. J'avais la pêche !!! Malheureusement, je n'ai pas trop pu mettre mon énergie à profit : la prof de step était super speed, on n'avait pas le temps d'assimiler les pas. Résultat, j'ai eu trop de mal à faire la chorée, je m'arrêtais toutes les deux secondes (faut dire aussi qu'elle arrêtait pas de nous faire tourner autour du step, c'est pas franchement évident.)
Après cette épreuve, je suis allé dans la salle de muscu où j'ai dû faire deux pompes et deux abdos histoire de faire semblant quoi... ;)
Avant ça, il faut aussi savoir que je me suis un peu baladé dans les couloirs du club (c'était excitant, je ne savais pas si j'avais le droit d'être là...) et j'ai découvert ce que je supposais déjà : il y a des salles avec des pianos. Je pensais que c'était payant, en fait les salles étaient en libre accès !!! Ce qui veut dire que le jour où j'aurai le temps et où je me déciderai à prendre des cours, je pourrai en faire là-bas :) Ce serait trop cool, ça fait des années que j'aimerais me mettre au piano...

Voilà voilà, je suis rentré surexcité car de très bonne humeur et avec plein d'énergie à revendre. Mon Choubi a halluciné une fois de plus au téléphone, en fait il n'aime pas quand je suis autant euphorique car ma voix part dans les aigus, il trouve que je suis à 15/20 sur l'échelle des poufiasses gays et il ne me reconnaît pas trop (tu m'étonnes, depuis 5 mois je suis déprimé non-stop !) Mais bon, je danse, je chante et va falloir que je me calme si je veux dormir ce soir !!!

16/09/2003

16/09/03 - 19:04

5 mois

Ca fait 5 mois aujourd'hui que Bertrand et moi sommes ensemble. Hi hi ! :) Rien de plus à ajouter vu que je n'ai pas de prise de tête en ce moment. Des doutes, ça j'en ai toujours, mais ça ne changera probablement jamais. Et pis ça me soûle de pas le voir :-/

A part ça, alors que j'avais décidé de ne pas rester devant l'ordi après avoir discuté avec Seb (qui m'a expliqué que la comparaison avec Britney n'était nullement péjorative mais était au contraire un compliment dans sa bouche) je me suis retrouvé à discuter toute la nuit avec Olivier et Andrew (qui parle de moi dans son blog) !
Résultat, je suis fatigué, ce qui ne m'a pas empêché de passer 2 heures et demie au code... Je fais des progrès, lentement, mais sûrement.

A part ça, aujourd'hui, rien à signaler. Circulez, y a rien à voir !

16/09/03 - 02:02

Intranet

Coucou les mecs de Gay Attitude !!!

Ravi de voir qu'il y a de l'interaction entre nous tous, alors même que parfois on ne s'est jamais parlé !!!

Je ne sais pas pourquoi ce n'est pas expliqué ouvertement à tous pour que tout le monde puisse le faire, mais il y a la possibilité de changer la couleur de nos écrits et de faire des liens divers. C'est très pratique, et je me suis dit que vous aimeriez peut-être en profiter. Alors voici le mode d'emploi.

AVANT TOUTE CHOSE VOUS DEVEZ PENSER A DECOCHER LES DEUX CASES EN BAS LORSQUE VOUS UTILISEZ LE LANGAGE HTML (c'est le nom des codes qui vont suivre si je ne me trompe pas.)

Pour faire un lien :

<a href="http://le lien">nom du lien</a>

Par exemple, pour faire un lien vers ma page, c'est ça que ça donne :

<a href="http://journal.gayattitude.com/-Diabolito-">Jonathan</a>

Pour changer le texte :

<b> avant un mot en gras
</b> après un mot en gras

Ex : <b>Gay Attitude</b>

<u> souligné
</u> stop souligné

<i> italique
</i> stop italique

<font color="red"> et vous voilà en rouge
</font> pour repasser en noir...

Pour les autres couleurs, il vous suffit de connaître un tout petit peu d'anglais.

Voilà, pour ceux qui veulent en savoir plus, sachez qu'il y a des gens bien plus doués que moi ! ;)

A mon tour de vous demander un truc : comment on fait pour insérer une image ?

Bisous et bonne continuation à tous !

15/09/2003

15/09/03 - 23:00

Mise au point

Comme je vous l'annonçais il y a deux jours, Sébastien et moi avons parlé de blogs et il m'a avoué qu'il surnommait le mien le "Britney blog" et qu'il me considérait comme un "bourge qui couine." Il m'a expliqué que ce que je disais dans mon blog pouvait laisser penser ça. Je lui ai expliqué, et je vous l'explique par la même occasion, que je ne suis pas "bourge" (malheureusement) puisque j'ai une bourse et que je vis dans un HLM. Attention, loin de moi l'idée de faire ma cosette, ceci fait que je n'ai justement pas besoin de beaucoup d'argent. Je ne suis pas "pauvre" mais je ne suis pas riche non plus. Mon immeuble est super sympa et j'ai un bon niveau de vie. Voilà.
Ensuite, j'avoue que je suis un peu déçu qu'on puisse considérer mon blog comme uniquement superficiel. Comme tout le monde j'aime bien raconter des anecdotes plus ou moins amusantes, mais de là à me comparer à Britney Spears, je trouve ça exagéré. Je n'ai jamais mis mon blog au dessus ou en dessous des autres, j'ai la sensation qu'on écrit tous plus ou moins les mêmes choses, chacun à sa manière, mais dans le fond nous racontons tous nos vies, en alternant entre les bons et les mauvais moments, en se tapant quelques délires manuscrits, etc. Seb me disait que justement c'est ma légèreté et ma fraîcheur qui le séduisaient, et tant mieux, je pense que c'est ce que je suis au jour le jour quand je ne suis pas prise de tête (donc peut-être pas si souvent que ça ^^;)
Enfin, je tiens aussi à m'expliquer sur mes états d'âme et mes prises de tête. Seb me faisait comprendre que de se plaindre autant était inutile, qu'il fallait agir. En fait je suis d'accord avec tout ce qu'il m'a dit, il ne faisait que prêcher un converti. Seulement je considère qu'un journal intime, et donc un journal en ligne, même s'il n'est plus vraiment "intime", est le lieu où l'on peut s'épancher autant que besoin. Pour moi, un blog, c'est aussi fait pour se plaindre. Dans la vie de tous les jours, je ne pense pas être comme ça. Je ne raconte pas toutes mes prises de tête à tout le monde, pas même à ma meilleure amie. Je ne me cache pas mais je n'ai pas besoin de soûler mon entourage pendant des heures avec ça. Si on me pose une question, j'y réponds.
Si j'écris tout ça, ce n'est pas pour Seb vu que j'en ai déjà parlé avec lui, c'est juste parce que je n'aime pas l'idée d'être réduit à ce qui n'est pas complètement moi. Il paraît qu'on n'a pas besoin de donner des explications dans la vie, moi j'aime bien en donner.
Attention, je tiens à préciser, parce que ce n'est peut-être pas très clair, que Seb n'a rien dit méchamment, je pense qu'au contraire sa volonté d'être franc relève plus de la sympathie que de la méchanceté.
Il y a des gens qui m'écrivent de temps en temps pour me faire des compliments sur mon blog, et à chaque fois ça me touche beaucoup. On me dit que j'écris bien, parfois on me dit que je devrais être écrivain, lol ! J'ai conscience que c'est exagéré, mais ça fait super plaisir quand même ^^; En fait je pense que la réalité se situe entre tous les commentaires qu'on peut me faire : je crois que j'oscille entre frivolité et profondeur.
En tout cas, je tiens à remercier tous ceux qui me lisent, tous ceux qui m'écrivent un pti mot de temps en temps, tous ceux qui m'encouragent, tous ceux qui osent me faire des commentaires, tous ceux qui osent me faire des critiques (ils sont rares, je suis certain qu'il y en a plus, mais en tout cas les rares qui ont été faites étaient presque toujours constructives, faites avec diplomatie et j'étais d'accord.) Donc, merci.

Clap clap clap clap clap clap.

14/09/2003

14/09/03 - 15:37

The fight is going on

C'est une lutte quotidienne que je dois mener contre moi-même. Même si je suis à la base de bonne humeur voire euphorique, n'importe quoi peut réveiller le Dark Jona qui sommeille si rarement en moi.
C'est ainsi que depuis hier soir mon humeur a basculé. J'étais à côté de Bertrand qui était trop fatigué pour faire attention à moi. En apparence tout était calme, deux mecs plongés dans le noir, l'un s'endormait, mais l'autre s'éveillait... Je ne pouvais plus m'empêcher de ruminer, de penser à ce qui me faisait mal, et une pensée négative amenant les autres, je n'étais pas bien. Le truc qui m'a surpris : je n'arrivais pas à pleurer. D'habitude j'ai du mal à contenir mes larmes, hier elles ne voulaient plus sortir.
J'ai fini par m'endormir (tard) et à chaque fois que je m'éveillais j'étais assailli :-/ Ce matin, Bibi a bien vu que quelque chose n'allait pas, je n'arrivais pas à jouer la comédie... Alors j'ai fini par lâcher le morceau, ce qui m'a un peu soulagé. Mais quand on est sensible et rancunier, on n'arrête pas de faire la gueule en deux secondes.
En partant de chez lui je sentais que j'allais pleurer. Les larmes montaient, montaient, montaient... puis redescendaient sans avoir goûté à l'air de Paris.
Le point positif, c'est quand même que j'arrive à rester lucide. J'ai conscience de ce que je ressens, des causes et des conséquences, et je me rends bien compte qu'au bout d'un moment il ne sert plus à rien de se laisser aller à la négativité. Quand le truc négatif est passé, quand on y a assez réfléchi et surtout quand on en a parlé, il faut savoir passer à autre chose. Maintenant que j'ai réussi à renouer avec le Jona content qui est en moi depuis quelques jours, il m'est beaucoup plus facile de mettre certaines choses de côté et de rechercher la positivité qui est en moi.
On ne change pas en deux jours, je ne pouvais pas mettre à la poubelle ce qui me caractérise depuis plusieurs mois, mais je sens que je suis sur la bonne voie.

13/09/2003

13/09/03 - 17:56

Combats

La question que tout mes lecteurs assidus doivent se poser est : Jona va-t-il retomber dans la déprime ? Les paris sont ouverts : quand, à quelle heure et pourquoi, quelle raison débile va-t-il encore inventer pour se faire passer pour Cosette ? Eh bien mes cocos, c'est pas encore pour aujourd'hui ! :p
J'ai encore cette envie de mordre (et accessoirement, je suis en train de manger un sandwich au saucisson, donc ça aide) et de me battre envers et contre tous (un peu comme Jean-Claude Van Damme dans ses films... Il a tendance à déteindre sur moi : au secouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurs !!!!!!!! ^^;)

Combat contre mes parents
J'ai eu droit à mon premier suçon ^^; Bibi ne l'a pas vraiment fait exprès, mais au final j'ai une petite marque dans le cou... Je pensais que mes parents ne grilleraient rien. Tu parles !!! A peine arrivé devant mon père : "Qu'est ce que t'as dans le cou ?" Euhhhhhhhhh... J'ai d'abord prétendu que je n'avais rien vu, puis je me suis touché là où je savais qu'était la preuve de mes activités nocturnes en disant "Ah, tiens, ça me fait mal," ce qui est entièrement faux... Mon père est venu voir et de suite m'a dit : "Tu t'es fait sucer ?" J'ai alors haussé les épaules, levé les yeux au ciel et soufflé avec cet air innocent qui me caractérise si bien =) (D'ailleurs, non, maintenant que j'y pense, je ne me suis pas fait sucer !) J'ai finalement été sauvé par mon mensonge, par le fait qu'étrangement j'ai des petites tâches à cet endroit de mon cou depuis hier (elles y étaient avant que mon mec n'y pose son empreinte) et par le fait qu'une grosse veine passe juste ici. Mon père a pris cette veine pour une bosse et a cru que je m'étais battu. "Mais Papa, je ne me suis jamais battu de ma vie !" (Oui oui, je suis un vrai pédé moi !) "Tu t'es cogné ?" Et moi : "Bah oui, sûrement... Ohhh, c'est qui sur la photo ?" Changement de sujet l'air de rien...
Sachant que j'allais voir ma mère, j'ai remonté le col de mon gilet avant d'arriver à la maison, car je savais qu'elle serait plus difficile à duper ! ;) Et j'ai bien fait, je l'ai croisée dans le hall de l'immeuble. J'ai eu de la chance, car ainsi je ne l'ai pas vue longtemps et j'ai pu lui proposer mon innocent profil et lui cacher discrètement l'autre... Ouf !

Combat contre Bertrand
Mon chéri ne s'est pas contenté de marquer mon cou de ses baisers, oh non... ;) Il a fallu que je me livre à une nouvelle lutte de territoire sur son lit.
Nuit dernière, aux alentours de 2h. Je le sens qui bouge, qui commence à se déplacer, à se rapprocher de moi. Non non, je ne me laisserai pas faire... Je décide de ne pas me pousser, pensant que de sentir mon corps en tant qu'obstacle va l'obliger à rebrousser chemin. Que nenni !!! L'air de rien, le mister s'est installé en plein milieu du lit, avec la moitié de son corps sur moi ! Je lui ai carrément servi de matelas !!! J'ai halluciné ! N'osant pas le déranger car visiblement il dormait, j'ai patiemment attendu qu'il lâche cette position pour me remettre à mon aise. Enfin... sans la couette qu'il avait embarquée avec lui !!!
De toute façon, j'avais un peu de mal à m'endormir, car si je devais lutter physiquement contre mon mec, je devais lutter mentalement contre moi-même...

Combat contre moi-même
Alors que j'avais passé une super journée, remplie de bons moments et d'euphorie, mon esprit s'est retrouvé envahi par les ténèbres...
Tout d'abord, j'étais un peu perturbé par ma discussion du jour avec Seb, qui me comparait à un "bourge qui couine" et qui qualifiait mon blog de "Britney blog" !!! Je reviendrai peut-être là dessus lors d'un autre post.
Mais surtout, il a suffit que les derniers mots de Bertrand avant de dormir ne me conviennent pas pour me faire à nouveau sentir la négativité. Je me suis fermé, j'ai senti les larmes monter, mon esprit s'embrumer alors que Bibi cédait délicatement aux douceurs proposées par Morphée... La lutte contre moi-même commençait. Il fallait que j'accepte ce que je ressentais sans pour autant accorder à ces sensations une attention démesurée. J'ai alors tenté de peser ses mots, de les confronter, de les tourner et retourner dans tous les sens. Je me rendais compte qu'il n'avait rien dit de méchant et qu'il était dans son bon droit, mais malgré cette lucidité l'intellect semblait plus faible que le coeur qui ressentait. A force de volonté, j'ai fini par abandonner ces sensations désagréables, et aujourd'hui ne persiste plus que leur souvenir dans ma tête, mais leur pouvoir a disparu de mon coeur.
Encore une victoire de canard !

12/09/2003

12/09/03 - 17:28

Euphorie

Vous n'allez pas le croire : je suis de super bonne humeur !!! C'est incroyable, aujourd'hui je suis métamorphosé. En fait, c'est comme si je faisais l'inverse exact de ce qui m'arrive depuis quelques mois. Les sentiments positifs m'envahissent :) Je suis en pleine crise d'euphorie depuis tout à l'heure. J'ai l'impression de renouer avec le vrai Jona, celui que j'étais il y a quelques mois. Je n'ai pas l'impression de ne pas être lucide, car je suis toujours conscient de ce qu'il y a de négatif, mais pour le moment, ça ne m'atteint pas.
Je suis en pleine bitch attitude ! ^^; J'ai mis mon pantalon le plus fashion, j'ai mis du gel et depuis tout à l'heure je danse et chante devant la glace comme un taré !!! J'ai enchaîné Britney Spears, les L5, les Whatfor, Eminem, les Models... Bref, rien que du commercial mais j'adore ça ! C'est le support de mon euphorie et oh my god it makes me feel so good !!! Je me sens réconcilié avec mon image, avec ce que je pense, avec moi-même. Jouer la pétasse devant la glace m'amuse au plus haut point et paradoxalement assumer mes côtés féminins me fait sentir plus mec.
Is a new John born ?

"J'ai voulu partir, j'ai voulu m'enfuir
J'ai cessé de rêver, quitte à tout sacrifier
La déroute, la remise en doute
Pour moi c'était clair
Il n'y avait plus rien à faire

Souffrir dedans, crier au vent
Il était temps de prouver
Quelle était vraiment ma place
Montrer que je peux sortir d'une impasse"


L5 - Toujours là

12/09/03 - 01:08

To fight

Je viens de passer la soirée avec Alexandra. Nous sommes allés voir "Bruce Tout Puissant" et avons ensuite dîné dans un resto grec à St-Michel. Cette soirée m'a fait beaucoup de bien, comme à chaque fois que je vois Alex.
Elle et moi ressentons toujours les mêmes choses au même moment. Et tout comme moi, elle est aujourd'hui pleine de désillusions. "J'ai compris cette année à quel point nous sommes seuls dans le vie" m'a-t-elle confié ce soir. J'ai acquiescé, je ressens la même chose. C'est peut-être ça mon problème actuel. Je me sens seul. Contrairement à d'autres, elle et moi avons des relations difficiles avec nos parents, et quand on arrive à un âge où tout le monde se case et où tout le monde rentre sur le marché du travail, bref, où tout le monde vit SA vie, si on n'a pas le pilier familial, on se sent très seul.
Ces derniers jours, j'ai compris pas mal de choses je crois. L'origine de mon mal-être est toute bête : je ne suis pas heureux dans ma vie. En apparence, j'ai toutes les raisons d'être heureux, seulement il me manque de quoi m'épanouir. Je réalise que l'amitié, l'amour, la vie sociale, scolaire et professionnelle sont extrêmement fragiles ; cette instabilité me perturbe et me fait mal. Les gens qui ont le pilier familial derrière eux ont cet avantage, cette sécurité de savoir que ces gens seront toujours là avec eux, alors que j'ai pleinement conscience que les gens de mon entourage ne sont jamais les mêmes.
Ma vie ne me plaît pas parce que je ne fais rien d'intéressant. Je me suis lassé de mes amis, je n'ai pas de famille unie, mes études m'intéressent moins qu'avant. S'ajoute à cela une relation amoureuse qui me déprime bien souvent mais à laquelle je tiens énormément.
Je crois aussi que mes problèmes avec Bertrand sont en partie dus au fait que je l'envie. Partout où j'ai la sensation d'échouer en ce moment, lui réussit. Il a une famille unie, des amis auxquels il tient et qui lui apportent beaucoup, il a réussi dans ses études, est cultivé, a beaucoup voyagé, a eu l'occasion de mener une vie très riche, etc. Tout ceci me fait mal quelque part parce que je voudrais être à sa place sur certains points.
Mes doutes sur ma vie et sur ce que je suis sont pesants. Je réalise que de sentir qu'on m'aime, qu'on croit en moi, que je vaux quelque chose, est vital. Quand j'entends des amies dire qu'elles me trouvent mignon et que si je n'avais pas été gay elles auraient tenté leur chance, quand j'entends Lissia et Manu dire qu'elles croient en moi, quand j'entends Alexandra me dire que je suis une des personnes les plus intéressantes qu'elle connaisse, quand je reçois des messages me disant que j'écris bien, quand j'ai l'impression que ma vie a un sens, je me sens mieux, je me sens à une place beaucoup plus confortable que celle proposée par mes doutes.
C'est pourquoi aujourd'hui j'ai envie de me battre. Je ne veux plus me laisser descendre, je ne veux plus qu'on me fasse mal, je ne veux plus me laisser faire. C'est à moi de trouver les éléments épanouissants dans ma vie, c'est à moi de les provoquer et de s'avoir en profiter. Je dois cesser de me focaliser sur ce qui ne va pas puisqu'il y a aussi des choses qui vont bien. Ce soir j'ai l'impression d'avoir la volonté qui m'a manqué pendant plusieurs semaines. J'ai envie de me dire que rien n'est impossible, j'ai envie de croire en moi, de croire en l'autre. J'ai envie de vivre pour ce que je crois être juste et bon, même si je dois me heurter aux autres, même si je dois me heurter à mon psy, à mes amies, à mes parents, à mon mec, à qui que ce soit. Si je dois faire des erreurs, si je dois me tromper, je m'en fous. Je ne veux pas qu'on me dise : "Tu as tort." Je veux le vérifier par moi-même.
Ce ne sont peut-être une fois de plus que des paroles en l'air, peut-être que demain je vais replonger dans la déprime, dans mon quotidien... Peu importe. Ce soir, je suis plein d'une rage bestiale (lol !) I want to believe. Je veux. Soyons réalistes, exigeons l'impossible.

10/09/2003

10/09/03 - 20:49

Fin de pause

Comme d'hab, ça n'aura pas duré longtemps.
Le rendez-vous chez le psy ne m'a pas fait du bien. Je suis sorti un peu énervé contre lui et j'ai eu du mal à me concentrer au code par la suite.
Bibi m'a appelé, il était d'humeur assez tendre pour une fois, j'étais content. Et je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais au final on est resté super longtemps au tel, en train de s'expliquer, moi lui faisant une crise. C'est parti, je crois, du fait qu'hier il a refusé de m'écouter lorsque j'ai tenté de me défendre face à la dévalorisation qu'il me faisait subir (il m'a fait comprendre que mon niveau en anglais n'avait rien d'exceptionnel.) Tout ceci m'a bien déprimé, et me dégoûte encore plus quand je pense que pour une fois il était tout tendre... Pfff... Je m'en veux de lui en avoir parlé aujourd'hui, maintenant je vais pouvoir attendre avant de lui manquer à nouveau... De savoir que du coup il ne pense plus à moi me déprime. Bref. C'est pas grave. Ca t'apprendra sale tapette.
J'ai pleuré, comme d'hab, et pleure encore un peu, c'est la joie. Je ne sais pas quelle attitude adopter. J'en ai marre de douter. J'ai du mal à penser, je ne ressens qu'un mal-être confus qui s'accroche à n'importe quel élément négatif... C'est peut-être mieux ainsi, d'avoir du mal à penser. Il faut que je pense à autre chose. Si c'est possible... :-/

10/09/03 - 20:49

Round 2

J'ai eu mon deuxième rendez-vous chez le psy aujourd'hui. Je n'avais pas du tout envie d'y aller. J'ai eu l'impression d'y rester 10 minutes seulement, c'est passé très vite ! Notre dialogue a été très très confus, c'est parti un peu dans tous les sens en restant centré sur Bertrand. J'ai eu la sensation d'un dialogue combatif contre lui. En effet, c'était tout le temps son avis contre le mien. A la longue, ça devient un peu dérangeant, car je n'attends pas de lui qu'il me conforte dans mes idées ou qu'il m'impose les siennes. J'ai essayé de ne pas me laisser faire, mais face à lui je suis un peu désarmé, j'ai du mal à formuler un bon argumentaire (je n'ai jamais été doué à l'oral.)
Je ne me suis pas senti très bien en sortant de chez lui. Il me fait passer pour un monstre. A ses yeux, je suis à la limite de la dictature, je suis limite parano, je suis absolu (ça c'est pas nouveau,) etc. Moi qui me sentais un peu mieux avec moi-même... J'ai du mal à bien lui expliquer tout ce que je pense.
J'ai fini par lui montrer à quel point j'étais curieux et lui dire que je pouvais fouiller dans les affaires des gens. Je lui ai expliqué que mes amies étaient exactement pareilles que moi et que ça ne me dérangeait pas. Je lui ai notamment dit que Manu avait fait un double d'une de mes clefs donnant accès à un tiroir que je fermais à clef car il contenait mon journal intime... "Et c'est une amie ?" m'a-t-il dit. "C'est ma meilleure amie, et je ne lui en veux pas du tout." Il a fait une de ses têtes... ^^;
Au moment de partir il m'a dit que ce que je ressentais était de la frustration, je suis frustré car mon mec ne correspond pas à mon idéal. Il a ajouté que mes désillusions devaient juste être la réalité.
Il a aussi dit que ce serait "bien" que je sois un jour déprimé en le voyant pour qu'il puisse juger de mon état... Je n'étais pas déprimé en le voyant, mais je le suis maintenant.

09/09/2003

09/09/03 - 22:23

Pause

Depuis le dernier post, je ressens les choses différemment. J'ai vécu les dernières 24 heures comme une pause dans mes angoisses existentielles.
Hier soir je suis allé à une soirée avec mes amis d'Antony. Ces derniers temps je me sentais très loin d'eux, je m'étais complètement lassé d'eux, ils ne m'apportaient plus les mêmes choses qu'avant. Alors que je me faisais beau pour les rejoindre, je me sentais différent de d'habitude : je n'étais pas déprimé du tout. De plus, j'éprouvais du plaisir à me préparer et l'image que la glace me renvoyait me plaisait à nouveau.
Tout a continué dans ce sens. J'ai passé une très bonne soirée, on a déliré, discuté tous ensemble, c'était super agréable. Alors que j'avais la possibilité de rentrer chez moi, j'ai même décidé de passer la nuit là-bas. Je me suis endormi à 5H.
A mon réveil, j'ai poussé un soupir de soulagement intérieur quand j'ai vu que tout le bazar avait déjà été rangé ^^; Dormir plus longtemps que les autres, ça a du bon ! Ensuite, les survivants de la soirée et moi-même avons un peu papoté, puis joué à la Playstation. Un vrai plaisir !!! :) Pendant ces minutes de jeu, j'ai tout oublié, plus aucun problème, plus aucun tracas, plus aucune prise de tête. C'est la sonnerie de mon téléphone qui m'a ramené à la réalité et qui m'a fait prendre conscience que je me sentais bien, pour la première fois depuis longtemps.
Le reste de la journée s'est bien déroulé malgré des problèmes de transports. Je me suis même motivé à faire plein de sport ! J'ai réalisé qu'il fallait que je sois moins extrême. J'ai tendance à vouloir trop en faire ce qui me prend trop de temps et associe nécessairement l'idée de contrainte à mon emploi du temps. En restreignant mes moments sportifs, j'en profiterai mieux. Tout est une question de dosage...
Voilà, cette petite pause m'a fait du bien, vivement la prochaine !

08/09/2003

08/09/03 - 19:05

"Belle du seigneur" d'Albert Cohen

"Toute personne qui a un minimum de culture littéraire connaît Belle du seigneur." C'est par cette phrase que Bertrand m'a parlé de ce livre pour la première fois. Je ne me sentais pas prêt à lire un livre de 1000 pages, puis, en lisant des avis de consommateurs qui en faisaient des louanges et qui disaient que c'était un livre sur l'amour, je l'ai emprunté à la bibliothèque et, deux mois après, j'en suis enfin venu à bout.

Selon moi, dire que c'est un roman sur l'amour est réducteur. En effet, l'histoire d'amour tant attendue ne survient qu'au bout de 350 pages, soit un tiers du bouquin... Si on dit que c'est un livre sur l'amour, on occulte cette première partie. Je considère plutôt que c'est un livre sur la vie en général. Et plus précisément, sur les relations sociales, et donc, sur la relation amoureuse en particulier. On ne peut pas dire que l'amour soit absent dans la première partie : il est en creux, on l'attend. Mais il n'est en aucun cas au premier plan.
Ce qui ressort du roman, et en particulier de ce premier tiers, c'est l'absurdité et l'hypocrisie de la comédie sociale à laquelle se livrent les hommes. Bien que l'auteur ne se prononce quasiment pas, on ressent un jugement négatif et un mépris sous-jacent pour la société qui nous est montrée. Les interventions de l'auteur sont rares mais incisives et nous confortent dans cette idée.

Cohen écrit très bien, c'est indéniable. La qualité de sa plume réside dans sa capacité à écrire de mille manières différentes. En effet, nous sommes très souvent en focalisation interne, plongés dans les pensées des personnages, et chacun de ces personnages a sa propre manière de s'exprimer. Sans même nous dire qui parle, il suffit de lire quelques mots pour identifier le personnage. C'est bluffant. Le problème de cette technique, c'est-à-dire le fait de laisser le courant des pensées du personnage évoluer à son gré, est qu'il est bien souvent difficile à lire. D'une part, il fait parfois référence à des événements inconnus du lecteur ou pense à quelque chose d'absolument inintéressant pour quelqu'un d'autre que lui. D'autre part, l'absence de ponctuation rend parfois la lecture très difficile. Je vous rassure, on n'est pas plongé dans la tête des personnages pendant 1000 pages !

Au premier abord, les personnages sont détestables. Je me suis réellement demandé comment j'allais supporter le flot des pensées de personnes aussi méprisables. Puis je me suis rendu compte que ces personnages avaient des défauts et des qualités, et qu'en réalité ils étaient humains. Ce qui est paradoxal, c'est que ces personnages sont à la fois caricaturaux et pleins de finesse. Le résultat est qu'on ne peut s'empêcher, malgré nos différences, de se sentir semblable à eux. En effet, l'auteur décrit des pensées, des actes, des secrets, que nous avons tous été amenés à connaître un jour ou l'autre. A travers de l'absurde et de l'exagération, il fait preuve de justesse et de réalisme.

L'amour représente donc 2/3 du livre. Ce que j'en ai tiré, c'est que trop d'amour tue l'amour, il ne faut pas baser sa vie sur l'amour ou cela nous mène à la mort. Je crois que Cohen essaie de nous dire qu'il y a un lien étroit entre aimer et mourir. En effet, la mort est omniprésente, et il nous la fait bien souvent apparaître au moment où on s'y attend le moins. L'amour, c'est en réalité contrer la mort, c'est se protéger, c'est se donner l'illusion qu'on est éternel.
Ce que j'ai tiré aussi de l'ensemble du livre, c'est que les gens ont tous des pensées inavouées et inavouables. Il y a un réel problème de communication entre les personnages et tous se mentent à eux-mêmes et aux autres. Cette malhonnêteté intellectuelle est omniprésente et dérangeante. On sent que Cohen considère cette impossibilité à se connaître et à se reconnaître comme universelle et inévitable. Pour quelqu'un qui veut croire en l'Union quasi-absolue des gens, ce fatalisme est déprimant...

Donc au final, c'est un livre intéressant, avec de bonnes réflexions et de bons moyens de les exprimer, avec de l'émotion plus que des rebondissements. Le but est de montrer l'évolution psychologique des personnages. Le seul reproche que je peux faire, mais qui est de taille selon moi, est que le livre est beaucoup trop long. Je reste persuadé qu'il aurait pu faire la même chose en beaucoup plus court, car les répétitions et les longueurs sont très nombreuses, et cela gâche bien souvent le plaisir de lire.

08/09/03 - 18:05

Jona sportif ?

Depuis la mi-juin, je me suis inscrit et vais régulièrement au Club Med Gym. Je rappelle pour ceux qui ne l'ont pas lu que j'ai fait ce choix parce que :
1) Je m'ennuyais déjà.
2) Je voulais connaître le sport.
3) Je voulais moins ressembler à une crevette.

Aller au sport m'a donc bien occupé. Le truc c'est que je n'aime pas du tout la muscu, par conséquent je me suis quasi-exclusivement contenté de faire du step (le sport de tapette par excellence ^^;) et des abdos-fessiers.
Après presque 3 mois, suis-je devenu sportif ? Ai-je changé ? Je ne crois pas.
Le sport m'a fait prendre conscience de quelques problèmes (de souffle, de coordination, de concentration, d'endurance.) D'après quelques personnes, mon corps a un peu changé. D'après Bertrand mes jambes sont musclées (en même temps c'était pas très difficile, elles avaient déjà un joli galbe,) j'ai pris un peu d'abdos, mes pecs font moins gougouttes et mes fesses sont sont moins tombantes... D'après Alexandra, j'ai pris des pecs et d'après Guillaume et Quentin mes torse, épaules et bras sont plus dessinés.
Tout ceci devrait m'encourager... Eh bien non. Je me rends compte qu'au bout de presque 3 mois, les activités musculaires sont toujours aussi douloureuses à accomplir et je trouve que mon soi-disant changement corporel est faible comparé à la dose d'efforts que j'ai pu fournir. Je trouve que c'est beaucoup de douleur pour peu de récompense. De plus, je ne ressens aucun plaisir à me "dépasser", je n'ai jamais aimé les défis et je ne vois pas comment je peux aimer me "dépasser" lorsque cela me fait souffrir...
Aujourd'hui je suis donc un peu découragé, et j'ai décidé de ne plus faire autant de sport que j'en ai fait jusqu'à présent. J'en ai marre de faire souffrir mon corps inutilement. Quand je l'ai dit à Bibi, j'ai d'abord eu droit à "Oh nan, allez, continue" (chose que j'aime bien) puis à "De toute façon, je savais que tu ne tiendrais pas" (ce qui m'a nettement moins fait plaisir...)
Je vais donc garder mon corps de crevette et me lancer dans de nouvelles activités du club, mais qui n'ont aucun rapport avec la masse musculaire.

07/09/2003

07/09/03 - 16:34

Nuit agitée

La nuit que j'ai passée chez Bibi était assez agitée... En effet, je ne me sentais pas très très bien. D'abord, j'avais pleinement conscience que je n'étais pas chez moi. Ensuite, il y avait du bruit, j'entendais des "boum boum" irréguliers, des voix... A un moment j'ai eu un petit sursaut, comme si on m'avait pincé au dessus des hanches, ce qui m'a amené à penser aux fantômes (ma plus grande peur infantile,) à qui avait bien pu vivre dans ce vieil appartement, etc. Très vite, Bertrand s'est mis à son aise et a commencé à prendre de la place. Et vas-y que je prend la couette, que je m'étale. Si au moins c'était pour se rapprocher de moi, mais nan, c'était pour avoir le plus de place possible. A peine je me mettais sur le côté que je le sentais s'étaler de tout son long. Et je me retrouvais acculé au bord de lit. ^^;
Un moment en particulier m'a surpris. Je me suis retrouvé dans les bras de Bibi. J'ai dû rester ainsi à peine quelques secondes quand l'étrangeté de cette situation m'a réveillé. En effet, lui et moi n'avons jamais de contact la nuit. Vu que nous sommes tous les deux insomniaques (et lui encore plus que moi) on a trop peur que ça nous réveille. Donc, de l'avoir dans mes bras m'a réveillé. Je commence alors à me détacher et à m'éloigner un peu. Je le regarde, et je m'aperçois que ce n'est pas moi qu'il tenait dans ses bras, mais l'oreiller ! MON oreiller ! Le gars était au milieu du lit avec mon oreiller dans les bras, et moi je me retrouvais avec très peu de place et sans oreiller... Heureusement, j'ai trouvé la solution : j'ai posé ma tête sur le bout d'oreiller qui restait et je me suis recroquevillé près de lui.
Le pire a quand même été le cauchemar que j'ai fait. J'ai tendance à en faire pas mal ces derniers temps. Celui-ci m'a terrorisé. En fait, mes songes se sont mélangés à la réalité, et c'est ça qui m'a terrifié. J'ai rêvé que j'étais chez Bertrand, sur son lit, et que je lui demandais qui avait vécu ici. Nous étions alors allongés, l'un à côté de l'autre, comme nous l'étions dans la réalité et il me répondait que son grand-père était mort dans cette pièce, sur le lit où nous étions. Brrr... Je me suis alors levé et suis allé dans la salle de bain. Je me dirige vers la glace et là, horreur : ce n'est pas mon visage que je vois posé sur mon corps, mais celui d'un vieil homme avec une moustache et des yeux bleus. Je commence à paniquer, à crier à Bertrand de venir. Il arrive et quand nous regardons ensemble dans la glace, c'est mon visage qui apparaît. Nous sommes tous les deux mal à l'aise. J'essaie de me dire que c'est une hallucination et pour m'en convaincre je demande à Bertrand si son grand père avait une moustache. Je le vois alors qui flanche, qui pose sa main sur le mur, complètement perturbé. Je me sens extrêmement mal, c'est la 1ère fois que je vois mon mec céder à la panique. Je réalise que c'est bien le visage de son grand-père, mort, que j'ai vu dans la glace.
C'est là que je me suis réveillé, complètement paniqué, le souffle haletant, la chair de poule. J'avais envie de me réfugier dans les bras de Bertrand, mais ne voulant pas gêner son sommeil, j'ai attendu de pouvoir me calmer tout seul. C'est plusieurs heures après, au réveil, qu'il est venu dans mes bras.

07/09/03 - 14:14

Crise intérieure

Finalement, j'ai eu droit à une très grosse crise intérieure. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais, hier soir encore, l'envie de pleurer a été trop forte, je me suis laissé aller... Et My God, qu'est ce que j'ai pleuré !!! J'ai halluciné, je ne m'arrêtais plus, des pleurs accompagnés de gémissements divers et entre coupés de vidages nasaux bien sûr... J'ai pleuré jusqu'à en avoir mal à la tête... Et vous savez quoi ? Quand y en plu, y en a encore !!! Mes larmes ne sont pas venues seules en plus, les coquines ! Elles sont venues avec leurs supers copines les pensées négatives... Et pis je crois que de les avoir évitées tant que possible cette semaine elles se sont bien vengées... Et des doutes, en veux-tu en voilà ! Mes réflexions de la nuit m'ont permis de conclure que ma vie était insignifiante et minable. Sympa, hein ? Et ne croyez pas que c'était juste du pessimisme, oh non, il y avait un réel raisonnement, du genre a² + b² = hell. J'ai eu la sensation, "grâce" à ces larmes et "grâce" à mes réflexions de comprendre pourquoi j'allais aussi mal, de comprendre le réel lien entre mes déprimes et Bertrand, et donc de comprendre que, bien qu'il y ait nettement moins chanceux que moi, my life sucks. Seulement voilà, depuis que j'ai compris que je rationalisais (c'est à dire que je me donne l'illusion de comprendre des choses alors que ce n'est pas du tout le cas) je ne fais même plus confiance à mes réflexions... Le Lexomil n'empêche donc pas de déprimer... Je peux avoir un autre médicament, docteur ?

06/09/2003

06/09/03 - 23:41

Un quart

Je n'étais pas très en forme en rentrant... J'avais de sombres pensées qui tournaient et retournaient dans ma tête... Suivant les conseils de Cédric, je me suis décidé à ne pas les laisser m'envahir et à profiter des activités qui se présentaient à moi : regarder Charmed et faire un petit tour sur Gay Attitude. Pendant que je regardais la télé, j'ai senti que j'avais du mal à me concentrer, que mon mal-être était toujours présent et mes yeux au bord de l'inondation. Je me suis donc lancé, j'ai pris mon 1er quart de Lexomil. Je doute que ce soit une super bonne idée vu que c'est censé être contre les angoisses et non contre les déprimes...
Mais bon, deux heures après, je me sens mieux. Alors, c'est dû à quoi, à la pilule du bonheur ou à la vie virtuelle ?

06/09/03 - 22:16

Jumeaux ?

Il parait que Bertrand et moi nous ressemblons. En effet, un soir, à peine rentré, mon père s'exclame "Ah bah c'est le même !" Sur le coup nous n'avons pas compris ce qu'il voulait dire, nous avons pensé qu'il parlait du fait que Bibi était déjà venu une 1ère fois... Trop pas ! Il faisait référence au fait qu'on se ressemble. Etant bourré ce soir-là, je n'y ai pas trop porté de crédit.
Mais ça a continué et continue toujours ! Quand Bibi m'a présenté ses amies, elles ont toutes les deux dit qu'on était mignons ensemble et qu'on se ressemblait... Décidément !
Et cet après-midi, le frère de Bertrand nous a dit : "Bah dites donc, vous êtes des clones !"
On se ressemble vraiment à ce point-là ? Manu dit qu'on n'a absolument rien à voir, donc c'est assez incompréhensible pour moi...
C'est mon chéri qui ne doit pas être content, lui qui fait tout pour être unique et ne pas avoir de "jumeau"... Hé hé :p

06/09/03 - 22:16

Imprévus

Alors que rien ne le présageait, j'ai passé la nuit chez mon copain. Il m'avait dit qu'il verrait une amie à lui vendredi soir, du coup j'avais prévu d'en voir une des miennes moi aussi. Seulement voilà, Monsieur s'est tellement bien organisé une fois de plus qu'en fait il n'a pas vu son amie !!! J'étais super vénèr d'avoir prévu un truc alors qu'en fait j'aurais pu le voir... Finalement, les choses se sont bien arrangées car on a pu passer la nuit ensemble chez lui (ses parents étant en vacances et son frère chez sa copine.)
Aujourd'hui, alors qu'il tentait de faire la sieste (le papi...), moi je commençais un peu à stresser à l'idée que son frère puisse débarquer à n'importe quelle heure. Je ne l'avais jamais rencontré et j'étais en caleçon à ce moment-là... "Il n'a qu'à téléphoner" me dit Bertrand. C'est là qu'on réalise que son mobile ne capte pas et que la ligne fixe est débranchée !!! 5 minutes après avoir rebranché le fixe, le téléphone sonne : c'est son frère qui prévient de son arrivée dans... 2 minutes ! :( Les boules !!! Je m'habille en speed, Bertrand fait un brin de rangement jusqu'à ce que son frère et la copine de son frère arrivent. Ils ne sont pas restés longtemps et heureusement car j'étais HYPER mal à l'aise (faut dire aussi que je n'avais ni lunettes, ni lentilles, donc je ne voyais pas grand chose) Mise à part ma gêne, cette brève rencontre ne s'est pas mal passée au moins. Du coup, on n'aura pas besoin de faire des présentations officielles... C'est déjà ça d'épargné ! ^^;

05/09/2003

05/09/03 - 00:31

Premier rendez-vous

16h10. Je m'en vais de chez moi. Je sais que je vole vers mon destin... Euh, non, c'était pas ça ! ^^; Je sais que je me dirige vers une nouvelle étape dans ma vie. Voilà, c'est mieux ;)
16h20. Je m'engage dans la rue de mon psy. Je sens une boule se nouer dans mon ventre, ma gorge se serrer. Merde, j'ai oublié de prendre une bouteille d'eau.
J'arrive au numéro 24. Il y a une plaque. "Psychiatre psychothérapeute." Ancien interne de jesaisplusoù. Pas d'interphone, pas besoin de se présenter. "Sonnez et entrez." Je sonne, je pose ma main sur la poignée, je la tourne et je pénètre dans ce nouveau lieu.
Pas très accueillant. Il n'y a aucune fenêtre. La moquette est vert foncé, les meubles sont peints en noir, les portes, le radiateur et la plinthe en rose foncé. Des magazines sont étalés sur la table basse. Il y a de la musique classique. Je ne me sens pas très bien. Je me recroqueville sur mon gilet et mon pti sac pour me sentir protégé.
J'entends une voix de femme. En fait c'est un cabinet partagé, et l'autre psychiatre est une femme. Je suis deg, j'aurais voulu qu'elle soit mon médecin, mais bon.
Au bout d'un moment je commence à me demander si je ne me suis pas trompé d'endroit parce que je commence à trouver le temps long. Je ressors. A priori, je ne me suis pas trompé.
A peine assis à nouveau, une femme et un homme sortent d'une des 3 portes qui m'entourent. Je prends la femme pour l'autre thérapeute. En fait, c'est la patiente. Elle s'en va, et je réalise que ce petit homme aux cheveux longs, gris et dégarnis est mon psychiatre.
"Monsieur J. ?"
"Oui."
"Bonjour, entrez."

Il s'assoie à son bureau, je prends place dans un fauteuil en face de lui."Qu'est ce qui vous amène ?" me dit-il. Je lui tends la lettre de mon généraliste :

"Cher ami,
Je t'adresse un jeune patient pour un syndrome dépressif = insomnie + pleurs, manque d'énergie + angoisses. Je lui prescris 1/2 Lexomil en attendant de venir te voir.
En te remerciant par avance,
Bien amicalement."

Je ne suis pas censé connaître ce contenu car la lettre avait été cachetée, mais la curiosité ayant été trop grande, je l'ai ouverte... Hi hi hi :p

On parle un peu de ces symptômes. En quelques minutes, son verdict tombe : je ne suis pas dépressif. Je suis angoissé. Nuance. Et un peu néophobique.
J'explique une fois de plus depuis quand je suis comme ça. Il me demande plusieurs fois ce qui provoque cet état maladif. J'esquive la question plusieurs fois jusqu'à ce que je me sente prêt à me dévoiler un peu plus : "En fait, je suis comme ça à chaque fois que je suis amoureux."
On parle donc de Bertrand. J'ai tout de suite été frappé par le fait qu'il n'utilisait pas de genre pour parler de lui. On en parle dans le vague. Je galère trop pour ne pas dire "il."
Il me pose ensuite des questions plus générales : âge et profession de mes parents, ce que je fais dans la vie... Puis me demande si mon ami est aussi à la fac avec moi. "Ah nan pas du tout, dans le marketing-management, bac+5." Je suis obligé d'utiliser un style un peu télégraphique. "Ah mais il y a une différence d'âge alors," me dit-il. J'ai envie de dire "Oui, il a 24 ans." Je me contente de "Oui, 24 ans." Je me trouve ridicule, je décide donc de lâcher le morceau : "Et en fait, il faut savoir que c'est un garçon."
Je craignais sa réaction et son attitude face à ça, en fait tout se passera bien durant l'entretien. Il n'a pas l'air intolérant. Non, mes parents ne sont pas au courant. Et patati et patata. Il m'a fait rire intérieurement quand il m'a parlé de mon "acting-out" ;) Je n'ai pas osé le reprendre.
On a continué à parler de tout et de rien. J'ai bien aimé, car j'ai vraiment eu la sensation que c'était un échange, je ne parlais pas dans le vide. Il me donnait son avis (qui souvent était contraire au mien...) Je le voyais prendre des notes et je ne pouvais pas m'empêcher de me demander ce qu'il pouvait bien écrire.
Au bout d'une demie-heure : "On va s'arrêter là. Vous me devez 34 euros et 30 centimes." C'est passé très vite, je ne savais pas que ça durait aussi peu longtemps.
Il m'a aussi dit que je pouvais prendre du Lexomil sans craintes, que je ne deviendrai pas dépendant, mais il doute que ça m'aide à dormir. :-/
Je suis sorti content de ce premier contact. J'ai rendez-vous mercredi prochain à 16h30. On verra comment ça se passera.

03/09/2003

03/09/03 - 22:09

Job ?

S'il y a une question que tout le monde me pose en cette période, c'est celle-ci : tu ne travailles pas cet été ?

Ma réponse : non.

J'ai beau avoir 4 mois et demi de vacances, je ne travaille pas. Plusieurs raisons à cela.

La première : je n'ai pas besoin d'argent. Non pas que mes parents soient spécialement riches, mais il faut savoir que j'ai une bonne bourse versée par l'Etat chaque mois. Autrement dit, je suis payé pour aller en cours. ^^; Oui oui, je sais, ça vous fait rager. Et comme je ne suis pas spécialement dépensier, mon compte augmente tous les mois... :)
Deusio : en période de cours, j'ai la flemme de chercher du boulot. Et puis alors devoir écrire plusieurs fois des lettres de motiv', keske ça me soûle !!!
Troisièmement : pendant les cours je bosse tellement que je considère que les vacances doivent être consacrées à la glande (et non au gland, ça, c'est valable toute l'année :p)
La dernière : puisque je n'ai pas besoin d'argent, je voudrais un job qui me plaise et avec très peu d'heures, juste histoire de me donner un rythme de vie quoi. Mais les jobs étudiants, c'est bien souvent merdique...

Hier, Thomas m'a appelé pour me proposer un job. Il s'agit d'un emploi de bureau et il a tout de suite pensé à moi car j'adorerais travailler dans un bureau (bah oui, il en faut.) Je pourrais être une parfaite petite secrétaire :) C'est payé un peu plus que le SMIC, aucune qualification particulière, proche banlieue, près du bois de Vincennes. Le job en or quoi. Mais : 35 heures par semaine. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire BEAUCOUP !!! Faut quand même garder en mémoire que je n'ai jamais bossé de ma life... Sérieusement, si je n'avais pas eu le code (j'y vais tous les jours) et mes déprimes chroniques j'aurais saisi cette occaz. Ca me frustre trop parce que j'aurais trop aimé dire oui, mais je sais très bien que si j'avais accepté j'aurais laissé tomber le code, et il faut que je me grouille pour l'avoir...
Il fallait envoyer un mail au père de Thomas avant aujourd'hui midi. Je ne l'ai pas fait, ce n'est donc pas la peine de venir me dire : vas-y, saisis ta chance ! Too late.

02/09/2003

02/09/03 - 23:59

Cry me a river

Dites donc, on sent que c'est la rentrée : alors qu'au mois d'août je recevais de moins en moins de messages, depuis quelques jours ça n'arrête plus, et tant mieux ! On me fait des compliments sur mon blog, on me parle de mon père, de ma décision d'aller chez le psy et de suivre un traitement médicamenteux contre mes angoisses. Bref, de savoir qu'on me lit et qu'on peut apprécier mes écrits me touche beaucoup, donc merci ! :)

Sinon, ma journée a été encadrée par les larmes. Je n'ai dormi que 4 heures et comme à chaque fois que je dors peu je suis complètement déprimé. C'est assez troublant, on se lave les dents et pouf, en plus du dentifrice autour de la bouche on a les joues brillantes... C'est comme si les actes quotidiens devenaient difficiles à accomplir. Ma mère était là en plus ce matin, il a fallu que je fasse attention à ce qu'elle ne remarque rien. J'ai failli rester chez moi aujourd'hui, mais j'avais prévu quelques trucs et je ne voulais pas annuler. J'ai donc continué à pleurer mais dans la rue... :-/ J'ai fini par me calmer en passant l'aprem avec Manu, on a regardé Alias ;) Ensuite j'ai vu mon chéri, on a pu inaugurer l'appart de ses parents, hi hi hi... ^^; La déprime est revenue et je suis sorti de chez lui en pleurant alors que tout s'est bien passé et qu'il a été plutôt gentil.
Allez, il faut que je tienne jusqu'à jeudi. Je ne prendrai pas de Lexomil avant cette date, je veux que le psychiatre me voie tel que je suis.

01/09/2003

01/09/03 - 22:31

Guérison ?

J'avais rendez-vous chez mon médecin aujourd'hui. Je comptais le faire depuis très longtemps mais je savais que ce serait le point de départ d'une nouvelle étape dans ma vie, et par conséquent je redoutais ce changement nécessaire et bénéfique (je l'espère.)
Je suis donc allé dans son cabinet un peu avant 16h et je lui ai expliqué que j'avais besoin d'un psy. Je lui ai dit que j'étais souvent déprimé, que j'alternais des moments positifs avec des moments négatifs, que je manquais de volonté, que j'avais des crises de larmes, que je dormais de moins en moins bien... Je lui ai expliqué que j'avais été comme ça pendant deux ans il y a deux ans et que ça m'avait repris depuis octobre dernier, avec une pause entre janvier et avril. Il m'a dit qu'il devait y avoir un déclencheur, j'ai dit "oui, plus ou moins" et j'ai justifié par le stress des exams alors que je sais très bien que le déclencheur c'est mon coeur...
Il m'a donc donné les coordonnées d'un de ses confrères, psychiatre, et j'ai pris rendez-vous pour jeudi à 16h30. Il m'a dit qu'aux vues de mes symptômes un psychiatre était le plus adéquat et que je serai remboursé intégralement. Ca tombe bien, c'est un psychiatre que je voulais. Par contre c'est un homme, j'aurais préféré une femme, mais bon.
Il m'a aussi prescrit du Lexomil. Ca me fait peur. Je me dis que j'en ai vraiment besoin mais j'ai peur de devenir dépendant, j'ai peur de ne plus jamais pouvoir m'en passer. Je pense que je vais attendre jeudi pour en prendre, attendre de voir le psy.
Je ne savais pas si j'allais en parler à ma mère ou pas, mais j'ai laissé l'ordonnance sur la table de la cuisine... Je me suis donc fait griller. Elle m'a demandé pourquoi le médecin m'avait prescrit ça, je lui ai dit que j'étais souvent déprimé et que j'allais voir un psy. Elle m'a rétorqué qu'elle aussi voulait voir un psy, que c'était la mode en ce moment, que tout le monde allait en voir un, tout le monde est déprimé...
Voici donc une nouvelle étape dans ma vie. Ca me fait bizarre, j'ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois aujourd'hui (en sortant de chez le médecin, pendant la relaxation après le sport...) Je pense que cette étape est vitale.

 

Disneyland : 10 % de réduction sur votre passeport annuel. Pour en profiter, contactez-moi !

Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.