29/07/2004CouleursJe me rappelle que quand j’étais petit, les couleurs me fascinaient. Je me demandais si nous les percevions tous de la même manière. Je me posais la même question à propos du goût. Et si, pour les autres, le ciel avait la couleur qui pour moi est l’orange ? Et si, pour les autres, la fraise a en fait le goût qu’ont pour moi les noisettes ? J’étais déjà fasciné par ce que j’ai appelé plus tard la subjectivité. Comment savoir ce que les autres pensent et ressentent ? Comment savoir si nous percevons les choses de la même façon ?
Si on part du principe que toutes les couleurs et tous les aliments ont les mêmes goûts pour tout le monde, alors pourquoi on n’aime pas tous les mêmes choses ? Comment se fait-il que je ne supporte pas ce qui est amer mais adore le sucré ? Ceux qui aiment l’amer, aiment-ils en fait mon sucré ?
Pourquoi Manu adore la couleur rouge et trouve le bleu turquoise immonde alors que c’est ma couleur préférée ? Pourquoi est-ce ma couleur préférée ? Je crois avoir trouvé un élément de réponse (tout bête) à cette dernière question.
A chaque fois que je vois cette couleur, elle m’atteint direct. Elle me parle, m’attire… C’est bizarre. C’est souvent frustrant (surtout avec la mode actuelle) de ne pas pouvoir mettre des vêtements bleu turquoise. Ce n’est pas une couleur très facile à porter… Et je me suis souvenu que mon tout premier doudou (celui que je n’ai jamais réussi à remplacer après sa disparition) était justement de cette couleur. Ainsi, je pense que ce qui fait (peut-être, dans mon cas) le fait qu’on aime telle ou telle couleur, telle ou telle chose, c’est qu’elle avait une importance particulière dans notre enfance. CommunicationQu’il est bon de renouer avec la Communication !
Avant-hier matin, j’étais complètement abattu et déprimé, je n’étais même plus content de bosser. Je traînais les pieds comme plein d’une noire obsession. Je devais manger avec Clémence, mais je n’en avais pas envie et aurais voulu m’enfermer dans une bulle, loin de tout et surtout de tous. Finalement, dès qu’elle est arrivée elle m’a redonné le sourire, et le reste de la journée s’est nettement mieux déroulé.
Chatter, passer des heures à discuter avec mon écran, je l’ai tellement fait pendant longtemps qu’aujourd’hui j’engage très peu de discussions. Je ne supporte plus d’être bloqué dans ce monde virtuel. Mais, n’ayant envie de rien d’autre ces derniers temps, je me suis laissé tenter. J’en suis très content, parce que ça m’a fait beaucoup de bien. De plus, j’ai même accepté de discuter de vive voix avec Cyber_Bob et The Golden Coccinelle. J’étais une fois de plus pris dans mes doutes et ma timidité, et finalement j’ai dit merde à cette partie de moi pour passer un très bon moment en leur compagnie. Internet, quel merveilleux outil de communication quand on sait s’en servir à bon escient.
Le téléphone, c’est un peu comme le Net : j’y ai passé tellement de temps dans mon adolescence ! Je me rappelle encore que tous les lundis, quand ma prof d’italien nous demandait ce que nous avions fait pendant le week-end, je répondais systématiquement : « J’ai téléphoné ! » Ca amusait toute la classe ; je faisais le décompte exact de mes heures. J’adorais tellement ça, j’avais besoin d’un contact constant avec mes amis, c’était ma raison de vivre.
Et puis, je m’en suis lassé. J’en ai eu marre des gens qui m’appelaient pour me tenir la jambe et me demander de résoudre leurs problèmes, j’ai commencé à trouver le contact téléphonique trop « direct » et je lui ai préféré Internet (en plus, c’est quand même nettement moins cher !) Jusqu’à ce que je comprenne que je ne souhaitais plus passer ma vie (c’est le cas de le dire) au téléphone ou devant l’ordi.
Moi qui prône le dialogue, il s’avère que je parle nettement moins que je le devrais à Bertrand. Je crois que je l’ai tellement soûlé avec mes névroses au début de notre relation qu’aujourd’hui je garde tout pour moi et ne lui dis rien tant qu’il ne provoque pas une discussion claire et tranchée. Pourtant, je sais qu’il faut que ça sorte, que je lui dise clairement ce qui ne va pas, mais je n’ose plus.
Hier, enfin, malgré l’heure tardive, mais de manière très naturelle, je lui ai enfin dit que je n’allais pas bien, que j’avais certaines obsessions qui me faisaient mal depuis quelques jours. Certes je suis perturbé depuis quelques semaines, mais ces derniers jours cela avait atteint des proportions bien plus grandes (et une fois de plus démesurées). Tout s’est greffé sur un événement que j’ai mal vécu, et je lui ai tout vomi au téléphone. J’ai tendance à être malade en voiture, avec un estomac qui n’en fait qu’à sa tête pendant des heures et qui se fait méchamment attendre avant de me renvoyer mon repas.
Ca s’est fait sans larmes. Je crois que je grandis.
Communiquer a toujours été l’une des choses que je préférais faire, mais depuis quelques mois je suis rentré dans une phase autiste qui me coupe petit à petit du reste du monde. Et je réalise quelque chose d’essentiel, peut-être parce que ça me fait justement peur : communiquer, c’est bien, mais toucher, c’est mieux. 28/07/2004Métro, boulot, dodoMa vie est passionnante. Mais je n’ai envie de rien d’autre. Quand je rentre du boulot, je me fais chier. Je n’ai plus envie de rien, j’ai la flemme de sortir, la flemme de faire du rangement (nécessaire vu que je pars dans moins de deux mois). Il suffit que je passe la porte de l’Hygiène pour que je sente les pensées négatives m’accueillir. Et me quitter trop rarement. Chez moi, je broie du noir gris. Je ne me sens bien qu’au boulot. Je devrais m’y installer. 27/07/2004Rêve familier ?Il arrive parfois que mes rêves, sans aucune raison apparente, me laissent une forte impression toute la journée qui suit. Ainsi, il m'est déjà arrivé de me réveiller amoureux de Georges Clooney parce qu'il m'avait pris sous son aile une nuit. Ou que je me sente coupable d'avoir laissé Alan se noyer.
Je déteste cette sensation. C'est comme si je ne faisais plus la distinction entre le rêve et la réalité. Je me réveille avec la certitude que ce que mon esprit a produit s'est réellement passé. Quand le rêve dure longtemps (comment savoir ?) et qu'il se produit juste avant le réveil, il m'imprègne complètement, imbibe mon esprit comme une vapeur alcoolisée.
Ce matin, aux environs de 7 h 30, j’ai été réveillé par les bruits que faisaient mon père et par le rêve que je venais de faire. J’étais excité. J'allais tromper Bertrand. J'allais tromper Bertrand, avec un mec de GA. 25/07/2004InventaireUn bureau. Des fournitures. Un téléphone. Deux fauteuils. Un ordinateur. Des stylos. Du courrier.
Un Jona et une Maria Calache. Une bonne ambiance, plein de discussions.
Déjà quatre semaines. Et demain, ça recommence. J’ai hâte.
Sauf que je serai seul. J’ai failli pleurer après lui avoir dit au revoir.
Jona dans un bureau. Pour éviter de Penser.
Le Paradis. 24/07/2004Nouille aux (champignons) noirsIl y a une semaine, je découvrais qu'un ami hétéro connaissait mon blog depuis un mois, et il y a quelques jours c'est au tour de mon meilleur ami d'en être averti.
Mon meilleur ami, c'est une fille, Anne. Je l'appelle comme ça parce que j'ai déjà une meilleure amie officielle, et que Nouille & moi, dans le fond, on s'entend comme deux mecs... (Bon, sauf quand on parle produits de beauté toute la nuit, OK !)
C'est une grosse chtarbée sans limites, mais c'est pour ça qu'on l'aime ! ^_^
Et en prime, elle a même commencé un blog.
Ca fait donc officiellement 4 personnes de mon entourage qui connaissent mon blog... Je sens que ça va se répandre comme une traînée de poudre. Mais nan, je dis pas ça à cause des gaffes monumentales d'Anne voyons : un jour, elle a suggéré devant mon père que ça me ferait plaisir de m'asseoir sur les genoux de mon meilleur ami hétéro de l'époque. Et encore, c'est loin d'être la pire...
Bienvenue à la Sexy Lady ! 22/07/2004Physique en baisseCe n’est pas la meilleure période pour moi. Je m’aime de moins en moins, me dégoûte de plus en plus. Je ne supporte plus ma peau, mes cheveux, ma graisse. Je ne comprends pas pourquoi j’ai autant grossi ! Je mange mille fois mieux qu’avant, bordel de nouille à queue ! Je n’ose plus me regarder dans la glace, l’image qu’elle me renvoie étant plus déprimante qu’autre chose. Alors je sais ce que les emmerdeurs vont dire : fais du sport, des abdos, nia nia nia... Merci, j’y avais pas pensé ! Mais c’est pas possible, c’est tout.
Comment peut-on aimer qui que ce soit quand on ne s’aime pas soi-même ? J’ai la sensation que ma vie m’échappe. Je ne supporte plus que Bertrand décide à ma place, qu’il m’impose telle activité ou telle autre chose… Certes, je ne sais pas souvent ce que je veux, mais je sais toujours ce que je ne veux pas ; et quand il ne le respecte pas, ça ne passe pas.
Il n’y a qu’au boulot que je me sens bien. Là-bas, j’oublie tout. Je ne suis plus un individu plein d’états d’âmes au physique changeant mais un rouage de plus en plus performant dans une grosse machine en marche.
Ma période sociable est à nouveau terminée. Oui, elle est toujours de très courte durée, je sais (en même temps, j’ai fait fort avec les 26 bites GAïens de samedi !) Je suis trop sorti les deux semaines précédentes ; à présent j’ai besoin de me retrouver, de me ressourcer. De décider de ce que je veux faire sans être constamment contraint de subir les emplois du temps foireux des autres. Je me transforme en un papy qui ne veut voir personne et qui ne veut pas sortir de chez lui. C’est la meilleure chose à faire pour le moment : hiberner. Si je ne passe pas par cette phase-là, je pète un câble. Pour apprécier sortir, il faut que je me fasse chier chez moi, et pour être content d’être chez moi, il faut que j’en aie marre de sortir.
Je retire mon dentier, une bite soupe, et au lit. 21/07/2004BlagueC'est l'histoire d'un mec qui rentre dans un café et qui dit :
"Bonjour, servez-moi un Diabolito fraise !"
(via Ansem) 19/07/2004AreuhhhhhhhhhLe monde du travail est vraiment un monde très particulier. Une des premières choses que j’ai remarquée, a été, comme je l’ai déjà plus ou moins dit, à quel point les gens peuvent parler entre eux. Mais surtout, à quel point ils peuvent parler dans le dos des gens ! Le loisir de toutes les secrétaires que je croise est le même : critiquer.
Ainsi, à peine quelques minutes après être arrivé à l’Hygiène, Maria Calache m’a de suite prévenu : Ruxor Lelyon (le directeur), il est très fainéant ! « Vous voyez, Jonathan, si je ne lui précise pas exactement où il faut signer, il ne signe pas ! » Il est peut-être un peu bête aussi…) Et puis, Ruxor, il a aussi tendance à arriver constamment en retard, à commencer le boulot après les autres et à finir avant tout le monde (enfin, dès que son supérieur à lui n’est plus là…) D’ailleurs, il vient juste de nous annoncer (de Grèce) qu’il prenait une semaine de vacances supplémentaire, au grand désarroi de tous ses collègues. Ca jase !
Parmi eux, Charles-Richard Bigbanana, qui est aussi un de mes chefs, et qui a la particularité d’avoir toujours une très grosse bosse à l’entrejambes (encore aujourd’hui, ça m’a sidéré) ! A mon avis, il aimerait bien avoir le poste de Ruxor, et il ne se gêne pas pour dire que Ruxor, il est vraiment pas compétent ! Et ça, il le dit à Maria, la secrétaire. Faut dire que tout le monde lui raconte tout, même notre troisième et dernière chef, Natacha Mantis, au chiffre d’affaire trèèèèèèèèèèès élevé !
Moi, naïf, j’aurais envie de dire que tout le monde est très sympa. C’est vrai, tout le monde est hyper souriant et aimable, toujours en train de me demander « ça va Jonathan ? » Maria m’a bien mis en garde. Parfois, quelqu’un de très souriant, comme Kriss de Valsnoupnort, débarque, et demande à ce qu’on fasse ci ou ça pour elle. Et quand Maria lui rétorque que ce n’est pas notre travail à nous, elle répond qu’elle est débordée et qu’elle n’a pas le temps de s’occuper des tâches bassement matérielles de secrétaire (forcément, elle se tire tous les jours à 16 h 30). « Elle est vicieuse » selon Maria. Et quand ça chauffe un peu plus, Maria va chercher le soutien de Natacha. C’est ainsi que la semaine dernière elle a refusé de signer un déplacement que Kriss avait demandé, alors que celui-ci était prêt, histoire de bien faire chier… Hé hé !
Toutes ces histoires, ces jalousies, ces cancans à la Melrose Place m’ont un peu choqué au début. Alors qu’à la fac la vie est cool, tout le monde s’aime bien ou tout du moins se respecte (bon, OK, j’ai passé trois ans à faire ma langue de pute, mais ça compte pas !) Ce que je veux dire c’est qu’il y a une sorte d’entente générale cordiale et bon enfant, comme un lien qui relie plus ou moins tous les étudiants entre eux (plus ou moins, parce que faut pas exagérer non plus !) Par exemple, dans ma classe, tout le monde a toujours sympathisé avec tout le monde, et rares ont été les personnes qui ont été détestées. Comme si chacun avait sa place, un monde où tout est horizontal : personne n’est au-dessus des autres, personne n’est plus populaire qu’un autre.
Au travail, l’ordre des choses est complètement bouleversé : tout est vertical, chacun dépend de son supérieur hiérarchique et tout le monde a un assistant. C’est un monde tout sourires où personne n’ose dire tout haut ce qu’il pense tout bas… Un monde où l’homme renoue avec sa condition d’enfant. Une vraie cour de maternelle. Pourtant, personne ne m’a encore montré son zizi !!! :) 18/07/2004J'y vais ou j'y vais pas ?Mon caractère asocial et casanier fait que je me pose et repose cette question pour tout et pour rien, à chaque fois qu’on me propose de sortir de chez moi. Enfin, ça dépend des jours, de mon humeur de chieuse, du temps qu’il fait, de si j’ai bien dormi et bien mangé (je suis assez primitif comme garçon.)
Ainsi, cette semaine, à chaque fois que j’ai eu l’occasion de me poser cette question, j’ai répondu oui. Sauf mardi, quand je n’ai pas voulu aller au bal des pompiers.
Jeudi, j’ai rencontré un blogueur dont je tairai le nom pour le moment. Un garçon adorable avec lequel je n’ai même pas stressé : qu’est ce qui m’arrive ?
Sur ma lancée, j’ai passé la soirée avec Bertrand et les amis de son frère, que je ne connaissais pas pour la plupart. Vu comment s’était passé le week-end dernier, je pensais me condamner moi-même, et là, surprise, ça s’est super bien passé. Deviendrais-je sociable ???
Hier, je me suis réveillé après une bonne nuit de onze heures. Après moult tergiversations, je me suis rendu à la Tour Eiffel où j’ai retrouvé quelques amis. Etrangement, j’ai eu du mal à me sentir à l’aise au départ, comme si je n’avais plus ma place parmi eux, comme si cet imperceptible changement que je sens en eux et en moi nous séparait un peu plus. Quelques blagues graveleuses plus tard, et tout rentrait dans l’ordre. J’étais à nouveau moi.
J’ai d’ailleurs eu la surprise du jour, lorsqu’un ami hétéro, alors que nous étions seuls, m’a avoué que depuis un mois il lisait mon blog ! Depuis que je l’écris je savais très bien qu’un jour quelqu’un finirait par tomber dessus, et ça m’a beaucoup amusé et excité. :) A présent, donc, ils sont trois personnes officielles.
Il ne me restait alors plus qu’une épreuve à franchir : le resto GA. Plusieurs personnes m’avaient sollicité, auxquelles j’avais répondu que je ne pourrais pas y aller pour des tonnes de raisons diabolitesques. Mais au fond de moi, j’avais très envie de revoir ceux que je connaissais déjà et d’en découvrir certains. Seulement voilà, vous imaginez bien que se rendre dans un lieu inconnu pour manger quelque chose d’inconnu (et de cher !) avec des inconnus, c’était loin d’être évident. Mais comme j’étais déjà dehors et que Manu était chaude pour venir avec moi, je n’ai pas eu de mal à convaincre Bertrand de nous accompagner.
A peine sur le chemin, j’ai senti la salive me manquer. J’ai regretté de ne pas avoir pris d’eau avec moi. Le pire a été en arrivant dans la rue (déserte) du resto. Manu et Bertrand se demandaient ce qu’ils foutaient là, et moi… aussi.
Le resto était minuscule, et on entendait les voix efféminées masculines cent mètres avant d’arriver. Je suis rentré devant mes acolytes, et j’ai vu se tourner vers moi vingt-six paires d’yeux qui m’ont donné envie de me cacher sous la moquette (je déteste être le centre de l’attention) ! Tout de suite, quelques mecs se sont levés pour nous accueillir, et je me suis vite réfugié dans le coin où se tenaient les quelques rares que j’avais déjà vus IRL. J’ai ainsi donc parlé avec Nico que je n’avais pas revu depuis le 1er janvier 2001 et cette salope de Ricroël. J’ai, avec grand plaisir, enfin rencontré le célébrissime Matoo. Ce garçon, je voulais le voir depuis longtemps, car je savais que je m’entendrais bien avec lui et que je ne serais pas trop timide en sa compagnie (lire son blog depuis un an et demie, en même temps, ça aide !) Et ça n’a pas loupé, il est aussi agréable que son blog. Je ne me suis pas gêné pour le squatter un peu. ^^; J’ai aussi découvert avec plaisir Bip76 et redécouvert Seb, dont la personnalité est moins impressionnante en réel que sur le Net ; j’avais du mal à le regarder dans les yeux au départ, mais je me suis forcé à être un grand garçon et à ne pas me faire pipi dessus !
De manière générale, ça faisait quand même super bizarre de voir tous ces mecs en vrai : j’avais l’impression de rencontrer des stars du petit écran !
Il y avait quand même beaucoup de monde, et c’est dommage de ne pas avoir pu parler avec tous. Mais bon, je suis fier de moi d’avoir réussi à venir. :) Merci à Pierem qui a l’air d’être un garçon très gentil !
Vers 1 h 00, voyant que mon cher et tendre n’était pas super à l’aise (pour une fois !) j’ai abrégé mes discussions et suis rentré avec le plus beau de tous :p
Tant de sociabilité en si peu de temps, ça doit cacher quelque chose… Je sens déjà que ça ne va pas durer, et que je couve des sentiments moins agréables. Tout dépendra sûrement de où j’irai, et où je n’irai pas. 17/07/2004De mon côtéColette Formulain arrive dans mon bureau. Il est midi et demie. Je viens de déjeuner. « Une charmante blonde me demande si vous allez manger ?
- Ah bah j’ai déjà mangé… » ai-je répondu, gêné.
Quelques minutes plus tard, je vois Clémence passer. Je ressens le même trouble que lorsque je l’ai croisée, avant-hier. Elle… m’attire. Enfin, je sais pas, c’est bizarre l’effet qu’elle me fait cette fille. Ce n’est pas du tout sexuel. Quand je la vois, j’ai envie de lui parler. Je l’explique par deux choses :
1) C’est la seule étudiante proche de moi, donc, par instinct grégaire, j’ai envie de me rapprocher d’elle qui me fait me sentir moins seul dans ce monde de… mères de famille.
2) Elle a les cheveux très longs, très lisses, et très beaux. Or, je suis capillo-maniaque, je fais une obsession sur les (longs) cheveux depuis toujours.
« Ca te dit qu’on mange ensemble, la semaine prochaine, lundi ou mardi ?
- Euh, ouais, OK, pas de problème. » Merde, comment je vais faire, j’peux pas planter Maria Calache, et si je le fais, elle va croire que quelque chose se trame…
« Lundi ?
- OK. »
Le rendez-vous est pris.
Bon. Tant que j’ai pas d’érection, c’est que je suis normal. 16/07/2004PUBNous interrompons momentanément nos programmes pour vous annoncer la réouverture du Nico-Blog. Avec, cette saison, attention : plus de rire, plus de larmes, plus de stars, plus de sexe, plus de graisse, plus de… enfin, vous voyez quoi.
Diabolito Corporation soutient officiellement la réouverture du Nico-Blog. Jonathan Diabolito, Président Directeur Général de Gay Attitude son propre journal, remercie Nicolas pour son gentil mot dans le bloc permanent (mais ne voit pas du tout pourquoi quelqu’un pourrait se moquer parce qu’il aime lire son journal, nan mais oh !) Cette phrase est approuvée par Jean d’Ormesson et l’Académie Française, si si.
Jonathan Diabolito se joint à Nicolas pour emmerder, lui aussi, « officiellement et profondément les rabat-joie de toutes espèces et souhaite aux autres un agréable week-end. »
J-2 avant le grand retour du Nico-Blog écrit par Nicolas.
Nicolas, ou la bite vie en chocolat. 14/07/2004Material DickC’est marrant, mais il y a encore quelques mois je disais que l’argent ne faisait pas le bonheur (bien qu’il y contribue, et que son absence peut faire le malheur). Et puis après avoir fréquenté des gens richissimes (un kiné qui gagne 10 000 euros par mois, la propriétaire des puces, des enfants de financiers ou de photographes…) je ne peux pas nier que ça donne envie.
Je disais que, moi, je ne souhaitais pas gagner plein d’argent. Je voulais juste un boulot dans lequel je pourrais m’épanouir, avoir de quoi vivre correctement, être à l’abri du besoin, mais sans gagner des pièces d’or. Après tout, je suis loin d’être dépensier et je n’ai pas de gros besoins. Mais maintenant, je me rends compte qu’il y a plein de choses que j’aimerais faire si j’avais plein d’argent.
Ca y est, je sais ce que je veux faire plus tard : être riche. 13/07/2004Liste de lectureA titre d’information voici tout ce que j’aurai à lire l’année prochaine. D’abord, je dois lire, cet été, tout Coetzee depuis 1990. Ensuite, pour la fac française, je dois lire :
- Emily Carr, The Book of Small (Toronto : Irwin Publishing),
- André Brink, A Dry White Season (London : Flamingo) [déjà lu],
- Coetzee, Disgrace [déjà lu],
- Arundhati Roy, The God of Small Things (Harper Collins) [déjà lu] ;
- William Styron, Sophie’s Choice (Random House),
- Paul Auster, Moon Palace (Penguin),
- William Gaddis, Carpenter’s Gothic (New American Penguin),
- Thomas Pynchon, The Crying of lot 49 (Picador),
- Richard Ford, A Multitude of Sins (Vintage).
A Londres même, j’aurai deux livres à lire par semaine, ce qui correspond à la liste suivante pour le premier semestre uniquement :
- Rudyard Kipling: Kim (1901) Penguin,
- R.K. Narayan: Swami and Friends (1935) Vintage,
- Chinua Achebe: Things Fall Apart (1958) Penguin,
- Ngugi wa Thiongo: The River Between (1965) Penguin,
- Flora Nwapa: Efuru (1966) Heinemann,
- Nayantara Sahgal: This Time of Morning (1965) Kali for Women,
- Jean Rhys: Wide Sargasso Sea (1966) Penguin,
- The Penguin Book of Caribbean Verse 1987,
- Richard Ford (ed.), The Granta Book of the American Short Story (Granta) ;
- William Maxwell, The Folded Leaf (Harvill),
- Richard Ford, A Multitude of Sins (Harvill),
- Carson McCullers, The Ballad of the Sad Cafè (Penguin),
- Cormac McCarthy, Child of God (Picador),
- Maxine Hong Kingston, The Woman Warrior (Picador),
- Toni Morrison, The Bluest Eye (Picador),
- Jayne Anne Phillips, Machine Dreams (Faber),
- Tim O’Brien, The Things They Carried (Flamingo).
Vous comprenez mieux pourquoi je voudrais les trouver d’occasion ou les emprunter dans une bibliothèque… 12/07/2004De l'autre côtéJe l’avais croisée la semaine dernière. Yeux bleus, cheveux blonds, longs et lisses. Jeune et jolie. Une secrétaire, comme moi, mais dans un autre service. Revue aujourd’hui, lors du pot surprise de Maria Calache. Je me sentais tout seul au milieu de ces vieux fonctionnaires, me goinfrant de chips et saucisson pour me donner une contenance. A un moment, je me suis aperçu qu’elle était, seule, à côté de moi. Qu’est-ce qu’elle fait là ? Elle n’essaie pas, l’air de rien, de sympathiser ? Moi, telle une diva inaccessible, je suis resté concentré sur la nourriture… Et puis, au bout de quelques minutes, j’entends dans mon dos : « Tu fais quoi comme études ? » J’enlève mon nez de mon jus d’orange, me retourne, et commence à lui raconter ma vie, et à lui demander la sienne. Et on a parlé pendant deux heures. De ses études de droit, de la fac, de l’Hygiène, des Etats-Unis, de politique, de Dawson, de cinéma, etc. J’ai enfin une alliée !!! Hallucinant comme le contact est vraiment plus facile avec des jeunes de mon âge. J’ai appris après coup que Clémence (c’est son nom) est la fille de Colette Formulain, une femme haut placée de mon étage qui est hyper sympa (et qui a tout de suite retenu mon prénom).
Je me suis senti hyper moche. Ce matin, j’avais des boutons immondes plein le nez (que j’ai précautionneusement percés avec une aiguille pour en faire jaillir le pus avant de recouvrir le tout de stick camouflant). Je n’avais pas mis mes lentilles, et je n’avais pas mis de gel. Un Jona au naturel, quoi. Bizarrement, j’avais envie d’être beau, je n’avais pas envie qu’elle se dise que j’étais trop moche, et tout et tout. Je deviens hétéro ou quoi ??? 11/07/2004RégressionL’évolution logique de tout être humain serait de grandir, de s’épanouir, de petit à petit laisser tomber ses peurs et ses préjugés pour s’ouvrir au monde. D’être de plus en plus à l’aise avec les gens, de prendre de l’assurance. De chrysalide, devenir papillon.
Ainsi, j’ai suivi cette évolution. Du petit adolescent moche et coincé, j’étais devenu le jeune homme mignon bien dans ses pompes. Et que s’est il passé ensuite ? Au lieu de devenir un homme, je suis redevenu un ado complexé et coincé. C’est un peu comme si j’étais devenu riche, et que j’avais tout perdu au Poker.
J’ai passé la nuit avec les amis de Bertrand. La conclusion de cette soirée est pour moi douloureuse : je ne suis pas à l’aise avec eux. Tout le monde est sympa avec moi, mais je ne me sens pas bien. Je me sens étranger, à part, je ne trouve pas ma place parmi eux. Je ne pense même plus que ce soit dû à l’alcool. J’ai même réussi à apprécier cette salope de Miss Whore. Mais nan, rien à faire. Après un an de sorties diverses et variées, allant de plan lose en dîner tranquille, en passant par les nuits dansantes, je ne suis pas à ma place.
Ce qui est terrible en fait, c’est que je me sens à ma place nulle part. Car pour me rapprocher de Bertrand et ses amis j’ai dû m’éloigner des miens. Il faut dire qu’eux aussi ont beaucoup changé ces derniers temps, et je crois que la vie est en train de nous séparer petit à petit. Nous avons de moins en moins de choses en commun. Résultat, je me sens mal à l’aise avec mes amis aussi. Je suis pris entre deux eaux qui ne me conviennent pas.
Enfin, quand j’y pense sérieusement, je me sens quand même mieux avec mes amis qu’avec les siens. J’arrive au moins à les faire rire en faisant une référence obscène toutes les deux secondes. Rien à voir avec le Jonathan coincé de Bertrand & Co.
J’ai aussi compris quelque chose de triste : il y a une facette de Bertrand que je n’aime pas. Je n’aime pas le Bertrand sociable. Je n’aime pas ce qu'il est aux soirées. Je ne pense pas non plus que ce soit uniquement à cause de l’alcool. Avant même qu’on sorte ensemble je n’aimais pas cette partie de lui. Et de toute évidence je ne l’aimerai jamais.
J’ai donc essayé de faire semblant toute la nuit. J’avais tellement pas envie d’être encore désagréable que j’ai essayé tant bien que mal de faire comme si tout allait bien, comme si moi aussi je m’amusais, comme si j’étais des leurs. On ne se sent jamais plus seul que dans un groupe. Eux qui s’amusent et qui rient, moi qui souris sans éclat. J’avais mal aux yeux (fumée ? fatigue ? tristesse ?) alors je me suis isolé. J’avais parfois envie de pleurer. J’ai fini par aller me coucher, bercé par leur musique, leur voix, leur monde. Monde dont je ne ferai jamais partie. J’ai broyé du noir, remué par mes pensées négatives, qui semblent ne plus vouloir partir depuis quelques jours. C’est le retour de mes doutes et de ma pensée mortelle. Seul, je n’ai même pas réussi à pleurer.
Un jour, je serai grand. En attendant, ça s’achète où des nouveaux amis ? Et un nouveau caractère ? 08/07/2004Au boulot Jojo !Voici presque deux semaines que je suis secrétaire vacataire à l’Hygiène. Ma première journée a été assez difficile car déstabilisante (forcément, moi, dès que c’est nouveau…) Et puis, j’avais peur de ne pas être à la hauteur. Ma collègue principale, Maria Calache, qui m’a tout appris et que je (vais) remplace(r), est très dynamique et efficace. J’ai d’ailleurs lu son entretien d’évaluation (hi hi) et il a été conclu qu’elle est excellente. Du coup, moi, j’ai eu peur de ne pas être à la hauteur.
En fait, je réalise que ce n’est pas du tout intellectuel. C’est bête, j’aurais dû m’en douter, mais dans le secrétariat (et probablement dans le monde de l’entreprise en général) il faut juste savoir « agir » et non « penser ». Moi qui aie été formé pour « penser » et qui avais envie d’agir, je réalise que je préfèrerais peut-être un métier un peu plus intellectuel. Il n’y a pas de doute : dans un bureau, je suis comme un phallus dans un vagin. Mais je ne veux pas exécuter toute ma vie des mouvements de va-et-vient. Répondre au téléphone, trier, archiver, faire circuler le courrier, ça m’amuse ! Mais pour combien de temps ? Je pense que j’ai bien fait de faire LLCE Anglais et non un BTS assistant/secrétaire trilingue.
Du coup, je suis à nouveau en pleine réflexion pour la suite de mes études. Il est clair que je dois absolument tester le monde de l’édition et des bibliothèques, afin de voir dans quelle mesure ça me plaira. Je pourrai ainsi envisager des formations appropriées. Sinon, pourquoi pas un DEA finalement ?
La semaine dernière, il y a eu beaucoup de boulot. Maria m’a tout expliqué et répété avec une patience sans limite. Par contre j’ai remarqué un truc : les secrétaires, qu’est-ce qu’elles parlent, et qu’est ce qu’elles peuvent critiquer ! C’est quelque chose qui me surprend. Parfois, on a un truc urgent à faire, et ça ne les empêche pas de discuter le bout de gras avec Mimi la Grenouille ou La Lesbienne. Moi, quand on me donne quelque chose à faire, je le fais de suite. Mes mots d’ordre : rapidité et efficacité. Notamment, quand quelqu’un a besoin d’un renseignement au téléphone, je mets tout en œuvre pour servir mon correspondant. Je suis pourtant l’une des personnes les plus mal placées pour répondre aux questions des gens, vu que je suis tout nouveau. Mais je mets un point d’honneur à faire mon boulot, et bien. Hier, j’ai passé un temps fou avec un correspondant du Luxembourg, et j’ai fini par trouver la solution à son problème. Il avait l’air très reconnaissant et m’a dit que j’étais la seule personne qui daignait s’occuper de lui sans le transférer de bureau incompétent en bureau incompétent. Je suis fier de moi. :)
Cette semaine, par contre, ça a été mort de chez mort. Maria n’est pas là, mon directeur non plus, résultat, je jongle chaque jour entre trois appels téléphoniques et cinq lettres… Le reste du temps, je me suis d’abord fait chier vu qu’on n’a pas trop le droit de passer des appels persos et de surfer sur n’importe quel site. Et puis, finalement, je me suis laissé aller à passer quelques coups de fil et à aller sur quelques blogs. Quand y a rien à faire, je vois pas pourquoi ce serait interdit !
En ce qui concerne mes horaires, j’avoue que du coup, je fais moins de 35 heures… Je prends plus de trois quarts d’heure pour manger (c’est le temps qui nous est normalement imparti) et j’arrive plus tard le matin. De toute façon, c’est toujours au moment de partir qu’on a plein de choses à faire. Je n’ai pas spécialement l’intention de ne pas faire mes heures, mais je ne vais pas rester à faire de la présence pour rien, c’est débile.
Sinon, le monde du travail est un monde très différent de celui des étudiants. Ici, tout le monde est marié ou divorcé avec des enfants. Mine de rien, ça crée un gros écart entre eux et moi. Ils me tutoient, et comme ils ne me donnent pas l’autorisation de les tutoyer, je continue à les vouvoyer. Beurk. J’ai horreur du vouvoiement en plus, ça crée une distance entre les gens, et comme j’ai déjà une réserve naturelle, ça devient trop. J’essaierai peut-être le tutoiement à la fin du mois.
La semaine prochaine, Maria revient, mais on va devoir gérer le service des ventes en plus du nôtre. Je vais avoir moins de temps mort… Tant mieux !
Le plus dur, en fait, pour moi, c’est de me lever le matin. C’est la seule chose que je n’aime pas, pour l’instant, dans le fait de travailler. 06/07/2004Livres anglaisQuelqu'un sait où je peux trouver des livres anglophones pour pas cher ? Neuf ou d'occasion ? Ou une bibliothèque bien fournie en la matière ?
Merci ! 05/07/2004J'ai faim !!!J’ai vu le film « Supersize Me ». C’était excellent, et ça m’a fait énormément réfléchir sur mon alimentation, qui est, comme vous allez le voir, assez particulière.
Je mange comme un enfant de 5 ans. C’est-à-dire que je ne me nourris quasi exclusivement que de pâtes, riz et pommes de terre. En viande, je n’aime que le bœuf, le blanc de poulet, les saucisses. En gros, pour résumer, j’aime tellement peu de choses que mes repas se répètent, au mieux, toutes les semaines. En réalité, je mange deux trois fois les mêmes aliments en une semaine.
Et en plus, je suis hyper chiant : je ne mange que les morceaux de bœuf dans lesquels il n’y a pas de gras et je trie le blanc de poulet (dès qu’il y a un bout qui n’est pas parfaitement blanc, je ne le mange pas.)
J’ai horreur du fromage et de tout ce qui vient de la mer. Je ne suis pas fan des fruits et des légumes. Mis à part les concombres, les haricots verts, les radis, et les carottes râpées, je ne mange jamais de crudités. Le problème, c’est que je déteste les sauces qui sont préparées avec (le vinaigre me donne envie de vomir). Avec tout ça, on peut comprendre facilement que mon alimentation n’est pas du tout équilibrée.
Seulement voilà, entre mon poids qui augmente et le fait que je sois constamment fatigué, je commence à avoir envie de manger mieux. Alors, je mange un peu plus de crudités (sans sauce, vous l’aurez compris, ou alors une très légère sauce au citron). Pour le reste, pas évident.
Maintenant que je bosse et que je mange à la cantine du boulot, je n’ai pas d’autre choix que de goûter d’autres aliments. J’ai ainsi découvert le foie de génisse et le rôti de veau, que j’ai détestés. C’est tout de même l’occasion aussi de manger plus équilibré avec entrées et desserts (que je ne mange presque jamais chez moi.)
A côté de ça, j’adore, mais vraiment : J’ADORE manger dans les fast-foods. En fait, toute mon enfance, j’ai mangé tous les dimanches au Mac Do. Au lycée, j’y ai mangé quatre fois par semaine (tous les midis). Pendant quatre ans. On peut donc facilement comprendre que je me suis senti pas mal concerné par le film. Par contre, ce qui est bizarre, c’est que tout ce que j’ai mangé au Mac Do ne m’a ni fait grossir, ni rendu malade. Rien n’a changé. Aujourd’hui, je pense que j’y mange en moyenne une fois par semaine. Et puis, tout de même, je mange et bois mieux qu’avant (beaucoup d’eau à présent, comparé à des litres de coca il y a quelques années…)
Il y a deux ans, j’ai commencé à m’inquiéter, alors j’ai fait quelques tests sanguins. Ceux-ci ont révélé que tout était normal. Sauf une légère carence en cholestérol et triglycérides : hallucinant vu ce que je mange !
Peu importe. Je rentre dans l’âge adulte, je suis curieux, je vais partir vivre à Londres, et j’ai envie d’élargir mon alimentation. Je suis persuadé que la fatigue que je ressens très souvent vient de là. Il faut donc que je goûte ce qui ne me répugne pas et que j’apprenne à cuisiner ce que j’aime bien. En même temps, en Grande-Bretagne, fruits et légumes sont très chers. Ca ne va pas m’aider à bien manger.
Après le film, je me sentais encore plus moche et gros, et encore plus coupable. La dépendance dont ils parlent, je la connais très bien. Je ne l’avais jamais réalisée, mais je suis accro au Mac Do. Rien que l’image de leur nourriture me fait saliver et me donne envie. J’ai cru que j’allais me jeter sur un hamburger en sortant. Mais j’ai résisté, et au lieu de ça, j’ai mangé japonais.
Ainsi, après l’expérience du monde du travail, et parallèlement au travail, je rentre dans une période d’expérience culinaire. Pour que mon corps soit sain, il faudrait que je me (re)mette au sport, mais vu que mon abonnement Club Med Gym est terminé et que je déteste la torture (car pour moi, le sport, c’est de la torture si ce n’est pas accompli dans un cadre ludique) c’est très mal barré. 04/07/2004Pas en très grande forme ce week-end. J’ai l’impression d’alterner des moments de grande joie avec des moments de fort abattement… Je ne vais pas devenir bipolaire quand même !?
Mes idées noires se sont faites plus présentes. Je supporte de moins en moins mon image, me sens particulièrement moche. Quelle affreuse sensation que de se sentir comme un « gros lardon » (c’est comme ça que Bertrand m’appelle, pour rigoler.)
Après le physique, le moral. En plus de me sentir moche, je m’en veux d’être timide et asocial. C’est par moment un réel handicap, et, bien que ce ne soit pas de ma faute et que je n’y puisse rien, je ne peux plus m’empêcher de me déprécier.
Pas génial d’avoir très envie de pleurer quand on n’est pas tout seul. Pas pratique d’essayer de cacher les quelques gouttes qui osent s’échapper. Qu’est ce que je peux me sentir débile parfois.
Résultat, je suis de plus en plus irritable, à nouveau susceptible. D’ailleurs, le premier qui n’est pas content parce que je me plains encore a la possibilité de :
A) ne pas laisser de commentaire,
B) se taire,
C) ne pas me lire,
D) aller se faire foutre.
C’est mon dernier mot. 01/07/2004« Chatte gluante »*
Etrange que je n’aie pas eu de coup de déprime pendant les vacances. Pourtant, je me suis retrouvé seul, sans Bertrand. J’ai bien senti que mes idées noires essayaient de me violer, mais elles n’ont fait que m’attoucher. Sans conséquence, elles sont reparties dans leurs gants. Et avec le boulot, je n’ai plus le temps d’avoir des idées noires… Quoique, pas si sûr.
Etrangement, j’ai l’impression d’avoir plus de temps pour moi depuis que je bosse. Je rentre chez moi, et là, je me retrouve confronté au vide. Je m’ennuie et ne sais pas trop quoi faire. Pas super.
Je remarque aussi que je suis plus jaloux et plus sensible vis-à-vis de Bertrand. Comme si les sentiments négatifs, une certaine forme de rancœur étaient parfois là. La grande nouveauté, et le point positif, c’est qu’à moins qu’il fasse plusieurs fois quelque chose qui ne me plait pas, je suis nettement moins rancunier. Certes, je n’oublie jamais une blessure tant qu’elle n’a pas été clairement réglée, mais j’arrive à prendre du détachement et ne pas ressasser.
Jona va-t-il retomber dans le Côté Obscur ? Va-t-il résister ? Va-t-il enfin oser dévoiler les dessous et anecdotes de son lieu de travail ? Vous le saurez dans les prochains épisodes…  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |