31/05/2004BananesMy lover est revenu de vacances, encore plus beau qu’avant. Malgré ses cheveux qui poussent (trop), il est beau comme un dieu grec. Je me suis régalé tout le week-end.
D’abord, je me suis vidé de mon stress. Alors avec mon BB, on n’a pas arrêté de faire des folies de notre corps. ^_^ Miam-miam.
Après des retrouvailles endiablées, nous sommes montés à la Tour Eiffel. Je n’y étais jamais allé (je sais, pour un parisien, c’est hallucinant !) Ca nous a donné plein d’idées de choses à faire ensemble à Paris.
Puis nous avons passé la soirée au Banana Café avec Miss Starlette (fraîchement débarquée des Etats-Unis), Mounma, Miss Whore et son copain. Je n’étais pas de bonne humeur, car la soirée a commencé à minuit passé alors que j’étais épuisé et ne voulais qu’une chose : mettre la viande dans le torchon. De plus, je n’avais aucune envie de revoir cette salope de Miss Whore après l’épisode du Nouvel An. Heureusement qu’elle est casée depuis cette date fatidique, ça la calme un peu. Il paraît d’ailleurs que les gens que nous avons vus ce soir là ne veulent plus voir les Miss tant elles ont fait preuve de débauche… Elles sont dorénavant surnommées « les putes. » Ca ne m’étonne pas ! ^^;
Au début, le Banana Café, c’était pas génial. Je trouvais la musique trop forte (elle ne l’était pas assez selon les autres…), on a galéré pour pouvoir s’asseoir, et une fois de plus je me sentais en décalage. Et puis, petit à petit, ça allait mieux. J’étais content de revoir Mounma et Miss Starlette, j’ai essayé de dérider un peu les fesses. Nous avons à peine dansé que les filles sont parties. La musique étant devenue géniale (Beyoncé, Black Eyed Peas, Jamelia, Britney, Kylie…) Bertrand et moi sommes restés tous les deux à faire les folles. Je ne pensais pas pouvoir m’amuser avec lui, et ça m’a fait beaucoup de bien. Et puis, euh, je crois que l’alcool me monte vite à la tête, parce que je suis resté collé à lui à faire la pute… J’étais vraiment excité et je ne me suis pas gêné pour me frotter contre lui. Quand je pense à toutes les fois où je me suis dit « get a room !!!! » et que je vois que je me mets à faire la même chose… J’ai honte. C’est bon la honte !
Au final, donc, j’ai trouvé que pour le prix le Banana Café était un endroit sympa. Dommage que ce soit si petit et qu’on n’ait vraiment pas de place pour danser. Quant aux Gogos dancers, ils m’ont fait halluciner. Petit un, ils n’était pas beaux. Petit deux, j’ai trouvé que mon mec était largement mieux foutu qu’eux. Petit trois, ils passent leur temps à se toucher la bite ! Ils doivent avoir peur qu’elle paraisse trop petite alors ils veulent la maintenir en forme, mais bon…
C’est bon d’avoir la banane. 29/05/2004Occasions manquéesHier, après quelques pleurs et un mal de tête (surprenant vu que je n’ai jamais mal à la tête) je me suis endormi. Le rythme de vie que je mène depuis quelques temps à cause des partiels se poursuit malgré moi, puisque je me réveille automatiquement après huit heures de sommeil. Je me sentais mieux, donc, à 8h30 du mat’, mais quand je repense à toute cette affaire, ça me fait mal.
C’est complètement idiot, car ce n’est pas grand chose dans le fond ! Seulement voilà, s’il y a bien une chose que je ne supporte pas, ce sont les occasions manquées.
Au lycée, par exemple. Je passais tout mon temps à courir après mon meilleur ami hétéro dont j’étais follement amoureux. On se voyait hyper souvent, mais il avait un emploi du temps strict et peu de libertés par rapport à moi. Ca me soûlait, parce que je voulais tout le temps être avec lui. Et puis, de temps en temps, il fallait que je prenne un rendez-vous chez l’orthodontiste ou chez le coiffeur. Eh bien à chaque fois que moi j’avais une obligation de ce genre, Nicolas était disponible, et pour une fois nous ne pouvions pas nous voir à cause de moi. My God, how much I hated that !!! C’est peut-être là que j’ai commencé à détester prendre rendez-vous, être obligé de bloquer un moment pour quelque chose qui ne me semblait pas important alors que j’avais besoin de ma drogue.
Avec Thomas, ensuite. Je lui ai tourné autour alors qu’il courait après l’idée de devenir bi avec moi, pendant huit mois. Et puis, au bout du chemin, rien. J’aurais préféré une histoire qui finit plutôt qu’une histoire qui ne commence pas.
Quand j’ai rencontré Bertrand, ce que j’ai mal vécu c’est encore cette sensation d’occasion manquée. Nous n’étions pas dans le même pays, nous ne pouvions pas nous voir souvent. Pendant plusieurs mois, et même après son retour à Paris, j’ai gardé cette frustration en moi, cette impression de ne pas avoir vécu ce que nous aurions dû vivre ensemble.
Alors là, pour la première fois, ce n’est pas une frustration amoureuse que je ressens. Jeudi, j’avais de grandes chances de bosser chez Celio ; je me suis couché tout excité à cette idée, trop heureux d’entamer une nouvelle aventure. Dans ma tête, tout était clair et programmé. Et à cause du permis, j’ai totalement perdu le contrôle de la situation. Soit je passais à côté de l’occasion qui se présentait à moi, soit je passais à côté de l’autre occasion qui se présentait à moi. Dans tous les cas, j’étais perdant et frustré. Je crois que je n’ai même pas eu de choix à faire, ça s’est imposé à moi, indépendamment de moi.
Il faut donc que je le vois comme… une évidence ? Le destin ? Ce n’était pas mon destin de faire mes armes chez Celio, c’était mon chemin de stresser, encore et toujours dans une nouvelle épreuve.
S’il y a bien une occasion que je ne manque jamais, c’est de me pourrir la vie pour un rien. 28/05/2004« Opération vagin » (Katioucha)
Je ne voulais pas être évalué. Je savais que ça allait me poser problème. J’ai parlé calmement avec le moniteur. Dans la voiture, j’ai enchaîné connerie sur connerie. J’étais incapable de rouler correctement. Je ne comprenais rien, ne voyais rien. Je me sentais autiste. Parfois, il me répétait quatre fois la même phrase, et c’est comme si elle n’arrivait pas à mon cerveau.
On s’est arrêté pour prendre de l’essence. J’avais une boule dans la gorge. Je me décevais moi-même. Je ne pensais pas perdre autant, j’étais vraiment comme un débutant ! J’ai craqué. D’abord une petite larme. J’ai essayé de me reprendre, mais rien à faire. Les vannes ont été lâchées.
« Bah qu’est ce qui vous arrive Jonathan ? »
« Nan mais c’est le stress qui s’évacue. »
Mon cul ! Il ne s’évacue pas, au contraire, il pénètre en moi comme si je me faisais violer par un éléphant. Alors on a pris l’air et on a parlé. J’ai vidé ma baignoire, et ça allait mieux. On a laissé tomber l’évaluation et convenu que je n’étais pas prêt à passer le permis. Je ne me le serais pas donné à moi-même tellement j’étais nul.
Et puis, comme ça allait mieux, alors je conduisais mieux. On a compris quels étaient mes points faibles, on a travaillé dessus, et des progrès se sont faits sentir immédiatement. Résultat, il m’a dit qu’en fait je pouvais très bien l’avoir, à condition de prendre des heures tous les jours jusqu’à l’examen.
Entre temps, Hervé m’a appelé. Il m’a dit que je pouvais bosser avec lui au mois de Juin. Tain j’ai été accepté !!! Seulement voilà, à cause du permis, j’aurais commencé par du mi-temps, ce qui ne correspond pas du tout aux besoins de Celio. Ils avaient besoin de moi pile aux heures où je vais avoir cours de conduite, et je ne pouvais pas prendre ces heures à un autre moment.
Je suis dégoûté, déçu et gêné. Dégoûté parce que je me suis investi à fond dans une recherche de boulot, délaissant parfois mes révisions à cause de ça. Déçu parce que je ne vais pas pouvoir travailler autant que je l’aurais voulu à cause du permis qui bloque tout. Gêné parce que Hervé avait besoin de quelqu’un dans son magasin, que ça a dû lui prendre du temps d’organiser cette embauche et qu’au final il n’y a rien. Je suis vraiment désolé. :,(
Ainsi, le mois de juin va d’abord être consacré à l’obtention du permis. Je n’ai pas le niveau, et si jamais je ne l’atteins pas au moment venu, ça va me faire très mal, car j’ai dû faire des sacrifices et emmerder les gens qui ont bien voulu m’aider. Ensuite, je vais me faire grave chier jusqu’à la fin juin, période à laquelle je prendrai mon poste de secrétaire. Je ne devais bosser qu’en août mais j’ai été rappelé pour bosser plus tôt avec eux. Avec un peu de chance, peut-être que je pourrai commencer après le permis.
Putain de merde, j’hallucine, j’étais pris chez Celio. Je suis vert. RécréationC’était mon dernier jour de cours. Après trois ans de travail acharné (euh…) la fac d’Anglais, Paris III, pour moi, c’est terminé. Enfin, à moitié, vu que je vais faire ma quatrième année à Londres et soutenir mon mémoire à Paris III, mais bon, je n’aurai plus jamais cours ici. C’est une page qui se tourne, et ça fait quelque chose.
J’y suis rentré hyper motivé, à 18 ans. J’avais un copain, plein d’amis dans la fac. J’ai adoré ma première année : un savant dosage de sorties et de travail. Mes études me passionnaient.
Mais dès la deuxième année, alors célibataire, j’ai déchanté. Les programmes sont devenus soporifiques et les méthodes atrocement répétitives. Troisième année : copie conforme de la deuxième, en plus dur.
J’ai croisé beaucoup de gens sympas, mais pas de réelle rencontre. On n’a pas assez d’heures de cours pour vraiment sympathiser, c’est dommage.
Après les cours, on a tous discuté. Ca n’était jamais arrivé que tous nos petits groupes soient réunis. Sensation étrange de fin. « Et toi, tu fais quoi l’année prochaine ? »
Clash au sein de L5. Depuis plusieurs mois, il y avait, d’un côté, Vanessa et moi, et, de l’autre, Vir, Nini et Stef. Les filles me critiquaient parce que j’avais de meilleurs résultats qu’elles ! Depuis que Vir a eu de meilleurs résultats que moi, Nini et Stef se sont retournées contre elle. Hallucinant qu’on évite quelqu’un à cause de ses notes. Quand Nini et Stef sont parties, elles nous ont peine dit au revoir alors qu’on ne les reverra jamais.
J’aurais voulu avoir plus le temps de connaître les autres personnes de ma classe.
Adieu tout le monde, je m’envole vers d’autres cieux. :) 26/05/2004Dilatation des pingouinsJ’essaie de prendre de la distance face à tout ce qui peut m’arriver. Je sais et ai toujours su que ces tracas ne sont rien comparés à tout le malheur du monde, mais on ne peut pas faire grand chose contre les émotions qui nous assaillent.
Seulement voilà, moi, je ne veux pas les laisser m’envahir, ces émotions. J’ai réussi à combattre mes sentiments négatifs et ai pleinement pris le pouvoir sur eux en ce moment, alors j’essaie de travailler sur mon stress. Ainsi, j’essaie de ne pas stresser pour le permis, car si ça se trouve, tout va bien se passer. Et pis, si ça se passe mal, c’est pas grave, j’en mourrai pas, je le passerai à mon retour de Londres.
En ce qui concerne les notes, je n’ai jamais beaucoup stressé. D’une part, parce que j’ai presque toujours eu de bons résultats. D’autre part, parce que la seule année où je n’en ai pas eu a été l’une des pires de ma vie et que j’ai redoublé. La seconde m’a tellement rendu malade que j’ai pris de la distance vis a vis de la scolarité et que ça m’a bien aidé par la suite. A partir de là, je me suis dit que si ça ne marchait pas, on pouvait toujours faire autre chose.
Et pis, d’ailleurs, j’ai eu un bon résultat today, ce qui veut dire que même si je me suis planté à mes trois derniers partiels, ça devrait quand même être bon pour moi au final.
Ainsi, ces derniers temps, et mis à part hier, je suis de bonne humeur. Et je me lance des mini défis. Accepter d’aller à l’anniversaire de machin alors que je ne connaîtrai personne. Oser aborder les gens, oser téléphoner à des inconnus. Aujourd’hui, j’avais envie d’être sociable, alors quand j’ai vu une fille de ma classe devant moi dans la rue, au lieu de l’éviter, je suis allé la voir pour faire le trajet avec elle. Le pire, c’est que le contact avec les autres est selon moi l’un des plus beaux cadeaux que la vie peut nous faire, mais en même temps ça m’effraie souvent. Alors je travaille sur moi, et j’apprends à grandir.
Dans le fond, ma vie n’est pas si loin d’un roman de Dickens. 25/05/2004Trois zérosMes trois derniers partiels ont été une catastrophe. Je n’aurai vraiment pas la moyenne dans ces matières. Aujourd’hui avait lieu la plus grosse épreuve, et celle qui me tenait le plus à cœur : la littérature. Ca a été un carnage. Le prof a remodelé l’épreuve d’une manière étrange, ça nous a tous perturbés, on sortait tous d’un enterrement après ces trois heures de torture. Je ne me sens même pas soulagé d’avoir fini. J’ai hâte de recevoir les résultats, et en même temps je les crains. Putain, il me faut mon année du premier coup, sinon j’peux pas partir à Londres. M’en fous, j’y ai déjà réfléchi : si jamais je n’avais pas mon année, je partirais quelques mois en Espagne avec Manu.
En plus de ça, l’auto-école veut à nouveau m’évaluer pour voir si je suis apte à passer le permis. Déjà que j’aurais dû le passer hier mais que ça n’a pas pu se faire car en même temps que mon partiel, maintenant je dois repayer pour me faire évaluer alors qu’ils m’avaient promis de m’inscrire pour juin ! Ce qui veut dire que si le moniteur estime que je ne suis pas prêt (ce qui est fort probable vu que je n’ai pas conduit depuis le 16 avril et que je suis stressé rien qu’à l’idée) bah je l’ai dans le cul. Putain, je les boufferais si je pouvais !!! Je vais encore m’engueuler avec eux, je le sens bien.
Je dois être fatigué. C’est le contrecoup de ces derniers jours de révision intensive qui me rend de mauvaise humeur. On verra dans quel état je serai demain.
May the Force be with Me ! 24/05/2004Garoomania (part 2)Jona : j'en ai marre des mecs cultivés !!! ^^;
Katioucha : : Marre des mecs cultivés, et t'es étudiant... ? lol
Alors faut que j'arrête de jouer mon Ross pour faire ma Monica ;-)
On peut parler de ma façon de classer mes serviettes en 7 catégories, ou mon obsession de reboucher les capuchons de stylo ? D'ailleurs, depuis que j'ai vu la photo de la chambre de Garoo je n'en dors plus, faut que j'aille la ranger !!! 8-|
Jona : Je suis étudiant mais loin d'être cultivé ! Moi je serais plutôt un mélange de Rachel et Phoebe :p Quoique, j'aime bien le rangement aussi... On va aller chez Garoo, mais je doute qu'il soit d'accord.
Katioucha : Il doit être sorti vu l'heure. Sinon, on l'enferme dans une salle de classe. Tu le surveilles et tu l'assomes dès qu'il se réveille, et moi pendant ce temps, je rangerais. This is the perfect evil plan ! Mwawawawawawaw !
Jona : Quitte à être hors-la-loi, autant le violer aussi. Mais bon, il serait consentant, alors ce ne serait plus du viol.
Katioucha : D'accord pour l'idée du viol; mais autant le faire à deux pour être inculpé de viol en réunion, ce sera plus grave comme ça. Et pour qu'il ne soit pas consentant, on pourrais lui donner la drogue du violeur, comme ça, ce serait vraiment un viol pour le coup. Et quitte à faire vraiment abject, autant remplacer son mac par un PC, et tout classer et ranger dans sa chambre. Là ce serait vraiment hors la loi...
Jona : et surtout, faudra penser à fouiller son ordi... enfin, il en a 2 ou 3, ça va être dur ! et puis c'est la base de GA, alors ça va être difficile de se connecter au site après.
Katioucha : C'est pas grave, on embarque tout dans un camionette. On le matraque, on le glisse dans un tapis. Après on remonte le tout dans un entrepot à la sortie d'une ville américaine. On l'oblige à travailler pour nous, et il fera de Gayattitude une plateforme politique qui nous permettra de nous faire élire aux plus hautes fonctions de l'état. Et on établira une homocratie, lol.
Jona : Pour l'homocratie, je suis tout à fait d'accord !!! Tain, je crois que tu as réussi à me convertir à la politique :) Après 21 ans tu as fait THE exploit, THE miracle !!!
Katioucha : Lol ; je commence à plannifier ça. Mais lui dis rien, on lui fera la surprise... Ou alors si il est au courant et qu'il aime pas c'est ton idée, mais si ça lui plait c'est la mienne ;-)
Jona : Je suis sûr qu'il adorerait l'idée... Ca satisfera son côté mégalo ! :p
Katioucha : S'il adore, tant mieux. Et s'il est mégalo autant lui rendre service, on lui offrira un "viol de prestige" sur les Champ-Elysées, avec le label "luxe français du rapt et du viol"... 23/05/2004Garoomania (part 1)Katioucha : Peut-être qu'on devrait proposer à Garoo un calendrier des facs foncièrement laides pour l'année prochaine, non ? 8-)
Jona : ah ouais, bonne idée, Garoo va faire une apologie de la laideur dans le milieu étudiant !!! :)
Katioucha : On lui soumet le projet, on le paye des clopinettes; ça à un succès fou; on ramasse des milliards, et on fait fifty-fifty. Ça marche ?
Jona : OKI, ça marche, mais je doute qu'il soit super emballé par l'idée. Photographier des mecs à moitié nus est un peu plus motivant quand même.
Katioucha : Ben il aime pas trop travailler, alors ça ou photopgraphier des mecs, ça devrais pas faire une grande différence pour lui, lol. Mais c'est sûr qu'il vaut mieux photgraphie des canons que des barres amiantées...
Jona : Je crois que pour lui la photographie n'est pas associée au travail. Donc il n'a pas le blocage habituel.
Katioucha : Dès le moment où ça devient rémunéré, c'est du travail, alors il tombera dans le cercle vicieux, nous avons étudié son mode de fonctionnement à la Fondation, et nous savons qu'il réagira comme cela, c'est inéluctable.
Jona : bon bah on va le laisser prendre des photos sans que ce soit rémunéré, comme ça il sera content ! et nous aussi !
sinon, le prochain thème du calendrier : le sexe des blogueurs tout au long de l'année ? :p mais là j'y participerai pas !
Katioucha : Au moins, il sera plus productif... lol Et on le fera travailler plus vite avec quelques coups de martifouet
Moi non plus lol. Mais c'est pas les barges qui manquent...
Jona : Le plan de soumission du Garoo me plaît bien. Je devrais recopier quelques extraits un de ces quatre, je sens que ça pourrait lui plaire... :p
To be continued... Lapin you are the cute but psycho happy bunny. You adorable, but a little out there. It's alright, you might not have it all, but there are worse
which happy bunny are you? brought to you by Quizilla
Le seul intérêt de ce test merdique, ce sont les dessins de lapins.
22/05/2004L'eau pythiqueJe n’aime pas la politique. Je déteste ça. Ca ne m’intéresse pas. Je n’adhère pas aux clivages politiques existants et je trouve stupide la manichéisme gauche - droite. Ils sont méchants, nous on est gentils ! Ils sont cons, nous on est intelligents ! Je suis sûr qu’il y a du bon à prendre dans tous les partis (enfin, presque tous.)
Je crois que le pire de tout, c’est l’intolérance. C’est ça qui me dérange dans la politique. Ils sont, pour la plupart, incapables de faire preuve d’ouverture d’esprit et d’écoute. Ils se crachent tous sans cesse à la gueule.
Si je devais être intéressé par la politique, je serais plutôt vert, et de gauche (paraît que c’est courant chez les pédés.) Faut dire aussi que les trois quarts de mon entourage sont à gauche, soit venant d’une grande famille communiste, soit militant actif LGBT des verts… Ca laisse des séquelles. Mais je préfère ça que d’être aussi intolérant que tous les gens de droite que j’ai pu croiser. Ce sont eux les plus méprisants. 21/05/2004Horreur et damnation !Je me suis officiellement vautré « comme un extracteur de foufoune pendant les ragnagnas » (Katioucha.) Autrement dit, je ne vais pas en ressortir très propre. Je n’avais ni les connaissances, ni la méthode, ni le cerveau. J’ai pris beaucoup de Stilnox cette semaine, ça m’a ramolli la tronche. Je déteste la civilisation et tous les profs d’histoire ! ^^; Allez, un pti 6, mais c’est pas grave, j’ai eu des bonnes notes jusqu’à présent.
Je me prends aussi quelques vents. En réel, d’abord : les boîtes d’Intérim ne veulent pas de moi ! Bandes de poufiasses ! Et toutes les librairies anglo-saxonnes pour lesquelles j’ai postulé ont le même discours : « On vous écrira. » Et la marmotte…
Pour la peine, je me venge sur mon ordinateur, en faisant un jeu débile. Ca ne vaut pas un casse-briques, mais ça occupe. 20/05/2004MouroirIl fait super chaud. C’est la première fois depuis des années que je sors avec ma mère. Elle a un bouquet de fleurs dans la main. Moi, je tiens un sac avec des ptis gâteaux et du raisin dedans. C’est marrant, moi, je n’ai pas peur d’y aller. Je ne déteste pas ce genre d’endroits comme beaucoup. Pourtant, moi aussi j’ai parfois eu à visiter des malades, mais chais pas, ça ne provoque pas autant de répulsion. La dernière fois que j’y suis allé, c’était suite à une crise que ma mère avait faite. Il y a eu aussi une des nombreuses cures de mon père. Et la naissance de mon filleul.
Devant l’hôpital, il n’y a que des vieux. Tous alignés, là, sur des bancs, comme des poissons sur l’étalage d’un marché. Un frisson de répulsion me parcourt l’échine. Non, je ne veux pas…
A l’intérieur, tout est propre et épuré. Il n’y a pas grand monde. On passe devant quelques vieux, parmi les coupes détaillées des cœurs et des artères. Chambre 17, 16, 15… 14. C’est là. Les portes sont entr’ouvertes d’une façon bizarre. On sent que les personnes à l’intérieur essaient de produire quelque chose avec cet agencement portier : une sorte de courant d’air, j’imagine. Il n’y a qu’elle pour faire ça.
Dans l’embrasure, je la distingue, allongée, qui semble complètement dans les vapes. Elle a négligemment laissé un vêtement de soie rouge sur elle. Seul son buste est caché. On voit ses jambes et ses épaules, ainsi qu’une rainure bordeaux, à la base de son cou, qui court se cacher sous son vêtement.
Ma mère entre. Toujours dans l’embrasure de la porte, je vois que son visage reste perplexe. Puis, elle se rappelle : « Oh, Roselyne ! » J’entre à mon tour. « Oh ! Jonathan ! Ca me fait plaisir ! » Je m’attendais à être joyeux. En fait, je suis troublé. Elle est visiblement affaiblie par son opération. Elle souffre, ça se voit. Je me rappelle tous les étés que j’ai passé chez elle, en compagnie de son petit-fils, Sangoku. Qu’est ce qu’elle était chiante ! Qu’est ce qu’elle était vivante !
Ma mère : « Alors, comment ça va José ? »
José : « Je me sens cirageuse… Il fait chaud, non ? »
Moi : « C’est clair, il fait super chaud. »
José : « Ah oui, hier, je me sentais mieux. »
On parle de tout et de rien. Surtout de rien.
José : « Bah vous vous rendez compte, hein, même mon petit-fils n’est pas venu me voir ! »
Moi : « C’est Sangoku… »
Ma mère : « Il a toujours été comme ça. »
José : « Oui, il faut s’y faire. Il fait chaud, non ? »
Moi : « Oui, il fait très chaud. »
…
José : « Alors comme ça l’année prochaine tu t’en vas ? »
Moi : « Oui. »
José : « C’est bien. Oh il fait chaud tout à coup, hein ? »
Moi : « Bah, euh, pas plus que tout à l’heure. »
…
José : « Oh, j’vous assure, j’me sens pas bien… Qu’est ce qu’il fait chaud tout à coup, vous trouvez pas ? »
…
José : « Bah, y a un cabinet de toilette ici ? »
Son mari : « Oui, tu y es allée tout à l’heure, mon chou. »
…
On l’a perdue en route. C’est assez bizarre de voir quelqu’un qui délire à cause des médicaments, de l’anesthésie générale, de la chaleur. Elle nous a demandé deux fois comment allaient les chattes et mon père, et nous a dit deux fois ce qu’elle avait récemment vu au ciné.
Finalement, moi non plus, je n’aime pas trop les hôpitaux. Même pour aller voir quelqu’un dont les jours ne sont pas comptés, comme c’était le cas aujourd’hui. J’avais parfois l’impression que moi aussi j’allais me mettre à délirer, qu’à moi aussi, on m’avait retiré le cœur, fait joujou avec mon aorte, et remis le cœur. J’ai réalisé que je n’avais jamais été hospitalisé. Bah j’ai pas hâte que ça arrive. Et j’ai encore moins hâte de vieillir.
Avec tout ça, j’ai à peine révisé mon partiel de civilisation britannique. Demain, j’vais mourir. 19/05/2004C'est quoi l'amour ?Quand je l'ai au téléphone, ça mouille en haut, et en bas.
(Non, décidemment, je ne peux pas parler de mon blog sur mon CV.) 17/05/2004Job, Love and SunJe suis allé rendre visite au sympathique Atypik, dans son magasin, ce matin. Je lui ai donné mon CV et une lettre de motiv’, car il pourrait me venir en aide dans ma recherche d’emploi saisonnier. J’ai trouvé ça très sympa de sa part, d’autant plus qu’on ne se connaît pas du tout. Merci beaucoup ! J’en ai profité pour lui poser quelques questions sur le métier de vendeur, etc.
Ma quête estivale me pousse dans mes retranchements et éveille en moi une grande curiosité : j’ai à présent envie de toucher à tous les milieux professionnels, de faire mes armes, de découvrir, de m’y confronter, et de voir ce qui me plait et ce qui ne me plait pas. J’ai de plus en plus hâte de travailler ! (lol)
D’autant plus que je ne révise pas très bien, impossible de me concentrer. C’est la période de l’année durant laquelle il faut le plus bosser et c’est toujours celle où j’en fais le moins, tant j’en ai marre. Le Stilnox ne m’aide peut-être pas non plus.
Mon bébé d’amour à moi m’a contacté :) Un pti texto plus un pti mail avec photos. Arf, ça fait du bien, ça m’a mis du baume au cœur d’avoir de ses news. L’éloignement n'est pas mauvais, je crois. Ca nous permet de prendre conscience qu’on tient l’un à l’autre. Depuis plusieurs mois nous étions dans une routine qu’il était temps de casser.
Et avec tout ça, il a fait une chaleur à en faire crever mes chats ! J’en ai profité pour faire bronzette au jardin des plantes. Seulement j’y suis resté un peu beaucoup trop longtemps, et mon bras est rouge comme un gland Ricroël. 16/05/2004Anniversaire d’un ami, hier soir. Nous avons fini la soirée entassés dans une petite chambre. Ils rigolaient et certains fumaient. Je me suis senti un peu à part… Il y avait une grande majorité de mecs, ce qui a eu le don de me mettre mal à l’aise. Et puis, je réalise que je me suis vraiment beaucoup éloigné de ce groupe d’amis, et qu’au final, on se connaît très peu. Pourtant, j’ai été proche de beaucoup d’entre eux, à une époque. Je connais pas mal de leur vie, certains de leurs secrets. Parmi eux, il y avait Thomas, le faux-bi qui a entretenu une longue ambiguïté avec moi. Nous étions chez lui, alors j’ai fait un peu de rangement pour pouvoir avoir accès à ses affaires. Il adore ça, qu’on s’intéresse à sa personne, et comme nous avons été très très proches à une époque, ça ne le dérangeait pas. Ca m’a fait bizarre de tomber sur ses souvenirs, de voir des photos, des lettres que je connaissais plus ou moins. Etrangement, je n’ai pas trouvé les miennes.
Et puis, malgré toute cette présence masculine autour de moi, il me manquait la plus importante de toutes. Thomas a beau être toujours aussi attirant, quand je le vois avec sa copine je ne suis pas du tout jaloux, et au contraire, j’aimerais que ma moitié à moi soit là elle aussi. Tain, j’suis trop en manque là ! Habituellement, le week-end, on est tout le temps ensemble. Tout mon être le réclame. 15/05/2004Two weeksIl est parti en vacances hier. On n’aura (quasiment ?) aucun contact pendant deux semaines. Depuis des mois, on se voit toutes les semaines, on s’appelle tous les jours. Alors là, ça fait bizarre !
Ca tombe au bon moment, puisque je vis mes deux dernières semaines de cours et de partiels. Ca va me donner du temps pour réviser, et pour peut-être voir des amis aussi.
Et pourtant, je me suis senti ému quand il m’a téléphoné de l’aéroport. En raccrochant, je me suis mis à pleurer. Je me sentais très con de chialer ainsi, mais j’en avais envie, sans trop savoir pourquoi. Je regarde mon téléphone, en me disant que non, aujourd’hui, il ne le fera pas sonner. Demain non plus.
C’est rien deux semaines. Ca va passer vite, ça va bien se passer. Mais bon, il me manque déjà ! 14/05/2004Insert new coinPas le courage aujourd’hui non plus. Je devais aller voir les ptites annonces du Crous, et puis, finalement, j’ai préféré rester à la maison pour réviser. J’irai là-bas lundi, et j’en profiterai pour postuler pour une chaîne de vêtements connue...
Je me suis décidé à appeler la première entreprise pour laquelle j’avais été pistonné. « Vous devriez recevoir un courrier demain ou lundi, vous proposant un poste de secrétariat au service commercial basé à Grenelle. » Hi hi hi hi hi hi hi hi hi !
Fou de joie, je descends chercher le courrier, et, effectivement, LA lettre est là. J’ai contacté la Direction Commerciale, et j’en ai profité pour glisser que je serai également disponible en Juin et en Juillet. La dame avait l’air contente que je le lui propose, car ils pourraient avoir ponctuellement besoin de quelqu’un en Juillet.
C’est la fête !!! J’ai toujours voulu faire du secrétariat, mais n’ayant aucune formation dans ce domaine, il est difficile de trouver un poste. Et là, on m’en offre un sur un plateau, pas très loin de chez moi en plus. C’est déjà un gros soulagement. Il ne me reste plus qu’à trouver une vacation pour juin (et juillet si possible) et ce sera parfait. J’suis content ! ^_^ 13/05/2004Game over ?Afin de prendre sur moi, j’ai essayé de prendre ça comme un jeu. Démarcher les employeurs, me mettre à nu devant eux en leur demandant s’ils recherchent quelqu’un pour cet été m’est difficile vu à quel point je suis timide et néo phobique. Alors j’ai pris ça comme un jeu de rôle géant à travers à Paris. Après deux entretiens, trente CV + lettres de motivation, dix candidatures faites de visu et quelques coups de téléphone, j’abandonne. J’ai eu beau m’y prendre tôt, j’ai eu beau être pistonné, la sauce n’a pas pris, je ne vais pas m’acharner, gaspiller mon temps et mon énergie indéfiniment. J’ai d’autres choses auxquelles penser : mes partiels et mon permis. Le jeu est terminé. Il ne reste plus qu’à prier que j’aie les bourses de mobilité. Sinon, je vais vraiment être dans la merde. J’suis fatigué. Je ne suis pas prêt non plus à accepter n’importe quoi, je suis exigeant con. Je ne serai pas la Nouvelle Star.
Dormir.
Dormir, et demain, se réveiller, et rejouer. 12/05/2004ParisblogNous avons tous la possibilité d’avoir notre blog référencé dans un annuaire. Cela permet de renforcer l’idée d’une communauté et de se faire connaître. Ainsi, depuis quelques mois, on pouvait voir un lien vers l’annuaire de Parisblog à droite de cette page. Par curiosité, j’ai cliqué dessus aujourd’hui, et je me suis rendu compte que ce lien était en fait un site de cul !!! Ainsi, nous sommes plusieurs à avoir un lien vers un site de cul sur notre blog. Je ne comprends pas comment c’est possible, quand ça a changé, mais a priori peu de gens l’ont remarqué ! Du coup, je l’ai retiré, d’autant plus que ça pointait vers un site hétéro ! Nan mais oh ! ^^; 11/05/2004InternationalHallucinant. Plus que le nombre de lecteurs, ce qui est intéressant, c’est de savoir comment ils sont arrivés sur le blog. Et, aujourd’hui, j’ai découvert qu’on parlait de moi sur ce blog. Seulement voilà, c’est un blog portugais !!!! Je ne comprends pas tout ce qui est dit, mais je remercie le monsieur en question de parler de moi. Et je souhaite la bienvenue à tous les blogueurs de la blogosphère internationale ! :) 10/05/2004AmourPlus j’y pense, et plus je pense que mes envies adultérines sont infondées. Il n’est pas possible qu’en quelques semaines j’aie changé au point de devenir le contraire de ce que j’étais, à savoir quelqu’un de posé et extrêmement fidèle dans la relation amoureuse. Comme je l’ai dit, cette perturbation est uniquement d’ordre identitaire et n’existe que pour me pousser à me transformer en autre chose qu’un gamin coincé.
En outre, le sexe se passe très bien entre Bertrand et moi, et je n’ai pas la sensation de rater quelque chose en couchant avec lui et pas avec d’autres. Je crois que ce dont j’ai besoin, c’est d’une libération totale de mes désirs. L’âge de notre relation me permet d’y parvenir plutôt bien. Mais quand on a des blocages comme les miens on a parfois envie d’être aussi débauché que certains blogueurs. Seulement la débauche sexuelle ne passe pas nécessairement par la collection des partenaires. Dans mon cas, elle se construit dans la longévité du couple.
Non, ce qui se passe réellement, c’est que mes sentiments ont évolué. Pendant des mois, c’était la passion. Mon cœur était d’un rouge vif et sanglant. Puis, subitement, il est devenu rose. C’est la tendresse qui a primé. Alors forcément, quand on passe de quelque chose de très fort à quelque chose de doux, on est perturbé. Je pense que Bertrand, lui, a toujours été dans le rose. Moi, je suis tombé de haut.
Il est impossible de réduire nos sentiments en quelques lettres : amour. C’est tellement vague, l’amour. On a tendance à plaquer toute une palette d’émotions diverses en un mot. Un seul mot pour nommer ce qui est aussi divers et subjectif que nous. Cinq lettres pour concrétiser des abstractions aussi disparates que l’amitié, le sexe, la tendresse, la famille, l’attachement, l’affection, les relations… Pourtant, aimer un animal est différent d’aimer un homme. Aimer un ami est différent d’aimer un parent. Et, dans le fond, c’est toujours au verbe aimer qu’on en vient. Seulement nous aimons tous à notre propre manière, ce qui peut expliquer les problèmes que chacun peut rencontrer dans sa vie amoureuse. Et puis, dans le fond, sait-on jamais réellement si on aime ? Par conséquent, sait-on jamais si les autres nous aiment ? Comment savoir à coup sûr ce que ressent quelqu’un d’autre ? Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour.
On a passé le week-end ensemble, on s’est encore vu aujourd’hui, pour son anniversaire, et ça s’est super bien passé. J’ai encore du mal à redevenir très démonstratif, mais je me sens vraiment bien dans les bras de mon connard. :) 09/05/2004Nuit existentielleIl fait nuit et je n’ai aucune notion de l’heure. Il fait chaud et je suis sous la couette. Je fais des rêves bizarres et mon mec dort à côté de moi. Je le sens qui se colle à moi gagne du terrain. Il se met en plein milieu de lit et s’enroule délicatement dans la couette. Mes pieds sont à l’air libre. Je sens le vide intersidéral du bord du lit qui est à deux doigts de me happer. J’suis pas content. Pour la première fois depuis qu’on se connaît, j’ose le pousser. Il comprend vite quand il dort. Il se colle de son côté, me laissant respirer. Je sens que ses pieds lâchent un peu de couette. Il n’y a toujours pas assez de tissu, alors je dois me mettre en diagonale si je veux leur éviter de geler.
Le temps passe, mes pensées défilent. Impossible de me rendormir. C’est dans ces moments-là que je me mets à penser à ce qui me préoccupe. Au programme de la nuit, et en gros obsessionnel que je suis, je pense au boulot que je n’aurai pas qu’il me faut cet été. Je repense à l’entretien que j’ai eu vendredi et aux deux phrases qui m’ont tué : « Vous avez un costume ? » et « Je ne veux pas de votre piercing. » Comment je vais faire ? Comment je vais faire ? How am I gonna do ? Même si je devais investir dans un costume, le fait est que je ne peux pas porter les mêmes vêtements cinq jours par semaine pendant trois mois ?! Et je n’ai pas de chemise non plus ! Il faut acheter un costume et des chemises ? Mais ça va revenir à combien c’t’horreur ??? Et le piercing, si jamais il se referme dans la journée, hein ? :-/
Elle a dit qu’elle appuierait ma candidature. Et si on me contacte la semaine prochaine ? Comment je vais faire sans mon déguisement de pingouin ? Il faut que je relance les boites où j’ai postulé, il faut que je contacte d’autres organismes, je ne peux pas me contenter de ce boulot de merde. Je ne veux pas que ce soit mon premier choix. Je vais donc me décider à postuler dans des bibliothèques, dans des librairies, dans des hôpitaux, dans des organismes administratifs, dans des boutiques de fringue et de cadeaux. Je préfère avoir trop de choix, que pas assez.
Le temps paaaaaaaaaaaasssssssse, mes pensées coulent, Bertrand respire fort. Je mets mes boules quies. Silence. Promis, j’arrête de (trop) y penser. Ou, du moins, d’en parler. Silence, j’ai dit. 08/05/2004Samedi soirNote pour plus tard : ne plus jamais passer la soirée chez mon connard de mec un samedi soir. Il ose me laisser mourir de faim et préfère regarder Tom Welling sur M6. J'm'en fous, je ne mangerai pas sa bite. 07/05/2004Toc tocRevêtue d’une chemise bleue, d’un pantalon classique, de baskets noires, d’une veste en cuir et d’un piercing, la Tapette Volante a eu le deuxième entretien de sa vie aujourd’hui.
Pas trop stressé, mais mal à l’aise dans cet accoutrement, j’ai cru que j’allais arriver en retard à cause de problèmes sur le PC (grrr).
Une fois dans le bâtiment, j’ai dû patienter quelques minutes, pendant lesquelles je me suis senti suer à grosses gouttes. Soooo sexy !
On m’a carrément créé un badge visiteurs.
Je me retrouve finalement devant la dame que j’avais eue au téléphone. Surprise, elle est blonde (je l’avais imaginée brune.) Elle est souriante et accueillante. Elle me parle de l’entreprise. Je sens qu’elle connaît son texte par cœur. Je ponctue son discours de « Mmm » et de « Très bien ». Elle me regarde droit dans les yeux. Ca ne m’impressionne pas. Je soutiens son regard, sans avoir besoin de fixer un point entre ses yeux ou ses sourcils (comme j’avais lu qu’il fallait faire.)
Puis elle me pose quelques questions sur moi. « J’ai noté que vous aviez un anglais courant ». Waou. Là, je suis sur le cul, et très flatté. Je ne montre pas mon étonnement et rétorque : « Je suis en Licence d’Anglais. »
Elle : « J’en ai qui sont en licence et qui ne parlent pas comme ça ! »
Moi, je n’arrive pas à me considérer comme quelqu’un qui parle couramment parce que je trouve sans cesse des gens qui parlent mieux, je trouve tout le temps plein de mots (même dans l’usage courant) que je ne connais pas. Enfin bon, après les profs, si même un recruteur me le dit, je vais commencer à le marquer sur mon CV !
« Quelles sont vos prétentions salariales ? »
Là, par contre, j’ai bloqué. Je n’ai pas caché que cette question me déstabilisait, en disant : « Mes prétentions salariales ? Euh… Je ne crois pas que ce soit à moi d’en décider. »
Elle m’a dit que c’était 8,04 de l’heure, soit plus que le SMIC, et en CDD. J’ai dit que ça me convenait. Tu m’étonnes !!!!
Finalement, donc, elle m’a expliqué que l’embauche ne dépendait pas d’elle, mais qu’elle transfèrerait mon dossier dans une base de données accessible par toutes les entreprises ayant besoin d’hôtes d’accueil. Elle m’a dit qu’elle appuierait ma demande sous motif de bonne présentation (tain c’est ma fête aujourd’hui !) sauf que…
Sauf que, comme prévu : il faut un costume, et, contrairement à ce qui était dit sur le site, c’est à moi de le fournir. Je n’en ai pas, et je ne peux m’en faire prêter pendant trois mois !
Et, bien sûr, elle m’a dit qu’il faudra que je retire mon piercing. Je lui ai alors répondu que ça allait poser problème, que si j’avais la certitude de pouvoir le remettre le soir, je serais d’accord, mais que ça se refermait dans la journée. Elle a pris un air surpris (et amusé) et m’a dit qu’elle avait embauché plusieurs filles qui avaient des piercings au nez et qu’il n’y avait pas de risque que ça se referme dans la journée.
Bref, au final, malgré tout, j’ai dit que j’étais OK car c’est quand même bien payé pour un premier job. Seulement, je reste sur mes gardes, et sur mes réserves, et je vais activement continuer à chercher du boulot. Cette boite-là sera mon entreprise de secours (enfin, déjà faut qu’ils me prennent !) et si vraiment je n’ai rien d’autre, il va falloir troquer le piercing contre le costume. My God, comment je vais pouvoir faire… 06/05/2004NakedMardi a enfin eu lieu mon exposé sur Sestina d’Elizabeth Bishop. Je déteste les exposés, car cela me donne l’impression de me mettre à nu devant quarante paires d’yeux. Je m’étais lancé un défi, à savoir, pour la première fois de toute ma vie, ne plus lire mot à mot mais parler à la classe. Ca n’a pas été une tâche facile, d’autant plus que mon prof est craint par tous les élèves, mais je ne me suis pas laissé démonter et je me suis débrouillé. Ca m’a permis de constater à quel point je parle vite, même en anglais !
Après l’exposé, je guettais un mot du prof. Il glisse toujours un « good », « very good » ou « excellent » quelque part, sauf quand l’exposé ne lui a pas plu. Ainsi, on sait à peu près quelle note on va avoir. Et pis, après avoir discuté d’un point sur lequel il n’était pas trop d’accord avec moi, il a dit : « I agree with all the points you said, which were excellent. » Ahhhhh ! :) Le mot a été lâché. Deux des 4L ont, paraît-il, à ce moment-là, échangé une expression de jalousie et de mépris…
Ensuite, je retourne à ma place. Là, une fille me dit : « Jonathan ? »
Moi : « Oui ? »
Elle : « C’est normal que ton jean soit troué ? »
Moi, interloqué : « Euh… »
Je me souviens alors qu’il y avait un pti trou entre mes jambes, et je me dis que la coquine y a regardé quand j’étais au tableau :
« Bah, euh, ouais, j’ai un pti trou entre les jambes. »
Elle : « Non, je parle du gros trou que tu as derrière. »
Je regarde alors mon cul et m’aperçois que j’ai un trou énorme qui laisse le loisir à tout un chacun d’admirer mon caleçon rouge avec des vaches dessus : « Oh ! Bah nan, c’était pas fait exprès !!! »
Je réalise ainsi que toute la classe a pu admirer mon postérieur. Heureusement que je suis resté assis pendant toute la durée de l’exposé, autrement j’aurais eu l’air encore plus con que je ne l’étais déjà. Certaines filles ont cru que c’était un caprice de fashion victim… En attendant, je me demande bien comment je me suis fait ça, et comment un trou aussi grand a pu se déchirer sans que je m’en rende compte. Et bien sûr, des copines de supposer : « c’est Bertrand qui a voulu te violer ? » ;)
Montrer mon cul lors du dernier exposé de ma vie (j’espère !) fut une expérience nouvelle et très enrichissante. 05/05/2004Monde ingratJe viens de trouver le site de l’entreprise avec laquelle j’ai un entretien après demain. Et je suis dégoûté. C’est le genre de truc où il faut absolument avoir un costume. Et franchement, être habillé en pingouin, ça va pas être possible pour moi. Ce sera peut-être possible, un jour, plus tard, dans longtemps. Mais pas dès maintenant, alors que je n’ai jamais travaillé. Et en plus, j’ai un piercing, alors ça va être encore moins possible. J’avais acheté une prothèse transparente pour l’entretien. Mais c’est le genre de chose qu’on ne peut pas garder toute la journée sur l’arcade, quand on est piercé il faut garder un bijou de qualité pour que ça ne s’infecte pas. Résultat, je pense que je vais me rendre à mon entretien avec mon piercing ; on va me dire que je dois le retirer si je veux travailler avec eux ; et je vais leur répondre que je ne veux pas retirer mon piercing… J’suis dans la merdouille. Il faut absolument que je bosse cet été, mais j’peux pas faire n’importe quoi non plus ! Je pensais pas que ce serait si compliqué de trouver un travail de bureau quand même ! Il faut que je bosse dès le 1er juin. Demain, je démarche toutes les agences d’Intérim. 04/05/2004La crise d'un jourLundi, minuit et quelques : les vannes ont été lâchées, les larmes ont coulé à flot.
Lundi matin, 9h : humeur moyenne, il faut tenir, ne pas pleurer.
Lundi après-midi, 15h : il fait beau et chaud. Dans le marais, quelques regards se posent sur moi. Smile.
Lundi soir, 21h : je mange avec Bertrand. L’ambiance est un peu froide. Aucun contact physique entre nous, mis à part le bisou de bonjour. Le dialogue qui tue :
Moi : « J’suis une pute, et t’es mon client. »
Lui : « Oui. Enfin, j’étais. »
Lundi soir, 22h : Dans le noir, sur le lit, l’un contre l’autre. « Le cul, c’est ce qui nous fera tenir ensemble. » 02/05/2004La crise d'un anJe viens de lui parler au téléphone. Quelques larmes de ma part, plus que je ne pensais, mais toujours moins qu’avant.
D’abord des explications sur ce qu’il s’est passé. Difficile de se comprendre, de s’entendre. J’en ai marre d’accepter et de m’adapter. C’est toujours à moi de le faire.
Puis nous en sommes venus au fait que nous doutions tous les deux. De notre relation, de nos sentiments. Ca m’a étonné, car si moi je doutais des miens depuis quelques temps, j’étais persuadé que lui était très amoureux.
A part ce week-end, je ne me prends plus la tête depuis la distance émotionnelle que j’ai prise vis-à-vis de lui. Distance qui s’était réduite, mais qui s’est à nouveau élargie. Alors que ça se passait très bien entre lui & moi, c’est dans ma tête que les choses ont changé.
J’ai des envies d’ailleurs. Ca me surprend moi-même, mais j’ai envie d’autre chose, envie de quelqu’un d’autre. A force de lire des vies débauchées, à force de fréquenter des célibataires (mes meilleures amies goûtent depuis peu à nouveau à cette liberté) j’ai envie de ça moi aussi. Ca m’a beaucoup surpris, quand je l’ai découvert, car je n’ai jamais voulu ça. J’ai toujours voulu une relation longue et stable, et voilà que tout à coup, je voudrais ressembler à quelqu’un qui couche à droite à gauche. A force d’analyses, j’ai compris que le problème n’était pas réellement d’ordre amoureux, mais d’ordre identitaire : je souhaiterais avoir la capacité d’être volage car cela me renverrait une image différente de moi.
En effet, je me sens jeune et manquant d’expériences. Je n’ai eu que deux mecs dans ma vie. Et alors que je ne voyais pas ça comme un problème, je me sens tout à coup à part parce que j’ai l’impression que je manque quelque chose. En réalité, ce que je souhaiterais, c’est ne plus être timide. J’aurais aimé être quelqu’un de sociable, à l’aise dans sa tête et dans son corps, qui soit capable de rencontrer plein de gens tout le temps, qui ne s’enterre pas dans l’autisme (pour reprendre les termes d’un autre blogueur) à chaque problème. Ainsi, en étant casé je me fais soudainement croire que si je ne l’étais pas, je serais capable de défoncer tout ce qui bouge. Mais je sais pertinemment que c’est faux. Je suis timide et je le serai toujours. Si je redeviens célibataire, je serai le même, le même Jona timide, incapable de sortir avec quelqu’un s’il ne ressent pas assez de choses pour lui.
Ce qui me laisse penser que mon envie adultérine n’est pas l’envie de quelqu’un d’autre, mais d’être quelqu’un d’autre. Car quand je suis face à un mec qui me plaît et que je trouve mignon, je n’ai pas du tout envie qu’il se passe quoi que ce soit. Ce n’est pas parce que je suis casé, c’est juste que je n’ai pas Envie. A la limite, l’idée me répugne.
Par conséquent, je me sens moins attiré par mon mec aussi. Il change : il laisse pousser ses cheveux (or, j’ai horreur des cheveux longs sur un mec) et il est de plus en plus musclé (ouais, je sais, ça devrait me plaire, mais ça me renvoie une image négative de moi-même puisque je ne suis pas musclé ; l’écart entre nous s’agrandit.) Si je n’étais déjà pas troublé, ça ne me gênerait pas plus que ça, mais quand on est déjà faible…
Voilà où nous en sommes. Tout ça, plus le fait que je lui en veux de ce week-end ; ni lui ni moi ne semble y croire aujourd’hui. De toute façon nos vies sont en train de changer, et comme à chaque grande modification, on se retrouve ébranlé. Il va partir un mois en vacances, je crois que ça va nous permettre de mettre les choses au point, chacun de notre côté.
Je ne sais même pas ce que je ressens. Est-ce l’amour qui m’empêche de rompre, est-ce la peur de le perdre lui ? Ou est-ce simplement la peur de la nouveauté, du changement, la peur de tout recommencer, encore une fois ?
On verra. Ou pas.
« L'analyse psychologique a perdu pour moi tout intérêt du jour où je me suis avisé que l'homme éprouve ce qu'il s'imagine éprouver. De là à penser qu'il s'imagine éprouver ce qu'il éprouve... Je le vois bien avec mon amour : entre aimer Laura et m'imaginer que je l'aime moins, et l'aimer moins, quel dieu verrait la différence ? Dans le domaine des sentiments, le réel ne se distingue pas de l'imaginaire. Et, s'il suffit d'imaginer qu'on aime, pour aimer, ainsi suffit-il de se dire qu'on imagine aimer, quand on aime, pour aussitôt aimer un peu moins, et même pour se détacher un peu de ce qu'on aime - ou pour en détacher quelques cristaux. Mais pour se dire cela ne faut-il pas déjà aimer un peu moins ? »
André Gide, Les Faux-Monnayeurs Apprendre à lireLui : « Salut 1m70 58kg Décris toi et tu es quel métro »
Moi : « 1m20 130 kg métro rue de la pompe. »
Lui : « envoies moi un email sur (…) je t'enverai mes pics »
C’est formidable la communication de nos jours.
Pour mon entretienEst ce que quelqu'un connaît un livre ou une page web donnant le vocabulaire anglais relatif aux métiers de bureau (secrétariat...) ? Parce que je n'ai rien de tout ça dans les miens. :-/
Merci ! 01/05/2004Pas de muguetLes temps changent. Et le Jona aussi. J’aurais dû pleurer toutes les larmes de mon corps, ne pas dormir de la nuit, broyer du noir, perdre mon temps, me tordre de douleur, refuser de manger, envisager de me jeter du haut de la Tour Montparnasse, me noyer dans le Lexomil.
Au lieu de ça, j’ai dormi comme un bébé et me suis réveillé comme un brin de muguet. J’ai chatté, travaillé, bouquiné, téléphoné, suis même un peu sorti avec des amis. Et, hallucinant, j’avais envie de sortir ce soir. Moi, le casanier perpétuel, j’avais envie de sortir. Malheureusement, personne de disponible. Certains sont déjà pris, d’autres sont en train de prendre. Quand je ne peux ni ne veux sortir, je n’ai que l’embarras du choix, et le seul jour dans l’année où j’en ai très envie, y a plus personne ! Ra la la. Enfin bref, tout ça pour dire que malgré les récents événements, je suis de très bonne humeur. A croire que d’être en colère me donne des ailes.
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |