19/04/2003Bibi & moiIl y a un peu plus d'un mois, il est tombé presque par hasard sur Gay Attitude. Presque par hasard, il a trouvé ma fiche. Pensant que j'étais sportif (paraît que je ressemble à un skateur) il m'a écrit. Il ne s'attendait pas à ce que je réponde. A l'époque je répondais encore à tout le monde. Je me suis dit : "un correspondant de plus." Ses mails ont commencé à le distinguer. Un mec vraiment drôle. Très vite, on a tchatté ensemble. Un mec hilarant. Je ne suis pas facile à faire rire dans la vie, lui arrive à me faire rire via le Net. Très très fort. Alors on a tchatté pendant quelques jours. On a bien rigolé. Moralement, il me plaisait beaucoup. Mais je n'imaginais rien de plus car de toute façon il vivait en Belgique (c'est un parisien qui fait Erasmus à Louvain en fait.) Il me soutenait qu'il n'était pas beau. Je lui demande une photo, par curiosité, ne m'attendant à rien. Il ne veut pas trop (gêné,) mais le fait quand même.
Il est craquant. Enfin je ne sais pas comment les autres le voient, mais je m'attendais tellement à ne pas être attiré que c'est le mot qui m'est venu à l'esprit : craquant. Le mec qui dégage trop ce que j'aime : un regard intelligent, des belles dents, de la douceur, de la timidité, du charme. Que demander de plus ? Dès lors, je me suis senti basculer. C'était le 27 Mars.
On a continué à tchatter. Tous les jours. Tous les soirs. Quand il sortait le soir, il m'envoyait un mail en rentrant. Je lui répondais à mon réveil. De fil en aiguille on s'est attaché l'un à l'autre. On en a parlé, on savait tous les deux que c'était pas bien, que c'était virtuel et qu'on pourrait ne pas se plaire en vrai.
Lundi 7 Avril : A Paris depuis deux jours, Bibi m'appelle. J'adore sa voix. On tripe comme sur MSN. Lui de son côté se dit que je ne suis pas son genre. Il n'aime pas ma petite voix.
Mardi 8 Avril : On se retrouve à Châtelet. Il me traîne au "Tropic." Je me sens plutôt bien avec lui. Je suis troublé. Lui de son côté ne me sent pas dispo dans ma tête et ne sait pas ce qu'il veut. Il n'aime pas mes yeux : "regard de momie, inexpressif."
Mercredi 9 Avril : Nous allons chacun de notre côté au Scorp. Dès que je le vois je me sens super content et à l'aise. J'ai envie de lui Parler. J'ai envie de l'étreindre. Je suis troublé. Mais il joue au con. Il boit comme un trou, danse chaudement avec sa meilleure amie, pue l'alcool, essaye de me tester, de me provoquer afin que je réagisse, il mate le décolleté de ma meilleure amie... Je lui en veux, je suis hyper déçu, je n'ai plus envie de lui parler (de toute façon parler à un mec bourré est inutile.) On se croise dans les escaliers à son départ, il me prend par le coup et m'embrasse la joue. Il me trouble ce connard.
Jeudi 10 Avril : On s'explique. Il n'est pas un si gros connard que ça. On se plait mutuellement. Mais on hésite. Il se rapproche, puis fuit.
Lundi 14 Avril : On se voit au Père Lachaise. Je suis encore attiré par lui. Il me fait rire. J'ai envie de le coincer entre deux tombes :p
On va à Châtelet. On parle sérieusement et là... Déception. Monsieur n'aime pas, ne veut pas, ne voit pas l'intérêt de se Confier. Il aime les non-dits dans une relation. Et ça, c'est complètement mon opposé. Moi je n'aime pas les secrets, j'aime les relations fusionnelles dans lesquelles on peut tout se dire. Je me dis que rien n'est possible.
Je rentre seul chez moi. J'ai les larmes aux yeux. J'en sens une se détacher de mes cils, descendre le long de ma joue pour être recueillie par mon index gauche qui a très vite réagi et qui ne veut pas que j'aie l'air ridicule. Je me sens ridicule : je ne vais pas pleurer à cause de lui quand même. Je dois être fatigué.
Mardi 15 Avril : Je suis malade. Bibi est censé venir chez moi le lendemain. On délire tous les deux sur le fait qu'il pourrait peut-être se passer quelque chose. Tain il me plait quand même ce connard. Je l'appelle par surprise. On discute deux heures. Je suis sous le charme. Lui non. Et vlan. "Tu m'attires et me répulses à la fois." Mange-toi ça Jona. Ca fait pas du bien. Mais je l'ai cherché, je lui ai dit que je voulais tout savoir. Ce n'est pas un mec pour moi. Je vais souffrir à cause de lui. Il ne se passera rien demain.
Mercredi 16 Avril : J'ouvre la porte, il m'attire. Je sais pas pourquoi mais il m'attire. Pendant quelques heures on parle, je me demande si je le répugne ou si je l'attire aussi. Je n'ose pas agir, je suis décidément trop timide. Il finit par me dire : "J'ai l'impression d'avoir 12 ans. Tu me stresses." Je fais semblant de ne pas comprendre. "Comment ça ?" lui dis-je. Il s'assoie alors sur moi, face à moi, je m'allonge instinctivement (nous étions sur mon lit,) son regard prend de l'assurance, sa voix s'adoucit, je suis piégé par son charme et il me dit : "Je me demande quand est-ce qu'on va s'embrasser."
Ca y est, notre relation a basculé. Je suis un peu paniqué et en même temps mes mains caressent ses bras. De l'avoir en face de moi me gêne alors je le prends dans mes bras.
Il est adorable...
(...)
Vendredi 18 Avril : Pendant les deux jours qui ont suivi on s'est bombardé de textos. On n'en peut plus, on a trop envie de se voir. Bibi arrive à 15h. Une super après-midi. On est bien tous les deux. J'ai envie que le temps s'arrête dans ses bras. Il me fait rire, pleurer, rire...
22h : Je ferme la porte derrière lui. Ma main reste accrochée à la poignée. Je penche la tête en avant et j'éclate en sanglots.
Aujourd'hui : Ca y est, Bibi est parti. Je crois qu'à l'heure qu'il est il est encore à Paris, prêt à grimper dans le train. J'étais bien déprimé hier. Aujourd'hui ça va mieux, j'ai super bien dormi. J'ai des flashs. Je revois certaines scènes, j'entends certaines phrases, des effluves de sa peau réveillent mes narines, j'ai l'impression de sentir encore ses lèvres, sa peau sur moi...
C'est pas super facile, mais je suis content quand même. Il m'a fait du bien. J'avais besoin de rencontrer un mec comme lui.
Il revient définitivement à Paris dans deux mois. On a dit que si une occasion se présentait à nous pendant ces deux mois, il ne fallait pas qu'on la laisse passer. "Je veux que tu vives." Ca me fait chier, mais il a raison. On ne peut pas s'attendre. Alors vivons, vivons mais bon. Je ne sais pas ce que je veux. Enfin si je sais, j'aurais voulu que notre histoire continue now. Et pas dans deux mois. Si ça se trouve on ne se plaira plus dans deux mois. Enfin bon. Je ne vais pas me prendre la tête. "Je vais mon destin, je vais mon chemin. Ainsi passent mes heures, au rythme entêtant des battements de mon coeur." Laissons les choses se faire ou se défaire. On n'a aucun contrôle dessus pour le moment.
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Jonathan, 26 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |