...Blog à ne pas lire...

28/09/2004

28/09/04 - 17:24

Noticias

"Coucou !!!!

(...) Je t'avoue que j'ai trop la flemme d'écrire, alors que je me connecte tous les jours. Mais entre les macs et les claviers anglais je me sens perdu et toute mon inspiration disparait. J'aurais voulu mettre à jour mon blog et tout raconter, comme ça je vous aurais donné des nouvelles à tous les 3 en même temps. Bertrand vient vendredi ; ça va me faire trop bizarre mais j'ai trop hâte moi aussi de vous montrer ma nouvelle vie.

Donc ici tout va bien aussi. C'est un peu plus dur que je ne le pensais, la fille qui y a passé l'année dernière m'en a dit tellement de bien que j'ai un peu trop idéalisé les choses, mais je n'ai pas eu de moment de déprime ni de larmes. Je m'attendais à ressentir un effet Loft, à savoir sympathiser trop vite avec les gens à cause du huis-clos, et en fait pas du tout. Le truc c'est que je suis tout le temps avec les Françaises Cylia et Melo, du coup c'est pas forcément évident de réellement se lier avec les Américains qui sont aussi en groupe. Mais j'ai quand même réussi à sympathiser avec une Islandaise qui a un look trop chelou. Je lui ai même dit que j'étais gay donc ça va ptêtre nous aider à renforcer les liens (et ça change de "What are you studying ?").

J'ai aussi commencé à sympathiser avec une Américaine de mon flat et ses amis, justement parce qu'elle a des amis gays... Hé hé !!!

Le truc hallucinant ici : je me suis fait draguer comme un gros porc !!! lol Je ne sais pas ce qu'il se passe, mais ils sont assez chauds je crois.

Dimanche 19, première soirée : je me fais aborder par une fille mais la discussion ne va pas bein loin...

Mercredi, jour de LA soirée étudiante, je fais la gueule parce que la musique ici est merdique (et c'est pareil pour toutes les soirées donc je suis deg) et là une fille me demande si je suis gay ou hétéro. Je réponds que je suis gay en pensant m'en débarrasser et en fait elle venait en repérage pour son pote (moche et gros). J'ai dit que j'avais déjà un copain et elle était trop déçue.

Le même soir, je repère un mec mignon qui danse trooooooooooooop bien. Je me rends compte qu'il me fait des ptis sourires et qu'il a une boucle d'oreille à droite... Mais non Jona, il ne peut pas être gay !

Vendredi, je vais à l'aprem spéciale qui présente les activités et associations de la fac, et je me rends compte que le Président de l'assoce gay est justement le danseur ! Donc Cylia (qui est lesbienne) et moi allons lui parler, il est très gentil avec moi, me demande mon prénom, et ne calcule pas Cylia. ^^; J'ai donc prévu d'aller à l'assoce gay mais elle a lieu le même jour et à la même heure que le volley, donc en fait ça ne va pas le faire (je suis deg).

Samedi soir avait lieu une sorte de bal de promo. Tous les Américains étaient bien habillés, comme dans les films ! La musique était un chouïa mieux et c'est lors de cette soirée que j'ai un peu plus sympathisé avec Caroline, l'Américaine de mon flat, et Helga, l'Islandaise. Il y avait notamment Andy, un ami d'amis de Caroline, que je soupçonnais d'être très gay. On a vaguement croisé nos regards dans la soirée mais je ne voulais pas qu'il croie que je le drague alors j'évitais quand même. Il avait l'air de se rapprocher et de vouloir danser pas trop loin de moi, mais j'étais pas sûr jusqu'à ce que Cylia me dise qu'il n'arrêtait pas de me mater.

Et au moment où je n'y pense plus et où je me retrourne pour aller pisser, je m'aperçois qu'il est juste derrière moi et qu'il m'attrappe pour me parler. Avec la musique trop forte et mon niveau en anglais déplorable je n'ai quasiment rien compris, mis à part "I think you're really cute". Je crois qu'il me proposait de se voir un de ces quatre en dehors, mais comme je ne comprenais rien je lui ai dit : "I'm sorry but I don't understand all that you're saying : I'm French." Il a eu l'air surpris et m'a demandé : "Are you gay or straight ?" Ce à quoi j'ai répondu : "I'm gay but I already have a boyfriend." Là il m'a redit un truc avec le mot "cute" dedans puis m'a fait un bisou sur la joue avant de s'en aller. J'ai halluciné !!!

Par la suite j'ai discuté avec Caroline qui m'a dit : "Stay away from him. He's a sexual predator." Elle m'a d'ailleurs dit les obcenités qu'il aime bien dire, comme ça j'ai appris quelques expressions bien gores, hé hé hé. De plus, elle m'a avoué qu'un de ses amis était gay, et j'étais étonné parce que lui ne fait pas gay du tout !!! Et il parait que ce garçon était déçu d'apprendre (par je ne sais pas qui, d'ailleurs) que j'avais déjà un copain.

Bref, c'est carton plein pour Jona !!! lol (...) grâce à tout ça évidemment, je me sens grave mieux dans ma peau. J'ai pas mal maigri depuis mon arrivée je crois. D'ailleurs j'essaie de manger un peu de féculents, un peu de légumes et un peu de viande tous les jours, et ça semble être un super bon régime ! J'ai trouvé la solution pour aimer les légumes : il suffit que je les mélange à des féculents et c'est super bon. On fait des expériences culinaires avec les filles c'est rigolo.

Caroline m'a proposé d'aller au Heaven ce soir (le Queen de Londres) car c'est gratuit pour les étudiants, mais je dois voir une prof demain matin, donc du coup j'irai ptêtre la semaine prochaine... Faut trop que je sympathise avec les gays, étrangement je me sens plus à l'aise avec eux qu'avec les autres personnes ici, je crois que je deviens superficiel et que j'ai besoin d'être admiré... Les filles disent que je n'arrête pas de séduire, ce à quoi je réponds non, et elles disent que c'est inconscient... (...)

Je t'avoue que j'ai un peu peur pour les cours, parce que lire deux livres par semaine + le mémoire à faire ça fait beaucoup je trouve. En plus mon niveau d'anglais empire de jour en jour, aujourd'hui j'ai eu mon premier cours et je n'ai quasiment rien compris à ce que disait le prof !!! Je me demande un peu ce que je fous en anglais et en littérature pour le coup.
D'ailleurs avec la chance que j'ai, il a fallu que les deux cours que j'ai sélectionnés aient lieu le même jour à la même heure. Mais comme ils n'ont plus de place ils m'ont mis dans un cours de littérature américaine du 19ème siècle alors que mon séminaire B en France porte sur la littérature US moderne... Et ils n'en ont rien à foutre ! Administration de merde. Donc j'essaie de m'incruster dans un autre cours mais c'est pas évident.

(...)"

24/09/2004

24/09/04 - 19:13

Faune Anglaise

Arrivé à Londres, une des premières créatures que j'ai eu l'occasion de croiser a été une sympathique araignée. Alors que j'étais au téléphone avec Bertrand, j'ai découvert une bête affreuse et énorme. Elle était bien plus grosse que ce que j'avais pu voir en vrai jusqu'à présent. Ce n'était pas une mygale, mais ça n'avait rien à voir avec nos petites araignées. Celle-ci avait des pattes velues et épaisses, et faisait bien huit centimètres. Elle était au pied de mon lit et l'une de ses pattes s'élançait sur le bois. J'ai soufflé dessus : elle semblait morte. Dès que j'en ai eu l'occasion, je suis allé chercher l'aspirateur et j'ai l'ai fait disparaître. Au moment où elle a été aspirée j'ai sursauté comme une vierge effarouchée. Elle a émis un bruit très métallique en passant dans le tuyau, à tel point que je me demande si en fait elle n'était pas une broche ou quelque autre objet décoratif laissé là par erreur. On va dire ça.

Londres réserve aussi quelques autres surprises animalières. Il y a beaucoup moins de pigeons qu'à Paris ce qui est un réel plaisir, et je n'ai pas trouvé une seule crotte de chien (en même temps, j'ai pas cherché !) En revanche, il y a plein d'écureuils. Je les trouve trop mignons et très gracieux, et, bien sûr, j'adore leur grosse queue ! J'en veux un !!!

Enfin, nous avons été surpris par un visiteur que nous recevons sur le campus tous les soirs : un renard. On hallucine à chaque fois, mais c'en est bien un. Il est là et se ballade tranquillement, nous laissant admiratif face à sa beauté. Et lui aussi a une grosse queue, à croire que c'est le pays qui veut ça.

22/09/2004

22/09/04 - 19:15

A new life begins...

Que suis-je censé raconter de ma nouvelle vie à Londres ? Il y a tellement de choses en si peu de temps... La plus grosse araignée que j'aie jamais vue ? Mes colocataires aux multiples nationalités ? Les gueules immondes de certains étudiants ? Quand je me suis fait draguer par une fille dans une soirée étudiante ? Parler de la première lesbienne de mon entourage ? Mon anglais qui devient de pire en pire ? Le prix excessif de tout ? Le vent, le froid et la pluie alors que je n'ai pas de manteau ? Le clavier sur lequel je n'arrive pas à écrire ?

17/09/2004

17/09/04 - 19:47

Sexualité : adolescence (partie 3)

Suite des articles Sexualité : enfance, Sexualité : adolescence (partie 1) et Sexualité : adolescence (partie 2)

Un mois après avoir avoué mon homosexualité à mes meilleurs amis, j’ai rencontré Dario. C’était l’ex du seul copain homo que j’avais, et on avait beaucoup sympathisé. On s’était tourné autour pendant quelques semaines, mais j’avais fini par me dégonfler et rien ne s’était finalement passé entre nous. Nous étions tout de même restés bons copains et on se voyait régulièrement. Lui avait rencontré le grand amour peu de temps après.

Nous sommes allés au Queen avec quelques amis. Là-bas, c’était chaud chaud chaud. J’avais vaguement touché sa bite à travers son pantalon et il avait frotté son cul contre moi lors d’une danse endiablée, ce qui m’avait carrément excité. J’avais été obligé de m’éloigner un peu le temps que le sang se répartisse un peu mieux dans mon corps…

La semaine suivante, nous avons passé une soirée ensemble avec Manu, chez Nico, mon meilleur ami hétéro dont j’étais follement amoureux. Nous avions décidé de tous dormir ensemble dans le salon, et Dario et moi nous étions retrouvés dans le canapé-lit deux places. A cette époque, je commençais à me libérer ; néanmoins, ce n’était pas assez pour Dario qui me disait constamment que j’étais coincé. Ca avait le don de me courir sur le haricot, alors ce soir là, j’ai eu envie de lui prouver le contraire.

Ainsi, alors que nous n’étions pas tous encore vraiment couchés, je n’y suis pas allé par quatre chemins : j’ai commencé à regarder dans son pantalon, et comme un caleçon obstruait ma vue, j’ai tenté de regarder dans le caleçon. Et là, surprise, il m’en a empêché ! J’étais trop étonné vu qu’il me disait tout le temps que c’était « libre accès ». Que de la gueule ! J’ai alors laissé tombé l’affaire. Manu s’est endormie, Nico non, et il voyait bien que quelque chose de pas très catholique se profilait à l’horizon. Moi, je voyais tout ça de manière très innocente et je pensais que la présence de nos amis dans la pièce nous empêcherait de dériver.

C’est alors qu’il m’a encore tendu la perche en disant que c’était « libre accès ». Là je me suis dit : mon Coco, je vais te la toucher la teub !!! Et je suis enfin parvenu à mes fins… Ca n’avait rien de très excitant en soi, vu la situation et le jeu innocent que c’était pour moi. Mais ça lui a foutu la gaule, alors j’ai eu envie de la toucher à nouveau ; c’est pas pareil quand c’est dur une bite, et c’est bien plus intéressant ! :p Et là s’est produit ce à quoi je ne m’attendais pas : il a glissé sa main sous mon T-shirt. Mine de rien, ça a tout chamboulé dans mon esprit. A la base, c’était moi qui touchais, c’était moi qui décidais, c’était moi qui m’amusais. Je ne faisais pas ça pour obtenir du sexe, mais juste par défi, pour toucher l’interdit. Que lui me touche a changé les choses, car tout à coup ça devenait une relation, voire même un plaisir réciproque.

Sa main sur mon torse était divine. Je n’aurais jamais pu imaginer ressentir autant de choses rien que par ce contact. J’ai compris par la suite que le torse était une zone extrêmement érogène chez moi. J’étais en feu. Il se débrouillait très bien et faisait exactement ce qu’il fallait : au moyen de caresses hyper sensuelles, il est petit à petit descendu jusqu’à mon caleçon mouillé, et a continué ses caresses partout sur ma bite et sur mon torse.

De mon côté, et plus mal que bien (parce que de la main gauche et gêné par son caleçon trop serré) je l’ai caressé aussi. Pendant une demi-heure, nous avons ainsi exploré le corps de l’autre. C’était totalement nouveau pour moi. J’ai d’ailleurs été frappé par ses poils si drus, sa bite si douce (il avait le gland le plus doux que j’ai jamais touché, peut-être parce qu’il était le seul circoncis) et sa bite plus petite que toutes celles que j’avais « eues » jusqu’alors.

On a fini par baisser nos caleçons et on s’est mis l’un contre l’autre. J’ai cru que mon corps allait exploser de désir. C’était bon et chaud. Nos respirations étaient de plus en plus haletantes, et moi je me suis mis à trembler littéralement (ça m’arrivait à chaque fois que j’étais excité mais que j’avais peur de ce qui allait se passer). Lorsqu’il a empoigné mon sexe pour me branler réellement, je lui ai proposé d’aller dans la chambre de Nico. J’étais persuadé que celui-ci ne dormait pas et savait tout, ce qui me gênait. Dario n’a pas hésité une seconde, et nous avons quitté la pièce.

Arrivés dans la chambre, je suis reparti seul dans le salon pour prendre un oreiller, et j’en ai profité pour parler à Nico. En fait il n’avait rien grillé, il croyait qu’on faisait semblant ! Il m’a dit que ça ne le gênait pas qu’on aille faire du sexe dans sa chambre (à condition qu’on ne fasse pas de tâches), et il m’a mis en garde contre moi-même ; il ne fallait pas que je regrette après coup… J’ai fait plusieurs allers-retours entre la chambre, le salon et les chiottes, et, bien sûr, ça m’a fait retomber sur terre et m’a privé de mon excitation. Quand je suis reparti vers Dario, je lui ai demandé si on ne faisait pas une connerie vu qu’il était casé (et puis moi, en fait, j’avais pas du tout envie de baiser pour baiser, je voulais un vrai copain, une véritable histoire et tout et tout, alors comme « première fois », ça ne me convenait pas des masses.) Il m’a dit qu’on n’était pas obligés de le faire ; j’ai hésité quelques secondes avant qu’on mette fin à notre prélude sexuel et qu’on reparte, la queue entre les jambes, vers le salon.

Ce soir là, j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir. Le lendemain, on a plaisanté sur cette affaire, mais on n’a jamais eu, depuis, le temps d’en parler.

C’est ainsi que ma sexualité d’adolescent a pris fin. Trois mois après, je rencontrais mon premier copain et ma sexualité est devenue nettement plus intéressante, parce qu’adulte.

17/09/04 - 02:53

24

Je suis épuisé. J’ai l’impression d’avoir couru toute la journée après un train. J’ai l’impression d’avoir traversé tout Paris en courant. Et pourtant, ça n’a pas été chose aisée, car j’ai parfois manqué de chance. Imaginez, au moment de partir un peu en retard, je m’aperçois que je n’ai pas ma carte Imagine R : je téléphone à mon cher et tendre et j’apprends qu’il l’a prise par erreur… Je me perds à Bastille pour trouver le métro (bah quoi, y avait le marché qui m’a fait perdre mon sens de l’orientation qu’j’ai pas, aussi !) ; je tombe sur des contrôleurs juste avant que je ne m’apprête à frauder ; je passe pour un con parce que je ne savais pas qu’un ticket de métro coûtait 1,40 euros (j’hallucine comment c’est cher !) ; je vais chercher un dossier qu’on ne veut pas me donner ; j’attends un prof que je ne peux finalement pas voir parce qu’il faut que je sois à la fac avant que ça ne ferme ; je fais un remake de la Maison d’Astérix en me promenant de bureau en bureau à la fac…

Au secours ! Partir n’est pas une mince affaire. Dire au revoir à ses amies non plus. Faire ses bagages, euh, c’est pas évident non plus, et encore moins lorsqu’on fait tout le rangement de sa chambre qui attendait depuis des années ! Mais quelque part ça me fait un bien fou. Sans même regarder en détails tous mes souvenirs, le fait de les trier et de les archiver (secrétaire…) me permet de tourner la page, de me dire que je pars en ne laissant rien en plan derrière moi. Je suis tellement pris dans toutes ces formalités que j’en oublie constamment que dans moins de 48 heures, ma vie va basculer.

J’ai envie de vomir, d’une manière que je ne connaissais pas avant. J’ai mal dans l’œsophage. Et manger une tartine de Nutella par-dessus, c’est pas forcément ce qu’il y a de mieux.

Pourvu que mon sac ne craque pas !!!

14/09/2004

14/09/04 - 16:04

Métaphysique des bagages

Suis en train de faire mes bagages. Mais je ne sais pas quoi emmener ! Je ne suis pas très frileux, et mes gros pulls sont atrocement laids (j'ai beau ne pas avoir de grands-parents, c'est tout comme.) Je suis censé prendre quoi ? Il fait vraiment froid à Londres par rapport à Paris ?

13/09/2004

13/09/04 - 23:42

Jours perdus

Réaliser qu’on part à Londres et qu’on va vivre en colocation après avoir organisé une rencontre Erasmus entre les anciens et les futurs étudiants concernés. Voir à l’avance comment tout va se passer. Etre béat d’enthousiasme. Avoir des étincelles dans les yeux devant toutes les émissions et tous les récits relatifs aux colocations. Imaginer sa nouvelle vie.

Préciser les détails de son mémoire et avoir l’approbation totale de sa directrice de recherche (« excellent ! ») lorsqu’on lui expose son idée de thème : la sexualité dans la littérature.

Dire adieu à ses collègues (Lulu Tartine, Mimi La Grenouille, Charles-Richard Bigbanana, Nadia Lickvagina, Christelle Haiteubise…) Prendre un pot (eh oui) avec Natacha Mantis, Ruxor Lelyon et ma vacataire Allemande (qui a un joli accent, elle, pas comme d’autres sur ce site…) Dire adieu à l’Hygiène.

Dire au revoir à ses amis lors d’un dîner au Mac Donald’s d’Alésia (pour faire simple et peu onéreux).

Dire au revoir aux amis de son chéri ; en profiter pour une fois de plus se sentir mal à l’aise et pas à sa place (et au passage se retrouver seul dans les rues de Paris à quatre heures du mat’). Avoir les seins de Miss Starlette contre soi alors qu’elle vous serre dans ses bras en s’exclamant « qu’est ce que je suis contente de te voir !!!! » (elle n’a pas l’alcool mauvais, au moins.) En profiter pour éclaircir les choses avec elle (« Ce n’est pas de votre faute si je ne me sens pas à l’aise parmi vous, ça vient de moi. Nous ne devons pas avoir les mêmes trips, mais sache que c’est d’autant plus difficile que je vous apprécie beaucoup. »)

Dire au revoir à sa meilleure amie qui part, elle aussi, une année, mais en Espagne.

Etre perdu dans les méandres des préparatifs divers pour le départ qui aura lieu dans cinq jours. Perdre son temps avec l’administration parce qu’ils ne se mettent pas tous d’accord ou parce que j’oublie un papier important (Blonde un jour…)

Acheter une grosse valise à 35 euros dans le bazar de l’hôtel de ville. Trier les papiers importants, ranger sa chambre, annuler tout ce qu’on avait prévu de social pour se consacrer au départ.

Avoir à peine le temps d’écrire.

Ne plus avoir envie de lire.

Après la pluie, après le temps, après l’avenir : courir.

10/09/2004

10/09/04 - 20:14

Qui a dit que les homos étaient des tapettes et les lesbiennes des camionneurs ?

Nadia Lickvagina : « J’pense pas qu’tu aies ça, mais est-ce que par hasard tu aurais une aiguille ? J’en ai besoin pour percer des bulles de plastique sur une carte. »
La Tapette Volante : « Oui ! Justement, j’en ai toujours une sur moi ! »
Elle : « Ah, c’est bien, moi j’ai toujours un tournevis et un nécessaire à bricolage dans mon sac. »
Et là, je sors mon nécessaire de toilette qui comprend tout ce dont une femme tapette a besoin. Je lui tends alors l’aiguille avec laquelle je n’hésite pas à percer mes boutons…

07/09/2004

07/09/04 - 18:01

La phrase du jour

« … puisque les gens ont reçu leurs notes alors qu’ils ne devaient pas, n’est-ce pas Jonathan… » Prononcée par Natacha Mantis, sous-chef de mon chef, dans le bureau adjacent au mien. J’ai trouvé ça limite vicieux comme réflexion, parce que si elle avait quelque chose à me reprocher, autant me le dire en face, que je puisse au moins m’expliquer ou m’excuser. Pour le coup, moi, je n’avais fait qu’exécuter les ordres, alors me reprocher ça… Bref.
Ruxor Lelyon m’a demandé aujourd’hui si c’était vrai que j’avais envoyé les notes des agents aux personnes concernées, et il m’a dit que ce n’était pas grave, que personne ne savait ce qu’il fallait faire de ces dossiers et que ce n’était pas de ma faute. J’en conclue que Natacha a carrément dit ça lors de la réunion sur le sujet avec tout le monde… Elle est descendue d’un coup dans mon estime.
De toute façon, je ne reste que jusqu’à la fin de la semaine, et aujourd’hui est arrivée la vacataire qui va me remplacer. C’est moi qui lui apprends tout ce qu’il faut savoir, et j’ai une pensée pour tous les profs du monde parce qu’enseigner (à une Allemande très gentille d’ailleurs) est absolument éreintant.
Plus que quelques jours de boulot, plus que quelques jours à Paris, et une nouvelle vie s’offre à moi.

N.B. : Article posté de chez moi --> connexion rétablie !!! :)

06/09/2004

06/09/04 - 14:17

Link-up

J’ai parfois l’impression d’être très bien entouré, et d’autres fois, d’être terriblement seul. Je crois que j’ai toujours senti ce paradoxe en moi, même si plus souvent je me suis senti accompagné. A chaque fois que j’ai entendu le cliché « nous sommes tous toujours seuls » je n’y ai jamais vraiment cru.

Et si, dans le fond, c’était vrai ? Si nous étions tous prisonniers de nos carapaces ? Si nous ne faisions que frotter ou cogner nos coquilles aux autres sans jamais réellement se pénétrer ? Pourtant, il m’est arrivé de très nombreuses fois de pénétrer les gens, de m’insérer dans leur esprit soit en les écoutant, soit en les observant, ce qui m’a valu d’entendre à plusieurs reprises : « toi, tu m’comprends. » Le pire, c’est que 99 % des gens qui m’ont dit ça un jour ou l’autre, eux-mêmes ne me comprenaient pas. Et moi, dans tout ça, pourquoi moi on ne savait pas pénétrer en moi ?

Heureusement, j’ai su rencontrer des amies qui, elles aussi, me comprenaient comme je les comprenais. Ce sont des personnes avec qui on se sent, parfois l’espace d’un instant, en totale adéquation. Ce moment magique où nos deux cerveaux sont en pleine ébullition et communiquent comme reliés par un fil invisible. Ce type de connexion est rare et précieux, et on ne peut pas appeler un numéro surtaxé pour qu’un technicien crée cette relation ou la rétablisse. Car, effectivement, si de telles relations peuvent durer longtemps, peuvent-elles vivre éternellement ? La vie ne finit-elle pas de séparer tout le monde à un moment ou à un autre ? Les gens changent, prennent différentes voies. Coïncidences ou fatalités ? Tout n’est-il finalement que superficialité ? Finit-on par tous s’enfermer sur nous-mêmes, par s’isoler intérieurement des autres alors même qu’ils sont là ? Est-il impossible de concilier présence physique et morale à la fois ?

Je crois que tout change constamment, qu’on le veuille ou non. Ainsi, on se branche les uns aux autres, on se débranche, se rebranche sans cesse. Les gens que l’on côtoie bougent, changent, se ressemblent tous et sont tous différents à la fois. On se perd de vue, on se retrouve, on s’oublie. C’est le principe même de la vie. Mais dans ce chaos des relations sociales, il y a une chose moins immuable que les autres : la famille. Celle qu’on vous donne à la naissance et qui, de manière générale, est là jusqu’à votre mort. C’est le Pilier de tous les êtres humains. Mais quand la Loterie vous a attribué une famille qui ne vous convient pas, quand la vie vous sépare d’eux à cause d’une distance physique ou, dans mon cas, à cause d’un fossé moral, qu’en est-il de ce pilier ? Il n’existe pas, et on doit se construire à partir d’autres pierres que celles de la famille. Une brique par-ci, un bout de bois par là. Quand on est ado, on base sa vie sur l’amitié. Mais à l’heure où l’on grandit et où on devient adulte, tout le monde se tourne à nouveau vers son pilier ; sauf ceux qui n’en ont pas. Au final, on est nécessairement moins bien protégé que les autres, et on en vient toujours à se sentir seul. Et quand on est homo, on a encore moins de chances de pouvoir se créer sa propre famille que les autres. Certains naissent seuls, d’autres le deviennent.

Merci à Manu qui poste cet article pour moi.

04/09/2004

04/09/04 - 15:09

Celui qui a dit "Non"

Nous sommes tous les deux dans un grand lit. Seuls, juste une nuit, et j'aimerais que les draps s'en souviennent. J'essaie de le toucher, de lui caresser les fesses... Mais il se refuse à moi. Il me dit non, qu'il ne veut pas que quoi que ce soit de sexuel se passe entre nous. Probablement parce que je suis casé.

Cette semaine, j'ai failli coucher avec Greg-Kun dans mes rêves. Ca fait donc quatre GAïens. Messieurs, il faut faire attention quand vous me parlez, et, surtout, quand vous me donnez des conseils : mon inconscient n'est pas aussi naïf que moi. ;)

03/09/2004

03/09/04 - 18:25

Humeurs

J’ai l’impression d’être une femme enceinte.

Après mon coup de gueule au téléphone à Wanadoo, j’ai eu à ma disposition une lettre à leur envoyer pour faire accélérer les choses. Quand je les ai rappelés, je suis tombé sur une autre morue (moins conne que la précédente, mais toujours pas hyper agréable, à croire qu’ils les recrutent là-dessus.) Celle-ci m’a appris que ma connexion serait rétablie le jour même ou le lendemain matin. Ca m’a calmé, et j’ai patienté. Effectivement, hier matin, la connexion était rétablie. Bonne humeur.

J’appelle Pixmania pour mon Appareil Photo. Je tombe sur un garçon absolument charmant. Comme prévu, je ne peux pas avoir de remboursement ou mon appareil avant 21 jours, mais de tomber sur lui m’a mis de bonne humeur. « Vous le prenez bien » m’a-t-il dit. Bah oui, quand on a des gens compréhensifs et compétents au bout du fil, je n’ai pas besoin de m’énerver.

A l’Hygiène, mon directeur est de bonne humeur aussi. Dès mardi, une nouvelle vacataire arrive, et je vais avoir quatre jours pour la former. Ca va être rigolo ! Mes collègues m’ont dit qu’elles allaient me regretter, et Ruxor Lelyon m’a proposé de déjeuner avec lui afin de me remercier de mon passage chez eux !!! Je suis flatté, mais je me vois mal en tête-à-tête avec lui…

Hier, je rentre à la maison, tout content de retrouver ma connexion. Sauf que je n’avais plus de connexion. J’ai essayé toute la soirée : rien à faire. J’ai réessayé ce matin, en vain. Je les ai rappelés aujourd’hui, et ils m’ont dit qu’après avoir remis ma ligne, ils avaient quand même supprimé jesépakoi qui fait que ça ne marche pas et, bien sûr, ça ne pourra pas être fait avant la semaine prochaine.

J’en ai ras le bol, je suis furieux. Je leur ai envoyé mon fax de réprimandes, mais je sens bien que ça ne va rien changer. Hier, de rage, j’ai pleuré comme un gros taré. Les nerfs ont lâché, j’ai l’impression que toute l’administration se ligue contre moi pour m’empêcher de mener à bien tout ce que j’ai entrepris avant mon départ. J’en ai marre de me battre contre eux tous, j’ai l’impression d’être David. Je n’ai plus la force de penser à tout ça, ça me pompe trop de temps et d’énergie.
Quant à Internet, je me sens complètement perdu sans. Je m’étais préparé à moins m’en servir à partir du moment où je serai à Londres, mais j’avais prévu plein de choses à faire sur le Net d’ici là. C’est idiot, mais le fait de ne pas avoir été préparé psychologiquement à cette coupure me rend orphelin. Je me sens coupé du monde, seul dans ma carcasse qui n’a plus la force de résister. Ma peau se craquelle sous le poids de la connerie humaine ; mon âme implose.

Je suis complètement matérialiste et net-addicted.

Très mauvaise humeur. Et encore, j’ai pris mon quart de Lexo.

Message transféré par Manu : merci !

01/09/2004

01/09/04 - 17:03

Avertissement

Je suis très en colère. Ma mère m’a appelé en catastrophe au boulot pour me dire que nous n’avions plus Internet à la maison. Ces connards de Wanadoo ont fait une erreur : ils ont arrêté notre forfait aujourd’hui au lieu de le faire le mois prochain ! Non seulement nous n’avons plus Internet, mais surtout nous n’avons plus d’adresse e-mail ! Or, j’avais donné mon adresse Wanadoo à la fac, à Londres, et pour les bourses. Ils ne pourront rétablir la connexion que dans une semaine.

Je les ai appelés moi-même et suis tombé sur une connasse sur laquelle j’ai fini par hausser le ton et prendre un air désespéré en expliquant que nous partions à l’étranger et que c’était une question de vie ou de mort. Elle a alors fini par bouger son gros cul et a écrit à France Telecom afin qu’ils accélèrent les choses (car c’est à eux de s’en occuper…) Bref, je suis complètement paniqué à l’idée de ne plus avoir Internet et de rater des mails vitaux pour la suite de mon départ. Ma mère est bien emmerdée aussi vu que le Net lui sert à trouver un autre boulot. Je suis en train de péter un gros câble là ! Avec mon APN qui n’arrive pas, la fac et d’autres institutions administratives qui ne répondent pas au téléphone, faut pas me faire chier ! Heureusement que j’ai prolongé mon boulot jusqu’au 10…

Moi qui en avais marre de me jeter sur le Net tous les soirs en rentrant du boulot, voilà qui va devoir changer ma routine. Par conséquent, s’il n’y a plus d’articles dans mon blog, ce n’est pas que je suis mort, c’est que ma connexion l’est.

Ce message est transféré par Manu que je remercie de tout cœur.

 

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.