31/12/2003In your ASS !Qu'on me souhaite un Joyeux Noël alors qu'on sait que je n'aime pas Noël, à première vue, c'est comme de souhaiter bon appétit à quelqu'un qui meurt de faim, mais en réalité ça part d'un bon sentiment et dans le fond ça fait toujours plaisir de savoir qu'on pense à nous. Donc ça pASSe.
Qu'on me propose un plan cul après avoir vu mon profil, alors que j'ai écrit partout que j'étais en couple ; qu'on m'envoie des mails dans le genre de :
"Salut
Si tu es un Jh réfléchi plutôt fin et imberbe, qui aime croquer le fruit défendu, se décontracter, se donner tout en douceur, protection et discrétion, bref si tu aime "mordre l'oreiller avec plaisir", alors je te propose une expérience avec un Hmur (57a) 1m85, 85k brun grisonnant, viril, poilu, actif, bcbg, décontracté et très discret (marié).
"il n'y a aucun mal à se faire du bien" et la "gymnastique sexuelle anale" me permetrait d'assouplir ton petit muscle rond en prenant du plaisir avec souvent pour heureux effet d'assouplir aussi l'esprit, d'élargir la réflexion, de découvrir de nouveaux horizons.(le plaisir de se donner).
Souvent en région parisienne, ou dans la grande banlieue est, je peux me rendre libre en journée ou bien le soir voire la nuit. On se tel si tu veux et amitiés dans tous les cas"
Bah oui, bien sûr, je vais aller tromper mon mec avec un autre qui a l'âge de mon père, juste histoire de me faire péter la rondelle parce que je n'ai trouvé personne d'autre pour me dilater... Et avec ça Monsieur, je vous sers une petite pipe ?
Ca me lASSe.
Mais alors que mon mec, qui connaît mon passé difficile face à l'alcool, qui sait que je n'en bois pas et que je passe mes soirées à boire du Champomy, ose me dire, ce soir, au téléphone :
"Tu peux ramener une bouteille de vin demain ?"
Bah oui, bien sûr, tu veux que je demande à mes parents une caisse aussi ? Et puis la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu ! Et avec ça, tu veux pas voir la vierge en 3D-Dolby Surround et stéréo ?
Bah tu peux rêver mon coco ! Non, ça ne cASSe pas, ça on l'a déjà fait une fois, mais ta bouteille, tu sais quoi ? Tu peux te la mettre...
...in your ASS ! 29/12/2003"Love, exciting and new..."Après moult péripéties, je décide de rejoindre Bertrand. Je le trouve en compagnie d'Andrew. Ils mangent ensemble. Cela me met hors de moi, il aurait pu m'attendre pour bouffer, MERDE ! Il ne comprend pas pourquoi je fais autant une crise pour si peu, me regarde avec un sourire et des yeux emplis de cruauté. Je m'enfuis en courant, avec le fruit de la déception écrasé sur mes joues. Moi qui y croyais à nouveau, jamais, non, jamais nous ne pourrons être bien ensemble... Je réalise alors que je suis bien au chaud sous la couette, avec mon amour à côté de moi.
Mais qu'est donc devenu Jona ? Comment va son esprit torturé ? Qu'advient-il de son coeur si immature ? Est-il toujours sur son petit nuage, ou est-il retombé dans les méandres du dés-espoir ? Va-t-il encore nous faire chier avec son week-end déprime sous fond de rebelle attitude à deux cents ?
Sachez donc, chers internautes, que j'ai laissé de côté ma petite vie virtuelle pour me plonger dans Bertrand ;) Nous avons passé un super week-end, tous les deux, en amoureux. Au programme : sexe, intimité, Cabaret, sexe, Matrix, sexe, Amélie Poulain, sexe, Amour, Amour, Amour, beaucoup de câlins, de câlinous, de sexe, et d'Amour ! Tout ça ! =)
Et je me retrouve bien emmerdé, parce que du coup, bah j'ai rien de bien intéressant à raconter. Je réalise que j'ai rien à écrire quand je suis trop de bonne humeur. C'est plus inspirant pour moi de vous raconter mes prises de tête que mes prises de cul. :p
En tout cas, ça fait bien plaisir de revenir ici et de découvrir autant de messages, de commentaires (les auteurs anonymes m'intriguent beaucoup d'ailleurs...) et de m'apercevoir que je suis devenu une star paparazzée. Ca fait plaisir de se sentir autant aimé !
Nous sommes retournés au Cabaret. Et cette fois c'était super sympa ! Il y avait beaucoup plus de house que de R'n'B, et la plupart des chansons étaient connues. J'ai ainsi pu tortiller mon popotin comme une Super Tapette Volante et me suis bien amusé. A 3h30, mon chéri a proposé que nous partions, et j'avoue que j'aurais pu rester plus longtemps ;)
Miss Starlette m'a alors pris à part et nous avons discuté en tête-à-tête pendant 40 minutes. Je lui ai raconté l'horreur du week-end dernier, lui ai parlé du renouveau de ma relation amoureuse, ainsi que de ses histoires de coeur à elle, ce qui nous a permis de confirmer à quel point nos sensibilités étaient les mêmes ! J'ai beaucoup apprécié discuter avec elle. Elle m'a avoué que j'étais méconnaissable, qu'elle ne m'avait jamais vu autant de bonne humeur, et qu'elle comprenait parfaitement toutes mes prises de tête. Ra la la, je m'entendrai toujours bien avec les filles moi :)
Ainsi donc, tout va bien. Le truc que j'ai compris ce week-end, c'est que selon la paire de lunettes que j'ai sur les yeux, la couleur du monde n'est pas la même. J'aurais très bien pu me prendre la tête sur certains points, et j'ai senti, à plusieurs reprises, que certains mots ou certains gestes avaient le pouvoir de me blesser, et donc d'engendrer des problèmes relationnels. Mais j'ai appris aussi à ne plus faire autant confiance à mes ressentis, à ne plus laisser le côté obscur m'envahir. Quand quelque chose m'arrive dans la tronche, j'arrive à évaluer sa valeur, à le comparer aux autres choses, à prendre sur moi, et ainsi à prendre conscience que Bertrand et moi avons tout pour être vraiment bien ensemble. Je peux avoir toutes les raisons du monde pour me prendre la tête, car de toute façon rien ne sera jamais parfait, mais je peux aussi avoir toutes les raisons du monde pour être heureux, parce qu'il y a vraiment de la magie dans ma vie. 25/12/2003Noël 2003Il vaut mieux être seul que mal accompagné.
Ma soirée d'hier a finalement été sympatoche. J'ai mangé turc (miam-miam), je me suis maté "Ils se sont aimés" (le spectacle de Pierre Palmade et de Michèle Laroque), puis "Tout Robin" (de Muriel Robin.) Moi qui ne ris pas facilement, j'ai bien rigolé :)
Ma mère, qui savait que j'allais regarder un DVD, avait fait exprès de glisser quelques cadeaux pour moi dans la boite à DVD... J'ai ainsi découvert du gel douche et du parfum The Body Shop, ainsi que des chèques cadeaux Kadeos. Je m'y attendais un peu, vu que je lui avais fait la même surprise l'année dernière ;) Ca m'a fait très plaisir et a donné une petite touche magique à ma soirée.
J'ai ensuite chatté quelques temps avec Jérémie, on a déliré tous les deux sur un débat de la plus haute importance homosexuelle : avec ou sans poils ? ^_^
J'étais tellement de bonne humeur que je n'ai pas réussi à m'endormir avant 5h30 !
Bah ouais, je sais pas ce que j'ai, mais je réfléchis beaucoup ces derniers temps, je trouve des ptites réponses par-ci par-là, et je crois que je suis enfin touché par l'Esprit de Noël ! ^^; J'ai toujours un train de retard moi :p M'enfin c'est cool, je suis content d'être de si bonne humeur, pourvu que ça dure !
Aujourd'hui, je suis allé conduire avec mon père à Villeneuve St-Georges, en face de chez mon oncle et ma tante. Je fais de gros progrès, c'est trop cool :)
Je sens que m'apprendre à conduire fait très plaisir à mon père, et ça nous donne l'occasion de discuter un peu, j'en arrive même à lui dire ce que je ressens, à me confier un peu, probablement que ça améliore nos relations.
Du coup, j'en ai profité pour voir cette partie de ma famille, ça m'a fait plaisir (tain, ça m'arrache la gueule de l'écrire !) Je me suis assez vite senti à l'aise en fait, faut dire que j'ai découvert qu'ils ressentaient exactement la même chose que moi vis-a-vis de Noël. Moi, tout ce que je demande, c'est d'être compris (et certainement pas jugé...) alors quand on me comprend, tout va bien dans le meilleur des mondes.
Lors de ce petit moment familial, quelques petites remarques m'ont fait rigoler intérieurement. Mon oncle : "T'es toujours aussi délicat ?"
Et mon père : "Il est comme Didier."
Or, Didier, c'est le gay de la famille... 24/12/2003Noël joyeux ?C'est de saison, tout le monde en parle, je ne peux pas passer à côté. Si seulement je pouvais...
Je déteste Noël. Mais alors à un point... Chaque année, c'est la déprime ! Noël, c'est super pour les enfants qui reçoivent des cadeaux, c'est sympa pour les gens qui ont de la famille, mais quand on n'a pas de famille, c'est pas la meilleure période de l'année.
Je voudrais m'enterrer dans une toute petite boite et hiberner, attendre sans m'en rendre compte que les heures fatidiques soient passées.
Durant tout le mois de décembre je sens une sorte d'excitation et d'euphorie monter. Elle est là, dans l'air, dans les lumières et les décorations, dans les magasins, partout. Même moi je la ressens et la vis. Seulement voilà, cette excitation trouve son paroxysme le soir du 24 avec le réveillon. Et moi, comme je ne fais rien ce soir-là, ça me frustre.
C'est à croire que Noël a été créé pour me narguer. C'est douloureux de se sentir autant en décalage et autant inadapté.
Tous les ans je me dis que l'année d'après je ferai quelque chose de sympa, et tous les ans c'est le même résultat.
Et le pire, c'est que je ne peux même pas faire ma Cosette ou mon Rémi sans famille, parce que, dans le fond, je pourrais faire quelque chose. Ce ne sont pas les possibilités qui ont manqué encore cette année.
Mon amie L. est en ce moment-même à Dublin, et elle aurait beaucoup aimé que je l'y rejoigne... Seulement voilà, elle a aussi proposé à deux autres mecs d'y aller, et elle a pas compris que je suis asocial et timide, et que je risque pas de passer quelques jours dans un pays étranger avec des mecs que j'ai vus une fois dans ma vie et que j'aime pas du tout ! De plus, moi, quand je pars, faut que tout soit réglé comme du papier à musique, sinon, je pars pas car ça me stresse trop ! (Ca promet pour Londres...)
Alexandra et Juliette m'ont proposé de passer le réveillon avec elles et leur famille. Juliette n'a que sa mère pour famille (mais elles sont proches, elles) et Alexandra a une grande famille qui a accueilli Juju (elles sont "meilleures amies"). Elles m'ont assuré que ce serait sympa, que leur famille a tellement entendu parler de moi que ça poserait aucun problème, mais ça me bloque de passer cette fête familiale en m'incrustant dans la famille de quelqu'un d'autre.
Je pourrais, comme il est prévu chaque année, fêter Noël avec mon père, mon demi-frère, sa future ex-compagne, leurs fils et tout un tas d'autres membres familiaux... Tout ça, c'est censé être ma famille. Je suis même le parrain du premier fils de mon demi-frère aîné :-/ Seulement voilà, j'ai un véritable blocage misterpatatien là-dessus. Ca me met hyper mal à l'aise de fêter Noël avec eux. C'est censé être une fête familiale, mais moi je me considère sans famille. Les gens qui en font partie ne me connaissent pas, et je ne les connais pas non plus. J'ai franchement l'impression d'être avec des inconnus. Je ne me sens pas à ma place. Certaines années, j'arrive à surmonter ma gêne et à y aller. Pas cette année. En plus, lundi, c'était l'anniversaire de mon filleul, et je l'ai oublié :(
Mon père ne cesse de me demander : "T'es sûr que tu veux pas venir ?" Il semble peiné pour moi, n'aime pas l'idée de me laisser seul à la maison, comme un vieil aigri. J'essaie de lui expliquer, à chaque fois, ce que je ressens ; j'essaie de lui faire comprendre mon mal-être, qu'il comprend à moitié. "Tu sais, ils t'aiment tous beaucoup, et seraient ravis que tu viennes."
Je sais ce qui me gêne le plus : les cadeaux. Ca me gonfle de devoir acheter des cadeaux à des gens que je ne connais donc pas, et d'en recevoir de leur part. Ca me soûle de voir ce drôle de rituel bizarre aux alentours de minuit. Le bonheur qui se dégage de cet instant me parait si faux. Parce que je ne le ressens pas vraiment, parce que moi, à ce moment-là, les rares fois où je suis avec cette famille qui n'est pas la mienne, je suis obligé de faire semblant.
Et pis, même si je devais faire des cadeaux à des gens que j'aime, j'aime pas, comme le disait justement Zoizo, être obligé d'en faire à ce moment précis parce qu'il faut en faire...
Noël, ça me déprime, parce que c'est le moment dans l'année qui me rappelle que je n'ai pas de famille, que j'ai un manque quelque part. C'est le jour où j'aimerais ne pas avoir tous ces blocages, c'est le jour où je regrette amèrement de ne pas avoir ce pilier dans ma vie, c'est le jour où je voudrais rentrer dans une normalité sociale dont je me passe aisément les autres jours de l'année. C'est le jour où je me sens le plus seul. C'est le jour où je suis seul.
Finalement, malgré une petite boule de négativité au ventre, et bien que j'aie donné une tonalité pathétique à cet article, je ne me sens pas franchement déprimé. D'une part, parce que je suis encore sur mon pti nuage amoureux, d'autre part parce que je vois bien que Noël est une corvée pour beaucoup ; et, enfin, parce que mon petit programme en solitaire (en tête-à-tête avec un DVD marrant ou un bon livre) me convient plus que je ne l'imaginais. A moins que, atteint d'une amertume trop forte, je décide d'abréger mes souffrances par une bonne dose de médicaments (non, non, pas un suicide, juste un pti somnifère pour hiberner.) Mais bon, vue l'intense émotion de ce week-end, presque plus rien ne peut me toucher ! 23/12/2003Pour bien commencer la journéeLe téléphone a sonné, c'est le vendeur d'une boutique qui s'appelle "Pantalons Lévy". Il me rappelle parce que je suis déjà allé dans son magasin avec Bertrand. Il me propose des supers soldes sur l'ensemble du magasin. Cool, peut-être que comme ça je pourrai avoir des jeans Énergie à moitié prix !
En chemin, je croise Charles, un mec qui était dans ma classe en 2nde, un gros connard. Il a un peu vieilli, mais peu changé, sauf que je l'entends baratiner un mec : il est devenu vendeur.
J'arrive devant une place sableuse et rocailleuse sur laquelle s'est tenue un concours de Judo et une cérémonie en l'honneur de Bouddha. Manu et moi décidons alors de collectionner nous aussi des objets sacrés, et songeons alors à la ressemblance avec la quête des oeuvres de Rambaldi dans "Alias". Je réalise qu'à l'endroit même où il y avait mon lit avant, il y a un caveau avec des ossements. Je distingue quatre crânes différents. Je finis par comprendre que ce sont les squelettes d'enfants. Je les ramasse, puis finalement je préfère les remettre dans un autre caveau qui s'avère être le même. Manu me prévient que je risque d'avoir des problèmes divins, et, effectivement, alors que je repose les ossements, une grenouille s'en échappe. C'est un symbole de malédiction. On se rend alors compte que le "Cavalier à la Grosse Tête" tout habillé de noir arrive sur son cheval. Je commence à avoir peur. Je me concentre sur le fait que je suis dans un rêve, que c'est le mien et que je dois décider de son issue. J'imagine que j'ai une hache géante dans les mains pour lui couper la tête. Et je me réveille. 22/12/2003Bibi & Jona (épisode 485)Je l'ai vu se connecter sur GA. J'ai senti mon cœur battre. Je ne savais pas quoi faire... Mon téléphone a alors sonné. C'était lui. Il avait une petite voix. Il m'a dit que je lui manquais. Qu'il n'avait pas dormi, qu'il avait pensé à nous. Qu'il ne voyait pas les prochains mois sans moi. J'étais grave ému.
On a parlé un peu de nos tensions, de ce qui n'allait pas. Puis, il m'a dit qu'il fallait qu'on se voie. Ni une, ni une deux, j'ai enfilé des vêtements et je l'ai rejoint chez lui.
Son frère était là, c'était pas super pratique pour l'intimité mais bon... ;) C'était marrant de se trifouiller alors qu'on pouvait rien faire à cause du brother :p Et pis finalement, on lui a demandé un peu plus d'intimité ^^; On était trop excités ! "Ouais, je sais ce que c'est les réconciliations sous la couette !" a dit le grand frère.
Alors, bah, je peux vous dire qu'on s'est vraiment bien réconciliés, hein ^_^
Bertrand ne m'a pas reconnu. J'étais tout sourire, super cool avec son frère, bref, rien à voir avec le Jona qui tire tout le temps la tronche !
Nous avons tous les deux l'impression que cette rupture nous a été bénéfique. On avait accumulé trop de choses, ça a permis de tout remettre en place, de tout désinfecter, pour mieux recommencer.
Je me sens heureux, prêt à y croire à nouveau, j'ai envie de faire des projets avec lui, j'ai envie de l'aimer quoi. J'ai envie de chanter et de danser de joie :)
Je lui ai donné ma ptite lettre, il l'a lue après mon départ, et ça l'a ému :) J'suis content !!! Je l'aime mon connard :)
En tout cas, je tiens à tous vous remercier chaleureusement, j'ai eu des pensées et mots très gentils de la plupart d'entre vous, donc très sincèrement : merci.
Et pardon de vous avoir tous alarmés ;)
Peu importe les problèmes, mon amour, pourvu qu'on s'aime 21/12/2003Récit d'une ruptureA 13h, je me suis réveillé, hier, plein d'enthousiasme et de bonne humeur. J'avais passé une bonne soirée la veille, j'avais eu Bertrand au téléphone et on avait réussi à parler mieux que d'habitude. Par conséquent, l'espoir me revenait. Dès le réveil, j'avais un message de lui. Il me disait de me dépêcher, il semblait avoir hâte de me voir. Que demander de plus ?
Le trajet pour aller chez lui avait commencé à entamer ma si bonne humeur : trop de monde dans le métro, la peur de le faire attendre sous la pluie, la prise de conscience du long trajet qui nous sépare...
J'arrive à Bastille à 15h. Personne n'est là. Je l'appelle. "Numéro occupé." Je l'appelle et le rappelle cinq fois en un quart d'heure. "Numéro occupé." Ca commence à m'énerver, qu'est ce qu'il fout ce con à être au téléphone alors que moi je me pèle les burnes à l'attendre ??? Il finit par raccrocher et répondre à mon appel, il se fout de ma gueule parce que j'ai peur de me planter de trajet en allant chez lui (je n'ai pas du tout le sens de l'orientation.)
J'arrive chez lui, un peu froid. Lui est câlin, sans plus. On grignote. Puis on commence à parler. La naissance de ma mauvaise humeur engendre des pensées très négatives que j'ai eues toute la semaine, suite à l'indifférence qu'il m'avait manifestée le dimanche précédent. Je lui explique que j'ai tenté tous les jours de lui faire comprendre que ça n'allait pas, que cette-fois était pire que les autres et que j'étais au bord de la rupture. Comme d'habitude, c'est moi qui parle, et lui qui ne dit rien. Aucune réponse, aucun commentaire. Ni "je ne suis pas d'accord avec toi", ni "tu as raison, pardon". Rien. Dans ces conditions, à quoi ça sert de parler ? Comment puis-je digérer tout le négatif sans sa mastication intellectuelle ? La seule chose qu'il finira par trouver à dire c'est : "Il faut qu'on casse." Au départ je n'y crois pas. Ce n'est pas la première fois qu'il me propose cette solution, et ma réponse pleine de larmes à chaque fois suffit à le faire renoncer à cette possibilité. "Tu es malheureux avec moi, ça sert à rien de continuer, il faut bien que l'un des deux prenne la décision." Je finis pas comprendre que cette fois-ci, on casse vraiment. Dès lors, mes larmes commencent à couler, ma poitrine à se secouer, mon corps à se plier, ma voix à trembler. Je prends petit à petit conscience de ce qui se passe, mais mon cerveau ne veut pas intégrer cette donnée nouvelle : c'est fini. Ce que je ressens, c'est une douleur atroce, et une ironie glaciale. J'essaye vainement de le faire changer d'avis, mais sa décision est prise. Mes yeux étaient rouges et gonflés, mon visage bouffi, mes lèvres irritées. "On pourra continuer à se voir, on pourra être amants de temps en temps... ;)" Bien sûr. Le problème, c'est que je suis entier : avec moi, c'est tout ou rien. Soit on est ensemble et on se voit, soit on n'est pas ensemble et on ne se voit plus du tout. Ce n'est pas tellement un choix, mais si je le vois régulièrement je n'arriverai pas à l'oublier. Si ça doit se terminer, alors c'est la fin de notre relation amoureuse et de notre relation tout court. C'est comme ça que ça c'était passé avec Arnaud, mon ex, en tout cas. Il me dit aussi : "Ce qui est affreux, c'est que si c'était plus simple (au sens où je l'entends), ça aurait pu marcher du feu de Dieu."
Vers 18h30, après plusieurs heures de descente aux enfers, je décide d'aller pisser. J'entends alors trois personnes débarquer dans l'appart : le frère de Bertrand, sa copine, et un pote. Super. Avec ma tronche de Gremlins et mon cœur en miettes, ça va pas le faire du tout. Bertrand me rejoint dans les chiottes, puis on se faufile dans sa chambre. Il met de la musique déprimante, nous voyons toute notre relation défiler sous nos yeux, du début à la fin... Je repense à tant de mots, tant de gestes... La douleur ne s'estompe pas.
D'autres personnes débarquent, il y a toute une colonie dans la pièce d'à côté. C'est formidable. Je dis à Bertrand que je voudrais bien partir mais que je refuse catégoriquement d'exposer mon être ainsi meurtri devant toute cette population. "T'as qu'à aller les voir, leur expliquer qu'on a cassé, que ça va pas du tout, et leur demander de s'exiler dans une autre pièce juste le temps que je sorte." Finalement, la chambre de Bertrand possédant une porte de sortie elle aussi, il finit par la dégager, m'embrasse une dernière fois, et je suis parti comme un voleur.
A peine sorti de l'immeuble, je revois la rue que j'avais empruntée pour venir, je revois le magasin d'alimentation dans lequel nous avions acheté à boire à mon retour de Palavas, je repense à notre scène torride dans l'appartement en travaux...
Je suis dans la fourmilière parisienne, je croise des centaines de gens que je ne vois pas car mes yeux sont embrouillés de larmes et mon cœur embrumé de douleur.
Le trajet me parait extrêmement long. Je sens parfois le regard interrogateur des gens sur moi. Non, je ne suis pas en train de faire de la pub pour "Douleurs sans frontières", je suis juste déprimé par une rupture. J'envoie un texto à Manu : "J'ai pas la tête à parler ni à faire quoi que ce soit, mais je pense que tu préfères être au courant tt de suite. Donc voilà. C'est fini. On a cassé."
Je sors du métro. La pluie est torrentielle. C'est à peine si je la sens. J'ai emballé mon cœur, et je me prépare à peut-être faire face à mon père. J'entends mon téléphone faire 'bip-bip'. C'est Manu : "Non... Tu dois etr éfondré mon Kiki... Ce n'è peut-etr ke provisoir?Malgré lé souci tu a envi d'etr avec lui ou pa?Tu di "on" mé C + lui ou toi?Sinon je t'M moi..." Cette dernière phrase me scotche sur place. Je sens le sol s'ouvrir sous mes pieds, me creuser une tombe et me noyer dans la boue. Mon visage est maculé de larmes et de pluie. Allez, encore quelques mètres et je suis chez moi. Courage.
Arrivé devant chez moi, un couple de retraités a du mal à rentrer. Je me cache derrière des feuillages pour essuyer mes yeux, pour camoufler ma tristesse à ces inconnus. Je m'étonne moi-même de ma prestation : je suis souriant et avenant, je les aide à rentrer, etc.
Il doit être aux environs de 20h. Je rentre dans mon appart'. Mon père n'est pas là. Je ferme la porte. Je m'effondre. J'ai envie de me coucher là, à même le sol, de me recroqueviller. Les larmes prennent leur chemin habituel et douloureux. J'ai le réflexe d'allumer l'ordinateur. Je vais dans ma chambre. Je pose mes affaires, je me lave les mains et les cheveux (le gel et la pluie c'est pas top.) Je vais sur GA pour me libérer un peu, mais je peine à écrire et j'ai mal partout.
Je réponds à Manu : "Effondré, c le mot oui. C lui qui a décidé de casser parce que notre relation me rend malheureux... Moi malgré tt je voulais pas encore casser. G mal à la tête."
Je prends un Nurofen et je décide d'aller me coucher, cette journée n'a rien de bon à m'apporter. Je reçois alors un texto inattendu. C'est Bertrand. Il me dit "Je t'aime !" J'ai une foule de sentiments contradictoires en moi. Je suis touché qu'il m'écrive, qu'il me dise ça, et en même temps, j'ai envie de lui dire : oui, et alors ? Je ne sais pas quoi lui répondre, je sais que si je ne lui réponds pas il fera silence radio, et je n'ai qu'une envie, c'est d'avoir plein de contacts avec lui. "Moi aussi, mais tu le sais... J'ai mal à la tête. Bisous à Miss Starlette et aux autres."
A 21h, je me couche. Mais impossible de m'endormir. Moi qui n'ai jamais mal à la tête, j'ai la sensation d'avoir un lourd casque de plomb. Je me sens malade et très seul. J'ai envie qu'on s'occupe de moi. J'ai envie que Bertrand arrive avec une petite cuillère et me ramasse morceau par morceau. Je sais que c'est impossible, qu'il est avec ses amis, qu'il s'amuse, qu'il pense peu à moi.
"Oui enfin tu lui a di ke tu ne voulè pa cassé non?Vous avè peut-etr besoin d'un break...Sil tien à toi il ora ossi envi d'etr avec toi...Pleur plu mon Kiki..."
A 22h, je prends du Lexomil et du Stilnox. Je finis par m'endormir. C'est la trêve. Je me réveille à 1h. Je ne me sens plus mal. Il me suffit de cinq minutes pour que tout me revienne en mémoire. Je me remets à pleurer. Je ne sais plus quoi faire. La douleur est trop forte. J'ai cette impression terrible d'avoir perdu goût à la vie. Je n'ai plus envie de rien. Je n'ai rien mangé depuis plusieurs heures. Je prends un deuxième quart de Lexomil.
Je repense à tout ce qui s'est passé. Des phrases cohérentes se forment dans ma tête. J'imagine que je parle à Bertrand. Je décide de me relever et de mettre tout ça sur papier. Pendant plus d'une heure, je lui écris une lettre.
A 4h, nouveau texto de Manu : "ça va... ? Tu pleures? (la question trop conne) Si tu a tro besoin de lui tu doi lui parler... Tu dois suivre ton coeur quoi Quoiqu'il te dise... Je pense à toi"
"Ca commence à aller mieux. Je crois que G jamais autant pleuré de ma vie! Je viens de lui écrire une lettre, ça m'a fait du bien. Il me manque. Merci d'être là."
Je m'endormirai une heure plus tard, après avoir pris un troisième quart de Lexomil.
11h, je me réveille. Je me sens anesthésié. Je ne sais plus quoi penser, je ne sais plus ce que je veux vis-a-vis de Bertrand. Je décide de profiter de cette froideur pour tout mettre en ligne sur GA.
Je ne sais pas du tout ce que les jours prochains me réservent. 20/12/2003EffondréJ'arrive même pas à écrire.
Bibi & moi, c'est terminé.
Mardi dernier, ça faisait huit mois.
Hier, il me proposait de partir un week-end ensemble, et aujourd'hui, m'a proposé le contraire. J'avais pris mes affaires pour dormir chez lui. J'avais pas prévu que je rentrerais en pleurant, sous la pluie, le coeur brisé, le cerveau décomposé.
J'ai passé l'après-midi à pleurer dans ses bras. Il faisait froid et humide au dehors, il faisait froid et humide au dedans. J'ai atrocement mal à la tête. 19/12/2003Je lui en veuxParce qu'il ne veut pas prendre en compte ma rancoeur. Parce qu'il ne me comprend pas. Parce que je ne le comprends pas. Parce qu'il ne fait pas toujours d'efforts. Parce qu'il en fait plus que moi. Parce que c'est un connard. Parce que c'est mon connard. Parce qu'il ne me satisfait pas. Parce qu'il m'accepte tel que je suis. Parce qu'il ne bronche pas quand je crie. Parce qu'il rigole quand je pleure. Parce qu'il ne voit pas que cette fois est pire que les autres. Parce qu'il me manque. Parce qu'il ne m'écoute pas toujours quand je lui parle. Parce qu'il me réveille le matin. Parce que je pense à lui le soir. Parce qu'il me coupe l'appétit. Parce que j'ai envie de le bouffer. Parce qu'il est inaccessible. Parce qu'il est différent. Parce qu'il est méchant. Parce qu'il joue au con. Parce qu'il ne me désire pas assez. Parce que je l'aime. Parce qu'il est en train de me perdre. Parce qu'il ne réagit pas. 18/12/2003Bientôt un « Popstars » version gay ?"Nom de code : « Gaystars ». La création d’un groupe de garçons 100 % homo, c’est un des derniers projets d’Adventure Line Production qui produit « Popstars » pour M6. En association avec le producteur australien Screentime, le programme est développé pour les Etats-Unis et la France. Mais le tour de table avec les diffuseurs n’est pas bouclé. Le casting se fera dans les bars et clubs gays."
20 minutes
C'est con que je parte à Londres l'année prochaine, sinon je me serais peut-être présenté. ;)
Quoique, vu que je ne me sens pas à l'aise avec les mecs en général, ça le ferait peut-être pas trop... 16/12/2003CroisementsEn allant manger, j'ai tout d'abord croisé Manu. Elle m'a raconté que cette journée était une journée particulière car elle portait un string pour la toute première fois ! ^^; Elle a commencé à me raconter qu'elle avait parlé avec son copain (avec qui elle est depuis presque trois ans) de leur relation...
Et là nous avons été interrompus par Estelle. Je devais manger avec elle today mais j'ai dû annuler pour pouvoir faire un devoir. Manu est partie en cours et j'ai fait le bout de chemin jusqu'aux paninis avec Estelle. Estelle, c'est une fille qui était dans ma classe en terminale. Nous avons été assez proches à une époque ; malheureusement, n'étant pas dans la même filière à la fac, nous avons un peu (beaucoup) perdu contact. En quelques minutes, elle m'a appris qu'elle avait rompu avec le garçon avec qui elle était depuis plus de trois ans. Ca m'a fait mal pour elle, car bien qu'elle jouait l'indifférente, j'ai senti qu'elle était un peu amère. Elle m'a raconté que depuis, elle est sortie avec un prof de la fac ! Ouh là ! En se quittant, elle m'a demandé : "Et toi, ça se passe bien avec ton mec?"
Moi : "C'est chaotique."
J'ai fait un exposé sur "The Tyger" de Blake aujourd'hui. J'étais super stressé car j'avais peur de ne pas avoir le temps de tout dire (la prof étant super en retard par rapport au programme). Alors déjà que je parle naturellement très vite, j'ai enclenché la cinquième et parlé à vive allure ! J'ai bu à plusieurs reprises, et, mon exposé terminé, la prof a commenté en me disant que j'étais aussi essoufflé que le tigre ^^;;; Hum... De retour à ma place, j'ai réalisé que j'avais le visage en feu, mon coeur battait super vite et j'ai mis plusieurs minutes à m'en remettre (lol.) "On a cru que t'allais faire une crise cardiaque !" m'ont dit les 4L.
En sortant de cours, Emmanuelle me félicite pour mon exposé ^_^ et me dit : "En plus tu parles super bien, t'as passé une année à l'étranger ?" -- "Euh... Nan." :)))))))))) Alors là mes chéris, je peux vous dire que c'était le plus beau compliment de la journée !!! J'adore les gens qui me disent ce genre de chose ;)
Nous avons donc continué à parler ensemble, de la maîtrise notamment, de comment ça se passait, des démarches à suivre, de notre avenir incertain (qu'est ce qu'on va foutre à la fin de nos études avec un diplôme aussi littéraire ???) Je l'ai laissée aller au cours d'amphi de grammaire (auquel j'ai décidé de ne plus aller car le livre est bien plus intéressant). Et puis, je voulais faire ma traduction à rendre pour demain que je n'avais pas eu le temps de faire avant...
En partant, je m'arrête deux secondes pour dire bonjour à des amis de classe de Thomas (le faux-bi que j'ai kiffé), puis Nuno. Ca faisait une éternité que nous n'avions pas parlé ensemble. Nuno, c'est le premier gay qui a fait partie de mon entourage, un portugais à la pointe de la mode et du stylisme... Nous avons discuté d'Erasmus (il avait été pris l'année dernière mais comme il n'a pas eu son année il n'a pas pu partir), des sélections Air France pour devenir steward le temps d'un été (il les a passées l'année dernière et j'envisageais la même chose cette année), des relations amoureuses... Il désespère d'être seul et m'a dit : "Toi, au moins, t'as quelqu'un." Mais, lui ai-je dit, c'est pas parce qu'on est à deux qu'on est heureux.
Nous avons alors été interrompus par les 4L qui sortaient de l'amphi : "Mais t'es encore là ??? T'as discuté toute l'heure ?" Hum. Bah oui, hi hi ! :) Du coup, j'ai quitté Nuno pour discuter le temps du trajet avec Emmanuelle et Vanessa. Au moment de quitter cette dernière, elle a tenté d'apprendre les dernières news : "Tu t'es disputé avec Bertrand ?" Mais je n'avais plus le temps d'en discuter. 15/12/2003ShootéVers 19h, il se sentit très fatigué. Trop. Les yeux brûlants, la peau tirée, le nez irrité, le cerveau décomposé, il savait ce qu'il lui restait à faire. Autant en profiter pour aller dormir, pensa-t-il.
C'est ce qu'il fit. Morphée lui accorda une trêve en l'accueillant au creux de ses bras. Elle fut de trop courte durée. Dès 21h, son cerveau l'empêcha à nouveau d'oublier. Il tenta tout ce qui était en son pouvoir : manger, parler, pisser, caresser le chat. Il eut droit à un coup de fil, qui ne le réconforta guère. Au contraire. Il ouvrit de nouveau les vannes pour laisser échapper quelques sanglots.
A 3h du matin, il décida de ne pas aller en cours le lendemain, bien qu'il n'aimât pas sécher cette journée-là. Il prit un troisième quart de Lexomil, une deuxième moitié de Stilnox, mit le CD de Thorgal pour l'apaiser, et il partit dans des délires nocturnes. 14/12/2003"Il y a des jours,
Des jours où les dieux vous oublient,
Où certains souvenirs vous pèsent,
Des jours qu'il ne faudrait pas vivre,
Ou mettre entre parenthèses.
(...)
Il y a des jours,
Des jours qui sont des ennemis,
Pires que des vendredis 13,
Des jours qui passent au ralenti,
Sans que les pendules se taisent."
Nolwenn Leroy - 14 Février 13/12/2003Work in progress1) Je suis allé "prendre un verre" !!! Bon, son expression exacte était "prendre un café" mais j'aime pas ça, moi, le café donc bon... Et cette fois, c'était pas avec une amie. C'était avec une presqu'inconnue !
En fait, en allant en cours, j'ai rencontré une meuf de ma classe. D'habitude, quand je croise quelqu'un que je connais vaguement dans le métro, je fais tout pour ne pas le/la voir, j'ai pas forcément envie de chercher des trucs à dire, je préfère écouter mon walk-man, ou lire. Mais là, je ne pouvais pas la rater, elle s'était assise en face de moi. Alors on a discuté, et comme elle part à Brighton avec Erasmus l'année prochaine mais qu'elle ne sait rien sur la Maîtrise, elle m'a demandé si on pourrait "prendre un café" pour en parler tous les deux après les cours. Comme je devais attendre deux heures pour que Mme G. me file une lettre de recommandation, j'ai dit oui.
Nous sommes allés dans le café qui fait l'angle de la rue d'un internaute et bloggeur... ;) Ca allait, c'était assez sympa comme ambiance, mais je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est beaucoup trop cher pour ce que c'est et que j'aurais préféré être au MacDo (d'autant plus que j'avais faim.)
Violette (c'est le nom de cette camarade de classe) s'est avérée très bavarde, j'avais limite du mal à en placer une... Mais néanmoins assez agréable jeune fille, et intéressante. J'ai appris qu'elle était flamande, qu'elle avait vécu 6 ans en Australie (c'est pour ça qu'elle est bilingue et qu'elle a un superbe accent), qu'elle était ensuite allée à Lyon, et depuis 2 ans : Paris.
Je me suis rendu compte que c'était une fille brillante. Elle est l'une des rares élèves à avoir eu Mention Bien à son DEUG. Et en discutant, j'ai compris qu'elle et moi avions les mêmes méthodes de travail, et la même manière de réfléchir sur les devoirs. C'est la première fois que ça arrive, et j'ai trouvé ça très agréable !
2) Bertrand et moi avons réussi à discuter ! Alléluia !
Il est venu hier soir à la maison, déjà j'étais trop content parce qu'il m'avait pas mal manqué cette semaine et que c'était trop pas sûr qu'il puisse venir vendredi soir. Ensuite, je me suis senti aimé et désiré, ce qui a momentanément refroidi mes prises de tête ;) Ca m'a fait trop du bien d'être avec lui et de faire plein de câlinous. Tout se passait super bien, j'étais trop content. Bertrand et moi, il ne faut pas qu'on parle pour s'entendre. Puis, justement, on a commencé à parler. Je sais plus exactement ce qu'on a dit, mais pfiou, je me suis senti me refermer comme une huître. On a dû enchaîner trois sujets qui fâchent, et ça m'a achevé. J'ai senti la pierre tomber au fond du puits et faire monter le sceau plein de larmes. Mais, cette fois-ci, j'ai réussi à rester calme, à ne pas m'énerver, et à lui expliquer ce qui vraiment me dérangeait dans ce qu'il disait : "Ca me fait mal que tu me considères comme inculte", "Tu t'mets jamais à ma place, t'essaies même pas d'comprendre c'que j'ressens", etc. Pour une fois, j'ai obtenu des réponses satisfaisantes, et ça m'a calmé :) 12/12/2003Lettres de recommandation"M. Jonathan Diabolito, qui est depuis deux ans étudiant au sein de l'U.F.R. d'Anglais de l'Université Paris III - Sorbonne Nouvelle, a toutes les chances d'obtenir sa Licence en juin 2004. L'an prochain, il souhaiterait vivement poursuivre ses études d'anglais par une Maîtrise de Littérature. Comme il aura besoin de consulter des livres et documents en rapport avec son sujet, il est important qu'il puisse passer une année en Angleterre. Si on lui offrait la possibilité de se rendre à Londres en tant qu'étudiant Erasmus, je suis certaine qu'il tirerait profit de son expérience à la fois d'un point de vue littéraire et humain. Son séjour lui permettrait de mener à bien son projet de recherche tout en découvrant les différentes facettes de la vie en pays anglophone.
C'est avec grand plaisir que j'ai enseigné la littérature anglaise et américaine à Jonathan en première année. J'ai donc pu constater à quel point cette matière lui plaisait. Il était assidu, enthousiaste et faisait des remarques très pertinentes. Un travail sérieux et de bonnes notes l'ont mené sans difficultés à l'année supérieure.
Doué pour l'analyse littéraire, Jonathan est aussi, plus généralement, passionné par ses études d'anglais, et serait ravi de pouvoir passer une année en Angleterre. Je soutiens chaleureusement sa candidature."
Mme Q.
"Cher collègue,
Jonathan Diabolito a été l'un de mes étudiants de littérature lors de sa seconde année de DEUG, en 2002-2003. Il a fait preuve toute l'année d'un grand sérieux et d'une régularité sans faille dans le travail, obtenant des résultats très satisfaisants, prouvant son sincère intérêt pour les études littéraires. Son souhait de passer une année à Goldsmith College s'inscrit dans un projet professionnel très ferme, passant entre autres par l'obtention d'une agrégation d'anglais dans des buts d'enseignement. Je suis convaincue qu'il s'agit là d'un étudiant solide, à qui l'on peut faire confiance pour profiter pleinement de son séjour si sa candidature à un poste Erasmus dans le domaine britannique est retenue.
Veuillez agréer, cher collègue, l'assurance de toute ma considération."
Mme G.
"Cher Monsieur,
Je vous recommande vivement Mr Diabolito pour la profondeur... de ses propos, l'exactitude de son expression orale (surtout la voyelle O).
Mr Diabolito a su faire preuve d'une précision et d'un cœur à l'ouvrage hors du commun au cours de ces derniers mois. Je ne saurais trop vous conseiller de l'essayer vous aussi.
Bertrand Newian
Assistant Chef de pub"
10/12/2003A ma place ?J'ai eu une montée d'adrénaline aujourd'hui en cours de thème. Je lisais tranquillement quelques feuilles sur la guerre de Vietnam, quand le prof a prononcé mon nom. J'ai alors relevé la tête ; il ne connaît pas les élèves : pourquoi cite-t-il mon nom ??? En fait, il avait pris la feuille de présence et avait décidé de nous faire participer. Gloups ! :-/ Bien sûr, je n'avais pas préparé mon texte et je ne savais même pas où on en était. J'ai demandé discrètement cette indication à Vanessa, et me suis lancé dans une petite traduction approximative tout en louchant de temps à autre sur l'autre élève à côté de moi pour m'aider. L'honneur fut sauf, mais qu'est ce que je suis devenu rouge !
Une mini-crise avec les 4L se pointe-t-elle à l'horizon ? J'ai beaucoup séché les cours ces derniers temps, car il fallait que je révise et passe le code, et que je concentre aussi mes efforts sur mes divers devoirs et exposés, ainsi que sur mon dossier Erasmus à constituer. Sachant qu'en plus j'avais rendez-vous chez le psy toutes les semaines et que je vois Bertrand tous les week-ends, que je ne travaille ni le matin ni le soir, mon temps de travail est limité à des horaires relativement précis. Les filles de ma classe sont un peu vénères en ce moment, car elles ont eu des sales notes alors qu'elles ont bossé comme des tarées. Et moi, à côté de ça, je travaille plus rapidement qu'elles et je ne me gêne pas pour sécher avidement certains cours. On a le droit d'être absent 3 fois à chaque cours, et personnellement, je compte bien remplir mes quotas ^^;
En fait, même si l'année avait bien commencé, j'ai de plus en plus marre de mes études. J'adore l'anglais, mais ce que j'aime dans cette langue c'est justement le langage qui lui est propre. Si j'ai fait anglais, c'est surtout parce que je voulais devenir bilingue. Ce qui me gêne dans ma filière, c'est que l'accent est mis sur la culture et non sur la langue. Bon, à la limite, la littérature m'intéresse, donc ça pourrait passer. Mais voilà, l'organisation de l'enseignement est merdique. J'aimerais beaucoup être le directeur de l'UFR ou bien chargé des programmes au Ministère de l'Éducation Nationale pour réformer tout ça.
D'une part, on a des cours en amphi faits par des profs qui parlent avec des mashmallows dans la bouche. C'est tellement passionnant que si j'enregistrais ces cours je pourrais les écouter en allant me coucher pour remplacer mes somnifères. Qui plus est, je déteste particulièrement passer des heures à gratter des feuilles à vitesse grand V et à emmagasiner des connaissances à deux balles comme une oie qu'on va sacrifier à Noël.
D'autre part, nous avons de nombreux cours en TD. Ca devrait être plus intéressant car nous sommes bien moins nombreux qu'en amphi ce qui devrait nous laisser le loisir d'un véritable échange avec le prof. Eh bien non. C'est aussi chiant, si ce n'est plus. A chaque cours de litté ou de civi, on doit se taper 2 ou 3 exposés sur des textes qu'on n'a pas lus ^^;;; puis une correction faite uniquement par la prof. Il n'y a aucun ping-pong comme j'en aurais rêvé. En traduction, les profs sollicitent plus ou moins notre participation, mais dans le fond se foutent de ce qu'on peut dire et comme pour préparer les textes il faut passer 2 heures la tête dans le dico, et que, selon moi, ce n'est pas ça l'intérêt de la Traduction, je ne le fais pas.
Moi, ce que je voudrais, c'est qu'en litté on ait des profs qui étudient un texte avec les élèves, et que, tous ensemble, on discute des différentes interprétations possibles. De même en traduction.
J'avoue qu'à cause de tout ça, et malgré mes bons résultats, j'ai souvent peur de ne pas être à ma place. Mais je réalise que ce que j'aime, c'est être plus indépendant. En effet, ce qui me plaît, c'est d'avoir un devoir à faire, de partir de rien, et grâce à mes recherches et à mon analyse, d'être capable de produire un travail intéressant. C'est ce qui s'est passé pour mon devoir sur les partis politiques aux USA : je n'y connaissais strictement rien, et maintenant je connais plein de trucs. Pareil pour l'exposé que je vais faire vendredi sur la guerre du Vietnam. En conséquence, j'ai l'impression que plus je vais avancer dans les études et plus je vais me rapprocher d'un travail de recherche personnel et autonome, ce qui veut dire que les études supérieures sont tout à fait appropriées pour moi :) Cool ! 09/12/2003Petite mise au pointJ'ai mes raisons pour rester avec Bertrand. Je sais pertinemment ce que tout le monde pense à la lecture de mes écrits, et je le comprends tout à fait. Certains se demandent ce que je fous avec lui, d'autres ce qu'il fout avec moi. On n'a pas à se justifier là dessus.
Il faut aussi être attentif à pas mal de choses : on a mis plein de photos de nous deux, fait plusieurs fois référence à l'autre sur notre portrait... On ne peut pas juger notre relation uniquement sur ce qui est écrit dans mon blog, car il n'y a que MA version des choses, et une version très orientée. Tous les gens qui nous voient ensemble nous disent qu'il y a "quelque chose" entre nous, qu'on est trop mignons ensemble, etc.
De plus, il faut bien garder en mémoire que parmi les lecteurs de ce blog, il y a mon mec, même s'il est probablement le moins assidu de tous vu que ce j'écris ne l'intéresse pas (hum...) Ce qui veut dire que je ne lui casse pas du sucre sur le dos, tout ce que j'écris, il le sait, en général, avant que je l'écrive (j'ai fait l'expérience inverse une fois, je ne suis pas prêt de recommencer ^^;;;;)
Qui plus est, et il ne doit pas s'en souvenir car il ne l'utilise pas, il a un droit de veto sur ce que j'écris. S'il estime que j'ai écrit quelque chose que je n'aurais pas dû, j'espère qu'il me le dira et qu'on en discutera ensemble. Ca n'est jamais arrivé en fait. Maintenant c'est vrai que ma liberté d'expression est importante, je tiens beaucoup à ma spontanéité et à ma capacité à me livrer entièrement.
Je raconte à 90% les éléments négatifs de notre relation, car, comme je l'ai déjà dit, le blog est avant tout pour moi l'occasion de canaliser mes émotions. Gérant plus facilement les positives que les négatives, je parle principalement des dernières. De plus, je suis plus fasciné par celles-ci. Et encore, il y a certains aspects négatifs dont je ne parle pas ici, car j'estime que ce n'est pas leur place.
Je suis un être torturé et névrosé, comme je l'ai toujours plus ou moins été, et si j'avais écrit un blog il y a un an pile, ou si j'en avais écrit un du temps de mon adolescence douloureuse entre ma mère caractérielle et mon amour impossible pour mon meilleur ami hétéro sous fond d'homosexualité inacceptable, je vous aurais tous tués sur place :p Je parle rarement de mes bonheurs quotidiens, parce que je n'ai pas besoin de les écrire systématiquement : ils sont simples et légers, je ne veux pas les alourdir en les écrivant sur ce papier virtuel.
Si je me plains ici c'est justement parce que je n'ai pas envie de le faire dans ma vie quotidienne, je n'ai pas envie de soûler mes amis par un égocentrisme exacerbé, je n'ai pas envie qu'on me fasse comprendre qu'il faut que je casse. Bertrand et moi sommes assez grands pour savoir ce qu'on veut, et malgré tout ce qu'on peut lire ici, malgré mon hypersensibilité et son Orangina Rouge attitude ;) on est trop bien ensemble. Et pis, notre couple est né grâce à Gay Attitude. ^_^
Ma vie, aujourd'hui, je l'aime, parce qu'elle m'apporte tout ce dont j'ai besoin et me laisse la place de rêver à des évolutions à tous les niveaux. Et surtout, j'aime les gens qui en font partie : Manu, Bertrand, Anne, Alexandra... et tous ceux qui vont et qui viennent, qui m'apportent toutes ces petites choses qui me touchent. 08/12/2003Petites discussions entre amisTrès intéressant de parler avec Vanessa today. Nous avons réalisé que nos couples se ressemblaient étrangement. Elle était très étonnée d'apprendre que je pétais souvent un câble avec Bertrand et que lui réagissait par le rire. C'est exactement comme ça que ça se passe dans son couple à elle aussi.
Très drôle aussi de constater que nous avions la même vision des choses concernant le sexe et que ça se passait exactement pareil entre Jérémie & elle et Bertrand & moi ^^; Jérém et BB ont notamment un point en commun qui m'a particulièrement surpris !
Le cours de conversation avec Chris a eu lieu. Je me sentais un peu fatigué, j'ai eu plus de mal à parler que d'habitude... :( Mais au final j'ai quand même pas mal blablaté et ait encore une fois réussi à convaincre les autres élèves par mes arguments :) Chris m'a à ce moment-là fait un pti sourire en coin... Hé hé ! ^_^
J'ai fini la soirée en restant longtemps au tel avec Thomas (vous savez, le faux-bi que j'ai kiffé l'année dernière à la même époque...) Et j'ai alors réalisé un truc trop chelou : je n'ai plu la gaule quand je suis au tel avec lui ! Avant, si on se mettait à parler de sexe, bah ça m'excitait grave quoi ^^; Maintenant, y a que la voix de mon chéri qui me fait bander au tel ! C'est beau l'amour :p
"I'll let you touch me if you want
I see your body rise, rise
And when you cum don't get to hot
Butterflies"
Britney Spears - Showdown 07/12/2003Nuit de dimanche à samedi"I'm addicted to you, don't you know that you're toxic ?"
Bertrand et moi sommes allongés, dans le noir. Nous sommes chacun de notre côté, aucun de nous ne parle, nous semblons attendre le sommeil. Je me sens super mal. Les larmes me piquent les yeux. Mais je ne veux pas pleurer, il pourrait me griller. Tain, pourquoi est-ce qu'il ne met pas ses boules quies comme il le fait toujours avant de dormir ?
Enfin à la maison ! Je suis fatigué. J'en ai marre. Je suis blessé par ses mots et ses pensées. Je me sens à bout. On essaye de parler, mais rien à faire. C'est comme d'hab. On ne se comprend pas. C'est frustrant, désespérant. Je me sens désemparé et impuissant. Je n'ai plus la force de lutter ni de m'énerver. Je sens la fatigue qui l'envahit lui aussi. On va aller se coucher. Je vais peut-être enfin pouvoir me laisser aller.
Nous allons bientôt partir. Comme d'hab, j'angoisse un peu. On va prendre les derniers métros, et pis j'ai peur de la tournure des événements. Je sais très bien qu'on va parler, que je vais encore lui faire une crise et que ça ne va mener à rien.
Patsy décide de mettre "Sous les Sunlights des Tropiques" de Gilbert Montagné. Elle et Bertrand dansent, insouciants. Je me sens en total décalage par rapport à eux. Pendant plus de trois minutes j'essaie de me donner une contenance en posant mon regard vide sur la pochette du CD. Leur euphorie me fait presque mal.
Je ne sais pas pourquoi, mais nous abordons le même sujet que les deux semaines précédentes.
Bertrand : "Bah Jona il voudrait que je lui prenne la main dans la rue."
Moi : "Mais n'importe quoi !!! T'as rien compris !"
Patsy : "Ah mais faut pas rêver, t'es pas une fille."
Je suis outré. Bertrand ne saisit absolument pas la justesse de mes propos, la nuance de mes pensées. Patsy incarne, à ce moment-là, pour moi, toute la fermeture d'esprit qu'on peut trouver chez certaines personnes. Je sens mon coeur imploser. Il n'y a rien à faire, rien à dire, puisque de toute façon, tout ce qui sort de ma tête est mal interprété, grossi et caricaturé.
Nous sommes tous les trois chez Pizza Hut. Patsy et Bertrand parlent de Miss Starlette.
Patsy : "Bah elle a encore pleuré, et c'est pas la bonne attitude à avoir face à son mec."
Bertrand : "C'est clair. C'est usant."
J'entends Bertrand commenter plusieurs fois les larmes de Miss Starlette par "c'est usant." Bah oui, il sait très bien ce que c'est, il le vit au quotidien avec moi. Mon sang ne fait qu'un tour, je ne peux pas me retenir de lui gueuler dessus : "Bah si tu t'comportais moins comme un connard ptêtre que je pleurerais moins !"
Ils semblent un peu surpris. "Nan mais on parlait de Miss Starlette là..."
Nous attendons Patsy dans son hall d'entrée. Bertrand me fait un pti câlin. Je me sens froid. J'ai du mal à me laisser aller. Il le sent. "Ohhh, mais tu vas pas faire la gueule !" -- "Bah tu t'attendais à quoi ?"
Nous sommes à Neuilly. Nous allons chez Patsy. J'apprends que nous ne serons que trois ; Miss Starlette, Spaghetti & Co ne seront pas là. Tain, je vais pas pouvoir fondre ma mauvaise humeur hebdomadaire dans la masse. Ca chie de la bite.
Je me prépare à partir de chez moi. Je ne me sens pas super en forme alors que j'étais surexcité toute la semaine. Tain, c'est systématique, à chaque fois que je dois voir mon mec, je suis deprimed ! Allez Jona, smile !
Je suis un peu stressé, j'ai plein de boulot pour la semaine prochaine et j'ai pas fait grand chose... Bertrand m'appelle pour organiser un peu la soirée. Il en profite pour m'envoyer des photos sur Internet. Il traîne en longueur, je n'ai pas que ça à faire ! Il finit par me raccrocher au nez. C'est le point de non-retour, je ne supporte pas ce genre de comportement anti-communicatif. Déjà que j'ai eu du mal à le supporter au téléphone ces derniers jours, parce qu'il a eu tendance à pas mal jouer au con, alors que ce n'est pas le moment d'être joueur quand tout est fragile et instable. Je ne peux plus travailler, pour aujourd'hui, c'est terminé.
Retournement.
On se rapproche l'un de l'autre. Quelques gestes simples suffisent à réchauffer l'iceberg sous la couette. Mon coeur se desserre en même temps que nos corps. Il ôte mes vêtements et mes prises de tête à la fois. Je me sens enfin bien. C'est comme si toute l'agressivité que j'avais en moi se transformait en énergie sexuelle. (...)
Deux heures après, tout va bien. Tout me parait futile. Alors que je vais pisser, je réalise à quel point mon état d'esprit a changé, et je me dis que c'est beaucoup mieux comme ça. "Parfois on se trompe dans l'analyse d'un évènement parce qu'on est resté figé dans le seul point de vue qui nous semble évident." (E. Wells) Cette phrase me revient en mémoire. J'aimerais pouvoir ôter plus souvent mes lunettes et voir ce qui m'entoure avec un coeur plus léger. Je me dis que rien n'est impossible, et qu'au final, à trop chercher une communication verbale je ne fais que la paralyser. La communication passe par plus de facteurs que la langue. Je l'ai toujours su, mais ça m'a particulièrement frappé cette nuit. Je ne peux pas réduire une relation aux mots qui sont prononcés. Même si pour moi la parole reste un vecteur important, je dois rester ouvert à toutes les formes d'expressions qui existent. 06/12/2003Sujet de maîtrisePierre, Matth-DK et maintenant Fanougreenboy : y a que des profs d'histoire sur ce site ou quoi ??? Moi j'aimerais bien qu'il y ait des profs d'anglais et de français, comme ça ils me serviront à quelque chose au moins :p
Bon, à part ça, je suis en pleine réflexion sur ce que je vais prendre comme sujet de maîtrise. Je suis obligé d'y réfléchir dès maintenant par rapport à Erasmus (parce que si je choisis un sujet sur la littérature irlandaise et que je vais dans une fac de sciences ça va pas le faire !)
Je compte faire mon sujet sur un livre plutôt que sur un thème ou un auteur. A priori, contemporain. J'envisage un roman, mais je ne me ferme à rien en fait, ni en ce qui concerne la période, ni en ce qui concerne le genre. J'aime bien les chronolgies inversées à la Betrayal de Harold Pinter (comme dans le film "Irréversible"), j'aime bien aussi les tranches de vie qui finissent par se fondre les unes dans les autres, comme dans The Joy Luck Club de Amy Tan. En fait, je voudrais quelque chose qui ne soit pas classique (parce que de toute façon c'est du vu et revu) mais qui soit quand même très profond. Un truc un peu comme Poe, ou bien Faulkner (j'ai pas aimé Sanctuary mais j'aimerais bien quelque chose d'aussi riche.) Pour comparer avec des romans français, j'aimerais bien quelque chose comme Les Faux-monnayeurs de Gide ou Les Fleurs bleues de Queneau (ça n'a rien à voir c'est clair !) J'aimerais bien quelque chose qui ait deux lectures possibles en fait, un truc qu'il faut décortiquer pour en percevoir le deuxième message caché... J'ai commencé Human Croquet (Dans les Couloirs du temps) de Kate Atkinson, c'est super sympa mais est-ce assez riche pour en faire un sujet de maîtrise ?
Et c'est là que vous intervenez, chers lecteurs !!! Il va falloir que je définisse mon sujet, si je suis pris pour Erasmus, vers Mars-Avril. Donc d'ici là, il me faut lire des ptis bouts de trucs par-ci par-là histoire de bien choisir ce que je veux faire. Donc n'hésitez pas à me parler de livres ou d'auteurs que vous avez bien aimés, quelque soit le genre ou l'époque, il faut juste que ce soit d'un auteur anglophone (Américain, Anglais... peu importe !) Et pis sinon je vais faire une maîtrise sur des blogs anglophones ;)
A vos claviers ! 05/12/2003Les cours, toujours..."Ahhhh ! Elle a corrigé les copies, elles sont sur son bureau !" s'est exclamée une copine de classe en rentrant en cours de civilisation américaine, aujourd'hui à 9h. L'effroi pouvait alors se lire sur tous les visages. Sauf sur le mien. Je ne stresse jamais à l'idée d'avoir une note, au contraire, qu'elle doive être bonne ou mauvaise, j'ai hâte de savoir ce que je vaux.
La prof, dont on voit les lèvres à travers le pantalon, a alors commencé à dire ce qui n'allait pas dans nos copies. Après 15 minutes de suspense, elle nous les a rendues. J'ai eu 12. ^^ Cool ! Pour une matière que je n'aime pas et un sujet que je détestais particulièrement, je suis content de moi. Par contre, Vanessa, qui était à côté de moi, a eu 5. Aïe. C'est souvent comme ça, les remises de notes. Parmi les L5, je suis généralement celui qui a la meilleure note, et Vanessa celle qui a la plus mauvaise. Et comme on est le plus souvent à côté l'un de l'autre, bah ça me met super mal à l'aise...
A la sortie, après deux heures de révisions de phonologie pendant que quelques rares élèves et Madame Lèvres Moulées faisaient, eux, de la civi, je discutais tranquillou avec Vanessa quand elle s'est mise à pleurer. Je l'ai donc réconfortée pendant plus d'une heure ; nous avons parlé de son avenir incertain, de ses capacités, de ses méthodes de travail, etc. Ca a été l'occasion pour moi de lui dire tout ce que je pensais d'elle et des cours, tout ce qui m'avait choqué durant nos années de lycée et surtout durant nos deux années de DEUG. Le problème de Vanessa, c'est qu'elle n'arrive pas à s'adapter. Quand elle se lance dans un devoir ou dans des révisions, elle étudie en fonction de ce qu'elle veut ELLE, elle se base sur sa subjectivité, sur ce qu'elle s'imagine qu'il faut faire sans jamais confronter sa vision des choses à la réalité ou même au discours du prof. Résultat, elle est très rigoureuse par rapport au chemin qu'elle a choisi de prendre, elle travaille beaucoup, mais au final, comme elle n'a pas pris la bonne direction, elle se plante. C'est quelque chose que j'ai beaucoup de mal à lui faire comprendre, mais heureusement pour elle quand un ami lui parle elle l'écoute et se remet en cause. Et puis, depuis que je la connais, tous les ans elle a cru qu'elle ne réussirait pas, et tous les ans elle a réussi, donc espérons que ce soit pareil cette année.
Ca m'a permis de confirmer que oui, décidément, il faut vraiment réussir à s'adapter pour être épanoui. J'ai réussi à parfaitement m'adapter au domaine étudiant, et même si je m'ennuie pas mal parce que j'ai l'impression que ce que l'on fait est de plus en plus inutile, je réussis plus ou moins ce que j'entreprends. Donc tant mieux.
Et même en ce qui concerne le code, j'y ai mis le temps (5 mois) mais j'ai fini par l'avoir facilement :) Quant à la conduite, en une séance j'ai fait la moitié des exercices proposés par le simulateur et je progresse plus vite que je ne croyais !!! Cool ! :)))
Je laisse le mot de la fin à ma prof, qui nous a dit des choses super sympa aujourd'hui pour commenter nos copies :
"Vous perdez votre temps et vous me faîtes perdre le mien."
"Quand je lis vos copies, j'ai l'impression que c'est du vomi." 04/12/2003SynthèseAi passé ma journée à courir à droite à gauche. Me suis levé tôt pour aller à la fac alors que je n'avais pas cours. Ai vu une prof qui se charge d'Erasmus. J'ai demandé des lettres de recommandation à deux profs. Me suis rendu à l'UFR des maîtrises à Cluny-la-Sorbonne pour avoir des renseignements sur les maîtrises.
Ai vu le psy pour la dernière fois, j'ai enfin osé lui dire que je voulais arrêter les séances.
Ai commencé le simulateur de l'auto-école. J'ai tué virtuellement une ville entière. Suis évalué à 36 heures de conduite. J'aime po le mec de l'auto-école.
J'ai pas travaillé de la journée à cause de tout ça. Suis épuisé car j'ai pas fait de bonne nuit depuis celle de dimanche à lundi. Suis un peu deprimed car sensible car fatigué. Ai peur de ne pas réussir à tout mener de front (Erasmus + conduite + cours = @_@). Ai pas l'habitude de faire tant de choses à la fois. Envie d'hiberner. 03/12/2003Nuits de folieJ'ai raconté à Vanessa mon escapade weekendienne. Vanessa étant une fille qui aime bien le monde de la nuit et le luxe, nous avons pu discuter de tout ceci. Elle m'a avoué qu'elle se sentait évoluer. En effet, au temps du lycée elle sortait tout le temps et avait ce petit côté élitiste qui lui donnait envie d'aller aux Bains plutôt qu'à la Loco ou au Métro. On a parlé de nos différentes attentes face à une soirée : moi je ne veux qu'être avec mes amis et me lâcher sur de la musique que j'aime, d'autres recherchent les apparences. Elle m'a avoué qu'effectivement, quand elle sortait dans les lieux les plus huppés, elle se sentait puissante. Comme je le disais, ça lui donnait l'impression d'exister. Et puis, il y a plus de beaux garçons et de mannequins que dans les lieux "populaires" où l'on se fait mettre des mains au cul et où nos chaussures sont aspergées de vomi. Pour le coup, je dois reconnaître que des boites telles que le Cabaret, le VIP et le Man Ray sont appréciables pour leur déco épurée, leur clientèle triée et leur relative propreté. Oui, mais voilà, c'est un monde irréel, pas du tout représentatif du genre de personnes que l'on peut fréquenter tous les jours, un monde où tout n'est qu'apparence. Ce sont des soirées qu'il faut consommer régulièrement, autrement on est très vite has been. Vanessa y a passé plusieurs années, et aujourd'hui elle n'a plus de contact avec quiconque de ce monde nocturne ni n'a la possibilité d'y retourner. On est dans l'arène, ou on n'y est plus. De plus, elle n'a plus vraiment envie d'y aller, car à présent elle ne recherche plus à plaire (car en relation longue et sérieuse) ni à se prouver qu'elle existe, car elle a grandi. Aujourd'hui, ce qu'elle veut, c'est s'amuser, sans faire attention au regard des autres. C'est peut-être ça, la maturité. 02/12/2003Au coeur de l'actuMercredi dernier je ne suis pas allé en cours car je passais le code, et j'ai bien choisi mon jour car un cours d'amphi a été annulé à cause des manifestants anti-réformes-Ferry...
Aujourd'hui, avec les 4L (les filles de ma classes avec qui je traîne) nous nous sommes rendus à l'amphi pour avoir cours de grammaire, quand nous avons découvert que le hall était envahi par de drôles de grunges en tous genres. Ils faisaient tranquillement leur sit-in sans se soucier de la place qu'ils prenaient. Les filles étaient vénères : "Ils nous ont déjà fait chier mercredi, ils vont pas recommencer aujourd'hui !"
Quand les élèves du cours d'avant ont libéré notre amphi, les oiseaux ont envahi notre espace et ne l'ont plus lâché. Je sentais que Vanessa bouillait de rage, elle commentait à haute voix les apparences de ces animaux : "Nan mais regarde-là celle-la, on dirait qu'elle sort d'une poubelle. Hey, soulève ta jupe Monique !" J'ai alors constaté à quel point les manifestants étaient minoritaires à Paris 3. Alors qu'à Tolbiac la fac est fermée depuis une semaine, à Censier les révolutionnaristes font pâle figure. C'est vrai qu'en plus, on dirait tous qu'ils viennent juste de se réveiller... De plus, ils prennent systématiquement en otage les étudiants et nous reprochent de ne pas manifester avec eux. Ce matin, il y avait des affiches carrément agressives partout dans la fac. Gros cons.
Résultat, ils ne sont guère appréciés. Ca m'a pas mal étonné, car dans mon ignorance j'étais persuadé que tous les étudiants de France étaient réunis pour combattre le méchant Dark Ferry. En réalité, ce n'est pas du tout le cas, et ça me rassure d'espérer que tous ne sont pas bêtement dans une attitude de révolte.
La prof a fini par arriver, avec sa tête de piaf et son pti cartable. Elle semblait bien impuissante face à cette centaine de lionceaux. Une mini-réunion a eu lieu devant les amphis entre elle et les 4L, pendant que je prenais le thé et des petits gâteaux avec d'autres camarades. La révolte a été organisée : "On va tous dans l'amphi et on monte tous sur l'estrade pour faire pression." J'ai alors regardé notre groupe, et je me suis senti mal à l'aise ; que vont faire une centaine de filles face à une centaine de singes ? Finalement, les organisateurs de la révolte nous ont demandé de voter pour décider si oui ou non le cours devait avoir lieu. Nous avons répondu oui à 95%. Les zouaves ont quitté les lieux et nous ont rendu ce qui nous revenait de droit. La prof a alors fait son cours super méga intéressant et moi j'ai discuté tranquilou avec Vanessa.
01/12/2003Quand la Super Fée Cialité rencontre le Rat FarinJonay Spears : Comment ça tu vas voir Raffi ???
Drew va voir Raffi ! : Raffarin. Tu sais ? Le premier ministre.
Jona : Ohhhhhhhhhhhhhhhhhh :( Chuis déçu !!! Tu l'as fait exprès !!! C'est pour voir qui est plus "Star Ac" et qui est plus "politique" !
Drew : mdr ! Tu pensais à Raphaëlle Ricci !!!
Jona : Bah oui !!!!! Raphie quoi !!!! Je pensais qu'elle allait venir à tes cours d'impro.
Drew : Ben voyons :p Tu me diras, j'aurais préféré que Raphie vienne à mon petit cours d'impro plutôt que Raffarin qui va parler devant 300 personnes.
Jona : Comment ça se fait que tu vas le voir lui ?
Drew : Il vient à l'école. C'est un ancien de mon école. J'ai bataillé pour avoir une place. C'était limité. Suis trop content.
Jona : Eh bah ! Ca me laisse sans voix !
Drew : Rho !!! Pas d'ironie, stp ! ;)
Jona : Nan nan, pas d'ironie, mais c'est marrant, moi je suis en pleine crise de superficialité aiguë, et toi c'est la politique quoi... C'est marrant le décalage.
Drew : lol !!! En crise de superficialité aiguë ?
Jona : J'ai gravé l'album de Britney. :)))
Drew : Ben c'est bien ! Où est le problème ?
Jona : Le problème, c'est que ça me rend euphorique, et que j'ai envie de parler que de ça dans mon blog, et que Britney c'est une grosse pouf mais que je suis un gay superficiel !!!!  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |