...Blog à ne pas lire...

27/10/2004

27/10/04 - 19:11

"Le Monde s'effondre"

Depuis quelques jours, je suis pris d’une paresse légendaire. Ce week-end a été riche en productions lacrymales et en troubles alimentaires. En fait, j’étais déprimé. Et j’ai eu pas mal d’émotions contradictoires en très peu de temps.

Vendredi, je suis resté glander dans ma chambre alors que tout le monde sortait, jusqu’à ce que Matt et Caroline me proposent d’aller à une fête. Je les ai donc accompagnés, sauf qu’ils étaient complètement bourrés et que je me suis retrouvé le seul Français parmi tous ces Américains… N’étant pas super à l’aise, je suis parti au bout d’une demi-heure. Mais c’est à ce moment là que Tom Welling est venu me parler, me demandant où j’habitais et si j’allais revenir à la fête… J’étais avec Caroline mais il ne l’a pas calculée. Dis Coco, tu veux me sauter ou quoi ???

Samedi, lendemain de fête. Tout le monde était malade, même moi, alors que je n’avais, évidemment, rien bu la veille. Je suis resté sous la couette à dormir (un insomniaque qui arrive à dormir en pleine après-midi : miracle !) et à pleurer, me lovant contre les draps et les oreillers à la recherche d’une présence. Je croyais que c’était la fin et j’avais du mal à l’accepter.
Le soir, Matt et ses colocs organisaient, en avance, une fête d’Halloween. Là encore, je n’étais pas hyper à l’aise, mais j’ai fini par parler à pas mal de gens, même si on ne disait franchement rien d’intéressant. Il y avait un beau mec, le plus beau que j’ai pu voir ici jusqu’alors, et il s’est avéré être gay. Il ne me calculait pas ; c’était tant mieux, parce que c’est le genre de situation qui me met très mal à l’aise. Mais il s’est quand même mis juste derrière moi. Peut-être le hasard ? Puis il nous a adressé des mots qui auraient pu être destinés à tous. C’est rien. Puis plusieurs personnes ont décidé de continuer la fête dans mon appart, et lui est venu.
Je sentais son regard, insistant, sur moi. Parfois je croisais ses yeux bleus, et il ne les détournait pas alors que moi je m’empressais de me réfugier dans mon verre d’eau. « Je peux avoir de l’eau, s’il te plaît ? » m’a-t-il demandé. Je me suis exécuté, en plaçant le purificateur entre nous pour ne pas être changé en statue de sel. « Parle-lui », me dit Cylia ! Mais non, j’ai pas envie !!! On finit par échanger quelques mots : tu t’appelles comment (Chatte Lubrique), tu viens d’où (Chicago) ? Je le vois dire à sa copine, en pointant un doigt vers moi : « He is so sweet ». J’ai envie de me cacher sous la table. Plusieurs fois, je quitte la pièce et vais trouver du réconfort auprès de Caroline et Matt. Je déteste cette situation. C’est comme si mon âme me disait de ne pas m’approcher de ce mec, qu’il est nocif. Oui, mais, en même temps, il est tellement beau, et lui plaire, même si ça me fait mal, c’est tellement bon pour mon ego. Et puis, si ça se trouve, je suis libre. Il ne calcule plus Andy qui le suit partout, il n’a pas regardé Matt, et il m’accorde toute son attention.
J’apprends aussi, en l’écoutant parler avec quelqu’un d’autre, qu’il a ou avait quelqu’un dans sa vie qu’il Aime vraiment, mais qu’il est trop jeune pour s’engager et qu’il veut profiter d’être ici pour s’amuser. Sur la table, il n’y a plus que de l’eau.

Je décide d’aller me coucher et comme je suis le seul rescapé de mon appart, ils ne peuvent pas rester dans ma cuisine. Ils partent, et Chatte Lubrique me fait comprendre, une fois de plus, par sa voix et son regard, qu’il me mangerait bien.

Le lendemain, sous Lexomil et Spasmine, je suis complètement angoissé et je me sens mal. J’ai peur de le croiser et qu’il me pompe une fois de plus toute mon énergie. J’ai envie de rester avec Caroline, de me réfugier auprès de Matt, avec qui, au moins, je contrôle les choses, même s’il s’attache de plus en plus à moi.
Je dors, je pleure, je comate comme un malade, rideaux fermés, lumière éteinte. Je pleure quand j’ai Bertrand au téléphone, je rejoins mes colocs dans la cuisine, qui ont allumé des bougies et qui cuisinent des friandises. Ca va mieux. Je ne me sens plus seul, l’angoisse est (momentanément ?) partie et à ma grande surprise toutes les filles me donnent comme conseil le contraire de ce que la plupart des mecs de Net m’ont dit depuis un an et demi.

24/10/2004

24/10/04 - 17:23

Lost In Space

Non, je ne suis pas déprimé, juste perdu. Je suis rentré à Paris pour le week-end, et les premiers mots d’Anne ont été : « Ca va, tu déprimes pas trop ? » Mon blog donne l’impression que je déprime, mais en fait non. C’est juste que, comme d’habitude, j’aime bien me vider sur le clavier. Et pourtant, c’est pas évident à faire entouré de tant d’ordinateurs avec des gens derrière (ou devant, ça dépend comment on le prend).

Donc non, je ne déprime pas. Je ne suis pas nostalgique, je n’ai pas envie de rentrer à Paris. Mais je me sens souvent bizarre. Je n’arrive pas à me défaire de cette impression : je suis un loser. Quand je me sens de bonne humeur, et fort, j’arrive à me fondre un peu plus, à m’adapter, à me sociabiliser. Mais quand je me sens faible, je n’ai pas le courage de prendre sur moi et de m’adapter. Je me retrouve donc parfois dans des situations où c’est le Jona coincé qui prend le dessus. Faut dire que quand on est entouré d’Américains qui ne font aucun effort pour être compréhensibles, et avec de la musique à fond les ballons, ça n’aide pas. Ce qui aide, c’est qu’à passer la soirée entière avec eux on finit par se sentir à l’aise et on comprend tout ce qui se dit. Ce qui n’est pas forcément désagréable non plus, c’est de voir que les gens vous apprécient. Mais ce qui est parfois gênant, c’est quand ils vous apprécient trop…

Et cette vie qui tourne autour de l’alcool, je crois que je ne m’y ferai jamais. Peu importe la ville, le pays, l’heure, la classe sociale. Partout où je vais, je me sens étranger. Je crois que je vais créer mon propre monde : Jonaland. Il n’y aura que des homos beaux et intelligents, saupoudrés de quelques filles pour décorer. Je veux une île où il ne fait ni trop chaud, ni trop froid (en clair, les deux semaines de printemps qu’il y a à Paris entre Avril et Mai). Une ville où l’alcool et le fromage seront prohibés. Un pays dont l’hymne national sera une chanson des Spice Girls, et où je ne passerai pas pour un taré parce que je préfère Britney Spears et Lara Fabian à n’importe quel groupe de rock.

Toute ma vie je me suis senti différent. Pendant longtemps, c’était l’homosexualité qui m’éloignait des gens. Aujourd’hui, c’est parce que je ne bois pas. Et demain, ce sera quoi ? C’est moi qui suis débile, ou quoi ? On se sent tous plus ou moins seuls et différents, je le sais, mais je me demande juste si dans mon cas ce n’est pas pathologique.
De toute façon, bientôt, je serai vraiment seul. Mais peut-être un peu moins différent.

21/10/2004

21/10/04 - 16:52

Les Feux de la Life

Cylia est lesbienne et en couple. Mais être à Londres lui fait tourner la tête, et elle a commencé à s'amouracher d'un mec de son appart, Vanupieds. C'était très ambigu entre eux, elle s'est posée plein de questions sur son couple et sa sexualité, jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'au début du séjour il avait couché avec une autre des colocs et qu'ils avaient gardé ça secret. Depuis, et probablement parce que Cylia est longue à tomber dans ses filets, il s'est éloigné d'elle et essaie de se taper toutes les meufs de l'appart.

Mais Cylia continue sur sa lancée, et alors qu'elle décide de mettre entre parenthèses sa relation avec sa copine, elle drague un riche écologiste plus vieux de dix ans dans un bar, puis organise un date avec un Américain aux oreilles décollées. Lors de la soirée, elle danse chaudement avec lui jusqu'à ce qu'une brune arrive et lui pique le mec sous le nez. Elle finit par apprendre que la brune est en fait la petite amie officielle d'Oreilles Décollées, et celui-ci a bien eu du mal à se justifier auprès de Cylia.

Melo, elle, est en couple depuis plusieurs années avec un joli garçon musclé. Mais elle a envie de penser à autre chose qu'à son couple et n'est donc pas super tendre avec son mec. Parallèlement à ça, elle s'est beaucoup rapprochée d'Emilia Mandre, la française de l’appart de Jona, que Cylia et lui soupçonnent d'être lesbienne. Melo est troublée par Emilia et commence à se poser des questions sur sa sexualité...

En même temps, il faut dire qu'ici, tout le monde est bi !!! Tous les Américains rencontrés jusqu'à présent ont avoué qu'ils étaient bi. Donc ce n'est pas exactement Gayland, mais plutôt Biland. Même Caroline, en couple hétéro et qui voulait le rester à la base, a avoué qu'elle se masturbait en pensant à des filles ! Quelle dépravation ! Elle semble s'éloigner de son mec...

Quant à Helga Buffay, elle avait rompu avec son « âme sœur » juste avant de venir, mais elle s’est rendue compte qu’elle l’aimait trop pour le quitter. Ainsi, elle lui a rendu une visite surprise en Islande pour lui avouer son amour. Manque de pot, ça ne s’est pas passé comme dans un film Hollywoodien, et elle est rentrée, bredouille, la queue entre les jambes. Quelques jours après, ils se sont téléphonés et ont décidé de revenir ensemble. Entre temps, après une soirée bien arrosée, Helga avait passé la nuit avec Corbier, mais nous avait assuré que rien ne s’était passé…

Matt, l’homo qui semble en fait bi (qu’est-ce que je disais ?) et qui est troublé par les photos où Jona est à moitié nu (hum), s’est mis en tête (ou ailleurs ?) de coucher pour coucher alors qu’à la base il voulait un vrai petit ami. Il s’est donc tapé Andy, le garçon qui avait dragué Jona au début, mais a eu quelques problèmes à le sucer parce qu’il n’est pas habitué aux bites non circoncises ! Cette même nuit, Emilia Mandre a ramené un garçon chez elle, mais elle reste très évasive sur ce qu’il a pu se passer entre eux.

Tout ce qui est dit dans ce paragraphe n’est pas nécessairement vrai et a été inventé par Melo afin d’avoir des potins à raconter à Jona après son week-end à Paris, et, bien sûr, il est tombé en plein dedans.

Un couple peut-il résister à la pression de la distance ?

11/10/2004

11/10/04 - 18:25

Fauteuil Roulant

J'ai parfois l'impression que je ne suis pas adapté à la vie sociale, que je suis un handicapé social. Je n’ai pas les mêmes goûts que les autres, je n’aime pas faire les mêmes choses. En fait, ça en revient à ça : je n’aime pas boire, et je n’aime pas aller dans les bars. Et bah mine de rien, c’est vachement handicapant.
La semaine dernière, ils ont passé leur temps à dire « on va se soûler la gueule » et « on va dans un bar ». Oh, bien sûr, à chaque fois j’ai eu le droit à : « Tu veux venir ? » Et à chaque fois j’ai décliné l’offre. J’ai décidé de purifier ma vie en ne fréquentant plus que des gens sains de corps et d’esprits. Le seul problème, c’est que je vais me retrouver tout seul.
Je me retrouve vraiment comme un con. A chaque fois qu’on va dans le centre de Londres, on ne sait pas quoi faire de nos quatre pattes. Parce que quand on n’aime pas l’alcool et les bars, on a l’impression d’y perdre son temps, son argent et sa vie. Mais quand on n’y va pas, on se fait chier ! Je suis censé faire quoi ? Y a pas plus frustrant que d’être dans une ville et de ne pas savoir quoi y faire. Et, dans le fond, j’avais exactement le même problème à Paris.
Je devrais aller en maison de retraire, peut-être que, là-bas, j’y trouverai ma place.

07/10/2004

07/10/04 - 21:00

Flower

C’est comme si quelque chose en moi résistait, comme si tout mon être devenait rigide. Quand on est dans un pays étranger où tout est nouveau, les lieux, les gens, les mots, il faut être flexible, souple, ouvert ; en d’autres mots, il faut s’adapter. Etre déprimé provoque le contraire. On n’a qu’une envie : se refermer sur soi, se lover sous la couette et dormir jusqu’à ce que bonheur s’en suive.

Ca a été vraiment difficile hier. J’ai fini par pleurer et décider de ne pas sortir pour me ressourcer, tout en sachant qu’être seul n’était peut-être pas la bonne solution. Et puis finalement tout le monde sortait et en discutant avec eux j’ai eu envie de les accompagner. En fait ça a été une trop bonne soirée ! J’ai dansé comme une grosse pute, ce qui a fini par attirer ENCORE un mec !!! Je sais pas ce qu’ils ont les Anglais mais ils sont affamés ou quoi, à CHAQUE fois que je danse je me fais draguer. Cette fois-ci c’est un mec et une fille qui nous tournaient autour sans que je comprenne vraiment pourquoi (blonde et naïf…) Au bout d’un moment la miss est venue me voir en me demandant si j’étais intéressé ou pas.
Moi : « Par qui ? »
Ne comprenant pas sa réponse, je lui ai dit, comme d’habitude : « I’m gay » et, comme elle continuait à blablater : « I already have a boyfriend ». Sa réponse : elle m’a attrapé par le coup et m’a embrassé sur les deux joues. Le prochain va me faire quoi ???

Nous sommes rentrés vers 02 h 00 (les soirées Anglaises se terminent tôt, ce qui me convient) mais avons discuté jusqu’à 03 h 30. Moi, je me suis endormi à 05 h 30, parce que je me suis mis à réfléchir et à apprendre beaucoup de choses sur moi. Je crois que j’ai réussi à enfin faire le lien entre toutes ces choses qui me font mal, et j’ai compris que la source de mes tourments réside dans mon manque d’affection parental. Ici je réalise à quel point je n’ai pas de relation avec mes parents : quand je leur écris je n’ai absolument rien à leur dire. Je me rends compte que j’ai besoin de leur parler de mon homosexualité et de leur alcoolisme. Car, mine de rien, ils m’ont bien gâché avec la vie avec ça.

Avant de me coucher et après une crise de larmes due à mes révélations nocturnes, j’avais pris des résolutions concernant tous les domaines de mon existence, entre autre de parler à mes parents très prochainement. Mais bien sûr, au réveil, tout s’était évaporé ou presque. Résultat, je suis toujours un peu perdu mais je sens que je vais peut-être trouver le nouveau chemin à parcourir pour grandir et évoluer.

06/10/2004

06/10/04 - 17:06

Il revient au galop

Lentement mais sûrement, je m'enfonce. Le départ de Bertrand (avec qui j'ai passé le week-end) a laissé un vide énorme dans ma chambre. J'ai l'impression qu'il manque quelque chose. Une fois de plus, je me sens seul et abandonné. Je suis limite ému quand je trouve un de ses poils.

J'en ai marre de parler une langue que je ne maîtrise pas du tout, j'en ai marre d'être aussi nul, de ne pas comprendre ce qu'on me dit, marre de ne pas réussir à travailler non plus. Je culpabilise de ne pas lire tout ce que je devrais.

Résultat, je n'ai plus envie de rien. Ma néo phobie est très présente en ce moment et je refuse systématiquement tout ce qu'on me propose. Hier, j'ai pris le métro avec des amies et je les ai laissées tomber au bout de deux stations car je ne voulais pas sortir...

Je ne sais pas quoi faire pour me sentir mieux. J'ai envie de dormir tout le temps, et même ça je ne peux pas le faire à cause de mes insomnies qui sont de plus en plus puissantes.

Etre ici ne va en fait pas du tout me changer. Je suis et resterai toujours le même. Par contre, être expatrié me fait remettre en cause ma vie à tous les niveaux.

05/10/2004

05/10/04 - 19:00

Love In Translation

Etre séparé de son homme est une épreuve. Nous le savions. Ce que nous ne savions pas, c'est que les choses pourraient changer aussi vite. A croire que le destin s'amuse avec nous.

Se sentir troublé par les garçons est probablement légitime. Avoir besoin d'une présence masculine est normal. Mais jusqu'à quel point ? Où est la limite ?
La situation est différente donc on se sent différent. On a le confort du couple avec la liberté du célibat. Pouvoir séduire sans aucun stress derrière parce qu'on sait que ce ne sera pas consommé. C'est si facile. Presque innocent.

Mais quand Apollon se place sur notre route et nous tend les bras (et le reste) ? Quand on n'a qu'à claquer des doigts pour avoir l'objet de son désir ? On est censé faire quoi ?

Quand on ne sait plus ce qu'on veut. Quand on ne sait plus ce qu'il faut faire. Quand la main et les lèvres entrent en conflit. On est censé dire quoi ?

Une nouvelle épreuve. Mais pour quoi ? A-t-on vraiment envie de se battre ?

Ne devrions-nous pas toujours suivre nos désirs ? Mais quand on a différentes envies... ? On en fait quoi ? Où est la passion ? Où est la raison ?

Trop de questions.

01/10/2004

01/10/04 - 21:04

Entre timidité et sociabilité

Je sais et je passe mon temps à dire que je suis timide. Rencontrer des gens me fait peur, les situations nouvelles me terrifient. Et pourtant, il s’avère que dans certaines situations (et sans alcool, moi) je deviens un petit diable très sociable. Pourquoi ??? Comment puis-je passer d’un extrême à l’autre aussi facilement ?

Lundi soir, je suis allé à la soirée Karaoké. Je me suis senti très con parce que le danseur Président de la LGBT était là, à quelques mètres de moi, sans que j’ose aller lui parler. Je m’en voulais vraiment de faire à nouveau une crise de timidité aiguë, mais d’une part j’avais peur qu’il croie que je le drague (déjà que les Françaises me charrient là-dessus) et d’autre part je me disais qu’avec la musique je ne comprendrais rien.

Je suis donc resté dans mon coin à me faire chier, jusqu’à ce que je croise une fille et un mec que j’avais rencontrés le jour de la présentation des activités de la fac. Ce sont les coachs du Volley-ball, et je leur avais déjà parlé car je comptais m’inscrire dans cette discipline. Du coup, j’ai en fait passé la soirée avec eux ; c’était très sympa. Quand je suis retourné vers les Françaises, elles m’ont dit : « Comment tu fais ???
- Bah quoi ?
- Pourquoi tous les gays viennent te parler ?
- Mais… Il est pas gay !!! Il est juste friendly ! Bon, OK, il m’a proposé de boire à ses frais, mais ça veut rien dire !!! »

Bref, les filles sont persuadées que Serge est gay, alors que moi je suis certain qu’il sort avec Jeanne. Mais bon, je m’attends à tout ici… Je crois que je suis tombé dans Gayland.

Les autres soirs je ne suis pas sorti, mais je commence à réellement avoir une vie de colocation. Il s’avère que mes colocs et moi nous entendons tous très bien. L’effet Loft commence enfin à se faire sentir ! Et bien que nous soyons tous d’horizons différents (il y a un Anglais, une Japonaise, une autre Française, une Islandaise et trois Américaines) ces rencontres nous permettent de confronter nos stéréotypes et de nous enrichir des autres. En outre, je trouve les Américaines particulièrement intéressantes, cultivées et lucides. J’adooooooooooooore !

Ainsi donc, je suis de plus en plus cool avec mes colocs. Nous avons à présent des discussions ô combien philosophiques sur le sexe, et je peux montrer mon vrai visage (paraît que je suis « funny and sassy ») à savoir que je sors plein de vannes et que je parle de cul constamment… Je commence à faire de l’humour en anglais et j’arrive à les faire rire ! C’est la fête !

Tiens, en parlant de fête. Avant-hier soir nous avons un peu fait notre propre fête. Après avoir maté « Sex and The City » (c’est hyper facile à comprendre) nous avons déliré et je me suis carrément mis à chanter puis à danser et faire des chorégraphies diverses que peu de personnes ont eu l’occasion de voir ! Ainsi, je leur ai montré un peu de la choré de « Toutes les femmes de ta vie » des L5 (non, je n’ai pas honte !) et je leur ai appris celle de « Who Do You Think You Are ? » des Spice Girls. Petit à petit, le Jona timide s’efface et laisse place à un Jona déluré.

Ainsi, comme j’ai bien sympathisé avec les Américaines, elles m’ont présenté à leurs amis Américains. Parmi eux, il y a le petit Matt, qui est gay, et qui a dit que j’étais plus mignon qu’il ne le pensait et qu’il allait devoir se contenir… Hé hé hé ! Ces Américains-là sont complètement délurés d’ailleurs (l’une d’elles prend sa fouffe en photo pour la montrer à Matt et lui faire peur !)
La soirée n’a pas été évidente… En deux heures, j’ai dû dire trois phrases. Un Français parmi sept Américains qui parlent vite a parfois du mal à trouver sa place. Mais je sais que c’est normal et que je progresse de toute façon. Je me sens de moins en moins comme un alien et je suis content de me faire de nouveaux amis. La troisième heure, j’ai déliré avec eux.

Voilà en gros ma nouvelle vie. J’ai passé une super semaine avec plus de moments de sociabilité que de timidité ; j’ai prononcé beaucoup plus de phrases en anglais que la semaine précédente ; j’ai beaucoup plus discuté que je n’ai travaillé… Oups.

 

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Jonathan, 30 ans.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.