Temps et sentiments
J’ai l’impression que ce que je ressens évolue dans le bon sens. Après la passion, après la distance, quelque chose de plus doux se construit. Mes élans d’affection, (quand mon cœur saute d’un coup dans ma poitrine, juste parce qu’il est là, à côté de moi, provoquant une augmentation de l’humidité lacrymale, un flux de sang dans mon bas-ventre, une terrible envie de sentir sa chaleur contre ma peau,) autrefois si fréquents, recommencent à se faire entendre.
La passion, c’est tellement fort, c’est tellement bon, mais ça fait tellement mal aussi. Au moins, la douceur m’aide à ne pas trop ressentir de négativité lorsque mon connard dit quelques mots de travers en plein dans mon cœur.
De manière générale, mon obsession mortelle s’est nettement moins exprimée cette semaine, nous laissant apprécier l’arrivée du printemps. Mon cœur bourgeonne doucement.
Mais tout n’est pas aussi simple. Avec moi, jamais. Il y a toujours ces petits détails de jardinier, toujours quelques moucherons qui viennent me brouter. Notamment, le temps. J’ai cette impression terrible, depuis toujours, que le temps file entre me doigts sans que je puisse en garder une goutte. Résultat, de devoir attendre constamment que mon connard fasse-ci ou ça, qu’il passe des heures devant son ordinateur me laissant dans la contemplation de l’ennui le plus total, suffit à rafraîchir mon environnement par quelques giboulées. En avril, ne te découvre pas d’un fil.
29/03/04 - 03:52
:) apaisé
Sa suffit à exprimer ce que je ressens en te lisant
cossaw (visiteur - site web)