...Blog à ne pas lire...

20/03/2004

20/03/04 - 16:36

Etranger dans la lumière

Hier, j’ai enfin présenté Bertrand à deux amies que j’affectionne beaucoup : Alexandra et Juliette. Nous avons dîné dans un resto italien moyen rue Montorgueil.

Etrangement, je n’étais pas angoissé par cette rencontre. Durant les quelques minutes que j’ai passées, seul, avec lui, je me suis senti très attiré par mon chéri ! Comme si, sans prévenir, mes chakras s’ouvraient et me poussaient à lui sauter dessus à côté du kiosque à journaux. Les hormones, peut-être.

Par contre, une fois dans le resto, je ne me suis pas senti très bien. Bertrand, lui, était comme un poisson dans l’eau. Plus à l’aise que moi avec mes propres amies. C’est pas possible d’être aussi sociable.

Ce que je n’aime pas quand lui & moi voyons des amis, c’est qu’il y nécessairement un moment où en vient à parler de notre couple et de notre relation, et où l’un de nous deux passe en procès. Que ce soit lui ou moi, je déteste cette situation ; je n’aime pas qu’on organise une conférence sur notre vie amoureuse. C’est bizarre, parce que je n’ai aucun mal à étaler notre vie sur le Net, et à dévoiler notre intimité avec mes amis.

Je ne me suis pas senti à l’aise, donc. Je dirais même que malgré la présence de trois personnes autour de moi, je me sentais seul. Etranger. Etranger à mes amies, étranger à mon copain, étranger à moi-même. Je ne savais pas comment me comporter, j’avais l’impression de ne pas être à ma place. D’être un anachronisme. D’être un tâche sur un drap blanc. J’imagine que je dois me comporter complètement différemment quand je suis avec mes amis de quand je suis avec mon mec, mais je ne pensais pas que ça me bloquerait autant. Je ne savais plus comment me positionner : je n’étais ni le Jona du Juju et du Nenex, ni le Choupinet d’amour de Bertrand. Je n’étais plus moi-même, j’étais devenu un mauvais acteur qui tentait de dissimuler son mal être.

J’ai pris la fin de cette soirée comme un soulagement. Cette incapacité identitaire n’aura duré que deux ou trois heures, mais m’aura laissé une trace. On ne sort pas indemne d’un emprisonnement. Je me suis blotti dans les bras de mon chéri, pour chercher un réconfort, qu’il m’a donné, sans même s’en rendre compte. Enfin à la maison.

commentaires

20/03/04 - 16:45

facile d'etaler sa vie amoureuse et intime sur le net????!! ca j'en suis pas sur, tu dois etre un peu introvverti quelque part, car le contact humain reel reste ce qu'il y a de meilleur....

20/03/04 - 21:57

Les deux dernières phrases montrent ce qui est important.

21/03/04 - 02:06

C'est tellement toi tout ça... sauf aller diner au resto !!!

21/03/04 - 13:52

sur le net on voit pas les éventuelles manifestations physiques de tes émotions, en réel oui.Surtout les gens qui te connaissent bien.
Là, t'as probablement eu la pétoche que deux "factions" qui connaissent deux parties de ta personnalité s'échangent des infos, sans que tu puisses choisir toi-même ce qui est transmis.Normal.

23/03/04 - 00:30

des doutes, des doutes, toujours des doutes. A <force de te lire je me demande comment je fait pour resté aussi insousciant. Rienkmoi expose a mon gout un point important, la maitrise de l'information... T'inquiete pas t'est pas le seul à avoir se genre de doute...

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Jonathan, 26 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.