...Blog à ne pas lire...

30/10/2003

30/10/03 - 12:08

Rentrée

Depuis 10 jours, j'ai repris les cours. Résultat, j'ai nettement moins le temps de me connecter, et c'est tant mieux !!! Ca me fait du bien d'avoir une vie réelle prenante.

Je suis très content d'être en licence d'anglais. Comme tous les ans, je me demande si je suis bien à ma place, mais ce qui est cool c'est que mes profs ne sont pas trop mal, mes horaires pas mal, je traîne avec 4 meufs qui étaient dans ma classe avant et avec qui je m'entends bien, j'ai déjà sympathisé avec d'autres personnes et j'ai très peu de boulot à faire ! C'est la première fois que je ne suis pas en larmes à cause des cours en début d'année. Cool ! Je me sens même sûr de moi et je n'ai aucun stress vis-a-vis des cours ! C'est un peu aussi grâce à la remarque d'une prof.

Lorsque j'ai levé la main pour faire l'exposé sur "The Tyger" de William Blake, la prof m'a demandé si je ne préférais pas faire autre chose. Sans aucune hésitation, j'ai répondu : "Non." Ce qui a provoqué quelques rires dans la classe... Bah ouais quoi, faut pas avoir peur de dire non à un prof quand même ! Cette prof a donc commencé à dire que ce poème avait déjà été étudié les années précédentes, blah blah blah. Je lui ai donc rétorqué que moi je ne l'avais jamais fait. Ce à quoi elle a répondu : "Oui, mais je sais que vous êtes bon, c'est pour ça que je vous proposais quelque chose de plus difficile." Plusieurs regards se sont retournés vers moi et je me suis senti super gêné. J'ai déjà eu cette prof en version en première année et elle m'a fait passer mon oral de littérature l'année dernière (c'est là que j'ai eu 14 sans avoir lu le livre... Hi hi !) En tout cas, ça m'a vachement flatté !

A part ça, toutes les deux semaines nous avons cours de conversation avec un anglophone. Cette année, le lecteur vient de Londres, s'appelle Chris, a beaucoup de charme et... il se pourrait qu'il soit gay ^^; Quant il est rentré dans la salle, nous nous sommes toutes senties dilatées ! :) Pourtant il n'est pas spécialement beau, il est petit et poilu (j'ai rien contre !) a un joli sourire et il est très agréable, plutôt cool et sympa quoi. J'ai cru sentir que son regard se posait plusieurs fois sur moi et j'essayais de le soutenir (comme je fais toujours avec les profs) mais parfois j'étais trop intimidé. Après le cours, je suis allé lui parler (pour savoir des trucs sur les universités anglaises...) Quand nous sommes sortis de la salle, Vanessa m'a fait : "il est gay et t'as un ticket."
Moi : "Mais naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !" (avec un GROS sourire et les joues en feu)
Elle : "Attends, t'as vu comment il t'a regardé ?! Il a pas arrêté de toute l'heure, il n'écoutait que toi, il en avait rien à foutre de nous !"
Moi : "Mais naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan ! C'est vrai que j'ai croisé son regard plusieurs fois mais ça veut rien dire..."

Donc avec tout ça, vous comprenez ma motivation pour aller en cours ! :)

26/10/2003

26/10/03 - 21:32

Crisis

Mon petit monde s'est écroulé. Alors que je commençais enfin à croire en nous, alors que nous commencions à avoir un équilibre ensemble, alors que je croyais pouvoir penser à un avenir à deux, Bertrand et moi sommes à présent en crise. La crise des 6 mois.
Ca a plus ou moins commencé jeudi, puis tous les jours se sont ajoutés quelques petits trucs pour m'ébranler. Chaque jour, à chaque événement négatif, je me suis efforcé de remettre les choses à leur place et de passer à autre chose. Ca a plus ou moins marché car nous avons quand même passé de bons moments lui et moi ces derniers jours. Mais chaque dispute a eu vite fait de s'accumuler aux autres et de me tourmenter un peu plus que la précédente.
Ca a donc été crescendo jusqu'à aujourd'hui. Hier soir déjà nous avions pas mal discuté. Cet après-midi nous avons continué. Inutile de vous dire que j'ai pleuré à en faire déborder la baignoire. Ce qui résulte de cette crise, c'est qu'avec Bibi, rien n'est jamais acquis. Ce soir, je suis plein de désillusions car j'ai appris ce qu'il pensait sur certains points et ça m'a choqué. C'est comme si nous ne vivions pas les mêmes choses, comme si nous étions dans deux dimensions parallèles. J'ai une fois de plus cette terrible impression que nous ne pouvons pas nous comprendre et que nous n'attendons pas les mêmes choses. J'ai peur que l'on soit trop différents pour s'épanouir ensemble. Tout ce que je m'imaginais est tombé. Je n'ai plus aucune certitude. Sauf celle de savoir que mon couple est toujours aussi fragile. Au moins, comme ça, je ne me prends plus la tête de savoir comment ça se passera dans un an entre nous. Faudrait déjà que ça dure et il n'y a rien de moins sûr.

24/10/2003

24/10/03 - 06:58

Partir un jour ?

Je ne cesse de penser à passer quelques mois à l'étranger. Avec la fac, j'ai la possibilité de partir soit en tant qu'étudiant Erasmus, soit en tant qu'assistant-lecteur pour des classes de secondaire. Je suis complètement angoissé. J'ai envie d'avoir envie de partir mais j'en ai tellement peur. Je suis complètement paumé, je ne sais pas quoi faire. J'ai peur de me tromper, j'ai peur de partir et de le regretter, d'être malheureux, et j'ai peur de ne plus jamais avoir de telles occasions. Si je pars, je pourrai consolider mes connaissances en anglais, ce sera aussi le début d'une nouvelle vie, l'occasion de découvrir tellement d'autres choses et d'acquérir une plus grande ouverture d'esprit. Mais partir c'est aussi tout laisser derrière moi et être confronté à une situation qui me terrifie. C'est me séparer de Manu et rompre avec mon mec. Je refuse de revivre une relation à distance, alors à moins qu'on puisse se voir très souvent, ça mettra fin à notre relation. D'autant plus que lui de son côté envisage de partir aussi, mais sur un autre continent, et notre relation est trop récente pour qu'on puisse organiser ceci ensemble.
Je n'arrête plus de me torturer l'esprit. Je ne cesse de passer du "Allez, je me lance, je pars" au "Nan, j'peux pas, j'peux pas, j'peux pas."
Et puis, partir où ? Je pense à Londres car en moins de trois heures je peux rentrer. Seulement Londres c'est aussi une des villes les plus chères, alors comment pourrais-je y vivre ? De toute façon, rien n'est dit que je serai sélectionné pour Londres si jamais je postulais.
Je n'arrête pas de pleurer (oui, je sais, encore). J'ai eu les larmes aux yeux en me rendant au bureau des relations internationales de ma fac et n'ai pas eu le courage d'y rentrer. Je me suis mis à pleurer dans le métro quand j'en ai parlé à Bertrand lorsque je lui disais que je ne voulais pas les quitter, lui et Manu.
Il faut que je me renseigne et il faut que je prenne la bonne décision. Mais putain, ça me torture. Dois-je continuer ma vie telle quelle ou dois-je saisir l'occasion qui se présente à moi pour prendre une nouvelle direction ?

24/10/03 - 06:57

Test de personnalité

Le psy m'a fait faire un test de personnalité. Il consistait à me donner deux adjectifs opposés, l'un étant numéroté "1" et l'autre étant numéroté "5". Je devais me situer entre ce "1" et ce "5". Par exemple, il me disait : "1 = méfiant ; 2 = confiant" et je devais dire 3 si jamais je me sentais entre les 2, 4 si jamais je me sentais plutôt confiant, etc.
Une fois le test fini, il m'annonce que lui aussi a répondu aux questions, afin de voir quelles réponses concordaient ou pas. L'intérêt étant de voir si la vision que j'ai de moi-même correspond à celle que les gens ont de moi. Et là, surprise. Il y a eu une quasi parfaite adéquation entre mes réponses et les siennes. Et pour les 2 ou 3 fois où il a répondu différemment, il me demandait ce que je pensais qu'il avait répondu et je trouvais de suite. Cela signifie que d'une part je me connais bien, d'autre part que j'ai des relations faciles et claires avec les gens. Cela peut expliquer aussi pourquoi ça me pèse autant quand quelqu'un pense quelque chose de moi qui est à l'opposé de ce que je pense et de ce que les autres personnes de mon entourage pensent. Et ça peut expliquer aussi mes relations difficiles avec Bertrand qui a une vision de moi quasiment à l'opposé de celle que j'ai.
On a commenté certains points. Il s'avère que je suis à la fois dépendant et dominant (dans le sens où je veux tout contrôler) ce qui est, m'a t-il dit, la position la plus difficile à vivre dans une relation. Le fait que je sois plus réservé qu'enthousiaste, que je sois timide et en retrait n'est pas pour m'aider dans ma vie sociale et pourra me poser problème le jour où je chercherai du boulot. De plus, mon instabilité émotionnelle est une faiblesse qui pourrait être le jouet d'une personne malintentionnée.
Au final, je suis quand même trop content d'avoir la preuve de cette connaissance de moi-même ^^; La dernière question (la préférée du psy) est aussi celle à laquelle il ne répond pas : "1 = Moins intelligent que la moyenne ; 5 = Plus intelligent que la moyenne". Comme 80 % des gens, j'ai répondu 3. Disons que je peux me sentir à 4, mais qu'il m'arrive aussi de me sentir à 2, et qu'objectivement j'ai conscience qu'il y a des gens plus intelligents et moins intelligents que moi.
Bref, j'espère qu'il aura d'autres tests comme celui-ci !

22/10/2003

22/10/03 - 00:09

Je ne suis pas très en forme ces derniers temps. Je sens que je perds pieds. Je pleure une fois par jour, à nouveau. J'ai pleuré tout seul dans la nuit de samedi à dimanche alors que Bertrand tâchait de s'endormir juste à côté de moi. J'ai pleuré quand il a fallu qu'on se sépare dimanche. J'ai pleuré comme si on n'allait pas se revoir avant longtemps. Quand on raccroche après s'être parlé au tel, je pleure encore. Je sais pas trop ce que j'ai, je ressens à nouveau cette impression d'être abandonné. Je suis souvent agressif envers lui, j'ai du mal à contrôler ma jalousie et mes pensées négatives.
J'ai perdu ma motivation. J'ai failli ne pas aller au chant, je crois que je vais laisser tomber le japonais et je n'ai pas très envie de retourner à la danse.
De plus, mon genou me fait un peu mal et surtout m'empêche de faire tout ce que je voudrais faire. Mon chéri va en soirée et je ne peux pas l'accompagner à cause de ça, j'ai pas envie de revivre la même soirée que samedi alors que j'adorerais sortir. Je me sens frustré.
Bref, je ne suis pas au fond du gouffre comme cet été mais je ne me sens pas à mon aise, j'ai du mal à me positionner dans ma nouvelle vie et par conséquent j'ai du mal à m'épanouir pleinement pour le moment. C'est comme si j'avais des nouvelles chaussures mais qu'elles étaient remplies de plein de petits cailloux. Certes, j'ai la chance de ne pas avoir le pied transpercé par un problème majeur, mais toutes ces petites merdes vont à bout de mes émotions.

21/10/2003

21/10/03 - 23:35

Blog

Suis-je censé avoir mon propre site ? Suis-je censé avoir mon propre blog ? L'idée est assez présente en moi depuis quelques semaines. Plusieurs personnes m'ont dit de me lancer, mais je ne sais pas vraiment comment. Je suis une vraie quiche en informatique. Et puis, créer son propre site ça prend du temps. Alors que là, je n'ai qu'à taper mon texte et à le mettre en ligne. Facile.
A quoi pourrait ressembler mon blog ? J'aimerais bien qu'il ressemble à ceux de Sébastien, Matoo et M@nu, j'aime bien la mise en page. Je ne veux pas que ce soit envahi par la pub sur un des côtés, c'est pas joli du tout. Mais bon, d'un autre côté, c'est tellement facile de se servir de GA. Et pis, j'ai vu sur le blog d'Olivier qu'on pouvait même avoir des commentaires ! Ca le fait ça !
Anyway, de toute façon, maintenant que j'ai repris les cours, je doute d'avoir le temps de m'occuper de tout ça, alors en attendant, ça va rester tel quel. D'autant plus que je n'aimerais vraiment pas qu'il m'arrive la même chose qu'à Andrew. Un jour, peut-être...

20/10/2003

20/10/03 - 23:01

Le club du 3ème âge

Cours de chant. Manu, Anne et Jona sont assis et écoutent plus ou moins les gens qui passent sur la scène et qui chantent. Enfin, qui tentent de chanter.
Pour la 24ème fois, c'est une vieille qui est au micro et qui nous oblige à supporter une chanson d'Edith Piaf que seuls les plus de 20 ans peuvent connaître.

La prof : "Mais ouvre donc la bouche en grand !"
L'élève : "J'veux bien mais j'peux pas car j'ai des problèmes dentaires !... Et si j'ouvre plus la bouche, ce qu'il y a dedans va tomber."

Je suis tout à fait à ma place dans ce cours.

19/10/2003

19/10/03 - 20:33

Un galérien dans la ville

Denfert-Rochereau
Jeudi, 20h45.
Je suis à la danse avec Anne. Depuis une semaine, j'ai un peu mal au genou, par conséquent je n'ai pas fait de sport de la semaine. Pour la danse je me dis qu'il n'y aura pas de problème vu que ce n'est pas très fatiguant. Erreur. Alors que je tourne sur moi-même (nettement moins bien que les autres par ailleurs) je sens que ça fait 'chlac' dans mon genou. C'est comme si quelque chose était passé par dessus autre chose. Aïe. Je rentre chez moi en boitant et en pleurant.

Saint-Marcel
Samedi, 15h.
Mon chéri et moi nous retrouvons ici car nous ne pouvons pas passer le week-end chez moi. En effet, ma mère a décidé qu'elle n'irait pas chez son mec cette semaine, ce qui a eu pour effet de me déprimer vu que c'est le seul endroit où lui & moi pouvons être un vrai couple. Heureusement, Manu a provoqué un miracle et a su me redonner le sourire quand je voyais tout en noir : elle m'a prêté son appart pour le week-end !!! J'ai halluciné que sa mère soit d'accord, ça m'a trop touché ! :)

République
Samedi, 17h.
Nous ne restons pas longtemps chez Manu, nous partons voir des amies de Bertrand. Je suis un peu mal à l'aise, comme d'habitude, d'autant plus qu'il y avait un couple que je ne connaissais pas. Au final, c'était quand même sympa, et on a bien déliré sur les poitrines des unes et des autres. ^^;

Sur les routes de Paris
Dimanche, minuit.
J'ai envie de vomir. Je suis fatigué. Je suis très angoissé. Mon genou me gêne. Je suis à côté de Miss Starlette, l'amie de Bertrand, dans sa voiture. Lui est derrière moi et essaye de me réconforter. Je n'en peux plus : je me mets à pleurer. Je réalise aussi le ridicule de la situation : je me mets à rire en même temps que je pleure.
Je me suis retrouvé embarqué à sortir avec Bertrand et ses amis. Je n'avais pas envie d'y aller, mais pour lui faire plaisir et pour ne pas passer pour le rabats-joie de service, j'ai cédé. La circulation est infernale et j'ai très peur de la suite de la soirée.

Place de Clichy
Dimanche, 2h.
Après avoir passé une heure et demie dans la voiture, nous retrouvons Spaghetti qui nous a attendus une heure dans le froid. Comme je ne vais pas bien, Bertrand me propose de rentrer de suite, mais je me refuse à planter Spaghetti et Miss Starlette ainsi... Je prends sur moi, nous sommes tous un peu angoissés à l'idée d'aller à l'anniversaire de Jésus : seule Miss Starlette le connaît et il y aura 70 inconnus à cette soirée. :-/
Finalement, l'ambiance est plutôt sympa. Jésus est adorable. Spaghetti fume, Miss Starlette boit et Bertrand danse devant moi tel un bouffon pour m'occuper. Je me rends compte que je me sens bien en la compagnie des amis de Bertrand et que je les apprécie de plus en plus. La soirée pourrait être d'enfer, seulement mon genou m'empêche de danser. Je me fais un peu chier quand même.

Champs-Elysées
Dimanche, 4h.
Alors que Miss Starlette a bu comme une alcoolique pas anonyme dans la voiture, que Bertrand l'a suivie dans ses délires en croyant que je ne le voyais pas et que Spaghetti conduit avec son pet' à la main, je m'accroche à ma ceinture en priant qu'il ne nous arrive rien. J'ai cette sensation terrible d'être le plus jeune mais le moins immature de toutes les personnes présentes. Bertrand et moi sommes les seuls à garder le contrôle et par la même occasion notre dignité.
Nous allons au Man Ray. Il y a peu de monde. La musique est sympa. J'en ai marre de me faire chier, alors j'essaye de bouger un peu plus. Miracle, au bout de quelques minutes je réalise que je peux danser !!! Pas autant que je le voudrais, mais au moins je fais moins potiche. Le temps passe plus vite, j'apprécie nettement plus le moment. Bertrand danse un peu chaudement avec moi (cool) puis beaucoup chaudement avec Miss Starlette (pas cool !) Celle-ci se met sur les genoux du mec qui nous a fait rentrer dans la boite et touche ses amygdales avec sa langue. Mes yeux chastes sont choqués par tant d'impudeur et d'indécence.

Dimanche, 5h.
Nous allons à présent au V.I.P. J'en ai marre, je dis à mon chéri que je veux rentrer, mais on décide d'un commun accord d'attendre les premiers métros.
Je déteste cette boite. Il n'y a QUE du R'n'B. J'aime trop pas ce genre de musique. A mes yeux, c'est encore plus commercial que les chansons commerciales que j'affectionne. Je me sens en total décalage. Bertrand mate et danse, Spaghetti boit et fume, Miss Starlette est pleine de bave. Je n'aime pas l'ambiance qui se dégage du lieu : ça pue le fric, la suffisance, le mépris. J'ai cette impression que toutes les personnes ici sont persuadées qu'elles font partie d'une élite sociale et que tous les autres sont des sous-merdes. Au bout d'une demie-heure et après avoir eu l'½sophage désinfecté par une gorgée de Vodka Jet de Spaghetti, je me retrouve tout seul comme un galérien, avec les fringues de Bertrand sur les bras, à attendre pendant que les deux mecs vont "dragouiller." Juste avant le départ, ils mettent "I'm A Slave For You" de Britney Spears ce qui me fait dérider les fesses et me propulse sur le dance floor l'espace de 3 minutes.

Premiers métros
Ce qui me gêne dans cette histoire, c'est que je passe pour le chieur de service. Bertrand n'arrêtait pas de me dire : "Mais fais pas la gueule, Chouchou." Je ne faisais pas la gueule, mais je n'avais pas pour autant envie de sourire béatement alors que je ne pouvais pas bouger comme je le voudrais. La situation n'était pas idéale (à cause de mon genou, entre autres.) Et ce qui me fait mal, c'est l'idée que dorénavant, Bertrand se dira : soit j'emmène mon boulet de mec, soit je vais m'amuser.
Il est 5h35. Paris s'éveille. Ca y est, on rentre. Le calvaire est fini. La prochaine fois que je sentirai un plan galère, je me fierai à mon intuition et je n'irai pas.

17/10/2003

17/10/03 - 14:57

Chez la coiffeuse

J'avais trop pas envie d'y aller. Arrivé là-bas, je remarque qu'il y a un nouveau coiffeur. Il me remarque aussi : faut dire aussi que j'avais un pantalon rouge et un débardeur noir ^^; Il était en train de coiffer une femme, ne faisait pas spécialement gay et était plutôt pas mal. Il parlait avec sa cliente, et assez régulièrement je croisais son regard. Un regard assez insistant. Comme ça me mettait mal à l'aise j'ai décidé de ne plus regarder dans sa direction. Mais lui a continué de me regarder de temps en temps, je le voyais qui posait ses yeux sur moi constamment... Brrr... Comment j'aimais pas ça !!! Sa cliente partie, il a fini par se diriger vers moi et m'a demandé : "Qui s'occupe de vous, Monsieur ?" Ce "Monsieur" m'a paru complètement décalé avec la manière dont il m'avait sucé des yeux comme un gros porc ! Ce "Monsieur", alors qu'il était bien plus âgé que moi ! Pourquoi, t'as envie de t'occuper de moi gros cochon ? "C'est Nathalie", lui ai-je répondu. C'est assez étrange, mais j'avais vraiment l'impression que les mots qu'on prononçait n'avaient absolument rien à voir avec ce que nous pensions ; ses regards en disaient bien plus longs que ses paroles. Le problème, c'est que je ne savais pas exactement ce qu'il pensait. Est ce qu'il me regardait avec envie ou avec mépris ? Ensuite, il s'est mis à passer le balai juste devant moi, j'ai aussi cru à un moment qu'il avait frôlé mon bras... Puis je ne l'ai plus revu.

16/10/2003

16/10/03 - 22:24

6 mois

MY GOD !!! Vous réalisez, vous ?

Six mois...

Un, deux, trois, quatre, cinq... Six.

Six mois !

Ca fait aujourd'hui six mois que je suis avec Bertrand. Pour moi, six mois, c'est un symbole important. C'est quand même la moitié d'une année quoi. Quand on vit une relation amoureuse depuis six mois, psychologiquement, il y a quelque chose qui change. Les six premiers mois on est considéré, et on se considère, comme un couple tout récent. A partir de six mois, on commence à se considérer comme un couple un peu plus vieux. Bien sûr, six mois ne représentent rien face aux couple de cinq, dix ou vingt ans. Mais quand même. En six mois, on a le temps de comprendre un minimum de choses sur l'autre, on a le temps d'évoluer, on a le temps de construire quelque chose. Et au bout de six mois, on regarde ce qu'on a justement construit.
Et c'est l'heure des premiers bilans. Ai-je préféré les six derniers mois ou les six précédents ? Quand j'étais avec Arnaud, c'et au bout de ces six mois que j'ai décidé de mettre fin à la relation parce que le temps passé avec lui ne m'avait pas convaincu de la viabilité de notre couple. Aujourd'hui, même si les derniers mois ont été difficiles et si les doutes sont souvent présents en ce qui concerne notre relation, je réalise que le chemin que mon copain et moi empruntons me plaît et que j'ai envie de continuer à marcher sur cette route avec lui. Depuis un mois je me sens beaucoup mieux et je vois que je gère beaucoup mieux les crises et les prises de tête.
Quand on devient un couple de six mois, il ne devient plus nécessaire de compter mois par mois. Bon, je me connais, et je sais très bien que tous les 16 du mois j'ajouterai une croix mentale au calendrier de notre relation, mais psychologiquement je n'avance plus mois par mois. A présent, je peux voir les choses un peu plus à long terme, et imaginer la future croix dans six mois : pour nos un an. Mais ne précipitons pas les choses, tout est toujours fragile, alors vivons pleinement notre relation quel que soit son âge.

15/10/2003

15/10/03 - 22:55

Stress

J'ai du mal à dormir ces derniers temps. Je suis stressé. Ma rentrée a lieu lundi et je me demande comment je vais bien pouvoir tout gérer : la fac ; la danse, le step et le reste au Club Med Gym ; les cours de chant et de japonais ; les amis ; mon copain ; et enfin, le code. C'est ce dernier point qui me stresse le plus. Je suis inscrit depuis mi-juin, je fais encore pas mal de fautes et le mec qui gère l'auto-école n'a pas l'air de vouloir me faire passer le code alors que le contrat n'est valable qu'un an...
S'ajoute à ça un avenir incertain : que vais-je faire après ma licence (si je l'ai) ? Je me pose la question dès maintenant car pour certaines inscriptions il faut s'y prendre très tôt. Notamment pour les voyages à l'étranger. Je n'ai pas envie de partir, mais je suis étudiant en langues et j'ai cette possibilité grâce à la fac. Que faire ? Comment est ce que je peux décider maintenant de ce que je ferai dans un an ? Autant aller voir une voyante ! :-/

14/10/2003

14/10/03 - 23:20

Cross over

Je vous ai déjà parlé de mes amours impossibles. Au lycée, je suis tombé amoureux de mon meilleur ami hétéro, Nico. L'année dernière, je suis tombé amoureux de mon meilleur ami hétéro, Thomas. Pour tout savoir, j'ai tout raconté dans l'article Tous les hommes de ma vie du 24 Juillet.
Ces deux garçons ne se connaissent quasiment pas, ils se sont croisés très rarement. Mais figurez-vous que samedi dernier a eu lieu une chose étrange : ils se sont liés d'amitié. En fait, ils se sont retrouvés dans la même fête, se sont mis à discuter et se sont rendus compte qu'ils avaient plein de points communs. Manu a assisté à la scène avec étonnement : c'est le mélange de deux parties de ma vie complètement différentes mais qui se ressemblent étrangement. En effet, ils se sont rendus compte que tous deux avaient vraiment beaucoup de points communs, les mêmes goûts, les mêmes idées, les mêmes manières de fonctionner. J'avais déjà plus ou moins conscience de ça, mais quand même, quand Manu me racontait certains passages de leur discussion, j'imaginais aisément Bertrand tenir le même genre de propos. Faut croire que je suis toujours attiré par le même genre de mecs, c'est dingue quand même !!!
Enfin voilà, deux parties anciennes de ma vie se sont rencontrées ce week-end, et ça fait un peu un drôle d'effet de savoir qu'ils ont parlé de moi, de l'histoire que j'ai vécue avec chacun d'eux. J'ai la sensation que deux mondes complètement différents se sont rencontrés, un peu comme si on mélangeait deux films, deux séries, deux livres...

14/10/03 - 17:20

Empty

Pas d'envies aujourd'hui. Je me sens un peu vidé. Impossible de gérer mes émotions ces derniers jours. Plus je me dis "calme-toi" et plus je stresse. Je suis allé à mon premier cours de chant. J'ai cru que j'allais faire un malaise dans le métro. Pareil après ma discussion avec Seb à propos de mon dernier post. Je me suis senti super mal à l'aise, merci au Lexomil et au Stilnox de m'avoir calmé.
Seb est choqué que je puisse dénoncer les parents qui refusent de payer la nourriture à leurs enfants. Moi quand je vois la mère se faire liposucer, la fille partir dans des vacances très coûteuses aux frais des parents et le fils qui doit se payer la bouffe le midi, je trouve qu'il y a un décalage dérangeant. Je ne parle évidemment pas des parents qui n'ont pas d'argent...

J'ai pas tellement envie d'écrire aujourd'hui. Je regrette le post d'hier, la situation est trop compliquée pour que je puisse me faire comprendre correctement, et l'idée qu'on puisse croire que je suis ce que je ne suis pas me blesse. A cela s'ajoute le fait que l'ambiance est nettement moins sympathique sur le site depuis quelques jours... Je sens tout le monde assez soucieux et renfermé.

Je ne me sens pas déprimé, plutôt anesthésié. Le réveil est pour bientôt.

14/10/03 - 00:07

Argent

Je vous ai écrit il y a quelques temps que je n'avais rien d'un "bourge" et que je n'étais pas spécialement riche. Je vous avais fait comprendre que néanmoins je n'avais pas de gros besoins et que tous étaient entièrement satisfaits. Il faut quand même préciser que j'ai probablement plus de chance que pas mal de jeunes de mon âge de ce côté là.
En fait, mes parents partagent plus ou moins les dépenses. Il faut savoir que c'est mon père qui paye intégralement la nourriture. A ce titre, il donne à ma mère 1000 euros par mois car c'est elle qui se charge de gérer l'approvisionnement familial. 1000 euros, pour trois personnes et deux chats. 1000 euros, en tenant compte du fait que depuis 6 mois ma mère est absente la moitié du temps et que mon père mange (et boit) quasi exclusivement ailleurs. 1000 euros, alors que mon père ne perçoit probablement pas plus de 1300 euros par mois (c'est sa retraite.)
Il faut savoir aussi que ma mère me paye beaucoup de choses. Par exemple, je me fais systématiquement rembourser à chaque fois que je mange à l'extérieur. Je suis choqué quand je vois les autres jeunes de 20 ans obligés de se priver de manger parce qu'ils se payent leur propre nourriture. Je trouve ça dégueulasse que les parents ne subviennent pas aux besoins nourriciers de leurs enfants. Ils nous ont fait, ils doivent nous nourrir jusqu'à ce qu'on quitte la maison. Personnellement, je suis obligé de manger ailleurs que chez moi le midi depuis le collège, alors vous imaginez si j'avais dû payer tous mes repas ??? On ne peut pas supporter ce poids financier, je pense donc que c'est la moindre des choses.
Là où j'ai de la chance, c'est que ma mère me rembourse aussi mes vêtements. Ne me demandez pas pourquoi... Je n'en sais rien moi-même, et je sais pertinemment que j'ai beaucoup de chance. Et je ne vois pas pourquoi je devrais renoncer à ce privilège tant qu'elle accepte cette situation... hé hé ! Mais il faut quand même savoir que je n'abuse absolument pas de cette chance, je suis économe de nature et je n'aime pas l'idée que je vais acheter toutes les fringues qui me passent sous la main. Par conséquent, ça ne lui coûte pas bien cher (je vous assure.)
A côté de ça, je ne me fais pas rembourser les dépenses de santé (et le psy commence à coûter cher, surtout qu'il est passé à 37 euros) et mes lunettes de vue (qui m'ont quand même coûté 280 euros.)
Mais, conscient du fait que ma mère brasse beaucoup d'argent alors que mon père survit avec sa retraite, je me suis dit qu'il fallait que j'en profite un peu plus. J'ai donc un pti peu moins fait attention à ce que je dépensais cet été, sans pour autant avoir dépensé comme un acheteur compulsif.
Seulement voilà, ce soir, ma mère m'a dit qu'il serait temps que je fasse mes comptes pour qu'elle me rembourse. Et elle a ajouté que dorénavant, elle et mon père partageraient tout. Sur le coup, j'ai été soulagé d'apprendre que mon père ne se ferait plus arnaquer, mais j'ai alors réalisé qu'il faudrait que je fasse un peu plus attention à mes dépenses si je ne veux pas ruiner mon père... Je me retrouve donc pris entre ma mère qui, elle, dépense quasiment sans compter, et un père qui n'a quasiment pas d'argent.
Bref, j'avoue que ça me stresse et que je n'aime pas cette situation, mais je me rassure en me répétant que : 1) Je n'ai pas beaucoup de besoins
2) J'ai une super bourse !!! Et avec ça, je peux vivre tranquilou. J'espérais pouvoir économiser une bonne partie pour le futur, car j'ai conscience que quand je partirai de chez moi j'aurai beaucoup de dépenses d'un coup et qu'avoir de l'argent de côté me sera salutaire.
Donc, je ne stresse pas, et je garde conscience que je suis un privilégié.

12/10/2003

12/10/03 - 18:11

Ange ou démon ?

J'ai un air juvénile, je parais très sage et calme, je parais gentil et sérieux ; en général les profs m'adorent justement grâce à ça. Mais est-ce la réalité ? Je suis bien loin d'être aussi pur et innocent, même si ça m'amuse beaucoup de jouer sur cette ambivalence.
Je ne suis pas gentil. Oh non. Les choses sont rarement gratuites avec moi, mais j'apprends à donner et à être gentil envers les gens que j'aime. Déjà qu'avec eux je peux être agressif et pas très gentil, alors imaginez avec les autres. Eh bien les autres, ils peuvent aller se faire foutre. Je ne me force pas à sortir pour faire plaisir aux autres, je ne réponds pas au téléphone quand je n'en ai pas envie et je ne serai pas forcément là lorsque quelqu'un qui n'est pas lucide a envie de se plaindre auprès de moi.

On s'attend aussi souvent à ce que je sois un peu Sainte Nitouche. Muhahahahahahahaha ! ^^; J'aime à dire que je serais plutôt une "sainte qui touche" :) Certes, je ne fais aucun plan cul, et j'ai peu d'expérience sexuelle, on ne va pas se mentir. Mais je suis bien loin d'être en ange dans le domaine. J'ai peu de tabous, et j'adore choquer les gens en disant tout fort ce qu'ils ne pensent pas nécessairement. En outre, j'adore parler de sexe et faire des blagues "douteuses" à longueur de temps. Ca choque toujours, ça plaît souvent, ça déçoit parfois. Mais j'ai toujours été comme ça, et j'adore que les gens éclatent de rire parce que j'ai vu une connotation sexuelle là où il n'y en avait pas. J'adore le fait que les gens se disent "mais quel obsédé !" Bah oui, je suis un obsédé, et j'en suis fier :)
Mais à côté de ça, j'ai un côté un peu prude sur l'acte sexuel en soi. Enfin quand je dis prude euh... Je suis assez chaud, hein ^^; Mais ce que je veux dire c'est que je n'ai jamais fait de plan cul et il est fort à parier que je ne m'y adonnerai jamais. Pour pouvoir faire du sexe, il me faut un minimum de sentiments et il faut que je connaisse l'autre un minimum. Je ne peux pas programmer une relation sexuelle à telle heure et à tel endroit avec un inconnu rencontré sur un site. La question ne se pose plus maintenant que je suis casé mais je ne me l'étais jamais posée avant de toute façon.
Je suis assez choqué par le fait que tant de mecs pratiquent le sexe à outrance. Je me veux tolérant, alors je me dis que chacun fait ce qu'il veut avec son cul, le tout est d'être en accord avec soi-même. Mais je ne peux pas nier que je suis déçu quand je réalise qu'un mec que j'apprécie passe son temps à fourrer sa queue à droite à gauche. Objectivement, j'accepte, subjectivement, ça me déçoit.
Pourtant je ne suis pas contre l'idée que deux personnes puissent coucher ensemble pour la nuit. Ce qui me gêne, c'est qu'on puisse programmer son désir. On va tchatter, on va se trouver un trou, on va s'y vider. Ca fait un peu boucherie. C'est "J'ai faim, je mange." Alors que pour moi, le sexe ce n'est pas juste se nourrir, mais c'est avoir faim d'un plat en particulier. J'ai rarement faim de sexe, mais j'ai toujours faim de l'autre.

A chacun sa vision des choses, son mode de vie, sa part angélique et sa part démoniaque.

11/10/2003

11/10/03 - 14:39

Groupies !

Figurez-vous qu'hier, j'étais sur le boulevard des Gobelins, juste à côté de la Société Générale, en compagnie de Vanessa, quand tout à coup, je croise quelqu'un dont le visage m'est familier. Le garçon était grand, mignon, un bonnet noir sur la tête avec des cheveux qui dépassent derrière, un haut jaune et un jogging noir. Il sortait du MacDo et s'empiffrait de frites en compagnie d'une jeune fille. J'ai croisé son regard. Il avait un air réellement hautain. En quelques centièmes de seconde, j'ai compris qui il était : Michael, de Star Academy. J'ai attendu un peu, Vanessa n'avait pas l'air de réagir alors je lui ai soufflé : "Hey !!! Mais t'as vu ??? C'est Michael !!!" Et elle, digne, l'air de rien : "Oui oui, j'ai vu." Mais je sentais à quel point elle était excitée. Nous sommes allés à l'arrêt de bus du 47 et avons tranquillement maté. Il avait l'air un peu fatigué (je ne suis pas le seul à avoir des cernes,) mais il est quand même pas dégueulasse ce garçon. Il s'est ensuite assis sur un banc, hors de notre champ de vision. Pour avoir une meilleure vue, nous nous sommes réfugiés dans la librairie Plein Ciel. J'ai alors constaté qu'il donnait à boire à une deuxième fille... Pour pas avoir l'air trop cruches, on a quand même fait un tour dans le magasin, et quand nous sommes sortis, la pseudo star avait disparu. Vanessa était déçue. Hi hi, c'était marrant de jouer les groupies, ça m'a rappelé comment on suivait et matait des mecs dans le marais il y a 4 ans ^^;
Mais des questions restent en suspens : Michael vit-il dans le 13ème ? Qui était la fille avec qui il était ? Qui était la deuxième fille ? Va t-il se couper les cheveux un jour ? Va t-il lui aussi s'acheter un cache cernes ? Aurais-je dû lui proposer une petite gâterie dans un coin sombre et isolé ?
Vous ne le saurez pas en regardant Star Academy...

11/10/03 - 09:30

I knew it

Obsession : "Trouble mental caractérisé par une idée fixe, une crainte ou une impulsion qui s'impose à l'esprit et détermine une sensation d'angoisse."

Je me suis endormi, vers 2h, angoissé. Les larmes et le Lexomil ont dû m'aider. Je me suis réveillé, vers 8h30, à cause de mon père qui faisait du bruit en se préparant et de Lulu (ma chatte) qui a élu domicile sur mon lit depuis que j'y ai mis une grosse couette. Je sentais qu'il ne fallait pas que je pense, je me disais : "Non, ne pense pas, rendors-toi et tout ira bien." Mais la pensée négative est là, bien installée, et pas prête à partir j'ai l'impression. Alors pour faire diversion, j'essaie même d'aller en chercher d'autres, des pensées négatives. Parce que celle-ci, je n'en veux pas. Enfin si, je la veux bien, mais pas comme ça, pas quand je ne m'y attends pas, pas quand je sais qu'il n'y a et n'aura rien à faire pour pouvoir la supporter dans l'immédiat. J'ai quelque chose de diffus et de pesant sur tout mon corps. Je me sens coupable aussi. J'ai peur des prochaines heures.
Ca va aller. J'ai un peu de temps devant moi pour évacuer.

09/10/2003

09/10/03 - 18:56

Another Nokia explodes

Lien trouvé sur le blog de Garoo.

Nokia phone explodes - again
By Tim Richardson
Posted: 09/10/2003 at 09:07 GMT


A Dutch teenager suffered burns to his leg when his Nokia mobile phone exploded in his trouser pocket on Monday.

This latest incident comes less than three months after a woman, also from The Netherlands, suffered burns to her face and neck after her Nokia handset exploded.

At the time Nokia blamed the incident on a non-Nokia replacement battery being used.

But in the latest incident it's being alleged that the battery was the original one supplied with the Nokia phone, according to reports.

No one from Nokia was available for comment at the time of writing. ®


Vachement rassurant...

09/10/03 - 18:37

Nokia 6100



Merci à Rogue de m'avoir expliqué...

En attendant, ce pti bout de technologie attend un nom :)

09/10/03 - 18:15

Achats

Ahhhhhhh... J'ai fait 3 achats importants dans ma vie (si je puis dire.)
Tout d'abord, j'ai acheté du STILNOX. J'ai dit à mon psy que quelle que soit l'heure à laquelle je me couchais, je m'endormais à 5h du mat. Résultat, il m'a prescrit ce somnifère dont j'avais déjà entendu parler et qui m'a l'air très très bien parce qu'on n'est pas fatigué le lendemain :) Bien sûr, il ne faut pas en abuser, mais il va bien me servir je pense.

Ensuite, j'ai enfin trouvé le cache-cernes que m'avait conseillé mon dermato. Seulement d'après la vendeuse il faut l'utiliser avec du fond de teint, et j'ai pas franchement envie de ressembler à un pot de peinture homosexuel ! Alors elle m'en a conseillé un autre, très très cher. Arrivé chez moi, j'ai ouvert le paquet et j'ai découvert avec surprise que non seulement il est très cher mais en plus il est minuscule !!! Il font une boite deux fois plus grosse que le flacon, c'est limite du mensonge ça :( Sérieux, pour le prix ils abusent. Alors je l'ai essayé en espérant que ce serait un produit miracle et... Même pas. On voit toujours autant mes cernes. Va falloir que je teste tous les cache-cernes du marché moi je crois.

Et enfin, ça y est, je l'ai !!! :) Tain là je suis troooooooooop content ! J'ai enfin mon tout nouveau, tout beau portable : le Nokia 6100. J'aurais bien voulu vous mettre sa photo mais malgré vos messages je comprends pas comment faire le lien...
J'ai trop galéré pour le trouver... J'ai passé une heure sous la pluie mardi à la recherche de boutiques Orange pour me rendre compte à chaque fois que j'en trouvais une que mon portable n'était pas dispo. Ensuite, j'ai voulu contacter par téléphone toutes les agences, une par une, mais figurez vous que c'est impossible, il n'y a qu'un seul numéro pour toutes !!! Trop mal fait ! Finalement, alors que je ne m'y attendais plus, j'ai reçu un appel de la vendeuse des Gobelins pour me dire qu'elle venait de le recevoir et de me le mettre de côté. Elle a été adorable ! Hi hi hi ! Alors me voilà avec un zoli portable, mais je vais trop flipper de me le faire voler par contre...
Je l'aime tellement que je voudrais lui donner un pti nom... Oui je sais, je suis taré, mais bon, c'est agréable d'être fou quand on en a un peu le contrôle, non ? ;) Bref, si vous avez des idées, dîtes-le moi, parce que je sais pas comment l'appeler justement !

Quoi ? Comment ça je suis matérialiste ? :p Nan mais bon, il est vrai que par moments, quelques achats suffisent à égayer votre journée. C'est beau la société de consommation. L'argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il y contribue.

09/10/03 - 02:03

Alcool et conséquences

Mister Psy : "Qui dans votre famille est alcoolique ?"
Super Jona : "Mes deux parents."

Alors là, je l'ai bien eu mon psy. Je ne sais plus si son visage a changé d'expression lorsque je lui ai dit ça, mais j'ai très nettement senti qu'à l'intérieur, ça avait changé. Il ne va plus oser me dire que j'ai tout pour être heureux.
Aussi loin que je me souvienne, mes parents ont toujours bu. Je ne peux pas dire qu'ils se soient mis à boire à telle ou telle date, après tel ou tel évènement. Avec un père auvergnat et une mère normande, le vin a toujours eu sa place à table. Mais aussi au bistrot, devant la télé, au lit...
Je ne me souviens pas à quel moment j'ai pu verbaliser (et donc prendre conscience pleinement) de l'alcoolisme de mon père. Ca ne m'a jamais choqué parce que celui de ma mère était bien plus difficile à vivre. Mon père boit, ne tient plus debout et s'endort. Il ne fait pas chier son monde. Bon, c'est super chiant quand il essaye de me parler, parce que je sais trop bien qu'on ne peut pas discuter avec quelqu'un qui est sous l'emprise de l'alcool. Résultat, dès que je sais qu'il a bu, je l'ignore, je le méprise, je lui réponds à peine. Bref, j'ai reporté toute la haine que j'avais contre ma mère, contre lui.
Il a tendance à mentir en plus. Du genre : "Je vais garer la voiture" ou bien "Faut que j'aille passer un coup de fil." Bah oui, en plein milieu de la soirée. Il m'est facile de visualiser la scène. Il est seul, avec sa bouteille de rouge, devant sa télé, et il s'endort. Je serais incapable de compter les fois où je l'ai retrouvé endormi sur la table.
Il a déjà fait quelques cures de désintox. La dernière avait été particulièrement douloureuse, si je me souviens bien. Il avait des tremblements, se disait déprimé (alors que je l'ai toujours vu "fort" ; il a fait la guerre d'Algérie quand même.) Selon mon demi-frère, il s'est mis à boire régulièrement depuis les années 70. En effet, à cette période, mon père était très riche et organisait des fêtes tout le temps. Qui dit fête, dit alcool, et depuis c'est resté.

L'alcoolisme de ma mère, c'est l'une des choses les plus difficiles que j'aie eu à vivre. Je crois que quelque part ça m'a forgé, ça m'a rendu plus fort sur certains points.
Par moments, voir ma mère bourrée, je trouvais ça très drôle. Je me souviens encore nettement de la silhouette décomposée de ma mère, qui tente, plus mal que bien, de traverser le couloir ; et je nous vois, une amie d'enfance et moi, écroulés de rire à en pleurer de voir ma mère peiner pour atteindre la porte. Le couloir va tout droit, et ma mère s'écrasait sur chaque mur comme un insecte dans une boite trop étroite.
Mais le plus souvent, c'était un véritable cauchemar. Chaque week-end était une épreuve terrible. Ma mère buvait, puis hurlait, criait, menaçait mon père. Il fallait attendre que l'orage se calme, mais il durait tout le week-end. J'étais très très jeune quand ça a commencé (ça devait être lors de mes premières années de primaire) et de voir ma mère dans cet état, ça me faisait horriblement mal, j'avais l'impression que ma vie s'arrêtait, que j'étais condamné à vivre cette détresse éternellement.
Elle a fait je ne sais combien de tentatives de suicide. Je me suis déjà réveillé avec un pompier dans ma chambre qui ouvrait la fenêtre, ne comprenant pas ce qu'il faisait là. En fait ma mère avait mis le feu au parquet. Une autre fois, elle ne se réveillait plus, elle avait avalé une boite entière de médicaments et avait écrit un mot. Je ne me souviens que de "laissez-moi..." et le mot qui suivait était illisible. Des exemples de ce genre, j'en ai des tonnes.
C'est certainement pour ça que je me suis mis à aimer l'école et qu'aujourd'hui je n'aime pas les week-ends. La semaine, il n'y avait jamais de problème, mais le week-end, il fallait veiller toute la nuit sur ma mère afin qu'elle ne mette pas fin à ses jours tout en supportant ses insultes.
Mais cette douloureuse histoire a néanmoins une fin heureuse : ma mère ne boit plus depuis deux ou trois ans. Ca l'a métamorphosée et je m'entends beaucoup mieux avec elle.

Quelle place a l'alcool aujourd'hui dans ma vie ? C'est bien simple, je ne bois pas du tout. Oh je ne suis pas réfractaire à l'idée de boire, mais le fait est que je n'aime pas du tout le goût de l'alcool. Beurk. Le seul que j'aime c'est le malibu coco.
On peut aussi comprendre que je tique un peu dès que je vois des gens boire. Je ne supporte pas les gens bourrés. Ca me répugne. Je ne peux pas m'empêcher de les mépriser, j'ai cette sensation qu'ils sont complètement ailleurs et qu'on ne peut rien faire pour les ramener à la raison. On ne peut pas discuter avec quelqu'un de bourré.
Surtout, ce que je ne comprends pas c'est que les gens aient besoin de boire pour être ivres. Moi, il suffit que je sois en bonne compagnie pour péter un câble et devenir complètement euphorique. J'ai l'impression que les autres, par contre, ont nécessairement besoin d'alcool pour s'amuser. Mais alors ça veut dire que les gens sont à ce point malheureux ??? Ils ont absolument besoin de quelque chose d'extérieur pour les rendre heureux ? J'étais super content de voir que le psy était entièrement d'accord avec moi sur ce point. S'amuser sans alcool est plus sain que de s'amuser avec, et si on ne peut pas s'amuser sans c'est qu'on a un problème.
Je dois quand même avouer que je suis curieux et frustré. Bah oui, je me demande vraiment ce que ça fait d'être bourré ! Et puis, de voir si souvent tous ces djeun's qui se sentent "in" et puissants avec leur verre à la main, ça me met à l'écart. Je les méprise, oui, je les plains aussi, je ne les comprends pas et je me sens incompris quand je leur dis que moi, je m'amuse sans. Limite je passe pour l'extra-terrestre qui, justement, ne sait pas s'amuser. Seulement pour moi, l'alcool, ça n'a jamais été synonyme de fête et de joie.

07/10/2003

07/10/03 - 16:35

Ricorrenze

Dans un mois, jour pour jour, j'aurai 21 ans. Ca me soûle grave ! Non pas que je m'estime vieux comme d'autres qui se croient déjà pleins d'arthrite et de rides alors qu'ils entament à peine leur vie. Bon, c'est vrai que j'ai peur de vieillir, mais là n'est pas le problème. J'ai encore de longues années devant moi avant de me sentir vieux. Nan, le problème, c'est que j'ai des blocages avec toutes les fêtes annuelles. J'ai horreur de ça. Je déteste Noël, je déteste les anniversaires et je déteste encore plus le mien. Ca me stresse grave.
Pourquoi ? En ce qui concerne Noël, c'est très simple : je n'ai quasiment pas de famille, alors soit je passe cette fête tout seul à regarder les Pokemons à la télé, soit je vais chez mon demi-frère et je suis super mal à l'aise d'être dans une fête familiale où je ne me sens pas à ma place. En ce qui concerne mon anniversaire, c'est assez bizarre aussi. Je suis mal à l'aise que les gens y pensent et je suis mal à l'aise quand ils n'y pensent pas. Disons que pour moi, un anniversaire ce n'est pas du tout important, mais en même temps ça l'est un peu quoi. Oui oui, c'est compliqué. Faut dire que chaque année, mon anniversaire est un peu déprimant. L'année dernière j'ai fondu en larmes dans les bras d'Anne à ma propre fête (alors qu'à l'époque je ne déprimais pas facilement) parce que Thomas s'intéressait plus à une pétasse présente à la soirée qu'à moi alors qu'il venait juste de m'embrasser... L'année d'avant, j'ai failli casser avec Arnaud le jour de mes 19 ans. Et les années précédentes, je me sentais plus seul que jamais.
Avec tout ça, c'est ptetre un peu normal que ça m'angoisse ? J'ai trop pas envie de me faire chier à organiser une teuf, c'est trop relou, après l'échec de l'année dernière je me suis promis de ne rien faire cette année. Mais en même temps, ne rien faire pour son anniv c'est un peu triste quoi. Alors me revoilà dans mes vieux dilemmes de merde : soit je ne fais rien et ça va me déprimer ; soit je fais quelque chose et ça va me stresser. Super, hein ?
Autant j'adore cette période, quand il fait froid, quand la nuit tombe tôt, quand l'automne s'impose, quand c'est la rentrée, quand il y a cette effervescence à l'approche de Noël, autant c'est la période de l'année qui m'angoisse le plus parce que c'est celle qui me fait sentir le plus seul.

07/10/03 - 04:12

Autruche : 1 ; Jona : 0

On a beaucoup tchatté... Puis au moment de se dire au revoir, il m'a appelé. C'était un numéro caché, je me doutais que c'était lui, mais j'ai eu le courage de décrocher. On a discuté pendant plus de trois quarts d'heure, c'était très sympa ! Puis sur la fin, je lui ai encore donné l'avantage. Je lui ai donné mon numéro de fixe. Et là, maintenant, il connaît le nom de famille de ma mère et mon adresse. Mais qu'est ce qui m'est passé par l'esprit ??? A trop jouer je vais me retrouver piégé dans les méandres des mes peurs. :-/ C'est excitant de discuter avec des gens nouveaux, c'est excitant de se lancer des défis et d'envisager de rencontrer des internautes, mais c'est flippant quand on perd le contrôle des choses et qu'on sait qu'on peut tomber à n'importe quel moment sur n'importe qui alors qu'à cet instant précis ce ne sera pas du tout le bon moment justement... Ce que j'aime, moi, dans toutes mes relations, et particulièrement avec celles issues du net, c'est que c'est moi qui décide du "quand." Là, je perds ce contrôle et je me suis soumis à la possibilité de voir mon emploi du temps ou mon programme du jour chamboulé par une rencontre imprévue par moi mais organisée par l'autre... Quant à mon état d'esprit à ce moment-là, je n'ose même pas l'imaginer...
Je ne me laisserai pas brusquer. Il y aura toujours un moyen pour moi de reprendre plus ou moins le contrôle. Après tout, Seb, le premier mec du net que j'ai rencontré, il était bien venu chez moi. J'ai perdu une bataille, mais pas la guerre ;) Mais y a t-il une guerre ? Nan. J'ose espérer qu'il ne me brusquera pas... Hein ? Tu vas être gentil, hein ? ^^;;;;;;;;;;

07/10/03 - 00:51

L'autruche fait des siennes

Tain... Comment il me stresse le Drew ! On discutait traquilou, à parler du fait qu'il avait failli venir me voir devant le club et pour déconner je lui dis qu'il peut venir chez moi. Alors on délire là-dessus, je lui fais comprendre (enfin j'essaie de lui faire comprendre) que de toute façon c'est pas possible qu'il débarque comme ça chez moi, et tout à coup il me dit : "J'arrive à ta station, je t'appelle, et t'auras pas d'autre choix que de m'indiquer le chemin !" GLOUPS ! J'ai voulu me rassurer en me disant que c'était une blague, mais il s'est déconnecté et n'est pas revenu depuis !!! Du coup, je l'ai appelé et lui ai laissé un message en lui disant que je coupais mon portable et qu'il ne pouvait pas venir chez moi. Je m'attendais à le revoir dans mon écran, mais rien depuis longtemps, je suis en plein stress. :s Je peux pas croire qu'il soit en train d'arriver !!! De toute façon, je l'ai prévenu et j'ai coupé mon portable, donc, s'il vient, il va se retrouver tout seul comme une autruche abandonnée... Et moi il me fait stresser ce con !!! Tain c'est pas drôle !!!
Nan, c'est pas possible, il bluffe ! :s

...

Ouf, ça y est, il s'est reconnecté ^^;;; Tain... Je rallume mon portable : il m'a laissé un message où il me fait croire qu'il est à ma station. Ro la la... Keske j'ai eu peur quand même !!! Faut pas jouer avec moi comme ça ! Espèce de vilain pas beau ! :p C'était une blague... Tout est bien qui finit bien, mais un peu plus et je vidais la boite de Lexomil !

06/10/2003

06/10/03 - 22:53

Changer de mobile

Il faut que je change de portable. J'ai le mien depuis deux ans et demi et il déconne complètement. En fait, la batterie lâche sans cesse. Difficile d'avoir une conversation dans ces conditions. Orange m'a donné 1000 points supplémentaires à utiliser avant le 13 octobre et en ce moment on peut avoir entre 20 et 40 euros de réduction. Cooooool ! Du coup, après avoir réfléchi pendant des semaines, après avoir surfé sur leur site, après avoir déambulé dans différentes boutiques, je me suis décidé pour le Nokia 6100. Certes un peu (beaucoup ?) cher, mais bon, la bourse, faut bien qu'elle me serve à quelque chose à défaut de me servir pour mes études. :)
Alors today, je suis allé dans la seule boutique Orange qui possède ce joli portable ; c'est celle des Gobelins, près de ma fac. Je me suis tapé tout le trajet rien que pour ça, mais j'en ai profité pour aller à la fac et voir Manu. A peine sorti du métro, je passe chez Orange, je regarde un pti peu, j'admire mon futur portable, et comme il y a du monde je décide d'aller d'abord à la fac. Après avoir fait la queue pour prendre les brochures de mes cours, après avoir fait la queue pour faire relier mes brochures (hi hi, j'ai hâte de les remplir --> le gros taré !) je me suis mis à faire la queue chez Orange. J'ai attendu au moins une demie heure, j'en avais trop marre. En plus, j'ai failli me faire doubler par une vieille chouette qui ne voulait pas attendre... Le mec devant moi m'a averti : "La dame, là, elle est arrivée après vous." Elle s'est lassée avant moi et s'est cassée. C'est ça grosse conne, casse toi ! Je remarque que mon futur portable plaît aussi à un Vieux Gros et Moche qui pue la sueur. Miam.
Après avoir attendu autant que Lucy avant d'être découverte, c'est avec soulagement qu'une zentille dame s'occupe de moi (je serais pas gay, on pourrait croire autre chose !) Je lui raconte toute mon histoire, elle fait photocopier ma carte d'identité, puis elle s'en va chercher mon pti bijou (euh, là encore, ça pourrait être connoté !!!) Elle revient avec un autre portable en m'expliquant : "Le dernier Nokia 6100 vient juste d'être vendu !" Tain, comment j'ai eu les boules ! C'est le VGM qui m'a piqué mon portable !!! Et dire que si j'étais pas allé à la fac AVANT je l'aurais en ce moment même dans le main mon pti bébé !!! :(
Heureusement, demain, il y a un nouvel arrivage, et la zentille vendeuse m'a promis de me mettre MON Nokia de côté. Mais bon, ça me pète les couilles de devoir me retaper tout le trajet... Trop dure la vie !

06/10/03 - 22:23

Rencontre ?

Hier soir, Andrew m'a proposé de le rencontrer. Fidèle à moi-même, je lui ai fait comprendre que ce ne serait pas aussi facile que ça. Je lui ai dit qu'il ne fallait pas le prévoir à l'avance (parce que plus tôt c'est prévu, plus longtemps je vais stresser) et qu'à la limite il faudrait me croiser par hasard (comme avec Arnaud le 18 septembre dans le métro.) Je lui ai donc suggéré de camper devant la fac. ^^; Et puis, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, mais je lui ai dit que j'allais aller au Club Med Gym de Denfert-Rochereau, aujourd'hui à 18h15. Ni une ni deux, il me fait comprendre qu'il sera là, devant, à m'attendre. Les boules !!! Je lui ai dit que du coup je n'irai pas.
Aujourd'hui, finalement j'y suis allé. Je me suis dit qu'il ne viendrait pas sans être sûr que j'y sois, ça lui ferait perdre trop de temps quand même. Mais putain qu'est ce que j'ai stressé !!! A peine sorti du métro, je l'ai au moins croisé 3 fois !!! J'avais l'impression de le voir partout, j'avais la sensation que tous les mecs que je croisais me regardaient, étaient prêts à me sourire et à me sauter dessus ! Ro la la... le stress !!! Le trajet du métro jusqu'au club m'a paru interminable, et jusqu'à la dernière seconde, jusqu'à ce que je sois à l'accueil du club, je m'attendais à voir une autruche surgir pour m'empêcher d'aller à mon cours de step.
Il n'y eut pas d'autruche, aucun animal, aucun homme, et c'est en sueur, le c½ur battant et haletant que je me suis rendu dans la salle de cours. Dur dur d'être timide.

05/10/2003

05/10/03 - 20:58

Vocabulaire

On m'a plusieurs fois fait remarquer que j'utilisais un vocabulaire "djeun's". Bah oui c'est vrai, je suis jeune, j'ai 20 ans, je vis à Paris et je suis gay, alors ça produit parfois de drôles de choses dans ma bouche ! Pour tous ceux, comme Ricroël, qui ont parfois du mal à suivre, petit récapitulatif des expressions typiques du Jona :

C'est clair !
Grave !
Tu m'étonnes !
Trop pas !
C'est marrant ! (employé à toutes les sauces)
Chelou (= bizarre --> c'est du verlan)
Relou (= chiant --> c'est du verlan aussi)
Putain (ce n'est pas vulgaire pour moi)

Et enfin, mes expressions favorites, employées par moins de dix personnes sur la planète entière, car inventées par Anne :

Ca tape la vache ! (= c'est génial !)
Ca chie de la bite ! (= c'est nul !)

Now listen, and repeat ! Des questions ?

05/10/03 - 00:28

"A Whole New World"

Pas eu le temps d'écrire ces derniers jours. J'ai été pris par mon emploi du temps, dans les doux filets de ma nouvelle vie.

Danse
Je me suis rendu à mon premier cours de danse jeudi soir. Je ne me sentais pas très à l'aise, j'avais cette appréhension que j'ai toujours à chaque fois que je fais quelque chose de nouveau. Les élèves me paraissaient antipathiques, notamment une vieille blondasse avec des lèvres ultra siliconées... Le prof est parmi nous, il avait des chaussettes par dessus son jogging et un T-shirt en résille ^^;
La choré était hyper difficile. Je savais que j'allais galérer, mais là je ressemblais plus à un hétéro coincé avec un balai dans le cul qu'à une tapette volante qui aime danser. Alors que nous avions fait (enfin, que les autres élèves avaient fait) la choré du jour, le prof a fait une toute nouvelle choré et tout de suite après ça, mes yeux ébahis ont assisté à l'exécution de cette même choré par tous les élèves. J'ai halluciné. A tel point que j'ai demandé à une fille : "Excusez-moi, comment est-ce que vous pouvez faire cette choré alors que le prof ne l'a montrée qu'une seule fois ?"
"Mais celle-ci on l'a déjà faite les semaines précédentes, c'est la troisième fois."
Ahhhhhhhhhhhhhhh !!! Tout s'explique ! ^^; J'ai eu peur.
Le cours a été assez éprouvant, je me suis senti plus que nul. Au final j'ai trouvé les gens sympas, ils me faisaient des sourires compatissants, me demandaient comment j'allais (faut dire que je tirais un peu la tronche) et m'ont appris qu'en fait la choré serait entièrement nouvelle la semaine prochaine. Cool. J'irai, je ne compte pas m'avouer vaincu si tôt. Au step, je galèrais autant au début, j'ai vite progressé et à présent je me débrouille pas mal, je vais aux cours les plus ardus. Donc, je continue.

Amis
Je me suis ensuite rendu chez Cindy, qui vit à Antony, où j'ai passé la nuit avec Thomas et Manu. J'ai un pti peu flippé sur le trajet (j'avais peur de croiser des racailles, il était un peu 21h30 et les rues étaient vides... :-/ ) C'était très sympa, on a grave bien déliré. Manu & moi avons toujours cette même connivence. Cindy & moi nous chamaillons comme des gamins, ça fait trop du bien. Quant à Thomas, ça m'a rappelé qu'il y a un an jour pour jour nous étions ensemble à Londres et que nous étions plus proches que jamais. C'est chelou qu'on se soit autant éloignés.

A un moment, Cindy m'a dit que je n'étais pas capable de lui toucher la bite. Je lui rétorque que si, que je l'ai déjà fait plein de fois. "Bah moi j'ai jamais vu, alors touche lui devant moi !" J'étais un peu gêné, quand je le faisais c'était parce que je le kiffais et qu'il y avait de l'ambiguïté entre nous, et parce qu'il était bourré il fallait bien que j'en profite. Mais là... Alors la diablesse m'a tenté : "Je l'étouffe avec un oreiller, et tu lui mets la main au panier." Elle s'est alors élancée, a fourré la tête de Tom dans un oreiller, et moi j'ai placé sa main sur son entre-jambe... :p Ca ne m'a rien fait. Je me suis rendu compte cette nuit-là qu'il ne m'attirait plus, mon corps et mon c½ur appartiennent désormais à quelqu'un d'autre...

Week-end in love
Vendredi, 13h. Je me réveille. Mon portable déconne. J'ai des messages de Bertrand (on avait prévu de passer la journée ensemble) qui veut arriver chez moi à 13h. Je suis à Antony, j'habite dans le 14ème. Les boules !!! Je le joins tant bien que mal. Il n'est pas parti de chez lui. Ouf ! Je rentre chez moi comme je peux, et le Bibi me rejoint.

Nous avons passé la soirée chez un ami à lui (celui que nous avions vu la semaine dernière, François.) Ce mec vit dans un appart immense dans le 7ème arrondissement. C'est impressionnant. J'ai eu beaucoup de mal à me détendre. J'étais plongé dans un autre monde avec des gens que je connais peu et nous dînions ensemble. Ca me faisait bizarre, je repensais à tous ces dîners que je lis sur les blogs, et aucun des bloggeurs ne semble ressentir cette gêne que je ressens quand je "dîne" avec des gens que je connais peu. J'ai cette sensation que chaque mot prononcé n'est pas tout à fait naturel dans ma bouche. J'ai fini par me laisser un peu plus aller, ils se sont amusés à me faire boire (je ne bois jamais.) J'ai trouvé que le goût de l'alcool était répugnant, je ne sais pas si je comprendrai un jour quel intérêt les gens sains ont à boire. A supposer qu'ils le soient...
Ce n'était donc pas la première fois que j'étais plongé dans le monde de Bibi. Quelque part ça m'attire énormément, c'est complètement différent de ce que je connais, et comme je l'ai déjà expliqué précédemment, j'envie son monde sur certains points. Mais d'autre part j'ai du mal à y faire ma place, je ne sais pas si j'arriverai à m'y fondre ou pas. Je ne sais pas dans quelle mesure je dois m'intégrer. C'est toujours un pti peu problématique dans ma tête les sorties avec Bibi & co, mais je crois que peu de gens peuvent le comprendre.

Au final, Bibi & moi avons passé plus de 24 heures à faire des câlins et à discuter :) Miam-miam ! Ca s'est super bien passé. Il n'y a pas eu de prise de tête, c'était super cool. Ca nous a trop fait du bien. Quand il est arrivé, il était très stressé (pas à cause de moi hein, mais parce qu'il ne va pas très bien de manière générale) et il dit qu'à chaque fois qu'on est ensemble, je l'apaise. :)
Il était super malade en partant le pauvre. Il a demandé à son frère de venir le chercher en voiture car il n'avait pas la force de prendre le métro. Depuis je l'ai au tel, il a l'air d'aller mieux.
Moi je suis super fatigué, j'ai peu dormi depuis plusieurs nuits. Je réalise que mes sentiments pour lui sont moins passionnels, j'arrive à vivre sans lui à présent que ma vie me plaît à nouveau. Néanmoins je me sens quand même un chti peu seul ce soir, je sais po pourquoi. Je ne me sens pas déprimé, loin de là, juste très fatigué et donc un ti peu faible. Une bonne nuit, je l'espère, et demain, tout ira bien, comme ces derniers temps. ;)

02/10/2003

02/10/03 - 15:35

Phone attitude

Reçu cette nuit à 01h16 :
Je profite d'avoir du crédit pour t'envoyer un petit bisous s.m.esque.

Intrigué par ce numéro inconnu, je décide d'écouter son répondeur.
"Bonjour, je ne suis pas disponible pour le moment, merci de me laisser un message après le bip."
C'est un mec. Il a une jolie voix en plus. le genre de voix que j'aime bien, douce et grave comme celle d'un ado. J'adore les voix d'ados. Qui ça peut bien être ? Je commence à croire que c'est un hétéro qui s'est trompé de numéro.

Je décide de répondre :
Euh... C'est gentil mais tu es qui? ;o)

Alors que j'attends que mon téléphone se manifeste à son tour et que je me couche, je réfléchis. Qui, sur Gay Attitude, a mon numéro ? Trois mecs maximum. Ca ne peut être aucun d'entre eux. Je passe en revue tous les mecs que je peux connaître dans ma tête. Je ne vois pas qui c'est, je ne reconnais pas cette voix.

Mon téléphone fait deux petits bips et vibre en rythme. Je suis tout excité. Il est 1h34.
Mystère.
Signé : la patate masquée. ;-)


Je souris. Je suis super étonné, je suis content de voir qu'Olivier arrive à m'envoyer un texto. En plus ça veut dire qu'il me fait confiance (puisque j'ai son numéro, moi :p) mais ça ne m'étonne pas trop en fait puisque nous sommes un peu pareils et que je comprends parfaitement ses blocages.

Je décide de lui laisser un message sur son répondeur. Je délire tout seul dans mon lit, dans la nuit, le téléphone (et non autre chose) à la main.

1h48
Ouah, merci pour ton message vocal hyper sympa. T'as la voix de Michael from StarAc, je trouve. :-) Bonne nuit & gros bisous.

Hi hi, bah au moins, pour une fois on me dit un truc qui me plaît sur ma voix, même si je sais que je suis loin d'avoir la voix de ce jeune homme.
Comme quoi, on peut réussir à se dépasser un pti peu... Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour la patate.

02/10/03 - 00:09

Situation familiale

Cette semaine, ma séance chez monsieur le psy a été consacrée à l'élaboration de mon paysage familial.

Tous mes grands-parents sont morts. Mes paternels sont morts avant ma naissance. Je n'ai pas connu mon grand-père maternel qui est mort il y a 10 ans. Quant à ma grand-mère maternelle, que j'ai peu vue elle aussi, elle est morte il y a deux ans.

Mon père (68 ans) a un frère jumeau, qui a comme particularité d'avoir de la calvitie et des cheveux très longs qu'il enroule sur son crâne ; ça fait un peu un escargot capillaire. Mon père a aussi une grande s½ur (j'ai dit à mon psy qu'elle était morte alors qu'elle ne l'est pas, oups !) et un petit frère (qui se trouve être mon parrain.) Il a deux filles, dont une (Virginie, 28 ans) avec qui je m'entends très bien (c'est la seule personne de ma famille à qui j'ai confié mon homosexualité.) Le faux jumeau de mon père a deux filles et un fils, celui-ci étant le seul gay officiel de la famille (et en plus il parait qu'il me ressemble...)
Ma mère, elle, a 5 s½urs (plus une morte à la naissance) et un frère. Officiellement, les 6 premiers (dont ma mère) sont du même père, et la dernière est leur demi-s½ur. Mais il paraîtrait que l'un ou l'une des 6 est aussi le fruit d'un adultère...
Le père de ma mère (Jean) était alcoolique et battait sa femme. Celle-ci (Geneviève) a donc quitté le domicile conjugal, abandonnant du même coup tous ses rejetons. Jean ne pouvant s'occuper d'eux, les enfants ont donc atterri à la DDASS. Ma grand-mère a ensuite rencontré un homme (Maurice) qui l'aimait et qui aimait les enfants : "Je t'épouse avec toute ta nichée." Les enfants ont donc réintégré le domicile.

Ma mère (Roselyne) a rencontré mon père (Jean-Claude) alors qu'elle avait 15 ans. Lui, en avait 38 : il y a un grand écart d'âge entre eux. Mon père a été marié à une première femme avec qui il a eu deux enfants. Aujourd'hui, Pierre a 41 ans (soit 4 ans de moins que ma mère) et Stéphane 31. Pierre est avec Valérie et ils ont deux enfants, âgés de 8 ans et 11 mois. J'ai appris cette semaine que mon demi-frère avait une autre copine et qu'il avait décidé de se séparer de Valérie...

Et me voilà, moi, au milieu de cette famille qui est un vrai bordel. Mes parents ne sont plus ensemble et n'ont jamais été mariés, mais ils vivent ensemble. Oui, c'est très particulier, mais quand il se sont séparés ma mère me demandait sans cesse avec qui je voulais vivre. Un enfant ne peut pas choisir entre ses deux parents, résultat ils sont colocataires et ne dorment plus ensemble depuis des années.

J'ai eu beaucoup de mal à établir cet arbre généalogique car il y a plein de personnes que je ne connais pas du tout dans cette famille, j'en ai tué certains, ressuscité d'autres, j'ai changé leur sexe, leur âge...
Ce qu'il en est ressorti, c'est que les couples de ma famille sont complètement instables (divorcés, séparés...) ce qui peut expliquer mes problèmes relationnels.

Voilà, c'est un peu sommaire mais c'est ce que j'ai raconté today. La suite au prochain épisode, et bravo à ceux qui ont réussi à suivre !

01/10/2003

01/10/03 - 01:17

Un verre

Le Jona continue sur sa lancée. Dieu que c'est bon ! Je ne sais pas si vous savez, mais quiconque ignore cet aspect de ma personnalité ne peut pas prétendre me connaître : je déteste les bars. Si vous voulez avoir les explications détaillées, il va falloir cliquer en bas à droite plusieurs fois jusqu'au 9 Avril 2003 et lire l'article intitulé "On va prendre un verre ?" Donc, je fuis toutes les sorties dans des bars. J'en ai encore vaguement parlé samedi. Et devinez ce que j'ai fait ce soir ? Je suis allé dans un bar ! Et encore plus étonnant, je m'y sentais bien. Je me sentais à l'aise, à ma place, et je crois même pouvoir dire que j'ai apprécié le lieu. C'était un bar vers le marais à l'ambiance arabe/orientale/marocaine (je fais pas trop la différence...) J'ai pas eu l'impression de me faire arnaquer, j'avais pas envie de rentrer chez moi, l'ambiance et les gens étaient sympas... Je suis super content parce que mine de rien, ça devient de plus en plus handicapant de ne pas pouvoir aller dans un bar. Ca la fout toujours un peu mal de dire : "Euh, nan, désolé, on va pas prendre un verre..." En général je me débrouille pour faire diversion mais il arrive que je ne puisse pas et que je passe pour l'alien ou le chieur de service. :-/ Enfin voilà quoi, c'était très agréable, et je suis trop content d'avoir réussi à dépasser mes appréhensions pour ce soir. La force est avec moi. :)

 

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Jonathan, 30 ans.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.