30/04/2004InstabilitésEn général, j’essaie d’écrire un article par jour. Souvent, j’en écris moins. Quand il m’arrive quelque chose de particulier, j’en écris plus. Ca tombe bien, je trouvais que ça manquait de rebondissements dans ma vie (et dans mon blog) ces derniers temps.
Je viens de rentrer chez moi. Nous sommes vendredi soir, il est presque 23h, ma mère est à la maison, et je viens de rentrer chez moi. Seul. Ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas normal. A peine rentré, ma mère m’a dit : « Bah, j’croyais que t’étais jamais là le vendredi soir ?! » -- « Bah des fois je sors puis je rentre » lui ai-je répondu. Faux. Ca ne m’est pas arrivé depuis très longtemps.
Je suis allé chez Bertrand, nous avons baisé, puis je suis parti. Ah oui, entre temps, on s’est disputé. Ce qui est hallucinant, c’est qu’on est passé d’un moment torride où j’ai réussi à m’éloigner de mes préoccupations négatives, à un moment d’indifférence, de dureté, et de froideur.
Cette semaine, j’ai réalisé que je n’étais vraiment qu’un gamin et que le monde était plein de loups. Ils ne sont pas nécessairement mauvais, les loups, mais c’est dans leur nature, il faut qu’ils mangent les petits agneaux comme moi. Enfin, je suis plutôt un pti diable déguisé en agneau, mais bon.
Sur le coup de notre dispute, je me suis fermé et suis devenu dur. Ca m’a étonné, car je me sentais fort. Dans ces cas-là, je suis fort car je me focalise sur un point que je contrôle à la perfection. Plus l’autre va s’acharner sur ce point, et plus je vais m’y accrocher. Un peu comme un chien qui mord dans un jouet qu’il ne veut plus lâcher.
Pour me faire lâcher prise, c’est facile : il faut m’emmener sur un terrain mouvant. Il suffit de me frapper là où je ne m’y attends pas. Ainsi, alors que nous étions prêts à sortir et que je m’apprêtais à porter le masque de l’hypocrisie pour paraître en société, Bertrand a décidé que, finalement, il ne sortirait plus. Il s’est changé, et a mis son pyjama. Résultat : un Jona complètement déstabilisé et nettement moins fort. Mais j’ai tenu. Et, alors que je ne m’y attendais pas, de longues minutes après, il s’est habillé et a tenté de me faire sortir. Résultat : un Jona faible et en larmes. Ca ne paraît pas comme ça, mais c’est une putain de technique, l’instabilité. Regarde l’oiseau là bas. Où ça ? Et hop, plu de baballe.
J’ai alors essayé de faire le loup, moi aussi. L’air de rien, j’ai pris le masque de l’agneau qui prend le masque du loup. Mais ça m’a soûlé, je me suis fait chier et je me suis dit que c’était surtout mon temps que je gâchais.
Je voulais lui dire pourquoi je m’en allais, mais il le savait probablement.
J’ai nettement moins pleuré que les fois précédentes. Quelques larmes chez lui, quelques larmes dans la rue, quelques larmes dans le métro, moins de larmes chez moi. C’est peut-être ça, en réalité, être un loup adulte. C’est se blinder, moins ressentir. Nourrir une haine contre le berger de ses griefs. Cerner son cœur de barricades.
Je l'avais dit : je suis con et immature.
Pour une fois, ce n’est pas mon cœur qui semble souffrir. C’est mon ventre. De rage, une boule s’y est formée, comme si quelque chose, là-dedans, c’était coincé. Et ça ne passe pas. C’est mon corps qui me fait mal.
C’était. C'est peut-êtreHier soir, en me couchant, je me sentais super bien. C’était peut-être parce que je suis resté assez longtemps dans un état de semi sommeil sous l’emprise de Stilnox, me faisant mélanger réflexions futiles et délires profonds. C’était peut-être parce que j’avais eu le courage de dépasser ma néophobie en allant interviewer la Conservatrice de la bibliothèque près de chez moi, ou en allant réclamer une date pour passer le permis. C’était peut-être parce que je venais de finir Hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb. C’était peut-être parce que j’avais longuement papoté au téléphone avec ma meilleure amie. C’était peut-être parce que je n’ai plus qu’un mois de cours. C’était peut-être…
Et pourtant, la veille, à la même heure, ce n’était pas du bien-être que je ressentais, mais une fois de plus l’expression obsessionnelle de certaines de mes pensées négatives par les yeux. Ce sera peut-être… 28/04/2004Don't fuck meC’est assez étrange quand on parle de vous dans un magazine national. Tout à coup, le nombre de lecteurs explose, vous avez tous plein de nouveaux correspondants, plein de messages, etc. Tout le monde pose un regard différent sur moi. Enfin, je parle du regard sur le Net, of course. Car même si la parution de ce petit article a eu l’effet d’une bombe virtuelle, elle ne change rien dans le monde réel. Certes il y a des garçons qui posent leur regard sur moi, mais ce n’est en aucun cas à cause d’une petite photo sur laquelle on ne me reconnaît probablement pas. Et encore, d’autres osent plus que le regard.
D'ailleurs, je ne suis pas sûr que Têtu soit le seul responsable de ma soudaine notoriété. En effet, j'ai plein de lecteurs qui débarquent après avoir cherché des infos sur le beau Sébastien Moura. Je comprends mieux comment certains font pour attirer le client.
Il y a aussi cette impression qu’on vous attend au tournant. Comme si on allait s’empresser de sauter sur mes lignes pour les encenser avec hyperboles et exagérations diverses ou pour ne pas pouvoir s’empêcher de critiquer une pseudo réflexion là où je ne voulais exprimer qu’un ressenti. C’est la dure loi du blogueur. On se livre en pâture aux yeux de tout un chacun et il faut accepter les caresses comme les crocs. C’est à la fois très agréable cette sorte de reconnaissance publique, et en même temps, il y a quelque chose de terriblement dérangeant et superficiel. Je n’ose imaginer les perturbations que doivent ressentir les gens qui sont projetés au devant de la scène télévisuelle : c’est violent. 25/04/2004Education, art et lectureQuand je regarde certaines des personnes qui m’entourent, je me surprends parfois à mépriser quelque peu leurs raisonnements. C’est terrible, car je n’aime pas faire ça, mais malgré la rigueur des arguments qu’on leur présente pour leur démontrer que ce qu’ils disent ne tient pas debout et le fait qu’ils soient incapables de défendre leurs idées par des propos un tant soit peu cohérents, organisés, et illustrés, ils restent sur leurs positions.
Il y a quelques temps, il m’est arrivé d’envoyer des mails communs à toutes mes connaissances pour organiser des débats. Le premier portait sur l’amour et l’amitié, et je l’avais trouvé très intéressant et enrichissant. L’avantage de ce thème est qu’il n’y a pas à avoir tort ou raison : chacun a fait part de son vécu, de son ressenti et des ses réflexions. Le deuxième (et dernier) questionnait les causes des différences entre l’homme et la femme. Bertrand y avait participé et avait terminé son intervention part « vous souhaitant une bonne réflexion stérile. » Hautain et méprisant : insupportable !
Et pourtant, aujourd’hui, quand je regarde certains débats, quand j’écoute les gens parler, c’est ce même mot qui me vient à l’esprit pour les qualifier : stériles. Je vois très vite que tel sujet n’est pas nécessairement le meilleur support pour une discussion, et, surtout, que les gens n’ont pas les capacités de la mener à bien.
C’est bien dommage, car les gens ne sont pas forcément bêtes. Dans mon entourage, je côtoie des gens ouverts, intéressants, intelligents, mais qui manquent cruellement de ce petit quelque chose qui permet d’avancer et de développer une véritable intellectualité.
C’est là que je vois à quel point l’éducation est importante. Les gens dont je parle ici sont des personnes qui n’ont pas suivi de scolarité rigoureuse et qui, par conséquent, n’ont pas acquis de bagage intellectuel solide. Quand je pense à tous ceux qui ont décroché après le collège, alors que l’esprit que je possède à présent a été formaté par les différents apprentissages que j’ai reçus en première et en terminale, ça me fait peur. Et je ne parle même pas de l’éducation que j’ai reçue en formation supérieure, qui m’a appris à baser mes réflexions sur des auteurs et des données concrètes.
Et pourtant, mon éducation, à moi aussi, laisse à désirer. Si je n’ai pas à rougir des mes résultats scolaires, je n’ai rien appris de culturel venant de mes parents. Ils ne lisent pas, ne connaissent rien à l’art et ne jurent que par ce qui peut les faire rire. Je ne leur jette pas la pierre car ils n’ont pas eu la chance de pouvoir suivre une scolarité aussi longtemps que moi. Mais résultat, tout ce qui ne s’apprend pas à l’école me fait cruellement défaut. Comme je l’ai déjà évoqué, je ne m’intéresse absolument pas aux actualités, préférant largement regarder la télé-réalité plutôt que la réalité via la télé. De plus, je ne connais rien aux arts graphiques et visuels, que ce soit la photographie, le dessin, la peinture… Les seules choses qui me touchent sont les œuvres contemporaines, comme cette photo d’un cadavre de poulet entre les jambes d’une femme au Tate Modern à Londres, ou la photo d’un banc de sable sur le littoral de l’île de Whitsunday à Queensland en Australie, dans La Terre vue du Ciel de Yann Arthus-Bertrand (je n’oublierai jamais cette impression du sol se dérobant sous mes pieds alors que me revenait mon cours sur le beau et le sublime devant cette simple carte postale.)
On me propose de temps en temps d’aller dans une expo, mais cette activité m’est si étrangère que je n’ose jamais me lancer. J’ai peur d’être largué, de me sentir nul à côté de ces autres si cultivés, d’avoir la terrible sensation, une fois de plus, de perdre mon temps (et mon argent accessoirement.)
Je ne suis pas non plus un expert du cinéma rejetant quasiment en bloc tout ce qui a précédé ma naissance. Mais j’arrive tout de même à avoir un avis. Je suis censé m’y connaître en littérature, et pourtant je ne sais (et encore) que ce qu’on m’a enseigné et que j’ai bien voulu apprendre. Néanmoins, et bien que je ne sois pas le Speedy Gonzalez de la lecture, je crois qu’il y a peu de choses aussi agréables qu’un bon livre. Certes, le livre exige que celui qui le tient ne soit pas aussi passif que devant un écran, mais quand les mots me touchent, je suis transporté par les phrases, et les pages s’envolent au fil des pensées.
Aujourd’hui, donc, je suis bien content d’être un tant soit peut littéraire. Il y a certains livres qui m’ont touché, qui m’ont fait rire, qui m’ont fait pleurer, qui ont eu une réelle influence sur ma vie comme quasiment aucun autre support n’a su le faire. Le cinéma, c’est bien gentil, mais une heure et demie ne peut pas me marquer à vie. Un livre, c’est un contact quotidien pendant plusieurs jours, plusieurs semaines ou mois. C’est aussi pour ça que les séries télé me touchent autant : elle s’étalent sur des années, laissant au téléspectateur la possibilité de vivre une autre vie et de penser une autre réflexion au fil du temps. C’est puissant.
Mais avec un livre, on entretient une véritable relation : il y a une couverture et des mots à voir, des feuilles à caresser, de l’encre à sentir, on peut même s’écouter tourner les pages. C’est ce qui le rend si particulier et qui fait qu’on aimera toujours les livres. Regarder la télé, c’est se masturber, alors que lire un livre, c’est faire l’amour avec soi-même. 24/04/2004The devil insideC’est dingue à quel point je peux être vilain et une caricature de moi-même lorsque je suis avec Bertrand.
Suffit de prendre la soirée d’hier. Je n’avais qu’une envie : être désagréable. Je l’ai retrouvé au « Tropic ». Sur le coup, j’étais content d’y aller car j’étais habillé en Tapette Volante, et pis j’avais envie de mesurer mon pouvoir de séduction du jour (une vraie pute je deviens).
Mon dieu. J’avais jamais vu ça. Il y avait autant de monde que de vers dans de la pâtée pour chats pourrie. Et ça grouillait, et ça grouillait… Ca ou prendre le métro aux heures d’affluence, c’est pareil. Sauf que dans le métro, on s’entend parler. Je n’ai donc pas épargné mon mec de ces quelques critiques. Surtout que lui était comme un poisson dans l’eau ; « bon alors, les amis, on se voit bientôt, on s’fait une petite soirée, hein. » Le voir si sociable m’a confronté à la part de moi si timide, et j’ai haï cet instant.
Puis, lorsque nous étions chez lui, je lui ai sorti le refrain habituel : « j’ai faim. » Lui, gentil, se met à ma disposition.
« Qu’est ce que tu veux manger ? »
Moi : « Chais pas. »
Lui : « Tu veux des pâtes ? »
Moi : « Nan. »
Lui : « Tu veux de la viande ? »
Moi : « Si elle est aussi grasse que la dernière fois, nan. » Je ne manque jamais une occasion de critiquer, un vrai chieur je suis.
Lui : « Tu veux du couscous ? »
Moi : « Nan, chais pas si j’vais aimer ça. »
Lui : « Bon, allez, on va faire des pâtes. »
Moi : « Ah nan, j’en ai mangé toute la semaine ! Et pis tes pâtes elles sont moins bonnes que les miennes. »
Finalement, du faux-filet et des pâtes ont atterri dans mon assiette. J’ai alors pris mon déguisement de gamin capricieux, et j’ai continué sur ma lancée. « T’as mis trop de sauce. » « La viande est trop épaisse et trop dure, j’préfère mes steak hachés surgelés. » Résultat, j’ai mangé la moitié de la viande, et je lui ai foutu le reste dans son assiette. C’était plein de gras, fallait trier et j’aime pas ça euhhhhhh ! ^^;
Lui : « Tu veux sortir ? »
Moi : « Chais pas. »
Lui : « Tu t’sens fatigué ? »
Moi : « Ca va. »
Il ne l’a pas encore compris, mais ça, dans mon langage, ça veut dire : OK. Pas compliqué déjà, je suis.
Nous sommes donc sortis. J’ai d’abord râlé parce que le métro était long à arriver. Puis j’ai râlé parce qu’il y avait de la queue devant la Favela. Puis j’ai couiné quand j’ai appris que ce n’était pas gratuit mais que c’était dix euros l’entrée : « Nan mais j’vais pas payer pour une soirée pourrie, qui se termine à 2h et avec probablement de la musique de merde quoi !!! »
Lui : « Mais j’te l’offre. »
Moi : « Nan, j’veux pas que tu gaspilles ton fric pour une merde pareille. »
Résultat, on est rentré avant d’arriver devant le videur (et pis, accessoirement, passé minuit, faut être accompagné de filles pour rentrer, alors c’était mort.)
Bref, j’ai passé la soirée à le pousser à bout, je n’ai cessé de le provoquer, mais il est cool avec moi… Et tout ça a fini devant la télé, comme deux papis, à regarder un documentaire que je ne voulais pas voir au départ (« Ah nan, on va pas regarder ça ! ») dont je n’ai pas manqué une miette au final…
Sauf que j’ai eu trop de mal m’endormir, et qu’à 4h j’ai pris un demi Stilnox…
Je ne me recommande à personne ! ^^;;; 23/04/2004PharmacieLes vacances touchent à leur fin. Je n’en ai pas franchement profité. Note pour plus tard : ne jamais prévoir un exposé après des vacances. Ca n’en finit pas, ça fait sept jours que je suis dessus. Je n’avais jamais passé autant de temps à travailler ! ^^;
Bien que je ne sois quasiment pas sorti de ma crypte depuis cinq jours, je suis tout de même allé chez le médecin (à 100 mètres de chez moi : une super sortie !) Je lui ai dit que je ne prenais quasiment plus de Lexomil (ma fréquence est d’environ un quart par mois) mais que je prenais un Stilnox par semaine. Consommation relativement faible, donc.
Je lui ai dit que j’étais très stressé, que j’avais beaucoup de mal à me détendre. Ma tension l’a confirmé : 14,8. Au moment de me la prendre, il m’a demandé : « Vous êtes au repos ? » @_@ Sur le coup, j’ai pensé à l’état de mon engin, et pas à mon être en général, ce qui m’a quelque peu interloqué… Et ça ne m’a pas aidé à me détendre !!!
Alors il m’a prescrit du Spasmine. C’est à base de plantes. Je ne sais pas s’il y a un effet placebo, si ça fonctionne réellement, ou si c’est dû aux gros efforts que je fais depuis quelques temps pour ne plus stresser, mais je me sens nettement mieux ! Persiste toujours un sentiment d’inquiétude générale, comme d’hab. Je m’inquiète pour le permis, pour les cours, pour mon futur job, pour mon départ à Londres, pour ma relation. Mais bon. Faut aussi penser que depuis presque deux semaines je suis en vac, ce qui ne me réussit jamais. Ouais, je sais, j’suis bizarre, mais moi, quand j’ai pas un emploi du temps défini au carré, mon esprit vagabonde trop et me fait avoir de noires idées… Si les symptômes persistent après la rentrée, je demanderai conseil. 21/04/2004Cent quarante neuf
Cela fait trois jours que je suis enfermé chez moi comme un vampire à travailler, et par le beau temps qu’il faisait aujourd’hui, je me suis autorisé à sortir le temps d’aller acheter le dernier « Têtu ». En effet, je savais que j’allais y apparaître après qu’un gentil journaliste m’a contacté (c’est vraiment laid cette règle de mettre l’indicatif après « après que ».)
Quelle émotion ! Je me suis rendu compte que c’était la première fois que j’achetais un magazine pour garçon sensible, et, étrangement, ça me mettait un peu mal à l’aise. En plus, la couverture est rose, alors j’ai bien pris soin de ne pas trop me faire remarquer. ^^;
Une fois la Bible entre les mains, je l’ai directement ouverte à la page 149 : deux messages reçus hier soir m’avaient alerté sur la récente parution. Et quelle ne fut pas ma surprise de voir que j’étais carrément « Le site du mois » et que j’avais mon propre petit encadré ! :) Quel honneur.
Ca fait bizarre de se voir dans le journal, et d’avoir quelques lignes sur soi. Je n’ai pas pu m’empêcher de réfléchir sur la manière dont nous percevons tous les choses ; je veux dire par là que chaque personne qui a pu un jour tomber sur mon journal aurait probablement une manière d’en parler qui lui est totalement unique. Qu’est ce qui fait qu’on retient plus tel élément ou tel autre ? Décidemment, la subjectivité me fascinera toujours.
Enfin bref, tout ça pour dire que je suis très content, et que ce n’est pas uniquement parce que cela flatte mon ego narcissique. Déjà, oser poser pour Garoo et entrer dans le cercle officiel des pédéblogueurs était pour moi un gage de reconnaissance. En effet, j’ai toujours eu la sensation que quand on écrit un blog sur Gay Attitude, on n’est pas franchement reconnu comme un vrai blogueur à part entière. Je ne sais pas trop à quoi c’est dû, et je pense que certains journaux rédigés ici sont bien plus intéressants que d’autres ayant leur propre site ; en tout cas je trouve ça très injuste. Et là, en moins d’un mois, je gagne une reconnaissance officielle extérieure en ayant quelques lignes qui me sont consacrées dans un magazine national. Waou. Je suis très très très flatté.
Bon, c’est pas non plus un Prix Goncourt, alors je ne vais pas en faire des tonnes, mais voilà, je suis vraiment fier d’être un pédéblogueur ce soir. :)
Merci beaucoup à Xavier pour l’article et à frsic pour m’avoir aidé avec l’image.
20/04/2004La bisexualité existe-t-elle vraiment ?Bon nombre d’homos sont complètement intolérants envers les personnes qui se disent bis. Je trouve ça terriblement discriminatoire et injuste de rejeter quelqu’un à cause de son orientation sexuelle, et encore plus hallucinant quand cela vient de personnes à la sexualité déviant de la soi-disant norme ! A croire que chacun se crée sa propre norme et refuse d’accepter ceux qui sont un peu différents.
Je ne reviendrai pas sur l’amalgame qui est constamment fait sur la fidélité des bis : je l’ai déjà évoqué ici. En revanche, je souhaite essayer d’éclaircir un point : pourquoi ? Pourquoi tant d’homos rejettent les bis ?
Et pour cela, il suffit que je me souvienne…
Moi-même, j’ai longtemps douté de la bisexualité, tout simplement parce que j’avais du mal à trouver un vrai bi. J’ai discuté avec pas mal de garçons (et filles, d’ailleurs) et ai toujours aimé me projeter dans leur tête pour mieux comprendre leurs différences. Et il m’est arrivé, plus souvent que je ne l’aurais imaginé, d’entendre un homo me dire : « Moi, j’suis bi. » Bon, au départ, on veut croire en la bonne foi de son interlocuteur. Mais quand le schéma se répète, quand de plus en plus d’homos, de tapettes spatiales se mettent à dire qu’elles sont bis, je commence à me poser des questions. Bon nombre de ces mecs prétendent aimer les filles autant que les garçons. Mais il suffit de les regarder deux secondes. Quand on a la voix de Michel des colocataires et qu’on met des talons aiguilles, il est difficile de faire croire qu’on est bi. Mais bon, après tout, il ne faut pas juger sur les apparences, tout est possible.
Alors observons ces garçons sur plusieurs années. Certains, c’est marais, boite, bite, bite, et bite. Mais bon, ça, c’est juste pour m’amuser, en fait je suis bi. Bah mon coco, si tu t’amuses pas sexuellement avec les filles, c’est que tu n’es pas si bi que ça… D’autres, par contre, rejettent carrément le milieu homo et tout ce qu’il y a autour. Oui, c’est vrai, je me sens bien avec un mec, j’aime baiser avec, mais c’est tout. Le marais, et tout ça, j’aime pas. J’aime pas la techno. Donc je ne suis pas pédé. A la limite, je suis bi. Mais pédé, ça non, jamais ! Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu.
Eh bien non, chers amis en mal d’identité, être homo, ce n’est pas nécessairement aimer la techno et le marais, ce n’est pas forcément s’habiller moulant, ce n’est pas forcément sortir tout droit de la « Cage aux folles ». Certes, certains d’entre nous possédons les clichés de l’homosexualité (et moi le premier) mais ce n’est pas ainsi qu’on peut définir notre sexualité. Selon moi, on ne peut la définir que par le cœur et le sexe. Tout ce qu’il y a autour ne compte pas. Tu aimes la bite, tu brûles d’amour pour ton meilleur ami hétéro : tu es homo. Alors ne te cache pas sous une soi-disant bisexualité. Oui, mais moi, tu comprends, j’veux me marier, avoir des enfants. Bah t’es pas le seul. Tous les homos ont eu l’envie de se marier et d’avoir des enfants, mais c’est pas pour autant qu’ils sont bis. Ca, c’est le schéma social qu’on nous inculque à la naissance et qu’on a instinctivement envie de reproduire.
Le fait est que l’homosexualité fait peur parce que nous n’avons aucun modèle. Les hétéros doivent se marier, avoir deux enfants, un chien, un appart en ville et une maison à la campagne, où ils vivront heureux entourés de leur famille jusqu’à la fin des temps. Bla bla bla. Nous, le modèle qu’on nous renvoie à la gueule, c’est : épilation, 25cm, poppers et disco. Difficile d’imaginer un avenir constructif là-dedans.
Moi-même, durant les mois qui ont précédé mon coming-out, je me suis dit que je pourrais mentir, dire que je suis bi, que ce serait plus facile à accepter. Mais très vite, je me suis rendu compte que j’en avais marre de mentir aux autres et que je ne voulais pas me mentir à moi-même.
On n’a pas de modèle, c’est flippant, oui, je sais. Mais en même temps, c’est excitant, car c’est à nous de le construire. Et puis, dans le fond, mis à part la parentalité qui est difficile, a-t-on réellement une vie si différente des hétéros ?
Alors chers amis homos, cessez les mensonges, ouvrez vos cœurs et vos esprits, acceptez vous tels que vous êtes et acceptez les autres dans leurs différences. Car à force de crier à tort et à travers que vous êtes bis alors que vous ne connaissez pas l’odeur d’une chatte (mon dieu, rien que d’imaginer, j’ai envie de vomir !) vous portez préjudice à ceux qui sont vraiment bisexuels. Car oui, ils existent, j’en ai rencontré ! Décidemment, l’acceptation de soi sera toujours aussi problématique…
« Quelle que soit notre nature, il faut l’accomplir, autrement nos vies sont malhonnêtes. »
Oscar Wilde. 19/04/2004Au téléphoneJe tremble. Je sens le sang qui afflue en masse partout dans mon corps. Mon cœur bat à en faire exploser ma poitrine. Ma respiration est haletante. Ma voix est chevrotante.
Bon j’exagère un peu, mais vous voyez l’idée. Il faut absolument que j’apprenne à réguler mon stress.
Il y a deux semaines, on m’a laissé un message sur mon répondeur pour un éventuel boulot d’hôte d’accueil standardiste. Depuis deux semaines, je n’ai pas cessé de rappeler au numéro qu’on m’avait laissé, et je tombais systématiquement sur le répondeur. J’ai laissé plein de messages, et jamais on ne m’a rappelé. Peut-être que ma voix n’a pas plus ? Peut-être est-ce l’annonce de répondeur (avec « Toxic » de Britney Spears en fond sonore) qui fait mauvais genre ?
Aujourd’hui, pour la vingtième fois, je rappelle. Et là, miracle, on me répond. Tout de suite, la responsable du recrutement me demande : « Vous parlez couramment anglais ? » Et moi : « Euh, couramment, je ne sais pas, mais ça fait trois ans que je fais de l’anglais à la fac. »
Elle : « Je peux vous tester ? »
Moi : « Euh, oui. »
C’est exactement ce que je ne voulais pas, car je trouve que parler une langue étrangère au téléphone est ce qu’il y a de plus difficile. Elle m’a demandé de lui parler de mon expérience professionnelle. J’ai commencé par dire que je n’avais jamais vraiment bossé, j’ai voulu dire que j’avais fait un stage au ministère de la santé mais je me suis rendu compte que je ne savais ni dire stage, ni ministère… Alors j’ai redit que je n’avais jamais travaillé. Elle m’a demandé de lui parler de mon expérience artistique (c’est comme ça que j’avais comblé sur le CV) et là je m’en suis un peu mieux sorti. Enfin, tout est relatif quoi…
A ce moment là, j’avais le cœur coincé dans la gorge, j’étais devenu tout rouge tant je me sentais mal à l’aise. Elle m’a demandé de lui dire, en anglais : « Monsieur X est en réunion, puis-je vous passer son assistante ? » Et moi : « Mister X can’t answer right now, can I... » Et j’ai avoué que je ne savais pas le dire. Putain, pourquoi on ne nous apprend pas le vocabulaire du bureau à la fac plutôt que du vocabulaire littéraire ! Si je n’avais pas été stressé, j’aurais réussi à dire quelque chose, du genre « Do you wanna talk to his assistant ? » Mais sur le coup… Elle a dit que ce n’était pas grave, et elle m’a proposé un rendez-vous, auquel je dois amener des tonnes de papiers.
Bon, alors là, du coup, je ne comprends pas… Elle s’est dit que je manquais de vocabulaire en la matière mais que je me débrouillais pas trop mal en anglais, en soi ? Hein, c’est ça ? Et puis, tous les papiers, c’est pour quoi faire ? Y a pas besoin de tout ça pour un entretien j’crois bien ! Bref bref bref, rendez-vous en mai. 18/04/2004ESSOLes vacances ne me réussissent vraiment pas, c’est toujours comme ça. J’ai trop de temps pour penser et pas assez pour dé-penser. Je me retrouve, une fois de plus, seul face à mes pensées mortelles… Je les déteste, car elles s’insinuent au plus profond de moi, là où elles ne devraient pas être, surtout quand elles ne devraient pas être. Je ne supporte pas cette sensation de ne pas être à ma place. C’est comme si j’avais changé, ce qui était chaud est devenu froid, ce qui était bien est devenu mal. Il n’y a plus ni écho, ni résonance. Je me sentais si seul, sous les draps, dans le noir… Pas de feu, mais la chaleur de mes yeux qui s’en va en coulant.
Les fleurs sont là, mais j’ai peur qu’on me les offre à l’enterrement plutôt que lors d’une autre célébration joyeuse. On ne sent plus le soleil quand on est enfermé dans son cercueil. J’ai l’impression de devenir un vampire, de devoir berner pour pouvoir sucer. Peut-être aurai-je à me laisser brûler si je ne veux pas me faire empaler par Buffy ? Peut-être tout ceci n’est qu’un petit creux de vague glacée et que dans peu de temps je remonterai. Tant que je suis seul dans ma chute…
Je ne peux pas encore tirer la chasse, j’espère seulement pouvoir rabattre le couvercle. 16/04/2004AnniversaryIl y a un an, il faisait exactement le même temps qu’aujourd’hui. Cette même chaleur qui donne envie d’ôter ses vêtements pour laisser nos peaux entrer en contact.
Il y a un an, chez moi, c’était propre et bien rangé. Aujourd’hui, c’est sale et en bordel. Mais je fais de mon mieux pour nettoyer.
Il y a un an, mon lit était toujours bien fait, car il n’accueillait que moi et mes rêves. Aujourd’hui, il est régulièrement défait.
Il y a un an, en début d’après-midi, j’étais un peu stressé, car j’invitais un garçon chez moi.
Il y a un an, je ne savais pas trop ce que je voulais. Je savais juste ce que je ressentais. Et, my God, qu’est ce qu’il m’attirait !
Il y a un an, je me suis dit que non, jamais je ne sortirai avec lui, parce qu’avec lui je souffrirai.
Et puis, il y a un an, je lui ouvert une fenêtre sur ma vie, la porte de mon cœur, un édifice à construire à deux.
Depuis un an, l’édifice a été maintes fois ébranlé. Certains pensaient qu’il ne tiendrait jamais.
Après un an, jour pour jour, l’édifice se dresse fièrement sous le doux soleil d’Avril. 15/04/2004Extrait« Double-cliquez sur l’entrée Programmes, puis sur le dossier contenant l’application pour laquelle vous désirez créer un raccourci. »
Windows Millenium, de Michel Pelletier, Campus Press.
1. Prenez le livre le plus proche de vous.
2. Ouvrez le livre à la page 23.
3. Trouvez la cinquième phrase.
4. Publiez cette phrase dans votre carnet, ainsi que ces instructions.
Via Matoo
Ouais, sauf que moi, mon ordinateur, il est dans l’entrée, alors forcément le livre le plus proche de moi c’est une aide pour les blondes comme ma mère et moi…
Le dilemmeLes Colocataires, sur M6, à 18h45
Ou
La Ferme Célébrités, sur TF1, à 19h ?
D’un côté, y a des mecs pas mal, un compatriote qui s’assume pleinement, et le jeu est de trouver qui sont les deux autres homos du lot. Le point négatif, c’est que la chaîne censure toutes les images de bites qui dépassent… Tain, ça m’excite ! ^^;
D’un autre côté, on a un concept un pti peu plus original, mais les célébrités sont plutôt has been qu’autre chose. Ce qu’il y a de plus intéressant dans cette émission, c’est la présence du très beau flic - mannequin - chroniqueur télé Sébastien Moura. Il est méga bono…
Des mecs d’un côté, des mecs de l’autre : mon cœur balance…
Si vous souhaitez voter pour les colocs, tapez 1. Pour la ferme, tapez 2. Et pour que je travaille ou lise au lieu de regarder la télé, tapez moi.
En attendant, ce soir, c’est Nouvelle Star ! ^_^ Je vais grave avoir envie de chanter après ça… Qui a dit que j’étais blonde ? 14/04/2004SestinaSeptember rain falls on the house.
In the failing light, the old grandmother
sits in the kitchen with the child
beside the Little Marvel Stove,
reading the jokes from the almanac,
laughing and talking to hide her tears.
She thinks that her equinoctial tears
and the rain that beats on the roof of the house
were both foretold by the almanac,
but only known to a grandmother.
The iron kettle sings on the stove.
She cuts some bread and says to the child,
It's time for tea now; but the child
is watching the teakettle's small hard tears
dance like mad on the hot black stove,
the way the rain must dance on the house.
Tidying up, the old grandmother
hangs up the clever almanac
on its string. Birdlike, the almanac
hovers half open above the child,
hovers above the old grandmother
and her teacup full of dark brown tears.
She shivers and says she thinks the house
feels chilly, and puts more wood in the stove.
It was to be, says the Marvel Stove.
I know what I know, says the almanac.
With crayons the child draws a rigid house
and a winding pathway. Then the child
puts in a man with buttons like tears
and shows it proudly to the grandmother.
But secretly, while the grandmother
busies herself about the stove,
the little moons fall down like tears
from between the pages of the almanac
into the flower bed the child
has carefully placed in the front of the house.
Time to plant tears, says the almanac.
The grandmother sings to the marvellous stove
and the child draws another inscrutable house.
Elizabeth Bishop 13/04/2004Le lapin est passéAh, il a laissé des œufs enrubannés dans du coton gris.
Ah, il a carrément laissé une trace de sueur derrière lui.
Ah, et ça s’agite dans tous les sens.
Que c’est dur de se concentrer parfois. 12/04/2004Reste En PaixJe déteste les jours fériés. C’est comme les dimanches : tout est mort. On sent que la ville dort et que les gens glandent, ce n’est définitivement pas la même ambiance qu’un jour « normal ». C’est un peu déprimant, tout ce vide. Alors que j’ai tout à faire, je n’ai plus envie de rien. Ca crée un gros contraste avec les jours précédents.
J’ai passé plusieurs jours avec mon chéri, avec qui ça s’est, une fois de plus, très bien passé. Putain, qu’est ce que ça fait du bien de pouvoir enfin écrire ça. :) Nous étions, comme souvent, de vrais gamins : parce qu’il a osé ouvrir la fenêtre de la salle de bain alors que je n’étais pas encore sec, j’ai négligemment laissé couler l’eau glacée de la douche le long de son dos si chaud… ^^; On a glandé comme jamais : de vraies marmottes ! Même un peu trop à mon goût, parce qu’à trop dormir la journée, je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit. Du coup, je me suis exilé sur le carrelage de l’entrée pour terminer Disgrace de Coetzee, à la lumière des chiottes, sous fond de ronronnements humains, avec de l’humidité lacrymale le long des joues.
Je pourrais aller voir Anne, comme samedi dernier. On ferait les cons, on rigolerait bien. Je pourrais aller au ciné avec Bertrand, histoire de ne pas rester comme une Cosette chez moi. Mais je n’ai plus envie, pour le moment. Je vais aller lire et glander. J’aurais ptêtre dû rester avec lui. Tant pis, moi aussi, je suis férié. 09/04/2004Tout« Je suis ce que je vois, puis la vue se renverse en moi. »
Bernard Noël, Journal du regard.
Je ne sais pas de quoi j’ai envie, mais je me sens tellement bien, que j’ai Envie. 08/04/2004Happy FaceJe suis en pleine forme. Ces derniers jours ont pourtant été assez stressants, car il a encore fallu que je mène de front mes devoirs (avant les vacances les profs nous filent plein de boulot) et les détails administratifs pour Erasmus qui n’en finissent pas. A peine a-t-on fini de remplir un papier et qu’on l’a fait signer par trois personnes différentes, qu’on se rend compte qu’il faut remplir un autre papier, en fait, le même, mais en anglais cette fois, et qu’il faut donc tout recommencer.
J’ai d’ailleurs aujourd’hui rencontré la fille qui part avec moi (l’autre avec qui je devais partir s’est désistée.) Elle est venue m’aborder aujourd’hui en me disant : « Ste plaît rassure-moi, dis-moi k’toi non plus t’as rien fait, t’as pas trouvé ton directeur de recherche ni ton sujet d’mémoire ! » Et moi : « Bah, euh, j’ai déjà rempli mon contrat pédagogique, j’ai mon directeur de recherche et mon sujet de mémoire… Désolé ! ^^ ; » Il s’avère qu’elle est encore plus stressée que moi, et qu’elle n’a pas fait le dixième des choses que j’ai faites ! Au moins, elle saura à qui poser des questions.
Sinon, comme je le disais au début, je me sens bien. Je serai en vacances demain, je suis loin d’être en retard pour mes lectures (c’est un miracle !) Tout est cool. Certes je vais quand même avoir plein de boulot pendant les vacs, mais c’est pas grave. J’évite de penser aux heures de conduite que je vais devoir reprendre, je laisse couler, j’attends… On verra pendant les vacances.
Et puis, je me sens bien dans mon corps surtout. Bon, OK, j’ai eu un choc lorsque j’ai remis un vieux jean Celio et que je me suis rendu compte qu’il remontait ma graisse alors que ce n’était pas le cas il y a six mois, preuve incontestable de mon embonpoint grandissant… ! Néanmoins, c’est pas grave, je préfère avoir un corps pas top et profiter de mon temps que de le faire souffrir pour espérer, peut-être, avoir un semblant de muscle.
J’ai mis mes lentilles toute la semaine, ce qui me donne l’impression de redécouvrir mes yeux. Je m’amuse à faire une coupe différente chaque jour (alors que depuis trois ans je fais la même coupe). Ca surprend un peu les gens, parfois en bien, parfois en mal, mais ça m’amuse. En ce moment, je me cherche un peu. Et les mecs me trouvent ;) Je sens des regards sur moi. Notamment, aujourd’hui, en sortant de l’amphi, je croise le regard d’un compatriote pas trop mal. Mon esprit fait ‘tilt’, mais je me dis qu’il ne fait pas gaffe à moi. Je le dépasse, et en me retournant pour parler avec la fille qui était derrière moi, je me rends compte que le mec en question s’est retourné pour me regarder, et que le mec avec qui il était aussi !!! Bref, je sais pas ce que j’ai en ce moment, mais c’est très agréable. :)
Si tout pouvait être aussi bien pour tous les gens que j'aime... 04/04/2004I'm so excited !« T’es mignon. Parfois, t’es même super mignon. Mais seulement quand tu te tais. Parce que quand tu parles, qu’est-ce que t’es chiant ! »
(Bertrand).
Ca se passe vraiment bien entre nous en ce moment. Chaque semaine, on s’entend mieux que la précédente.
Pendant des mois, mon homme me bouleversait complètement. Tout, les éléments positifs comme les négatifs, prenait une dimension exacerbée dans mon être. En ce moment, tout est dans la mesure. Je gère beaucoup mieux le négatif. Après presque un an de vie de couple, on se connaît, on sait comment réagir avec l’autre. J’ai compris qu’il ne fallait pas que je le change, et que je l’accepte tel qu’il est. Ainsi, même si les éléments qui me dérangent restent présents, ils ont une force nettement moins grande. Je fais de moins en moins de crises, et Bertrand y réagit de mieux en mieux.
Nous sommes devenus comme des amis-amants. On déconne, on rigole, on se tape, on joue, on parle aussi. Et ça ne me perturbe plus comme avant, ça se passe bien. En ce moment, notre relation est épanouissante.
Il y a toujours ces moments où j’ai la sensation de sortir de mon corps et de nous observer, mais maintenant, quand je nous regarde ainsi, je vois un joli couple, et non deux êtres en train de se déchirer.
Je n’arrive plus à verbaliser ce que je ressens, mais mon attitude est là pour lui ouvrir mon cœur.
On est bien ensemble.
Je crois que si nous sommes mieux ensemble, c’est parce que moi, je suis mieux avec moi-même. J’ai toujours su que pour Aimer l’Autre, il fallait d’abord s’Aimer Soi, mais aujourd’hui je l’expérimente. J’apprends à accepter la part de névrosé qui est en moi pour laisser s’exprimer la part équilibrée. J’apprends à accepter les imperfections que je possède pour apprécier mon être dans sa totalité.
Je l’ai déjà dit : la vie, c’est comme le Yin Yang. On doit accepter la part de noir pour avoir la part de blanc.
Je ne suis pas musclé ? Fine ! J’ai d’autres atouts. Je sais que je peux plaire, tout comme je sais que je peux ne pas plaire. Moi, je n’ai pas besoin d’être bodybuildé pour me sentir bien dans mon corps. Et puis, y a des jours, où j’aime bien être moche. Je mets mes lunettes, je ne mets pas de gel, je mets des vêtements simples, plus amples que ceux que je mets pour me mettre en valeur, et voilà. C’est un autre Jona, mais je l’aime bien aussi, celui-là. Si on est tiré à quatre épingles sept jours sur sept, on ne l’apprécie même plus.
Je n’ai plus l’impression de devoir prouver sans cesse que je ne suis pas si con, que je ne suis pas si moche, que je ne suis pas si immature. Je suis con, je suis moche, je suis immature. Voilà, c’est dit. Mais je suis aussi tout le contraire. Je suis, c’est tout. C’est une pression en moins sur les épaules.
Du coup, je suis très content de mon week-end. Avec mon chéri, c’était torride ! Je sais pas ce que j’avais, mais j’étais une vraie chaudasse ! ^^; Ma bonne humeur a réveillé la Britney Spears qui est en moi. Et je crois que ça lui a bien plu… 03/04/2004ChoixCes derniers jours, je me suis mis une grosse pression (non, ce n’est pas ainsi que j’appelle le membre viril de mon homme…) Dans l’optique de pouvoir choisir rapidement les matières que je suivrai l’année prochaine à Londres, il me fallait décider des séminaires auxquels je serai inscrit à Paris III. En gros, on prend deux séminaires, on fait un mémoire en rapport avec le séminaire principal, et on choisit les matières correspondantes en Angleterre.
Depuis quelques temps, je savais que je prendrai un séminaire sur la littérature postcoloniale, mais je ne savais pas quoi prendre comme second choix. J’ai finalement trouvé un séminaire portant sur une approche psychanalytique du roman Américain. Or, il faut savoir que le Jona a toujours rêvé de faire quelque chose se rapportant de près ou de loin à la psycho. Après le bac, j’ai longuement hésité entre Anglais et psycho. Là, ça me permettait d’allier enfin les deux !
Où est le problème ? Le problème, c’est que le séminaire sur l’approche psychanalytique m’a tellement plu que j’avais envie de le prendre comme séminaire principal. Donc, il aurait fallu que je fasse un mémoire dessus. Et donc, le problème, c’est que c’est un séminaire plus difficile en soi, et encore moins évident quand on ne peut pas assister aux cours, comme moi. J’avais donc la possibilité d’enfin faire quelque chose de novateur et en adéquation avec mes affinités, ou de faire quelque chose de plus classique que je serai capable de réussir à coup sûr.
Ca, c’était jeudi soir. Et je devais avoir pris ma décision avant vendredi 10h. :-/
Un vrai dilemme. En ce qui concerne le mémoire, ça me donnait le choix entre Disgrace de Coetzee (Mme Frimousse a accepté que je fasse mon mémoire dessus) pour le séminaire sur la littérature postcoloniale, et du Philip Roth ou du Paul Auster pour l’approche psychanalytique. Après réflexion et discussions avec différentes personnes, j’ai opté pour la solution la plus sûre : Disgrace.
Je ne peux plus reculer, j’ai signé mon contrat pédagogique. Et je suis très content, car je sais que j’ai fait le bon choix.
Pour la petite anecdote, il faut savoir que ces trois auteurs m’ont vivement été conseillé par Népomucène il y a quelques mois :
« L'autre jour, tu te demandais sur quel livre travailler en maîtrise, et tu invitais les passants à donner un avis. J'aurais tendance à dire: Philip Roth. »
(10 Décembre 2003)
« Il y a un autre excellentissime récent roman de langue anglaise qui mêle histoire personnelle et histoire collective, qui peut à mon avis sans problème faire l'objet d'un travail universitaire, aussi bien que d'une lecture "just for fun", c'est "Disgrâce" de J.M. Coetzee (Nobel 2003), roman vraiment déchirant. »
(12 Décembre 2003)
Jona : « Et Paul Auster, t'en penses quoi ??? »
Népo : « J’adore!!! »
(19 Décembre 2003)
Je saurai à qui demander maintenant ;) 02/04/2004Mister Avril
Hi hi hi hi hi hi hi ! :)
Surprise !
Je suis content de moi, j’ai réussi à garder le secret et à n’en parler qu’à quatre personnes (alors que c’était prévu depuis Janvier.)
La semaine dernière, j’ai donc rencontré Mister Garoo le grand gourou. ;) J’étais assez stressé à l’idée de faire venir un inconnu chez moi, et de me mettre à nu devant lui pour me faire prendre. :p
En fait, ça s’est très bien passé, le jeune homme s’est révélé différent de ce que j’imaginais. Il est bien plus conciliant et respectueux que ce que je pensais des photographes : il a tout fait avec mon accord.
Au final, donc, je suis assez content des photos, sauf que je suis moins bien physiquement que je n’aurais aimé ! J’ai grossi cet hiver, et mes quelques séances de sport n’ont pas eu un super effet. Qui plus est, il est assez difficile de poser en se soumettant à une mise en scène particulière. J’aurais voulu être super à l’aise, jouer à la star, et tout et tout, vraiment bien passer en photo, mais ce n’est pas franchement évident dans ces conditions. :)
Ainsi, j’ai sélectionné certaines photos juste parce qu’elles étaient belles, en soi, et non par rapport à ma propre image.
En tout cas, ça me fait un super souvenir. J’avais toujours voulu poser pour Garoo (car j’adore ses photos), à présent, c’est chose faite.
Merci donc au photographe d’avoir passé du temps là-dessus et de s’être déplacé jusque chez moi (on habite super loin l’un de l’autre !)
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |