...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

30/06/2004

30/06/04 - 23:16

Jona soldé !

Je suis désespéré : en quelques mois, j’ai pris entre 4 et 6 kilos. J’avais de la marge, certes, mais maintenant je me sens moche et gros. J’ai perdu le peu de muscles que j’avais gagnés, et je vois mon corps se ramollir et grossir comme si j’étais une guimauve géante fondante au soleil. Quand je me regarde dans la glace, l’image que le miroir me renvoie est celle d’une bouteille d’Orangina. Encore heureux que je sois fréquemment secoué pour évacuer la pulpe.
Mais le problème, c’est pour m’habiller. Outre les vêtements que je ne mets plus parce qu’ils ne me conviennent plus et que j’ai depuis ma tendre adolescence, il y a ceux que je ne peux plus mettre parce que je ne rentre plus dedans ! C’était bien la peine de se ruiner la peau du cul avec un jean Energie hyper moulant en janvier… Dans le genre décoration d’armoire, on fait mieux.
Alors je voudrais me rhabiller, acquérir des nouveaux vêtements sans me ruiner. Mais nan. Rien ne me va. Chaque séance de shopping se solde par des échecs : aucun jean ne me va. Je ne ressemble à rien. Je suis blasé ! C’est vraiment moi qui aie autant grossi ou ce sont les vêtements qui sont vraiment pourris ? Probablement les deux. Et l’inverse.

29/06/2004

29/06/04 - 19:23

Blocs non permanents

Jonathan, 21 ans, en couple, secrétaire vacataire, futur étudiant en Maîtrise de Littérature à Londres, névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond (au sens figuré), etc.

ACTUELLEMENT

Je cite :

"Le péché plutôt que l'hypocrisie" (Bernard Werber)

Je lis :



J'écoute :

28/06/2004

28/06/04 - 19:02

Entrez !

J’ai eu ma toute première journée de travail aujourd’hui. Je suis donc officiellement secrétaire vacataire jusqu’au 31 Août. Ca me fait tout drôle ce changement de statut, de faire un bond dans la société, d’être un travailleur comme les autres… Ca ne va pas être facile, je pense, de me lever tôt tous les jours et d’accomplir toutes les tâches que je serai amené à faire. Mais bon, on s’y fera. La collègue que je vais remplacer est très sympa, je suis dégoûté que ce soit elle que je remplace. Mon « chef », (c’est étrange, mais je n’avais pas vraiment réalisé que j’en aurais un) par contre, est très colérique paraît-il… J’en connais un qui va pleurer ! ^^;
Quant au travail en soi, je me sens un peu vraiment perdu pour le moment. Je dois me familiariser avec tellement de noms, de sigles, de procédures administratives que je ne connais pas du tout ! La semaine prochaine, en plus, je serai tout seul, je ne sais pas comment je vais faire… En tout cas, apprendre un vrai métier me plaît. J’ai l’impression que ce qu’on m’inculque sert concrètement, même si c’est uniquement dans le cadre d’une entreprise. Et, bizarrement, moi qui n’aime pas répondre au téléphone chez moi, j’adore le faire en tant que secrétaire.
Avec tout ça, je risque d’être fatigué le soir et de ne pas avoir le courage d’écrire aussi régulièrement que d’habitude. Monsieur Diabolito n’est pas disponible pour le moment, puis-je prendre un message ?

25/06/2004

25/06/04 - 16:43

« Plus long, plus doux, s’ouvre en corolle »

*

Mon corps me soûle en ce moment. Je fais insomnie sur insomnie, ne m’endormant jamais avant 3h du mat depuis deux semaines. Et comme je n’ai plus beaucoup de Stilnox et que je veux en garder de côté pour le boulot, je me suis interdit d’en prendre… Je passe donc mes nuits à tourner dans tous les sens dans mon lit, finissant par me relever pour manger et lire. C’est insupportable. Je perds plusieurs heures par jour à cause de ça.

De plus, Lulu, ma grosse chatte, squatte mon lit 24h/24. Hier matin, à peine suis-je sorti de ma chambre qu’elle est arrivée en courant sur mon lit et qu’elle s’y est installée pour la journée ! Et après, Madame ronronne, fout ses poils partout, me grimpe dessus, s’allonge sur moi (comme si j’étais un matelas ou un oreiller) en me pétrissant avec ses griffes… Sale bête ! Elle ne me lâche que vers 3h justement, heure à laquelle je peux enfin fermer la porte de ma chambre pour faire cesser les ronflements de mon père.

Mais hier, sans chat (j’ai laissé ma porte fermée toute la journée pour empêcher la bestiole de m’envahir) et avec Stilnox, j’ai du faire face à un élément nouveau : mon nez. En effet, celui-ci s’est mis à couler et éternuer toutes les 2 minutes 30. INSUPPORTABLE ! Je ne sais pas ce que j’ai… J’ai attrapé froid ? J’ai plutôt l’impression que c’est la même allergie à je ne sais pas quoi qui me prend aux narines à chaque changement de climat. En tout cas, après avoir utilisé 200 mouchoirs et avoir le nez irrité comme s’il avait été violé par une lame de rasoir, j’ai sorti le grand jeu : je me suis fait des tampax nasaux. Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion d’en faire, mais ça stoppe tout instantanément ! Quel soulagement.

Seul problème qui persiste : avec tout ça, j’ai le nez bouché. Et voir son Choubi d’amour avec le nez bouché, c’est pas très pratique…

24/06/2004

24/06/04 - 21:57

Uro 2004

Au secours ! Je n’en peux plus ! Je vais me taper la tête contre le mur si ça continue. J’ai l’impression que ça fait des mois que ça a commencé (ça a commencé quand en fait ?) Tous les jours, ils ne parlent que de ça sur tous les médias et à toutes les heures. Du foot, du foot, encore du foot, toujours du foot. Je vais foot mon poing dans la télé si ça continue !!! Arg !

Oui, bien sûr, qu’est ce que j’en ai à foot ! Je peux ne pas regarder, ne pas y faire attention… J’essaie, ventrebleu, j’essaie ! Mais le foot me poursuit bien malgré moi. Dans la rue, si on a le malheur d’être dehors vers 21h30, on passe devant d’innombrables personnes attablées dans les cafés, les yeux rivés sur les écrans qui diffusent des images du ballon rond avec des jambes poilues autour (jambes poilues ? Ah ? Ca pourrait peut-être m’intéresser finalement.)

Ensuite, si je suis chez moi à cette heure-ci, c’est encore pire, car je me tape mon père qui regarde ça… Et qui fait ses commentaires. Comme si ça m’intéressait. Ca m’exaspère !!! J’ai beau lui dire que j’ai horreur de ça, c’est plus fort que lui ! Je vais lui parler de bite, moi, il va comprendre sa douleur !

Et alors le truc qui m’a fait halluciner, c’est la réponse de mon futur prof à Londres. Je lui envoie un mail pour avoir des renseignements, auquel il me répond : bienvenue à Londres, malgré les résultats hier soir du football ! Le point positif, c’est que, du coup, il a l’air cool. Mais bon. Alors pour être gentil, je lui ai répondu : « don’t worry, I’m sure next time you’ll win. »

Je ne comprends pas l’engouement que cela provoque chez les gens. Je découvre dans mon entourage certain(e)s qui souhaitent voir la France gagner. Le pire, c’est quand j’entends quelqu’un dire qu’il n’aime pas le foot mais qu’il regarde seulement quand la France joue. Ah ? Et ? C’est quoi ce patriotisme à deux balles ? Sous prétexte que je suis né en France je dois vouloir que des joueurs français que je ne connais ni d’Yves, ni d’Adam, gagnent ? Bah non. Je suis bien content d’être né en France et pas dans un pays du Tiers Monde, mais c’est tout. Ca ne change pas ma vie que ces joueurs gagnent. Et après on ose dire que la télé-réalité c’est de la merde… Mais au moins, quand c’est un chanteur (ou plutôt une chanteuse) qu’on aime bien qui gagne, on pourra ensuite l’écouter sur son album.

Je ne souhaite qu'une chose : que la France perde. Autrement, on va encore en entendre parler pendant des années !

Heureusement, cette horreur est bientôt finie. Parce que le foot, j’en ai plein le cul !

23/06/2004

23/06/04 - 22:40

Liste non exhaustive

J’en ai marre de linker des blogs. Je sais que certains vont hurler, pleurer, taper des pieds, mais je lis bien plus de blogs que ceux que je linke, et je ne veux pas en linker trop car selon moi, trop de liens tue les liens. Donc, pour le moment, je vais les jarter, mais, à la manière de John, je souhaite en garder une trace. D’où ce post.
Avant de recopier la liste, voici quelques blogs que je n’ai pas linkés jusqu’à présent mais que je lis plus ou moins :

Bip76 : la vie imparfaite d’un jeune cadre parisien
Nico_paris12: un autre Caliméro ! ;)
Pierre : le blog qui m’a donné envie d’écrire le mien
Sixte : un garçon tourmenté à la plume plaisante

Chronolog : l’un des meilleurs blogs actuels, fin et intelligent, écrit par un véritable artiste
Greg-Kun : mon double astral auvergnat ?
Katioucha : il vaut la peine d’être lu rien que pour ses titres absurdes et obscènes !
Tatou : un jeune très sensible
Urobore : un garçon intelligent et qui écrit bien

Et donc, voici les liens qui étaient, jusqu’à aujourd’hui, disponibles sur cette page :

Blogs (liste non exhaustive) :

Manu : ma meilleure amie
New_ian : mon chéri

Ricroël : un mec drôle, malgré lui
Cyber_bob : un garçon frais au blog marrant
Mister Patate* : un blog simple qui fait mouche ; quelqu'un en qui je me retrouve
Fanougreenboy : le mec le plus généreux et cultivé que je connaisse
Andrew : un esprit si semblable au mien, pour une vie si différente
Népomucène : quelqu'un d'intelligent qui se pose de drôles de questions et qui fait des expériences étranges

Matoo : clair, net et bien écrit
Ange Etrange : littéraire, futile, et voilé
Cossaw : quelqu'un qui dévoile son intimité encore plus que moi !
Paumé : sexe et drogues, son monde me fascine
PaCa : un écrivain vif et hilarant

Liens :

Calendrier des Pédéblogueurs
Sparknotes : études et résumés d'oeuvres littéraires
Club Med Gym

22/06/2004

22/06/04 - 17:12

La fête de la m....

Je n’aime pas la fête de la musique. Je l’ai réellement découverte à 16 ans, lorsque j’ai commencé à sortir avec ma bande d’amis du lycée. Ce que j’appréciais lors de cette soirée, c’était d’être avec eux, et les groupes devant lesquels nous passions me dérangeaient plus qu’autre chose. Il faut dire aussi que je ne sais pas « écouter » de la musique. Pendant qu’elle se fait entendre, je danse, je lis les paroles, je chante, j’écris, je range, je pleure… Mais je suis incapable de rester planté comme un poireau et d’attendre. A moins que je sois touché par ce qu’il se passe, mais je suis nettement plus intéressé par les saucisses qui cuisent (elles m’ont donné envie toute la soirée tellement elles sentaient bon !) que par des groupes qui chantent des chansons inconnues ou des reprises (peu connues par moi.)
Car le problème de la fête de la musique, c’est qu’en réalité, c’est la fête du rock ! Hier encore, et mis à part les quelques zigotos qui chantaient « Hosaaaaaaaaaaaannah, Hosaaaaaaaaaaaaaannah, Hosaaaaaaaaaaaaannah au plus haut deeeeeeeees cieuuuuuuux » je n’ai eu le droit qu’à des hurlements de métalleux. Je n’ai rien contre le rock, il y a plein de chansons de rock que j’aime bien. Mais ce que je ne supporte pas, c’est d’être obligé de n’écouter que ça. Je me suis donc retrouvé bien seul, avec tout mon groupe d’amis qui ne jure presque que par le rock. Et là je me suis dit : « Putain, et en plus il a fallu que ma meilleure amie sorte avec un batteur pendant trois ans… Elle aurait pas pu sortir avec un des 2B3 ??? »

Ainsi, après avoir erré parmi la foule pendant trois heures, je suis rentré chez moi. Je n’y étais pas allé depuis trois ans. La prochaine fois (si prochaine fois il y a), je n’irai pas dans le Quartier Latin, parce que chaque année ils nous passent la même merde ! J’irai dans le Marais, tiens.

En rentrant, dans le métro, qui était bondé, et alors que je lisais, j’ai soudainement senti une odeur qui m’a agressé les narines. Il ne m’a pas fallu plus d’une seconde pour comprendre que cette odeur persistante venait des entrailles de l’un des voyageurs. Plusieurs personnes se sont mises à rire, et les trois quart du wagon ont sauvé leur nez en le fourrant dans leur T-shirt.

Ca sent bon, la musique.

21/06/2004

21/06/04 - 01:03

Sexualité : adolescence (partie 2)

Suite des articles Sexualité : enfance et Sexualité : adolescence (partie 1)

Alors que T. et moi étions amis vaguement copains, nos mères continuaient à se voir régulièrement. Au fur et à mesure des années, elles se sont constitué un vrai groupe d’amis. Il y avait régulièrement des soirées organisées, et je m’entendais très bien avec tous ces adultes.

Un jour, je découvris dans la chambre de T. un jeune homme : Alan. Il semblait très bien s’entendre avec T. Il avait beau avoir 18 ans de plus que nous, il se mettait au même niveau que nous. J’ai été amené à le voir fréquemment, puisqu’il a commencé à entretenir une relation amoureuse avec la mère de T. Ainsi, le couple venait souvent dîner à la maison. Moi, j’adorais ce mec, et je me suis beaucoup attaché à lui. Il était comme le grand frère que j’avais toujours voulu avoir. Et surtout, qu’est ce qu’il m’attirait… Pourtant, il n’était pas spécialement beau, mais je ressentais quelque chose de fort pour lui.

Au cours de ces soirées, nous nous retrouvions souvent seuls, T, Alan, et moi. Dans ma chambre, ou dans celle de T, les jeux dérivaient souvent… Alan s’amusait à jouer à touche pipi avec nous. Ca n’allait pas bien loin, il essayait juste de mettre sa main sur la bosse de notre pantalon. Etrangement, il arrivait toujours à ses fins avec T, parfois même il arrivait à faire sortir la bite de son pantalon. Moi, bien que ça m’excitait, je ne me laissais pas faire. Malgré ma relation avec T, je me voyais mal me laisser toucher devant lui.

Puis, comme tous les étés, je suis parti en vacances avec T. dans la maison de ses grands-parents. Mais cette année-là, sa mère et Alan nous rejoignirent. Et ça dériva très vite…
C’est ainsi que, dans la piscine, les trois garçons que nous étions jouions presque innocemment. Dès le premier jour, T. retira le maillot de bain d’Alan. Celui-ci essaya de nous rendre la pareille, et comme d’habitude, il réussit à mettre T. à nu, alors que moi, je me débattais et ne me laissais pas faire. Chose intéressante, Alan, dans cette situation, avait toujours la gaule. Il suffisait qu’il se retrouve nu, avec nous, dans la piscine, pour que son sexe se dresse comme s’il essayait d’atteindre la surface.
Alors, pour en profiter un peu plus, un autre jeu fut inventé. Il s’agissait de passer entre les jambes de celui qui était nu. T. et moi, donc, passions et repassions entre les jambes d’Alan. Pour n’importe quelle personne qui n’était pas dans la piscine, cela ressemblait à un simple jeu d’enfants. En réalité, j’avais pris le soin de revêtir mon masque, afin de pouvoir admirer, en même temps, l’engin de mes rêves. Puis, ce fut au tour de T. Alan et moi passions et repassions entre ses jambes, devant sa bite. Moi, j’ai refusé qu’on me passe dessous, même en gardant mon maillot de bain, car je savais qu’on finirait par le retirer. J’étais extrêmement pudique.

Un matin, je me trouvais dans l’une des salles de bain/toilettes et me brossais les dents, quand Alan entra pour vider sa vessie. Il a en a profité pour me glisser quelques mots. Il m’avoua alors que « quand il avait 14-15 ans, il faisait des choses avec un mec de 25 ans ! Et après il a dit qu’il avait honte et que je n’avais que 14 ans. » (Extrait de mon journal de l’époque, le 15 Juillet 1997)

Un jour, je me suis rendu dans la chambre d’Alan et de la mère de T. C’était la seule chambre située à l’étage, elle était donc isolée du reste de la maison. Je me suis retrouvé seul avec Alan. Il était en slip. On a discuté un peu, et alors que je me levais pour partir, je ne pus plus résister : je fonçai sur lui dans un élan de désir, et passai ma main sur son slip. Je pus sentir son phallus bien dur, mais je retirai ma main aussi sec, ne pouvant assumer ce désir déviant. C’est alors qu’il attrapa ma main, et me la mis dans son slip. J’avais enfin un contact direct avec sa grosse bite. C’était à la fois très excitant et répugnant. Je trouvais sa bite si bizarre et si grosse ! C’était la première fois que je voyais un gland décalotté en érection. J’essayai de retirer ma main, mais il m’attrapa par la taille et me mis sur le lit. Tout ça était fait comme dans un jeu, et, cette fois, parce que j’étais seul avec lui, je crois que je me suis moins débattu… Nous étions donc tous les deux allongés sur le flanc, lui derrière moi, et petit à petit il a descendu sa main. De mon torse, elle arriva sur mon ventre. De mes deux mains, j’essayais de l’en empêcher, car je ne voulais pas être démasqué. Puis sa main descendit encore, et finit par atteindre, à travers mon caleçon de bain, ma bite toute excitée. « Mais tu bandes, petit cochon ! » Je finis par me dégager de son emprise si agréable, et je m’échappai de la pièce interdite. J’avais très envie de rester avec lui, mais n’importe qui pouvait débarquer, et je n’ose imaginer la tête des grands-parents ou de la mère de T. s’ils avaient découverts qu’Alan et moi entretenions des échanges peu chrétiens.

Voici ce que j’écrivais à l’époque, le 16 Juillet 1997 : « Si qq’un lit ceci un jour, ce qq’un va penser qu’Alan est pédé ou pédophile mais je tiens à rassurer les éventuels lecteurs parce que moi je suis sûr qu’il est normal mais qu’il aime bien s’amuser avec éventuellement des mecs, éventuellement jeunes et toujours éventuellement, prendre du plaisir avec. »

Après cet épisode, je ne pensai qu’à une chose : recommencer. Me retrouver, une nouvelle fois, seul avec lui, et enfin goûter au fruit défendu. Mais dans les jours qui suivirent, l’occasion ne se présenta plus, et Alan et sa copine retournèrent à Paris, nous laissant seuls, T. et moi, avec nos branlettes mutuelles et un goût amer dans la bouche.

Dans les mois et années qui suivirent, je continuai d’entretenir une certaine amitié avec Alan. Un jour, il m’a emmené à la piscine de Malakoff, jour duquel j’ai vainement attendu un rapprochement physique. En partant, dans la voiture, il se confia à moi, et m’avoua qu’il était bisexuel. C’était étrange, comme situation. Un mec d’environ trente ans qui me parlait de ses désirs et de sa difficulté à définir sa sexualité. Moi, je ne me confiais pas à lui. Je savais que j’étais homo, mais je ne l’avais encore dit à personne, et n’avais pas le courage d’en parler avec lui.

C’est l’été d’après que je passais avec T, à Paris, et que nous nous touchions pour la dernière fois. Un soir, plutôt que de rester chez lui, il eut la merveilleuse idée de téléphoner à Alan et de lui demander si on pouvait dormir chez lui. Celui-ci accepta.
Chez lui, et après de vrais jeux enfantins, Alan nous montra subrepticement des images d’un film porno gay. Je me souviens encore de cette chaîne de mecs (ils étaient 20 ? 30 ?) qui se suçaient à la queue leu leu autour d’une piscine. Je me souviens vaguement de pénétrations et de langues mal placées… « Quand c’est bien propre… » dit Alan. Ces images furent écoeurantes pour ma tête, mais délicieuses pour ma bite.
Alan nous laissa son lit, et dormit à même le sol. Mais cette situation m’empêcha de trouver le sommeil. A ma gauche, j’avais T, que je branlais régulièrement. A ma droite, j’avais Alan, le mec sur lequel je fantasmais depuis plus d’un an. Je ne cessais de penser à ce qu’il pourrait se passer. Moi qui me lève du lit, qui m’allonge sur lui, qui sent enfin le contact chaud de sa bite contre la mienne. Putain, qu’est ce que j’avais envie de lui. Pendant une heure, je tournai et me retournai dans ce lit, en même temps que les pensées d’une chaude nuit d’été branlaient mon cerveau. Mon caleçon était mouillé par la lubrification naturelle que produit ma bite en érection. Je me demandais si T. dormait ou pas. Je me demandais si Alan dormait ou pas. Finalement, celui-ci se leva pour aller dans la salle de bain. Quand il en sortit, je me levai à mon tour. Nous avons échangé quelques mots, quasiment sans aucune ambiguïté, et après avoir pissé à mon tour, je me suis recouché et ai enfin trouvé le sommeil.

Ce n’est que quelques mois après, le jour du Nouvel An, que notre relation avança un peu. Cela avait lieu chez moi. Tout le groupe d’amis de ma mère était là, ainsi que la mère de T. et donc, Alan. Il fit un petit malaise, alors on le mit dans ma chambre, sur mon lit, où il put se reposer. Après quelques heures, je le rejoignis… Au départ, c’était innocent. Puis, sa copine arriva. Elle l’embrassa, lui fit quelques petits câlins, pendant lesquels je restais scotché devant ma télé. Il n’y avait rien de bien méchant dans ce qu’ils faisaient. Mais ça suffit pour exciter Alan, et dès que la seule fouffe de la pièce fut partie, il sortit sa grosse bite dressée en disant : « Elle m’excite ! » Et là, c’est moi qui fus excité… Je l’avais, pour moi tout seul, dans ma chambre. Et, bien qu’il y eut beaucoup de monde dans le reste de l’appart, je décidai de saisir ma chance. Mais comme à mon habitude, je voulais garder une forme d’intégrité, je ne voulais pas qu’il « sache. » Alors, je me dirigeai vers sa bite et commençai à lui parler sur le ton de la confidence, à lui poser des questions sur la sexualité, etc. Je fis d’abord mine de toucher sa bite comme quelqu’un qui mène une expérience scientifique dessus. Puis, il me demanda : « Tu veux pas lui faire un bisou ? » Je refusai. « Alors, juste une caresse. » Ma main se mit alors à le caresser, mais je ne me contentai pas d’une caresse. La paume de ma main, ouverte, glissait sur sa bite. Du gland vers les couilles, puis des couilles au gland. Après quelques minutes, elle se resserra, et l’étreignit vigoureusement. Il avait vraiment une belle bite : parfaitement cylindrique, comme je les aime. Moi, j’avais une trique pas possible. Je n’avais qu’une envie, qu’il me touche. Mais au lieu de ça, il approcha son visage du mien, et tenta de m’embrasser. Je détournai ma tête car l’idée me répugnait. « Ah, tu veux pas… » dit-il. Etrangement, toucher sa bite, le branler, m’excitait au plus au point, mais l’embrasser, c’était au-dessus de mes forces. Pour moi, un baiser n’était possible que dans le cadre d’un couple uni par l’amour. Ce mec était bien trop vieux pour que je l’aime. Je l’adorais, mais je ne l’aimais pas. Je voulais qu’il me touche la bite, pas qu’il touche mes lèvres. Mon refus lui laissa croire que je ne voulais rien d’autre… Après un moment, il me proposa d’arrêter. « Autrement je vais en foutre partout. » J’ai donc arrêté et j’ai fini par quitter ma chambre, afin que personne ne soit au courant. Mais j’avais prévu de passer la nuit avec lui. Après tout, il était dans MON lit. Malheureusement, sa copine ne l’entendit pas de cette oreille, et je dus me résigner à dormir avec ma mère… Cette nuit-là, j’ai bandé comme un âne et j’ai rêvé d’Alan toute la nuit.

Il n’y eut plus de réelle occasion après coup. J’ai tenté, une fois, de rester dormir chez Alan après une soirée, mais comme mes parents étaient là, ce ne fut pas possible.
J’avais aussi décidé, après des mois de fantasmes et de frustrations dus à mon amour passionnel pour mon meilleur ami hétéro, de passer à l’acte avec Alan. Après tout, un mec expérimenté n’aurait-il pas fait une bonne « première fois » ? Bien sûr, je ne lui avais pas dit que je souhaitais qu’il se passe quelque chose entre lui et moi… Je devais le retrouver chez lui, j’avais même préparé les capotes au cas où. Et au dernier moment, je me suis dégonflé et ai annulé.

J’ai fini par lui avouer que j’étais homo, et nos discussions sont devenues bien plus intéressantes. Nous nous sommes revus à quelques soirées, et avons entretenu une amitié sans aucune ambiguïté par téléphone. Sans aucune ambiguïté, parce qu’entre temps, j’ai eu d’autres possibilités, et me suis de plus en plus rapproché d’une vie sexuelle d’adulte…

A suivre…

17/06/2004

17/06/04 - 23:22

Echange amoureux

Echange de mails avec Bertrand le 28 Novembre 2003

Moi : Groumpf ! Chuis fatigué... J'ai dormi 6 heures ! Oui, j'veux que tu pleures :p Mais comment tu fais toi qui dors toujours moins de 6 heures ???? T'es pas humain...

Bon alors, et toi, humeur du jour : Gremlins ou pétasse ?

Travaille bien, moi je vais finir ma nuit en cours :)

Schmurk


Lui : euh....d'humeur normale :)
bisous doux
BB


Moi : Humeur normale = humeur chiant !

Tu sais pas lire entre les lignes... Ca voulait dire : Queen ou pas ce soir ???


Lui : et toi quelle humeur??

Moi : Bah fatigué je te l'ai dit ;) Sinon ça va, content que cette dure semaine soit finie !

Lui : donc Queen ou pas Queen??

Moi : Et comme je t'ai dit hier soir alors que tu ne m'écoutais pas, (pour changer :p ) ça dépend de si je dors ou pas cet après-midi ! Mais je dors ou pas cet après-midi en fonction de ce que tu me dis, parce que si je dors mais qu'on sort pas, je vais pas dormir avant 3h du mat', et si je dors pas il est clair que je sortirai pas... Bon et puis ça dépend aussi de qui vient exactement et du genre de musique qu'il y aura... :p
Mais bon, d'après ce que j'ai compris, tu dois pas savoir grand chose, comme toujours ! :p


Lui : Voilà !!
J'en sais rien!! tout ce que je sais c'est que je ne suis pas explosé.... j'ai pas trop mal dormi
Si ca peut te donner des pistes!! Comme ça peut être que je serai chaud pour ce soir :)
Mais bon, je pourrais être naze aussi tout à l'heure ;)
JE SAIS PAS :)
et telecharge QUICKTIME!!


Moi : Bah moi là tout de suite je suis très très chaud :ppp Parce que moi c'est pas parce que je suis fatigué que je suis pas vigoureux... Ahhh, c'est beau d'être jeune ! :)

Je suis en train de télécharger ton quicktime... Tain c'est long et chiant ! Ca va encore me prendre de la place ça (oui, je râle ^^;)

Y a Manu qui débarque à la maison !


Lui : Chasse là :)

16/06/2004

16/06/04 - 14:20

Je me lève et je confirme

Je le savais. Je le sais depuis quelques années, mais à chaque fois je me persuade que cette fois-ci va être différente et que je vais apprécier. C’est officiel : je n’aime pas les vacances. Ca fait à peine une semaine que je suis totalement libre, et ça fait une semaine que je me fais chier. Ca empire de jour en jour. Je me réfugie dans les livres, dévorant tout ce que je peux en prévision du jour où je n’aurai plus l’envie ni le temps de lire (ce qui m’arrive beaucoup trop souvent).

De plus, à cause de mes deux nuits de fête consécutives, je suis décalé et m’endors de plus en plus tard. En ne faisant rien de la journée, remarquez, c’est un peu logique que je n’aie pas envie de dormir le soir. J’en arrive ainsi à ce paradoxe : les journées me paraissent à la fois longues et courtes. Longues parce que je m’ennuie, courtes parce que j’ai la sensation de ne pas faire tout ce que je voudrais faire.

Bien sûr, je pourrais voir des gens. Mais pour le coup ce sont eux qui ne sont pas dispos. Et puis, de toute façon, je n’ai pas spécialement envie de sortir non plus. Le problème avec moi, c’est que ce genre de situation me plonge dans un certain état de torpeur qui me démotive de toute activité en dehors de chez moi. Enfin ça dépend des heures. Je change d’avis tout le temps. Faudra pas que les gens se réveillent quand mon chéri sera rentré de vacances et que je bosserai toute la semaine. Et je ne suis pas assez sociable pour rencontrer des gens nouveaux. (Message subliminal : ne me proposez rien, je dirai non, mais c’est gentil d’y penser :p )
Aujourd’hui, au moins, j’ai des trucs à faire.

Je ne me sens même pas si libre que ça. D’un côté, j’ai pas mal de rangement à faire avant mon départ, alors autant le faire maintenant. D’un autre côté, je pense toujours à l’échec du permis. Dès que je vois une voiture, je pense au fait que, moi, je ne l’ai pas eu et que, moi, je ne sais pas faire ça. Bref, bien que ce soit passé, l’angoisse est toujours là. C’est comme si je l’avais mise dans une petite boite et rangée sur une étagère, mais elle ne se tait pas pour autant. Elle me nargue. Salope.

Vivement que je bosse !

15/06/2004

15/06/04 - 15:02

Sexualité : adolescence (partie 1)

Suite de l’article Sexualité : enfance

T. et moi avons continué à nous voir régulièrement. Nous étions dans la même école, puis dans le même collège, souvent dans la même classe. Notre amitié était exclusivement faites de jeux. Nous créions des histoires avec nos figurines Dragon Ball Z, nous jouions à tous les jeux vidéo qui passaient entre nos doigts, mais nous ne parlions jamais. T. était le mec hétéro de base dans toute sa splendeur : un peu bêbête et qui ne montre jamais ses sentiments.
Au collège, nous avons commencé à devenir très différents l’un de l’autre : lui se passionnait pour le Basket Américain (NBA, Dream team et tout le toutim…) pendant que moi je vouais une admiration sans limite aux Spice Girls.
Malgré ces différences, une chose nous a relié : la découverte de la sexualité.

Pendant des années, donc, nous en sommes restés au lourd secret de nos touche-pipi d’antan. Ni lui ni moi n’avions oublié, mais n’en avons jamais parlé pendant tout ce temps. Et moi, à 12 ans, je n’attendais qu’une seule chose : recommencer.
Il avait été convenu que je passerais plusieurs jours chez lui, à Paris, pendant les vacances. Cette idée m’excitait au plus au point. Etre seul avec lui pendant tant de temps, sans les parents, faisait pénétrer dans mon esprit des images de débauche.
Je suis donc allé chez lui, pendant ces vacances. Et nous avons joué : nos figurines se livraient des guerres sans merci sous fond d’histoires d’amour passionnées, nous nous battions virtuellement l’un contre l’autre grâce au contact ô combien érotique des manettes collées par la sueur.

Puis arriva l’occasion que j’attendais. Alors que nous étions dans sa chambre, T. eut la gaule. Il décida de se masturber, et, par fausse pudeur, se cacha sous un drap. Moi, je m’assis à son bureau. Il me dit que je pouvais me branler aussi. Je lui répondis que je n’en avais pas envie. Ce qui était vrai. J’étais brûlant de désir, mais ce que je voulais, c’était le toucher, lui. L’excitation finit par dépasser ma timidité, et je m’approchai de lui… J’avais envie de le toucher, mais j’avais peur de recréer une intimité avec un garçon dont je n’étais, en réalité, pas proche moralement. J’ai fini par me décider, et en rigolant, j’ai commencé à le branler à travers le drap orange. Je sentais parfaitement cette bite grosse et dure, mais le papier qui enveloppait la viande n’était pas très pratique. Alors je me suis arrêté.

Le soir, une fois dans le noir, aidé par une journée de frustration et l’odeur si particulière de mec qui régnait constamment dans sa chambre, je finis par lui dire, au détour d’une conversation : « J’aimerais bien savoir ce que ça fait que de branler un mec. » Il me proposa, gracieusement, d’essayer sur lui. Il était allongé en travers de son lit, les jambes écartées. Moi, j’étais assis sur mon lit, ma main le rejoignant à l’endroit stratégique. Je le branlais extrêmement doucement. J’adorais ce contact brûlant. Excitant. Quand l’œuvre fut terminée, plus un mot ne fut prononcé pendant de longues minutes. Minutes pendant lesquelles mon corps était en ébullition, et mon cerveau cherchait par tous les moyens à rétablir la communication avec l’objet de mon désir. Mais comment lui dire ? Je n’osais pas, trop timide, avouer mon désir. Enfin, prenant mon courage à une main, la voix limite tremblante : « J’veux bien qu’tu m’le fasses. »
Lui : « De quoi ? »
Moi : « C’que j’viens d’te faire. »
Il s’exécuta.
Ayant pleinement conscience de la différence de taille entre nous, j’ajoutai : « J’bande pas beaucoup. J’bande pas beaucoup du tout. » Ce qui était tout le contraire de la réalité.
Et ce fut… décevant. J’avais l’impression que sa main était à l’envers, pas positionnée comme il fallait. Ca faisait des mois que je pensais à ce moment, et finalement, c’était loin, très loin, d’être ce que j’avais espéré.

Le lendemain matin, au réveil, il dit : « Bon bah j’vais le raconter aux copains ! » Je savais qu’il plaisantait. Mais je me sentais mal. Sale. Je n’assumais pas ce désir, je n’assumais pas de l’avoir assouvi. T. me répugnait. J’avais envie de vomir. J’ai attendu quelques heures, mais le dégoût ne m’a plus quitté. Alors j’ai décidé de rentrer chez moi. Il ne voulait pas que je parte. Il me mit au défi de venir chercher les clefs dans son caleçon. Sous mes yeux, je les vis s’y cacher. Je lui ai alors lancé ce regard que j’ai encore, celui que je prends lorsque je sais que je vais faire quelque chose qui va à l’encontre de mon image de Sainte Nitouche. J’ai défait son pantalon, pris les clefs, ouvert la porte, rendu les clefs, et suis rentré chez moi. Vite. De manière soudaine. Je crois qu’il n’a jamais compris ce qui s’était passé dans ma tête, car je suis vraiment parti comme un violeur.

Quelques années plus tard, nous sommes repartis chez ses grands-parents. Et, pour la première fois depuis des années, sa grand-mère nous autorisa à dormir ensemble (« à condition que vous ne chantiez pas ! ») L’excitation se lisait dans nos regards. Les journées n’étaient que succession de pelotages divers. Il suffisait que l’un soit allongé pour que l’autre s’en approche et commence à caresser entre deux doigts le pénis devenant petit à petit phallus de l’autre. Dieu que c’était bon ! On ne pouvait pas aller loin, vu que n’importe quel membre de sa famille pouvait débarquer dans notre chambre à n’importe quel moment. Mais parfois, n’y tenant plus, on se branlait mutuellement en pleine après-midi. Les autres fois, nous attendions le soir. Il fallut alors gérer un élément nouveau, que nous ne connaissions pas dans notre enfance : l’éjaculation. Nous ne voulions pas rentrer en contact avec le sperme de l’autre, alors avant de jouir, on prévenait l’autre et on se finissait tout seuls, comme des grands.

A 14 ans, nous jeux sont devenus un peu plus sensuels. Depuis des années, quand nous nous branlions mutuellement, il n’y avait rien de plus, entre nous, que le mouvement mécanique de la main de l’autre. Je crois qu’il aimait beaucoup que je le touche. Moi, j’étais souvent déçu, je ne gagnais jamais autant de plaisir que j’en aurais voulu.
Un soir, donc, pour la première fois, alors qu’il me branlait, T. se mit à me caresser. C’était ma toute première caresse sexuelle. C’était divin. Je fis donc de même. Et puis, de fil en aiguille, il m’autorisa à jouir dans sa main. Je lui renvoyai la pareille. « Ca revient au même » expliqua-t-il. Malheureusement pour moi, j’étais souvent celui qui jouissait le premier. Ainsi, alors que mes besoins étaient satisfaits et que j’étais envahi par mon habituel dégoût, je dus le finir malgré tout. C’était affreux de devoir le branler avec cette culpabilité au dessus de la tête. Et le sperme n’arrangea rien. Ce premier soir de jouissance dans la main de l’autre, il éjacula la totalité de ses baigneurs sur mon bras. C’était chaud et visqueux. J’ai cru que j’allais vomir.

Au lycée, nos chemins se sont éloignés. Après ma première année de Seconde, nous avons recommencé à nous voir durant tout un été. Il avait beaucoup changé, nous parlions beaucoup plus. Surtout quand il fumait du shit. Je lui avais présenté une copine de classe, Mél. Ils s’étaient plu, et sortaient ensemble. Et qui s’occupait de calmer les ardeurs du jeune homme après avoir été excité par sa copine ? Moi. :)
Même après quelques années de pause, rien n’avait changé. Le premier soir, il me dit : « Tu veux qu’on refasse comme avant ? » Après avoir dit oui, on s’était mis dans le même lit, et avait goulûment astiqué la bite de l’autre. Je lui avais demandé s’il n’avait pas l’impression de tromper Mél, mais non. A ses yeux, c’était comme s’il se branlait lui-même, sauf que c’était moi.

Depuis, il ne s’est plus jamais rien passé entre nous, et nous nous sommes à peine vus. Il a une copine depuis quelques années, et joue toujours autant aux jeux vidéo.
Cet été là, comme nous parlions plus, j’ai quand même eu l’occasion de lui demander s’il avait eu d’autres partenaires de jeux sexuels comme moi, et il m’avoua que non. Alors que moi…

A suivre dans l'article Sexualité : adolescence (partie 2)

14/06/2004

14/06/04 - 16:43

Trois zéros ?

Pour celui-ci, j'avais raison :



Pour les autres... Non ^^;



(Si quelqu'un arrive à lire, qu'il me le dise !)



(Le prof a mis des supers notes à tout le monde, je tiens à le préciser !)

13/06/2004

13/06/04 - 20:46

Rewind

Je me prépare à glander.
Je mange avec mes parents.
J’ai Stéphane au téléphone.
Je lis.
Je me lave.
Je chatte.
Je vote Vert.
Je pars de chez Manu.
Je mange avec Manu.
Je glande avec Manu.
Manu se réveille à 13h.
Je me réveille à 12h30.
On s’endort à 5h.
On parle de sexe.
On se couche à 3h30.
On rentre chez Manu à 3h.
On raccompagne Manu & moi en voiture.
On danse sur mes CDs.
Je discute avec le seul hétéro de la soirée.
On rencontre un mec que nous avions déjà vu une fois et que l’on croyait être hétéro.
Je me sens mal à l’aise.
On arrive en retard à l’anniversaire.
On se tape toute la rue dans le mauvais sens.
J’attends Manu dans le métro en lisant.
Je prends le métro.
Je me prépare à sortir.
Je lis Le Dieu des Petits Riens d’Arundhati Roy.
Je me réveille à 13h30.
Je m’endors à 6h30.
J’arrive chez moi à 6h.
Je trouve la station de métro à 5h30.
Je me perds sur les champs.
Un mec chelou me demande l’heure et une clope en anglais.
J’achète un mini cake au chocolat à Pomme de Pain.
Manu, Anne, et moi partons à 4h30.
La musique est pourrie, nous ne dansons plus.
La musique est moyenne, on danse en faisant les cons.
La musique est sympa, par moments.
Le lieu est beaucoup plus beau qu’une boîte.
Nous arrivons à la maison France-Israël pour une soirée disco gratuite.
Nous partons de chez elle.
Je chatte avec sa webcam pendant que les filles se pomponnent.
Je joue avec son petit chat.
Nous arrivons chez Anne.
Je retrouve Manu sur la ligne 1.
Je pars de chez moi.
Je me prépare à sortir.

12/06/2004

12/06/04 - 16:48


Le débutant


Le débutant


Vous êtes "Le débutant".

Vous êtes jeune. Le milieu gay est tout nouveau pour vous.

Vous découvrez chaque jour avec étonnement toutes ses possibilités et ses règles.

Mais vous comptez bien profiter de vos nouvelles libertés.


Pour vous, la vie est une découverte.

Votre blog raconte vos nouvelles expériences.


Quel genre de pédéblogueur êtes vous ? par Ghalys



11/06/2004

11/06/04 - 20:10

Sexualité : enfance

Je crois que mon premier contact sexuel a dû avoir lieu vers les 5-6 ans. T., mon meilleur copain de l’époque, dormait à la maison. Nos mères s’étaient rencontrées par hasard quelques jours avant la rentrée, et nous nous étions retrouvés tous les deux par hasard dans la même classe de maternelle. Nous avions, et elles avaient, sympathisé.
A peine couchés, nous avions entamé un jeu de devinettes : si l’autre ne trouvait pas l’objet auquel l’un pensait, il avait un gage. Je ne me souviens pas des devinettes, ni du premier gage, mais je sais que ça a dérivé dès la deuxième question. Je crois que c’est moi qui lui ai demandé de me montrer son zizi. Et dès la question d’après, en guise de gage, c’est lui qui a demandé à ce qu’il y ait un contact physique entre nous. Je ne sais plus exactement ce que nous avions fait. A l’époque, nous ne connaissions pas encore les chemins du plaisir, alors on se contentait souvent de se mettre l’un contre l’autre, nus, et de rouler. Cette première nuit, il m’avait demandé de toucher son zizi avec ma langue. J’avais peur, mais je l’ai fait. Allongé à côté de lui, j’ai approché mon visage de son truc, j’ai sorti la langue et celle-ci est subrepticement rentrée en contact avec le côté droit de son organe. Quand je le lui ai demandé à mon tour, il m’a dit : « Non, moi j’veux pas avoir de maladie ! » J’ai trouvé ça injuste, et ça m’a fait flipper. J’ai alors prétendu avoir fait semblant. « C’était pas ma langue, c’était mon doigt mouillé ! »
Notre relation amicale a duré des années. Et nos jeux sexuels aussi. Par périodes. En primaire, je suis parti en vacances avec lui, dans la maison de ses grands-parents. La première nuit, nous avons été de vrais débauchés (pour notre jeune âge) ! Et on roulait, et on roulait, et on roulait… Après plusieurs heures, je me suis mis à chanter. Très fort, j’ai récité l’intégralité de ma chanson fétiche du moment : « Premiers Baisers, échangés, sur une plage, en été… » Au bout de quelques temps, la porte de notre chambre s’est ouverte. C’était le grand-père de T. Je ne me suis pas arrêté de chanter, pour faire croire que j’étais en pleine crise de somnambulisme (ça m’arrivait souvent à l’époque.) Après cette histoire, et pendant des années, nous n’avons plus eu le droit de dormir ensemble, ce qui a mis un terme à nos jeux enfantins.
Pendant ces années de pause, j’avais peur et honte. Je ne comprenais pas d’où venait ce désir, je ne comprenais pas cette sensation étrange et agréable que pouvait dégager mon zizi. Et je n’avais qu’une peur : que T. dévoile notre secret à nos copains communs. En même temps, j’espérais qu’un jour ils participeraient eux aussi…

Ainsi, donc, il n’y eut plus de contacts sexuels entre T. et moi. Qu’importe, j’avais d’autres partenaires ! Notamment, V. C’était le fils d’un des ouvriers de mon père. Il était plus âgé que moi, comme pas mal de mes amis (j’ai toujours été attiré par les plus âgés…) Alors que je n’avais pas 8 ans, il devait en avoir entre 12 et 14. Un jour, sa présence dans ma chambre m’avait excité et rendu moins farouche que je ne l’étais. Ainsi, je m’étais mis à plat ventre sur mon matelas, et je faisais des mouvements de va-et-vient. Je pensais qu’il ne comprendrait pas ce que j’étais en train de faire. Il a commencé à rigoler et à me demander ce que je faisais. Pour seule réponse, je continuai mon manège. En fait, il avait très bien compris, et décida de m’initier aux plaisirs solitaires.
Nous avons donc baissé les stores de ma chambre pour nous retrouver dans l’obscurité. Je ne sais plus comment cela s’est produit, mais il mis sa main sur mon zizi, et l’agita. Je trouvais ça assez bizarre. Je voulais agiter le sien aussi. Il était plus gros que le mien ! Je ne comprenais pas très bien le but de tout ceci : agiter son zizi en tous sens n’était pas ce que je trouvais de plus plaisant.
Nous avons accompli ce petit jeu au moins deux fois. Je ne saurais dire si nous l’avons plus fait ou pas, je n’en ai aucun souvenir. Ce que je sais, c’est qu’on se voyait souvent, et qu’un dimanche après-midi, je me suis mis à pleurer, chez lui, derrière une armoire. Mon père, toute sa famille, et V. lui-même me demandaient ce qui n’allait pas. Et pour toute réponse, je disais que c’était de la faute de V. Mais je ne pouvais pas leur dire pourquoi, leur dire ce qu’il s’était passé, entre lui et moi, dans le noir. C’était pour ça que je pleurais. J’avais honte. Je ne me sentais pas normal. Il ne m’avait pas du tout forcé, il ne m’avait pas violé, mais je n’assumais pas ce désir étrange. Je n’étais qu’un enfant curieux de son corps, mais je ne le comprenais pas, et pensais qu’il ne fallait pas en parler. Ce secret était trop lourd à porter pour moi. Pour aller mieux, j’exigeai que V. me donne son walkman. Mais ce n’était pas possible. Je ne sais plus ce qu’il s’est passé ensuite, mais nous avons fini par nous perdre de vue.
Il y a quelques années, il est passé à la maison avec son père. Il était grand ! J’ai ainsi appris qu’il se destinait à devenir boulanger. Et qu’il faisait du roller. Et moi, je ne me posais qu’une question : se souvenait-il de nos jeux ? Etait-il homo ?

Mais il n’y eut pas que des garçons… Ma cousine, J., avait un an de moins que moi. Un après-midi, je me suis mis, nu, sur elle, nue, et j’ai commencé à frotter mon zizi contre sa zezette.
Nous sommes partis quelques jours en vacances ensemble. A l’hôtel, ma mère nous a mis dans le bain. Puis, elle est descendue à l’accueil pour passer un coup de fil. A peine avait-elle quitté la pièce que ma cousine me dit : « J’ai vu mon père faire l’amour avec sa copine, et il faisait comme ça. » Sur ces mots, elle s’assit sur mon entrejambes. J’étais allongé sur le dos, et j’avais ma cousine, pattes écartées, qui simulait sur moi. En pleine « action », la porte s’ouvrit. C’était ma mère, rentrée bien plus tôt que prévu ! Panique, honte. Je la vis qui croisa ses bras et qui s’adossa au mur en nous regardant, avec un air qui voulait dire « tu vas te prendre une baffe ». Pour sauver l’honneur, j’ai tendu mon bras pour faire croire que j’essayais d’attraper un petit Poney et que j’étais en train de glisser, par erreur, sous J. Cet épisode marqua la fin de nos découvertes sexuelles.
Quelques années plus tard, J. laissera un message sur le répondeur de ma mère pour l’insulter et conclure par : « Et ta tapette de fils tu peux te la garder. »

Il y eut aussi une autre jeune fille… La fille d’un ami de mon père. Mais je n’en ai plus aucun souvenir. Je sais qu’il s’est passé quelque chose, une fois, dans sa chambre, et je crois que c’est le plus récent des mes souvenirs, mais étrangement, c’est le plus absent.

En grandissant, c’est devenu bien plus excitant…

A suivre dans l'article Sexualité : adolescence (partie 1)

10/06/2004

10/06/04 - 14:20

Ca pue les vacances !

Je me sens enfin libre. Pour la première fois depuis des mois je n’ai rien à faire. Etrange sensation de ne plus avoir de stress à l’horizon. Ma vie, pour quelques petites semaines, va ressembler à celle d’un gros glandeur sociable. Car oui, c’est décidé, je veux sortir, voir des gens, faire mumuse, et ne pas être trop timide pendant quelques temps. Et comme je me connais, je sais que cet état d’esprit va durer trois jours, et qu’ensuite je n’aurai plus envie de sortir ni de voir qui que ce soit.

Bien sûr, j’ai toujours une petite voiture qui me trotte dans la tête, et le sentiment qu’il faut que je lise plein de choses pour l’année prochaine, mais je n’y pense pas. Pas trop, en tout cas.

Il fait beau et chaud. Ca sent les vacances, la glande, la sueur… Mon chéri d’amour et moi en avons bien profité. Depuis quelques temps, ça se passe vraiment très bien entre nous. On se fait chier mutuellement, mais on le fait tout en s’aimant, c’est ça qui est important. Il est reparti en vacances, il va grave me manquer. :-/

A côté de ça, je ne supporte pas toute cette chaleur. Qu’il fasse un peu chaud, je veux bien, mais là, j’ai la peau comme la vagin d’une « pute après un ramonage en règle ! » (Katioucha). J’espère au moins que ça va libérer quelques logements.

08/06/2004

08/06/04 - 11:26

Le mardi, c'est permis !

Deux comprimés de Spasmine au lieu d’un, un Stilnox entier au lieu d’une moitié, et me voilà parti au pays des Merveilles alors que le soleil est à peine couché. Réveil en pleine nuit, et difficultés pour me rendormir. A 6h, Beyoncé m’oblige à me lever. Les médicaments font effet, je ne suis pas stressé, mais je ne me sens un peu vaseux.
A 7h, je suis devant l’auto-école.
A 8h, nous sommes à Villacoublay. L’inspecteur semble très sympa et humain. Pendant que deux filles passent, un garçon et moi attendons… Ledit garçon conduira très bien, mais ne regardera pas assez autour de lui. Moi, ce sera l’inverse.
9 heures passées, je prends le volant. J’ai du mal à mettre ma ceinture. Je démarre sans peine. Je dois tourner à gauche. Il y a un piéton, alors je m’arrête. Je veux repartir, mais boum, je cale. Je ne connais pas cette voiture. Je me reprends, je redémarre, boum, je cale. Entre temps, la voiture s’est gentiment placée en plein milieu de la route, bouchant les voitures venant des deux côtés. L’inspecteur me guide, et je repars.
Quelques minutes plus tard, je dois encore une fois tourner à gauche. Je me place dans la file de gauche. J’essaie de me faufiler entre une voiture à ma droite et le feu, mais comme d’habitude je n’ai pas conscience du gabarit du véhicule, et l’inspecteur touche au volant pour nous décaler. Retour au départ d’examen, après une épreuve qui aura duré moins de vingt minutes, et durant laquelle je n’aurais même pas eu l’occaz de faire de manœuvre.
C’est terminé.

07/06/2004

07/06/04 - 16:24

La cigarette du condamné

Je suis toujours aussi nul. Les moniteurs sont tous aussi pourris les uns que les autres. A les entendre, leurs paroles devraient suffire à engendrer les actes parfaits en nous. Gros cons. C’est comme si je disais à un élève d’anglais : « mais pense en anglais, voyons, pourquoi tu ne penses pas en anglais ? »
« Mais monsieur, c’est la première fois que j’en fais… »
« Pense en anglais. »
« Et comment je fais ? »
« Eh bien, tu penses en anglais. »

Formidable. Et puis, apprendre à faire un créneau la veille de son passage, ça aussi c’est très intelligent. Ils n’auraient pas pu me l’apprendre depuis six mois, non, chez eux, on apprend au dernier moment. Ils ne devraient toucher notre argent que si obtient le permis. Ca les motiverait ptêtre un peu plus.

Quant à mon connard, il préfère le soleil à moi. Comme ça je reste tout seul chez moi, à attendre, à me morfondre en attendant que le couperet tombe. Même pas le droit à une petite bouffée.

04/06/2004

04/06/04 - 18:53

Couic couic couic

Dans quelques jours, j’aurai au total effectué pas moins de 42 heures de conduite. Ca revient à excessivement cher. Un vrai gouffre financier. C’est un peu comme vouloir gagner une peluche dans une fête foraine. Au départ on ne veut pas trop dépenser, et une fois qu’on a commencé, on veut rentabiliser ce qu’on a déjà déboursé afin de ne pas gaspiller. Mais je ne suis pas un garçon très joueur, et j’ai toujours su m’arrêter à temps.

Ainsi, j’ai décidé que, quoiqu’il arriverait, je ne passerai le permis qu’une seule fois. L’année que je viens de vivre a été difficile en grande partie à cause de ce permis de merde. Je me suis mis une pression gigantesque, j’y ai pensé pendant des mois, je m’y suis investi corps et âme, j’y ai dépensé beaucoup trop de temps, d’argent et d’énergie.

Je ne le passerai qu’une fois, parce que si je devais le passer une deuxième fois, ça voudrait dire que je devrais encore stresser jusqu’à mon départ, ça voudrait dire qu’il faudrait encore dépenser au moins 200 euros, ça voudrait dire que je ne dormirai plus, encore et encore. Non, ma santé passe avant ce bout de papier rose. Même si je devais l’avoir du premier coup (chose qui n’arrivera pas, vu mon niveau) je n’aurais même pas envie de conduire.

Je suis écoeuré par les voitures, je suis dégoûté de la conduite. Une fois de plus, mes derniers cours ne se sont pas très bien passés. Je découvre à peine certaines notions essentielles et je suis bien incapable de les appliquer. De plus, l’examen aura lieu à Villacoublay, lieu extrêmement difficile à pratiquer. Déjà que je ne suis pas doué, alors là, c’est la mort assurée.

Je ne supporte plus les moniteurs qui refusent de se mettre à la place de leurs élèves et qui se contentent de répéter (quand ils daignent parler), tels des perroquets autistes, toujours les mêmes mots, les mêmes phrases, les mêmes gestes, les mêmes évidences (pour eux seuls.)

Je ne regrette pas pour autant d’avoir sacrifié un mois de salaire et de première expérience professionnelle pour ça. Il fallait bien que j’y passe un jour, autrement ç’aurait été comme insérer une pièce et ne pas toucher aux manettes. Au moins, mon calvaire est bientôt fini, définitivement fini. La situation que les auto-écoles provoquent est complètement injuste. Le permis de conduire est en réalité destiné aux plus riches. Ceux qui ont les moyens peuvent prendre des centaines d’heures. Les autres, tant pis pour eux. Tant pis pour moi. Un jour, peut-être, dans quelques années, j’irai le passer dans un pays où c’est nettement moins cher et largement plus facile à obtenir.

03/06/2004

03/06/04 - 13:00

Quand une blonde parle de politique : ébauche d'un avis sur le mariage homosexuel

J’ai hier soir discuté avec Andrew, et ce qu’on m’avait dit a été confirmé : j’ai des idées mais je ne les rattache à aucun parti politique.
Aujourd’hui, le jeune homme a donné son avis sur le mariage homo en s’y opposant. Je tiens donc à répondre à ses arguments.

Doit-on avoir un PACS amélioré ou un mariage commun aux deux orientations sexuelles ? Je trouve que tous les arguments que j’ai entendus sur le sujet se valent. D’un côté, séparer les deux, aucun problème, puisque comme Drew le dit, nous sommes différents, pas la peine de le nier. D’un autre côté, c’est peut-être renforcer les communautarismes et donc ne pas faciliter la vie actuelle des homos. Personnellement, je ne sais pas encore comment me positionner sur ce point.

Le mariage symbolise des valeurs hétérosexuelles. Et on refuse d’accorder une liberté individuelle à cause de symboles ? L’homosexualité est une déviance, mais elle est tout aussi naturelle que l’hétérosexualité ! Bientôt on va interdire le mariage à tous les hommes qui se sont masturbés parce que la masturbation n’est pas faite pour procréer et donc ces hommes sont destinés à disparaître ? De nos jours, on autorise des tonnes de choses, dans le mariage, qui vont à l’encontre de ses symboles : la contraception, l’avortement et le divorce (je reprends les arguments de Clémentine Autain, chargée de la Jeunesse à la Mairie de Paris.) Quant aux fondements religieux de cette institution, ils sont en perte de vitesse. Certes il y a encore de nombreuses familles très croyantes, qui se marient avec Dieu derrière elles, mais il y en a de plus en plus qui n’en ont strictement rien à faire.
Qui plus est, accorder le mariage aux homos, ce n’est en aucun cas remettre en cause les fondements de la société, ce n’est en aucun cas affaiblir l’hétérosexualité : les symboles peuvent très bien rester la famille et la procréation (au moins pour les hétéros, et si on veut que ce soit pour tous, faut autoriser l’adoption aux homos aussi :p )

Ce qui me gêne dans toute cette histoire, c’est qu’on veuille empêcher des gens de faire quelque chose. Si les homos veulent se marier, mais qu’est ce que les hétéros en ont à foutre ??? Je n’oblige personne à adhérer à mes idées, je n’oblige personne à vivre le mode de vie que je souhaite inculquer aux autres, alors pourquoi on autoriserait quelque chose à une partie de la population et pas à l’autre ?

« Je pense (à tort ?) qu’un mariage gay pourrait à long terme mener toute une population à devenir bisexuelle, ce que je n’encourage pas pour la survie de l’Homme. »
Toute la population ne va pas devenir bisexuelle ! Et même si c’était le cas où serait le mal ?
Ce n’est pas parce qu’on va autoriser le mariage homo que les gens vont se réveiller en se disant : tiens, si moi aussi je devenais homo ? L’homosexualité n’est pas un choix. C’est une identité sexuelle, et comme on ne choisit pas qui on est, on ne choisit pas non plus qui on aime. Ainsi, ça ne va pas multiplier le nombre d’homos et de bis, mais ça va largement les aider à s’intégrer dans la société, et ça va surtout aider les jeunes homos en mal d’être à s’accepter.

02/06/2004

02/06/04 - 23:45

Dire ou ne pas dire ?

Tout le monde dans mon entourage sait que je suis gay. Depuis mes 16 ans, je dis régulièrement aux gens que je préfère la bite à la chatte. J’le dis pas comme ça, mais c’est plus ou moins ce que ça veut dire. Je ne peux pas me considérer « ami » avec quelqu’un qui ne serait pas au courant de cette caractéristique essentielle de mon être. Non pas que je me réduise à ma sexualité, mais quand on a menti pendant des années, on éprouve le besoin de se surdéfinir. Deux amis m’ont d’ailleurs fait ce reproche : quand je parle de moi, j’en viens systématiquement à mon homosexualité, alors qu’il y a plein d’autres choses dans ma personnalité. Je le reconnais, et j’admets que je devrais commencer à envisager de ne plus me focaliser sur ma sexualité.

En ce qui concerne la famille, je n’en suis pas du tout proche. Seule ma cousine connaît officiellement mon orientation, et les autres membres, qui sont presque des inconnus pour moi, font parfois référence au fait que je ressemble beaucoup au seul gay de la famille…

Ainsi, mes parents ne savent toujours rien. S’en doutent-ils ? Je n’en ai aucune idée. En effet, j’ai souvent ramené des tonnes de jolies filles à la maison, et mon père a toujours été persuadé que je me les tapais les unes après (voire avec) les autres. En réalité, on parlait plutôt mecs et produits de beauté… S’il savait…

Je ne suis pas proche d’eux, mais mes rapports avec ma mère sont de mieux en mieux. Elle se confie parfois à moi sur sa relation avec un légionnaire raciste et homophobe (ça promet…) alors j’aimerais bien moi aussi lui parler de moi. Quant à mon père, si je pouvais lui montrer qui je suis réellement, je me sentirais mieux. De plus, mon départ dans moins de quatre mois va m’éloigner physiquement d’eux, alors j’aurais voulu pouvoir au moins parler avec eux. Parce que du coup, je ne sais pas ce que je pourrai leur raconter quand je serai là-bas.

Depuis quelques temps, donc, je cache de moins en moins le gros sigle de Gay Attitude quand je me connecte. J’avais aussi envisagé de commencer à dire mon copain au lieu d’un copain en parlant de Bertrand. Ce dernier m’a alors fait comprendre que ce n’était peut-être pas le meilleur moment. En effet, on ne sait jamais comment les parents peuvent réagir, et alors que je suis dépendant d’eux financièrement, je ne peux pas prendre ce risque. Je ne pense pas que mes parents réagiraient mal au point de me mettre dehors et de ne plus subvenir à mes besoins (s’il y a bien une qualité qu’ils possèdent c’est celle-ci) mais on ne sait jamais, ce genre d’histoire n’existe pas que dans les magazines…

Je garderai donc mon secret (de polichinelle ?) encore au moins un an. Pour mes parents, la vérité est ailleurs.

01/06/2004

01/06/04 - 18:54

Vocabulaire enfantin

Petit Jonathan et sa maman regardent la télé. Dans le film, on fait référence à la « sodomie. » Petit Jonathan, très curieux, demande alors à sa maman : « C’est quoi sodomie ? »
« C’est quand on met le zizi dans les fesses. »
« Ahhhh, c’est enculer alors ! »

 

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.