La fête de la m....
Je n’aime pas la fête de la musique. Je l’ai réellement découverte à 16 ans, lorsque j’ai commencé à sortir avec ma bande d’amis du lycée. Ce que j’appréciais lors de cette soirée, c’était d’être avec eux, et les groupes devant lesquels nous passions me dérangeaient plus qu’autre chose. Il faut dire aussi que je ne sais pas « écouter » de la musique. Pendant qu’elle se fait entendre, je danse, je lis les paroles, je chante, j’écris, je range, je pleure… Mais je suis incapable de rester planté comme un poireau et d’attendre. A moins que je sois touché par ce qu’il se passe, mais je suis nettement plus intéressé par les saucisses qui cuisent (elles m’ont donné envie toute la soirée tellement elles sentaient bon !) que par des groupes qui chantent des chansons inconnues ou des reprises (peu connues par moi.)
Car le problème de la fête de la musique, c’est qu’en réalité, c’est la fête du rock ! Hier encore, et mis à part les quelques zigotos qui chantaient « Hosaaaaaaaaaaaannah, Hosaaaaaaaaaaaaaannah, Hosaaaaaaaaaaaaannah au plus haut deeeeeeeees cieuuuuuuux » je n’ai eu le droit qu’à des hurlements de métalleux. Je n’ai rien contre le rock, il y a plein de chansons de rock que j’aime bien. Mais ce que je ne supporte pas, c’est d’être obligé de n’écouter que ça. Je me suis donc retrouvé bien seul, avec tout mon groupe d’amis qui ne jure presque que par le rock. Et là je me suis dit : « Putain, et en plus il a fallu que ma meilleure amie sorte avec un batteur pendant trois ans… Elle aurait pas pu sortir avec un des 2B3 ??? »
Ainsi, après avoir erré parmi la foule pendant trois heures, je suis rentré chez moi. Je n’y étais pas allé depuis trois ans. La prochaine fois (si prochaine fois il y a), je n’irai pas dans le Quartier Latin, parce que chaque année ils nous passent la même merde ! J’irai dans le Marais, tiens.
En rentrant, dans le métro, qui était bondé, et alors que je lisais, j’ai soudainement senti une odeur qui m’a agressé les narines. Il ne m’a pas fallu plus d’une seconde pour comprendre que cette odeur persistante venait des entrailles de l’un des voyageurs. Plusieurs personnes se sont mises à rire, et les trois quart du wagon ont sauvé leur nez en le fourrant dans leur T-shirt.
Ca sent bon, la musique.
22/06/04 - 17:41
Outre la présence olfactive marquée du voyageur :o))), il n'y avait heureusement pas que du rock à entendre. Du classique au Louvre, rue de Varenne, au Luxembourg (jardin et Sénat). C'était très beau et plus reposant que les rois de la batterie...
pierem