...Blog à ne pas lire...

15/08/2004

15/08/04 - 16:44

Tapette Volante VS Super Connard

Le 7ème jour, alors que tout le monde croyait qu’il se reposait, Dieu continuait de jouer.

Et Dieu créa la Blonde : produit qui a deux particularités. La première : être conne. La deuxième : se plaindre. Il lui attribua le dimanche comme jour officiel pour faire chier son monde en geignant (même si elle ne se gêne pas pour le faire les autres jours, mais cela semble être LA particularité du dimanche.)

J’ai passé les derniers jours avec mon connard. Il a encore été un Super Connard, et moi une Grosse Emmerdeuse. Il n’a quasiment pas cessé de m’énerver. J’ai l’impression qu’il me manque de respect et qu’il n’en a vraiment rien à foutre. On ne se comprend toujours pas, et on se lasse de nos défauts (de nous ?) Je le vois soupirer de plus en plus.

A un moment, alors qu’on s’engueulait, il a haussé d’un ton, chose qu’il fait extrêmement rarement. Au lieu de me calmer comme les fois précédentes, ça m’a mis dans une rage folle : ces mots sont à prendre au premier degré. J’ai soudainement été envahi par une colère sans bornes, et l’envie de lui faire mal physiquement pour venger ma douleur morale. J’ai eu envie de le frapper, de le mordre. Je sais que dit comme ça c’est risible (moi ? Frapper quelqu’un ? Du haut de mes 56 60 62 63 kilos de graisse alors que lui est baraqué comme Mister T ?) J’ai cru que j’allais lui balancer son ordinateur (portable) en travers de la gueule. « Tu vois pas que je pourrais casser à cause de ça ? » lui ai-je lancé dans un éclat. Et puis je me suis mis à pleurer (et contrairement à ce qu’en disent les mauvais langues, je pleure vraiment rarement maintenant !) Il m’a fallu plusieurs minutes avant de me calmer.

Je deviens vraiment comme ma mère. Je reproduis, à l’identique, son comportement vis-à-vis de mon père. Comportement que j’ai toujours abhorré et méprisé. Je n’aurais pas pu hériter de son calme à lui ?!

Après un retour au calme, alors qu’il nous faisait à manger, je me suis demandé pourquoi je l’aimais. Je le voyais de dos, et je n’avais que cette certitude : que je l’aimais. Mes sentiments ont bien changé depuis un an, depuis le début où j’étais passionné et ne vivais que pour lui. L’aimer était pour moi une évidence constante, alors qu’aujourd’hui ce sentiment est souvent gâché par un quotidien pesant. Mais parfois, comme ce moment précis, anodin, inattendu, de mon mec en train de cuisiner, après une grosse crise, je me suis senti porté par mon coeur et ait eu envie de l’étreindre avec des trémolos dans la voix (et tout ce qui s’en suit). Mais pourquoi je l’aime ce connard ? Pourquoi on s’aime alors qu’on est complètement différents et que ces différences nous éloignent constamment l’un de l’autre ? Alors que ces différences que je n’arrive pas à gérer me font mal ? Pourquoi lui et pas un autre ? Pourquoi moi et pas une autre ?

Nous sommes peut-être comme les pièces d’un échiquier. Lui, le Roi Noir, moi, le Fou Blanc. Ensemble, disputant la même partie depuis un an et quatre mois. On abat nos cartes les unes après les autres. Jusqu’au jour où l’un capitulera, couché sur le flanc. Echec et mat.

Mon départ à Londres sera décisif. Soit nous réaliserons que nous ne pouvons pas vivre sans l’autre et que les moments que nous passons ensemble sont bénis. Soit nous nous rendrons compte que nous sommes mieux seuls qu’ensemble. De l’une ou l’autre de ces options découlera la suite à donner à notre relation : une nouvelle vie, ou une nouvelle mort.

commentaires

15/08/04 - 16:48

Ca arrive souvent les engeulade dans un couple

15/08/04 - 17:09

je crois pas qu'il y ai du "souvent" ou du pas "souvent". Ca arrive, c'est certain; nous c'est une fois par an en moyenne, c'est peu mais c'est de la haute volée à chaque fois .... :o((
Disons que si l'amour est plus fort que les points négatifs que l'on peut relever chez l'autre, ben c'est que c'est la bonne personne.
C'est un peu horrible ce que je vais écrire, mais bon : disons que c'est un compte d'exploitation, avec les débits et les crédits. D'un côté du as tout ce qui fait que tu es dingue de ton chéri et de l'autre tout ce qui t'ennerve chez lui... ben si le solde reste positif, pas de probleme. Par contre dès que le solde est négatif, bah... patatra...
Et puis j'ai beau écrire que c'est de la compta, mais en y réfléchissant un peu, cela dépend de toi surtout... parfois les gens se sépare parce qu'il y avait en fait "rien" de bien méchant, mais la lassitude, le besoin de changement... que sais-je encore... se faisait ressentir...
y a pas à dire, les sentiments, ben c'est compliqué

15/08/04 - 17:40

Marrant cette histoire de compta, mais pas faux.... Vrai aussi qu'un éloignement passager, c'est un bon test, s'il te manque tu le sauras vite...

15/08/04 - 18:17

@GAYBERRY > A qui le dis tu ?

Mais à force de se gacher la vie mutuellement, on se demande si ça vaut encore le coup de rester ensemble et si ça n'est pas une solution de facilité.

A mon avis au début vous allez vous manquer et puis après avec le temps ....

15/08/04 - 18:45

Bah, quand quelqun arrive à sortir de si belles images de sa relation de couple, tous les espoirs de joli lendemain sont permis

15/08/04 - 19:01

Je serais on ne peut plus mal placé pour commenter la quasi totalité de ce post, par contre, je reviens sur le dernier paragraphe et notamment la dernière phrase. Ne préjuge pas de ce que cette maîtrise à Londres va t'apporter. Toutes les personnes qui sont parties à l'étranger pour une année en sont revenues changées (et toutes en bien, épanouies, ...). Tu as déjà devant toi une nouvelle vie qui s'amorce, ne serait-ce que pendant un an, et ce quelle que soit la résultante avec ta moitié. Il ne pourra pas y avoir de Statu Quo entre maintenant et dans un an.
Notre Petit Diable a déjà bien changé je trouve, je demeure persuadé que ce n'est qu'un début. Alors profites de ces opportunités universitaires qui s'offrent à toi, "meet the challenge, fulfil your dreams, hopes, and more than anything yourself" dans cette démarche d'outre-Manche. Alors le reste viendra tout seul.

15/08/04 - 21:33

En effet, Londres sera certainement décisif.

15/08/04 - 21:57

je ne pense pas que ce soit Londres qui soit décisif, ca sera un élément non négligeable, mais l'élément clef c'est "out of sight, out of love" (?), c'est le fait de ne pas le voir régulièrement ou alors la possibilité, l'envie, le choix (que sais-je?) d'aller le voir ou lui de venir, en gros de bousculer un peu le quotidien, de faire la surprise, de débarquer sans prévenir...pour l'avoir vécu personnellement (et j'étais à 800 km de mon dulciné) c'est le fait de ne pas le voir qui me faisait l'oublier car je m'étais installé dans ma vie là-bas et je n'étais peut-être pas capable de remettre en cause ma passion et mon taff pour lui...alors que lui avait pris de son temps pour venir me voir...Voici pourquoi Londres c'est pas la question car l'Eurostar c'est rapide et que Waterloo c'est bien déservi, je pense que l'élément principal c'est la volonté individuelle de continuer. Mais je peux me tromper, après tout je ne suis pas spécialiste du genre...

16/08/04 - 10:40

Ouvrez les yeux !

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Jonathan, 26 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.