31/03/2005Photoblog ?
Deux soirées avec mes amies. Une première nuit avec mes meilleures amies. Nuit pendant laquelle on a encore beaucoup déliré, beaucoup parlé, et peu dormi. Comme d'hab. Nuit pendant laquelle je me sens en paix, totalement à ma place. Parce que nos vies sont liées.
Soirée avec d'autres amies que j'aime vraiment beaucoup. En général je me sens vraiment bien avec elles aussi ; c'est en partie en leur présence que je prends conscience du mot amitié. Mais, depuis quelques mois, l'une des trois s'éloigne. Je m'en doutais, et j'en ai eu la confirmation. Alors que tout le monde parlait librement et ouvertement, elle est restée muette, comme ces derniers mois, sur une partie de sa vie... Alors qu'avant elle parlait comme nous. Je m'interroge... Et je n'y vois pas du bon.
29/03/2005Oeufs de Pâques
Chassez le naturel, il revient au galop. Une vie soudainement illuminée, devenue plus facile grâce à toutes ces choses qui m’empêchent de déprimer… Quand tout devient plus facile, quand tout glisse… Je croyais avoir parcouru assez de chemin, être arrivé à destination. Mais non. La vérité a fini par me rattraper.
Les angoisses sont revenues. Ca a été étrange de stresser à nouveau après plusieurs semaines de tranquillité. Non pas que j’aie été exempt de toute forme d’inquiétude, mais au moins j’avais une bonne raison à chaque fois. Sauf que là, rien de bien concret, juste l’idée de passer une soirée avec mon chéri et des inconnues dans un endroit nouveau. Ce ne sont malheureusement pas quelques pilules qui peuvent tout annihiler (surtout quand on les oublie régulièrement…) mais quelques baisers et caresses qui ne pouvaient, à ce moment-là, malheureusement pas être administrés. Toujours cette peur de ne pas compter, de ne pas être désiré, de ne pas être désirable.
Je me suis alors retrouvé dans sa voiture, l’autre soir, avec eux, et je ne savais pas où j’allais. Je suivais leur chemin. Je ne me sentais pas en adéquation avec leur monde ; non pas qu’il ne me corresponde pas (bien au contraire, d’où la frustration) mais parce qu’on allait peut-être un peu trop vite. J’avais une place privilégiée, celle du passager près du conducteur. Pour autant, je n’avais aucun contrôle sur la destination, et je me sentais emporté malgré moi, enfermé par les loquets, surprotégé par la ceinture. Il faisait chaud dedans, il pleuvait dehors. J’avais peur d’être à la place du mort sans en être digne.
La dure réalité m’avait rattrapé : je suis et resterai toujours ce mec timide et asocial, coincé, incapable de me lâcher dès que j’ai un pet de travers alors que j’ai tout pour me sentir bien, alors que les gens qui m’entourent ont tout pour plaire.
Et alors que je pleure intérieurement, que je sens que je me referme par réflexe de protection mais avec une amertume douloureuse parce que j’ai peur de m’être trompé, il se passe un petit rien qui défait tout petit à petit. Je prends sur moi (tu te souviens, Jona, tu devais devenir adulte) et j’analyse pour mieux désamorcer la bombe. Et, surtout, je réalise que je ne suis pas seul dans mes épreuves, que même s’il ne sait pas exactement ce que je traverse au moment où je le vis (enfin, il s’en doute puisqu’il me répète : « T’es sûr que ça va ? ») il est là à sa manière. Il ne répond pas nécessairement ce que j’attends au moment où je le souhaite, mais il a sa manière à lui de me faire du bien quand je ne m’y attends plus. C’est un Kinder surprise ce mec.
Et j’ai compris (pour la millième fois, c’était donc plutôt une confirmation) ce que je savais déjà : je suis casanier. J’ai besoin de moments tranquilles avant de m’exposer au monde. Besoin de me ressourcer au nid. Si je n’ai pas cette ceinture de sécurité derrière moi, j’ai du mal à affronter les nouveautés. Quand j’ai eu ma dose, quand je suis plein de lui, rien n’est impossible. Et quand en plus il m’offre un passeport au Pays de la Magie, je tombe des nues d’avoir été aussi naïf et de ne pas l’avoir vu venir, et je suis touché au plus profond de mon être… J’ai envie de lui, physiquement, moralement, amoureusement. Et j’ai les larmes aux yeux, mais pas de tristesse cette fois.
C’était donc un long week-end de Pâques bien agréable. Comme toujours, les moments avec mon canard sont précieux. Mais il faut que fasse attention à ne pas manger trop de chocolat… J’ai besoin d’autres nourritures, mais comme j’adore ce chocolat, j’en mange sans fin. J’vais manger du mouton, tiens. Et un peu de grec aussi.
Et ça ne fait qu’une semaine aujourd’hui. Une semaine que j’ai repris ma vie… Non, que j’ai pris une nouvelle vie, une nouvelle voie. J’ai choisi de devenir plus adulte il y a un mois ; je me retrouve plongé dans un vrai rêve, parce que j’ai découvert la Maison du Bonheur. Et c’est lorsque je dors que j’entrevois mon ancienne réalité…
« Moi j'ai besoin d'amour
Des bisous, des câlins
J'en veux tous les jours »
(Lorie, J’ai besoin d’amour)
26/03/2005Blonds
Normalement, mon type de mec, ce sont les petits bruns mal rasés. Mes ex et les mecs que j’ai kiffés correspondent tous à ce type. Or, depuis quelques temps, il se passe un phénomène étrange : je suis attiré par les blonds. A la limite je ne serais attiré que par un blond, je me dirais que ça pourrait arriver. Mais non, ce sont LES blonds qui me plaisent. Dans la rue, je me retourne sur eux. Dans la vie, je les allume. Et dans mon cœur, j’en accueille un. La fin du monde est proche... 25/03/2005Skylight
Que c’est bon d’être chez soi. J’étais très bien, chez moi, à Londres (je n’aurais pas cru possible d’écrire ça si vite !) mais j’avoue que ce qui m’attendait à Paris valait son pesant de cacahuètes. Passer la nuit à discuter avec mes meilleures amies (jusqu’à ce que je tombe de sommeil), faire plein de photos tout le temps (je le faisais aussi à Londres), faire de gros câlins à mes chattes, parler avec ma mère, engueuler mon père, jongler avec le téléphone, ne pas répondre à mes mails, écouter les L5 dans le RER, découvrir avec plaisir le corps de l’Autre, s’endormir et se réveiller dans ses bras… Ca n’a pas de prix. Pour tout le reste, il y a Eurocard Mastercard.
24/03/20052 + 2 = 23
En cinq jours, le nombre de mecs avec qui j’ai couché a doublé. Je deviens une pute ou quoi ?
Non.
J’aime beaucoup Chris, c’est un mec super, mais j’ai su dès que je l’ai revu que je ne pourrais pas être en couple avec lui. Je le savais d’autant plus que j’avais déjà rencontré quelqu’un d’autre…
L’occasion et le désir étant réunis, j’ai quand même couché avec lui. C’était bien, mais mon cœur et mon corps voulaient être ailleurs.
Et en étant avec cet Ailleurs, plus de doute : c’est avec Lui que je suis Vrai.
Depuis plusieurs mois j’étais travaillé par l’idée d’être quelqu’un d’autre, par l’envie de me dépasser, d’être capable de faire des choses que je n’aurais jamais faites avant. Ainsi, je suis sorti avec Esteban puis j’ai couché avec Chris, alors que dans les deux cas je savais qu’il n’y aurait pas de relation suivie. Une nouveauté pour moi. J’en suis très content, parce que ça a quand même eu lieu avec des mecs biens pour qui j’ai des sentiments.
Et Il est arrivé dans sa voiture de tafiole… 22/03/2005Time StationLe soleil pénètre dans la chambre. Quand je regarde à nouveau l’heure, il est 08 h 00. Nos vêtements sont par terre, à côté des mouchoirs et de la capote. On discute de tout et de rien ; on mange. C’est rigolo comme nous sommes complices. Je me refuse à être aussi câlin que je pourrais l’être. Nous sommes épuisés. Je mets ma main dans la sienne et il s’endort aussitôt.
Je le regarde se tourner dans le lit. Il entrouvre les yeux. Je ferme les miens. Il me caresse le bras. Le téléphone sonne. Il se lève pour répondre.
« Ma mère arrive dans dix minutes ! »
Branle-bas de combat. Je fuis comme un amant interdit. Il est 13 h 00. Il me propose au dernier moment de rester et de l’attendre, mais maintenant que je suis dehors et prêt, autant rentrer. Nous sommes tous deux gênés au moment de nous dire au revoir.
La station de métro est à trois minutes de chez lui. Il m’en faut trente pour la trouver.
Il fait très beau et très chaud. J’hésite à me promener dans Londres, mais après toutes les sécrétions produites cette nuit, j’ai envie de me laver. Alors je reste dans le métro. J’ai deux changements pour rentrer chez moi. Une jeune fille voilée croise mon regard ; nous échangeons un sourire.
« I had a really nice time. »
Nous échangeons quelques textos samedi. Il m’appelle dimanche. Je lui annonce que je ne serai pas à Londres avant au moins un mois. Nous sommes tous deux gênés. Je ne sais toujours pas ce qu’il veut ou pense. Je voudrais qu’on parle, mais j’ai peur de le blesser. Je ne voudrais vraiment pas lui faire du mal.
Le train m’attend. 20/03/2005Trois
Samedi, 16 h 00
Cuisine de la coloc (sud-est de Londres)
Jona est fatigué, défraîchi, pas lavé après une nuit où il a beaucoup, beaucoup transpiré… Et là, une coloc lui dit : « You look good ! What happened last night ? »
Vendredi, 23 h 00
King’s Cross Station (nord de Londres)
Les colocs et moi arrivons devant Popstarz. Il y a foule, dont beaucoup d’hétéros, et des gens de ma fac. C’est la fin du trimestre, tout le monde en profite pour faire la fête. En arrivant avant 23 h 00, l’entrée est gratuite. Nous sommes en retard (à cause de moi et du métro…) On retrouve Chris qui fait la queue. Je suis content de le voir. Il s’est coupé les cheveux…
Popstarz, 23 h 30
Devant le bar
Mes colocs commentent : il est pas mal, et il a un beau cul. Hum… Pendant ce temps, il commande à boire. Reef pour lui, Smirnoff Ice pour moi.
Salle cheesy, 00 h 15
Deuxième et dernière Smirnoff Ice. Je ne veux pas boire comme la semaine dernière, juste au début histoire de me dérider les fesses et assouvir ma soif.
Malgré quelques chansons que je n’aime pas ou que je ne connais pas parce qu’elles sont anglaises, je passe une excellente soirée. Nous sommes une quinzaine, presque tout le monde est sorti ce soir. Les autres chansons sont absolument excellentes. Madonna, Kylie Minogue, Gwen Stefani : on est bien dans une boite à pédés. S Club 7, Spice Girls : on est bien dans une boite anglaise.
Il se passe quelque chose de nouveau dans ma tête. Je me sens attiré par Chris. La semaine dernière, après une nuit de réflexion, je m’étais rendu compte que, non, je ne me voyais pas avec lui. Et ce soir-là, les choses sont différentes. Moralement, je me sens bien avec lui. On peut discuter en anglais et en français, il parle de tout et est à l’écoute, rigolo et intéressant. Physiquement, il s’est coupé les cheveux, et putain ça change tout pour moi.
N’empêche, j’aurais dû m’en douter. La première fois que je vois un mec, je ne suis jamais attiré. Il me faut plusieurs fois avant de me rendre compte que, finalement, j’en ferais bien mon quatre heures.
Je ne peux m’empêcher de baisser les yeux de temps en temps. Son jean est plus moulant que la dernière fois. On distingue mieux la bosse de son entrejambes. Jona, calme-toi.
J’ai l’impression que tout le monde est beau ce soir. Je me sens d’humeur… pute. Chris m’attire, mais on ne se connaît pas assez pour que je sois trop familier avec lui, alors je mets la main au cul de Matt et d’Andy. Miam.
Me voilà attiré par trois mecs à la fois. Qu’est ce qu’il m’arrive ? Et si l’un d’eux venait vers moi, qu’est ce que je ferais ? Je suis sûrement attiré parce que je sais que rien n’est possible, comme toujours. A chaque fois que j’ai une occasion concrète, ça ne m’intéresse plus, je prends peur et je fuis.
Un mec vient me parler. Non, on ne s’est jamais vus avant. Oui, j’en suis sûr, je ne suis pas venu ici depuis des mois ( et je n’oublie jamais les losers qui viennent me draguer). Je viens de Paris. Je m’appelle Jonathan, et toi ? ( Je m’en fous, de toute façon je comprends pas). Oui, c’est ça, au revoir, bonne soirée.
Des lesbiennes viennent taper la discute avec nous. Non, nous ne sommes pas ensemble. Parce que c’était mon prof l’année dernière, et je viens de rompre ( fausse excuse, mais elle est très utile et provoque toujours la compassion de mon interlocuteur). Bla bla bla bla. Je ne comprends pas ce que tu dis, mais je fais semblant. Tu rigoles, alors je rigole aussi.
L’autre lesbienne parle à Chris. Il lui répond qu’on vient juste de se rencontrer. Qu’est-ce qu’elles ont à vouloir nous mettre ensemble ? Oui, on irait bien ensemble… Mais je suis déjà assez perturbé tout seul, à ne pas savoir ce que je veux, c’est pas la peine de me troubler encore plus.
Les colocs quittent la boite les unes après les autres. L’ambiance monte petit à petit. Il fait très chaud, je transpire comme pendant une partie de sexe très chaude. On fait une petite pause en s’asseyant sur un canapé. Il y a un magazine avec des bites de mecs. Je rigole en regardant ces engins, comme un enfant qui les découvre pour la première fois. Je suis assis à côté de Chris, sa cuisse est proche de la mienne. Je me surprends à penser à ce qu’il se passerait s’il y mettait sa main. La dernière fois que c’est arrivé, je me suis laissé faire. Suis-je une allumeuse, ou en train de m’épanouir ? Et lui, qu’est-ce qu’il pense ? Qu’est-ce qu’il veut ? Il ne laisse rien, absolument rien transparaître. Pas de doute sur le fait qu’il m’aime bien, mais je suis un pote ou une potentielle cible sexuelle ?
« Play »
J’adore cette chanson, je ne peux pas ne pas danser dessus ! Play my mother fuckin’ song !
« I’m a Slave For You »
My God, l’une de mes chansons préférées. Dès les premières notes, on sent que l’ambiance dans la boite change. Les regards sont plus coquins, les corps se rapprochent. C’est vraiment une chanson qui incite à la débauche. Je me sens chaud, très chaud. Chris et moi nous rapprochons. A la limite de se frôler. Mais non. Nos corps ne se touchent pas, nos regards ne se croisent pas. On danse, à quelques centimètres l’un de l’autre. Le froid pour masquer le chaud. La tension sexuelle est à son comble. J’ai envie de lui sauter dessus. Putain que c’est bon… Moi qui ai toujours détesté ça, j’apprends depuis quelques mois à apprécier ces moments de doute et d’excitation. Si ça se trouve je me fais des films. Il n’y a rien de concret, je dois me faire des films !
« I’m Outta Love »
Set me free… On s’éloigne. On danse comme des fous. Je chante à fond les ballons.
04 h 00
Il n’y a plus de coloc dans la boite. Les dernières personnes de mon groupe s’en vont à leur tour. Me voilà seul avec Chris. Je n’ai même pas le temps de comprendre ce qu’il se passe qu’il se rapproche de moi. Et il se rapproche vraiment cette fois. Nos corps se frôlent. Sa main effleure ma cuisse. Nos corps se touchent. My God, qu’est-ce que je suis en train de faire ?! Ca va tout doucement. Ma respiration se fait haletante. Nos corps se frottent. En moins de deux secondes, le sang a afflué en bas de mon corps. J’hume l’odeur de son cou. Il relève mon T-shirt et caresse mon dos. Je touche ses pecs à travers le sien. Je l’enlace complètement afin de sceller ce moment. Nos corps restent collés l’un à l’autre. Le monde autour n’existe plus, malgré les filles qui sont aux premières loges. « Toxic » retentit, mais je ne danse pas. On s’embrasse… C’est rigolo, il embrasse exactement comme moi ; j’aime ça. Les mains sont de plus en plus baladeuses, les baisers plus fougueux, les corps plus durs. Le temps s’est arrêté.
Je romps le silence : « You were my teacher !
- Not any more… What do you wanna do ?
- Go home. »
Main dans la main, nous quittons la salle. Devant la boîte, il me demande si je veux venir chez lui. Je réponds par l’affirmative. Il marchande un taxi. Je ne lui parle pas de ma peur des taxis, je ne fais comme si de rien n’était. Sur le chemin, j’ai mal au coeur. Comme toujours dans les transports.
Le temps s’est arrêté. 18/03/2005Plumes dans le culNon seulement je suis de bonne humeur, mais en plus j’en fais profiter les autres. Alors que certains travaillent, je me débrouille tout seul comme un grand pour qu’on puisse tous sortir ce soir. Nous allons dans une soirée gay (Popstarz) et comme j’ai imprimé une vingtaine de flyers pour tout le monde (ainsi qu’un plan et l’adresse du lieu pour ceux qui ne connaissent pas) on va pouvoir y aller gratuitement. Je renoue avec mon passé de secrétaire/assistant personnel. C’est vraiment ainsi que je me sens en adéquation avec moi-même ! Il ne me reste plus qu’à trouver un poste où je pourrai quand même gagner de la thune, et ce sera parfait. Quelqu’un veut m’embaucher ? ^^ ;
Mes tâches lors de mon dernier (et unique) emploi dans une grande entreprise Française ont été les suivantes : accueil téléphonique et filtrage, gestion et optimisation de l’agenda, organisation des déplacements, organisation de réunions et de rendez-vous (avec préparation des dossiers), gestion du courrier (suivi - classement - archivage), saisie de document et mise en page.
Et avant que vous me demandiez : non, je ne coucherai pas pour avoir le job ! Suis professionnel, moi, nan mais oh.
Bip si tu veux toujours un assistant, je suis ton homme ! 17/03/2005Spring !Je n'ai pas dormi de la nuit, mais c'était délibéré cette fois. En effet, je devais rendre mon dernier devoir mardi aujourd’hui, et je n’avais, hier soir, presque encore rien écrit. Hum… J’ai du mal à me motiver à bosser vu que je ne ressens presque plus de stress. Il a donc fallu que j’attende les dernières heures avant de réussir à m’y mettre (c'est-à-dire sur les coups de 01 h 00 – 02 h 00 du mat). J’ai terminé ce matin peu avant 09 h 00. Et c’est avec une intense joie de vivre que j’ai découvert que le Printemps avait enfin atteint mon île. Il fait beau et chaud ! Je sens que ça bouillonne en moi, et que je vais profiter de mes derniers jours ici pour faire plein de choses. Enfin, après une petite sieste, parce que quand même, j’ai enchaîné deux nuits blanches dans la même semaine (mais au moins ça fait presque une semaine que je n’ai pas pris de somnifère). Je vais pouvoir écrire plein d’articles histoire de m’attirer les foudres des passants… Gniark gniark gniark !!!
Ca va chauffer dans les bermudas ! 16/03/2005DisgrâceEtre homo, c’est être marginalisé. Il y aura toujours cette distance entre nous et les autres. Certes nous sommes proches des filles, souvent la bonne copine, mais on est toujours repoussé à un moment ou à un autre parce que, dans le fond, on est un homme. Et avec les autres hommes justement, on ne peut pas être aussi proches d’eux en étant gay parce que dans tous les cas on est trop différents. Par exemple, ni les filles, ni les garçons n’oseront se déshabiller devant nous (et puis, en fait, quand ça arrive, je suis plus mal à l’aise qu’autre chose, parce que j’ai envie de regarder le garçon avec un regard lubrique.)
C’est pourquoi un gay-to se forme souvent (dans mon cas, il est quasi-uniquement virtuel.) Parce qu’on a besoin de cette présence similaire à nous, pour se sentir moins anormal. Ca explique aussi la biphobie. Etant sûr de mon homosexualité à 100 % et étant totalement vierge avec les filles, je me sens différent de ceux qui sont ou ont été plus ou moins attirés par la fouffe. Ils sont impurs. C’est alors à mes yeux qu’ils tombent en disgrâce.
Et maintenant, si on met deux homos célibataires à se déshabiller dans la même pièce, il se passe quoi ? 15/03/2005Envie de...
J'adore cette photo ! Y a rien à faire, je la trouve super sex... On a l'impression qu'elle a été prise juste avant une scène torride.
Alors que ma libido a chuté à cause des médocs, je ne peux m'empêcher d'avoir des envies. C'est rigolo, parce que c'est plus cérébral que physique, m'enfin quand même...
Dans le même genre, toucher le téton piercé d'un garçon, c'est bandant. Là, pour le coup, l'envie, elle était vraiment physique.
Moi ? En manque ? ^^;
P.S. : ce ne sont pas mes fesses mais celles d'un membre de Coquecigrue, je ne suis pas excité par mes propres fesses quand même ! 14/03/2005Wannabe
Résumé des épisodes précédents : l’année dernière, Jonathan appréciait beaucoup le lecteur Anglais qui donnait des cours de conversation à un petit groupe d’élèves, une fois tous les quinze jours, comme le veut le programme des études de langues. Toute l’année durant, la question a été de savoir si ce garçon était naturellement sociable avec tout le monde ou s’il était particulièrement agréable avec Jonathan… A la fin de l’année, pour des raisons académiques, il leur avait donné son adresse e-mail. La dernière fois que Jonathan vit le lecteur, c’était le jour de son oral en Mai, où il avait clairement mentionné son départ pour Londres sachant que le jeune homme était originaire de cette ville.
Je n’arrive pas à travailler. Je suis plus en retard que jamais, mais je ne peux pas, je n’y arrive pas. Quelque chose d’autre m’attend en ce moment ; je le sens. C’est idiot, mais c’est comme ça. Il y a de ces périodes où l’on sait qu’un changement est en cours, sans pour autant qu’aucun signe soit clair. Et d’un coup, tout bascule.
Je n’arrive pas à travailler. Je m’allonge et je m’endors en pensant à tout ce qu’il s’est passé.
En Janvier, après ma rupture avec Bertrand et la déprime s’installant, j’ai décidé d’envoyer un mail à Chris, mon lecteur. Je n’avais plus de scrupule à avoir, et rien à perdre. Il m’a répondu longtemps après, au bout de quelques semaines, en me donnant son numéro de téléphone. Il vit de nouveau à Londres et me propose de « prendre un verre ». Timide, je lui ai réécrit en lui donnant le mien, sachant très bien que je ne serais jamais capable de l’appeler moi-même.
En Février, alors que je suis à Paris, j’ai un message sur mon répondeur anglais. C’est Chris, il me propose qu’on se voie. Texto de ma part pour lui dire que je suis à Paris, désolé.
Samedi, fin d’après-midi. Je me suis réveillé il y a peu, je prends mon petit déjeuner, je me prépare à travailler tout le week-end, quand mon téléphone sonne. Chris… Il doit voir des amis dans la soirée, on peut se voir avant pour « prendre un verre » ? La panique s’empare de moi, je ne peux pas lui expliquer que je n’aime pas « prendre un verre ». Néanmoins, j’accepte, car je sais que si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais. Je mets mon travail de côté, de toute façon notre entrevue sera sûrement assez courte.
Je suis surexcité, complètement stressé. Je ne sais même pas son orientation sexuelle ! Comment je vais faire pour en parler ? Oh la la… Je vais glâner tous les signes afin d’en savoir plus.
Il est assez en retard : c’est un premier signe, beaucoup de gays sont souvent en retard. Quand il arrive, il est habillé de manière très sobre, comme n’importe quel… hétéro, avec des chaussures… d’hétéro. OK. J’ai l’air d’une grosse tapette à côté. Je suis tellement troublé par la situation que j’en fais tomber l’intégralité de mes feuilles de cours à terre.
Il m’emmène dans un bar… hétéro mais branché. Je suis fasciné par l’ambiance qui se dégage ; les week-ends sont synonymes de mort pour moi, car rien d’intéressant n’est jamais organisé dans mon quartier. Dans le centre de Londres, c’est totalement différent. Je décide de m’Adapter. Je prends une Red Bull, il est surpris que je n’aime ni n’ait le droit de consommer de l’alcool à cause de mes médicaments. On discute de tout et de rien, de Paris, de Londres, des études, de la vie professionnelle, etc. Plus le temps passe et plus je me dis qu’il est hétéro. Il n’a rien de gay, aucune manière. C’est juste qu’il a cet aspect très doux et sensible, mais ça ne veut rien dire.
Deuxième verre. Je ne suis pas parfaitement à l’aise, alors je me lance à prendre une Smirnoff Ice. Je finis par lui demander : « et ta vie amoureuse ? » Je prends bien soin de ne pas lui demander s’il a un copain ou une copine, pour voir ce qu’il va dire. Il n’a rencontré personne depuis assez longtemps. Merde, il n’a pas dit « il » ou « elle », donc je ne sais toujours pas. « Et toi », me demande-t-il ? « Bah, en fait, j’avais quelqu’un en venant à Londres, mais j’ai été trompé, on a cassé, sauf qu’on se remet ensemble à chaque fois qu’on se voit… » Je prends bien soin de ne pas spécifier de genre, je suis mal à l’aise, je voudrais lui dire mais je n’ose pas. C’est là qu’il me dit : « Excuse-moi, c’est un mec ou une fille ? » Je réponds la vérité. Là il me parle un peu plus de lui, et glisse, l’air de rien, que lui aussi est gay.
Boum. Je n’arrive pas à y croire. Je suis dans un bar du centre de Londres, en train de consommer de l’alcool avec un homo qui était mon prof l’année dernière ! Je repense à tous les cours que j’ai eus avec lui et où l’on se posait des questions… Nos langues se délient ; je vois à la manière dont il positionne son corps qu’il s’ouvre à moi, alors que moi je garde une forme de distance involontaire, probablement due à cette barrière qui existe naturellement entre élèves et profs en France. On finit par parler comme deux pédés, de nos expériences, de vêtements et de cheveux… Il me propose de sortir dans Soho, le quartier gay de Londres, avec ses amis. J’accepte (moi ! J’accepte ! Dingue !) Il finit par me demander des éclaircissements sur Bertrand et moi : « vous êtes ensemble ou pas alors ? » - « Non. » Tiens donc. Maintenant que je sais qu’il est gay, la question va être de savoir s’il est intéressé par moi. Moi, je ne sais pas si je le suis, la situation est bizarre et, de toute façon, je ne suis jamais attiré à la première rencontre.
On se retrouve dans un bar gay, avec des Gogo Dancers en petite tenue. Ouh là. On ne rejoint pas ses amis finalement. Les verres s’enchaînent. Chacun son tour, on va au bar, et on prend un verre pour l’autre aussi. Etrange coutume… Je bois plus que je n’ai jamais bu en un laps de temps assez court. Quand le bar ferme, à 01 h 00, j’ai au total consommé quatre Smirnoff Ice (mon record étant deux Baccardi…) Je me sens un peu différent. Je n’aime pas trop cette sensation. Je suis tellement prise de tête que je ne peux même pas être bourré comme tout le monde ; au lieu de ça, moi, j’analyse, j’essaie de voir exactement ce qu’il se passe. Ma perception des choses est différente, mais je n’arrive pas à comprendre dans quelle mesure.
Nous allons au G-A-Y. Ca faisait des années que je voulais aller dans cette boite. A l’intérieur, c’est génial. Il y a d’abord un show de Beverley Knight, que je ne connaissais pas et que je n’aurais pas pensé aimer, mais elle chantait super bien ! Ensuite, on danse sur de la musique cheesy comme j’aime. C’est tout à fait gay, tout à fait moi ! La population est bien plus mixte que je ne le pensais. En tout cas, il y a beaucoup de filles. Chris boit trois bières de plus. Moi, je ne bois plus, je ne veux pas me retrouver malade non plus. La nuit passe vite, je m’amuse bien. Le moment le plus intense reste sans conteste lorsqu’ils ont passé « Wannabe » des Spice Girls : c’est la première fois que je peux danser dessus en boite. Chris et moi connaissons les paroles par cœur. Vive les Anglais ! A ce moment, je voudrais que le temps s’arrête. Je réalise que ce qu’il est en train de se passer est ce que j’attendais. Depuis quelques jours, je sentais que mon moral chutait un peu, ça commençait à m’inquiéter. Le rebondissement Chris me redonne un coup de fouet, et me laisse même penser que j’aimerais peut-être rester plus longtemps dans cette ville, maintenant que j’ai quelqu’un pour me la faire découvrir. Je réalise que, même quand je danse, je continue de penser. Mais c’est pas possible, il est où le bouton ‘off’ ?! Et quand je baise alors ?
Alors qu’il est parti aux toilettes, je remarque qu’une grosse et un vieux me regardent. Je ne fais pas trop gaffe, jusqu’à ce qu’elle s’approche de moi, me prend par la main en me disant « viens rencontrer mon ami ! » Je me retrouve devant le vieux, à lui serrer la main, à ne pas comprendre ce qu’il me dit mis à part « j’aime ta manière de bouger ». Je réponds un timide « merci » et je me retourne pour guetter Chris. Il ne tarde pas, je le rejoins. Ouf. Je lui raconte ce qu’il vient de se passer, il me dit que je peux aller discuter avec lui si je veux. Mais non, je ne veux pas. Il me demande alors quel est mon type de mec dans la boite. Honnêtement, il n’y avait rien de consommable ; j’avais envie de répondre que lui était mon type, mais je ne voulais pas d’ambiguïté. Et puis, mon « type » a tendance à considérablement changer ces derniers temps.
On continue de danser. Alors que je tournais le dos à la grosse et au vieux, je les retrouve à quelques mètres de moi dans mon champ de vision. Font chier putain. J’ai horreur de ça. Je me sens mal à l’aise. Chris, qui prend toujours beaucoup de place pour danser, semble se rapprocher de moi. Non, je dois me tromper… Mais pourtant, il est super proche, sans pour autant tenter quoique ce soit ou être ambigu. J’essaie de m’éloigner l’air de rien, parce que je n’ai pas envie de ça maintenant. Je finis par lui suggérer de partir. Il est d’accord.
Nous quittons la boite à 04 h 30. Nous n’habitons pas du tout au même endroit, donc nous ne prenons pas le même bus. Il me propose, si cela m’arrange, de dormir chez lui, afin que je ne rentre pas seul en bus (comment sait-il que ça me fait peur ?) et parce qu’il a une chambre supplémentaire. Je le remercie mais décline l’offre, il faut que je travaille le lendemain. Il y a comme un flottement quand je lui dis au revoir. Je me fais des films ou quoi ? J’ai beaucoup aimé la soirée, merci de m’avoir fait découvrir tout ça, on peut se revoir le week-end prochain ? Et chacun part de son côté.
Après avoir raconté cette soirée six fois, la réaction de toutes mes colocs a été de dire que sa proposition n’était pas gratuite. Je suis si naïf que ça ? Est-il vraiment impossible qu’un gay propose à un autre gay de dormir chez lui sans aucune arrière pensée ? Parce que moi je pourrais tout à fait le faire. Je dois vraiment être un alien…
Je suis content de cette nuit où j’ai été capable de me dépasser, de faire des choses que je n’aurais jamais faites avant. Enfin, mis à part le fait de boire qui n’est pas une gloire en soi ; vu que critiquais les gens qui en consomment alors qu’ils sont sous traitement médicamenteux, voilà que je fais pareil.
Avec quelques heures de recul, j’ai comme un sentiment de culpabilité. Certes, je me suis adapté, certes, j’ai fait des choses nouvelles, je me suis dépassé. Mais j’ai la sensation que ce n’était pas moi, le vrai moi. Que durant cette nuit, je n’étais en fait pas en adéquation avec moi-même. I will find out.
Je suis en tout cas très content d’avoir pris contact avec quelqu’un comme Chris, dont la compagnie est très agréable : un garçon avec qui on peut discuter et s’amuser. J’ai enfin un ami Londonien !
Et je me réveille. 11/03/2005This Love Affair
Avec toutes les réflexions que j’ai en ce moment, j’en viens forcément à penser à Bertrand et moi. Ce n’est pas parce que je me sens mieux que je ne suis plus prise de tête !
Je repense à la manière dont s’est déroulée toute notre relation, et j’en viens à la conclusion que, peut-être, j’ai fait mon complexe d’Œdipe avec lui. Ce n’est quand même pas un hasard si je suis toujours attiré par les mecs bruns mal rasés plus vieux que moi… Mon père et Bertrand ont, en outre, les mêmes défauts, et dès lors que nous sommes sortis ensemble ma relation avec mon père s’est dégradée.
En ce qui concerne la fin de notre relation, j’ai décidé de lui pardonner il y a un mois et demi (putain, déjà !) quand j’ai compris qu’il fallait que je le fasse pour moi, et non pour lui. Que tant que je ne l’aurais pas fait, je n’accepterais pas ce qu’il s’est passé. Que j’en sortirai plus fort (résilience). L’anti-dépresseur m’a permis de prendre de la distance vis-à-vis de ça, et depuis ça va mieux. Ca ne me brûle plus comme avant.
Aujourd’hui, j’aime bien la tournure que prennent notre relation et notre rupture. Je suis content qu’on arrive toujours à communiquer, à être honnête l’un avec l’autre, à s’ouvrir et à se dire la vérité quelle qu’elle soit. Ca évite justement bien des prises de tête, de se demander où l’autre en est, de paranoïer parce qu’il a écrit telle ou telle chose… Ce n’est évidemment pas facile d’aimer quelqu’un dont on sait qu’on ne peut pas être avec lui. Mais plutôt que de se le cacher, on en parle. On a décidé de casser notre couple, mais plutôt que de détruire toute forme de relation, on vit cette rupture ensemble. Paradoxalement, c’est en n’étant plus un couple qu’on en vient à avancer ensemble. Le jour où l’un de nous deux aura besoin d’une distance totale pour s’épanouir, on révisera peut-être tout ça. Mais en attendant, je suis bien content que les choses se passent ainsi, et qu’on ne se conforme pas aux règles traditionnelles de la Rupture. A chacun les siennes après tout.
"I don't know what I'm doing
I don't know what I'm saying
I don't know why I'm watching all these white people dancing
I don't know where I'm going
But I do know that I'm walking
Where?
I don't know
Just away from this love affair
I can't say that I'm cruisin'
Not that I don't like cruisin'
Just that I'm bruisin from you
I can't say that I'm waltzin'
Not that I don't like waltzing
Would rather be waltzin' with you
So I guess that I'm going
I guess that I am walking
Where?
I don't know
Just away from this love affair"
(Rufus Wainwright, This Love Affair) 10/03/2005Tremblement de luneAprès avoir discuté une nuit de plus avec ma coloc Française, et malgré la fatigue (je n’ai pas fait une nuit complète depuis plusieurs jours), impossible de mettre mon cerveau sur pause. Je n’ai pas dormi de la nuit. Je suis dans une période de bouillonnement intellectuel probablement dû aux devoirs que je dois produire en très peu de temps. Et je ne peux m’empêcher de noter une différence entre avant et maintenant. Il me semble que je réfléchis plus vite et mieux, que j’intègre tous les éléments nécessaires à une compréhension claire et bien définie pour ensuite élaborer plus intelligemment des théories ou trouver des éléments de réponses à des questions. Qu’est-ce qui m’arrive ? Les anti-dépresseurs rendent-ils plus intelligents ? C’est comme s’ils m’avaient débarrassé des mauvais fonctionnements de mon cerveau pour ne me laisser que le positif. Même mon anglais me semble meilleur à tous les niveaux. A moins que ce ne soient les bruyants ébats de mon coloc qui aient stimulé mon esprit. De plus, j’ai cette drôle d’envie de tout. Mes barrières sautent les unes après les autres pour ne me laisser que l’embarras du choix ; tout m’intéresse ! Est-ce que les médocs me permettent de renouer avec ce que je suis vraiment ou me mènent-ils dans une illusion de bonheur puissante ? Suis-je en train de me perdre ou de me trouver ?
“There I was in uniform
Looking at the art teacher
I was just a girl then
And never have I loved since then”
(Rufus Wainwright, The Art Teacher) 09/03/2005La vie aux troussesDevoir sur la sexualité qui marginalise : terminé.
Devoir sur la dépression due au manque de communication et qui s’exprime par une sexualité violente : pas du tout commencé. J’ai moins de cinq jours si je m’en tiens à mon programme, mais ça va être très dur !
De plus, je sens que quelques problèmes administratifs se profilent à l’horizon… Il faut toujours que rien ne soit simple.
A part ça, je me connecte peu et très rapidement pour me concentrer sur mes études justement. C’est dommage, parce que j’ai plein d’idées d’articles en ce moment. Les mails s’accumulent sans que j’aie le temps d’y répondre non plus évidemment.
Mes chakras (ça s’écrit comment ?) sont tous ouverts, je me sens en communion avec tout ce qui m’entoure (non, je n’ai rien fumé). Je m’enthousiasme pour tout, je discute toute la nuit avec ma coloc Française en écoutant en boucle (7 fois, pour être exact) l’album de Rufus Wainwright (que je vais aller voir en concert, comme ça je serai moi aussi un homme heureux), je dors toujours aussi mal (doit vraiment y avoir de mauvaises ondes dans le coin !) et j’ai de plus en plus envie de profiter de Londres tout en ayant envie de reprendre ma vie à Paris. Dur de vouloir être à deux endroits à la fois !
La déprime me semble loin… Moi qui avais la sensation d’être inadapté au monde, j’ai à présent l’impression que tout coule, tout glisse, tout file en accord avec moi. Je vais pouvoir apprendre à me construire et retrouver mon identité.
Mais, euh… Si je suis heureux, qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de mon blog ? Diabolito sans larmes, ce n’est plus Diabolito ! Arf, j’ai plein de ressources cachées ;) 08/03/2005I want one
J’ai découvert Rufus Wainwright. Au départ, je n’étais pas plus emballé que ça par ce garçon. Quand Bertrand me l’a fait écouter pour la première fois il y a quelques mois, je ne lui ai rien trouvé d’exceptionnel. Par curiosité, j’ai quand même écouté quelques fois son album « Want One » histoire de connaître un peu mieux et de me forger une opinion. Je l’ai trouvé un peu fade et monotone.
Et puis, il s’avère qu’il est sur la bande originale de Moulin Rouge, BO que j’adore particulièrement. A force de l’écouter, et contrairement à mes premières impressions ici aussi, j’ai fini par me laisser gagner par sa reprise de « La Complainte de la Butte » (et non de la pute !)
Sans pour autant bien connaître « Want One », j’ai commencé ces derniers jours à plus apprécier son monde. C’est là que j’ai appris qu’il donnait un concert gratuit au Virgin d’Oxford Street suivi d’une séance de dédicaces pour le lancement de son nouvel album, « Want Two » (c’est original !) Et moi, quand c’est gratuit, c’est dans mes prix !
Rien que l’idée de découvrir un chanteur qui est très ouvertement gay (je ne l’ai su qu’il y a quelques jours !) m’excitait. En même temps, je peux témoigner : il ne peut pas le cacher. Il est très efféminé ce garçon ! Il n’en a pas tant l’air quand on l’écoute chanter, mais quand il parle, c’est une tapette spatiale.
J’ai été épaté par son côté musicien (en plus de ses 12 ans de piano, il sait aussi jouer de la guitare ; ça aide d’avoir une famille de musiciens). Je sais, il m’en faut peu. Ensuite, sa voix est totalement similaire à ce qu’on entend sur ses albums, si ce n’est mieux : il est capable de la pousser haut et fort sans aucune fausse note. Malgré la puissance des instruments autour de lui, on l’entendait parfaitement bien.
Enfin, je me suis laissé envoûter par son univers comme par de l’opium. Je crois qu’il n’est pas facile à pénétrer (son univers…) mais qu’une fois la barrière franchie, il est vraiment plaisant et intéressant. Je dis ça sans avoir eu l’occasion de me pencher sur ses paroles, alors qu’elles sont censées être son point fort.
Il a aussi un côté dérangeant, une ambivalence dans son être que transpire sa voix. C’est probablement ce qui m’a déplu au départ et qui me séduit à présent. Il utilise beaucoup le piano pour son nouvel album, et moi, le piano, y a rien à faire, ça me parle toujours.
Son mini concert était donc très sympa, bien que trop court et qu’il y ait eu trop de gens devant nous (et qui faisaient tous 2m30 !) En outre, cet homme est plein d’humour, entre commentaires caustiques et jeux de mots fantaisistes. Il est surtout très naturel, donne un spectacle de ce qu’il est réellement, avec ses défauts ; ça le rend vrai et proche du public.
Nous avons ensuite eu la chance d’être les premiers à pouvoir avoir un exemplaire de son album dédicacé. Moi qui n’ai jamais été attiré par ce genre de gribouillis, je m’en suis retrouvé tout retourné. J’espérais pouvoir le prendre en photo, mais les vigiles avaient averti d’un « No photographs ! » alors bon… Je me suis retrouvé tout con devant lui. Pas impressionné par lui, mais par toutes les paillettes autour, tous les vigiles, les flashs, la rapidité de l’instant qui vous fait prendre conscience que c’est un moment particulier. Alors que ce n’est qu’un homme que je viens à peine de découvrir ! Je ne pouvais pas lui dire que je l’adorais, alors je me suis contenté d’un « merci », « c’était génial » et « c’ était un plaisir ». Il m’a dit plusieurs fois merci, nous avons échangé de grands sourires, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser : pourquoi n’ai-je pas mis mes lentilles ?! Qui sait, j’aurais peut-être fini dans son lit au resto ou en soirée avec lui… Non pas qu’il soit spécialement beau en fait, mais il ne manque vraiment pas de charisme, et je suis sûr que c’est un garçon qui gagne à être connu. En tout cas, ce que j’ai entrevu de lui me donne envie d’en savoir plus.
C’est dingue comme un concert et quelques articles de magazine changent votre perception d’un artiste. D’un mec qui ne signifiait rien pour moi, me voilà tout à coup en train de songer à écouter ses autres albums et à retourner le voir en concert. C’est une chose que je ne fais pas assez, d’aller en concert. Vu le prix que ça coûte, j’avais toujours considéré que pour aller en voir un, il fallait connaître toutes les chansons de l’« artiste » en question, en bref, d’être fan. Je crois que je vais me laisser tenter plus facilement à l’avenir.
Ahhhh, Rufus… Tu as illuminé ma journée. Merci. :)
" The mind has so many pictures
Why can’t I sleep with my eyes open
The mind has so many memories
Can you remember what it looks like when I cry"
(Rufus Wainwright, The One You Love) 04/03/2005Tâtonnements
Il y a deux moments qui me fascinent toujours dans les relations. Le premier, c’est celui qui instaure des limites. En effet, du moment de la rencontre jusqu’à la concrétisation (que ce soit en amour, en amitié ou dans le cadre professionnel) tout est question de repousser des limites. Petit à petit, on s’autorise à dire plus de choses, à en demander plus aussi, à être plus impertinent, à faire des blagues plus osées, à pénétrer dans l’intimité de l’autre et vice-versa. La question est de savoir jusqu’à quel point on est autorisé à aller.
Il n’y a aucun doute que les gens dont je me sens le plus proches aujourd’hui sont les personnes qui m’ont le plus permis d’accéder à leurs secrets et qui connaissent les miens.
Chaque fois qu’on refuse de répondre à l’une de mes questions ou qu’on m’empêche de m’épancher autant que je le souhaiterais, une barrière entre l’autre et moi se crée.
Mais le fait est que chaque étape se fait en un temps unique et différent suivant personnes et relations. Il faut du temps avant que deux êtres battent à l’unisson. Ces moments où l’on découvre les autres et où ils apprennent à nous connaître sont certes très enrichissants mais aussi effrayants : chaque nouveauté arrive comme une surprise et rien ne dit que la prochaine ne sera pas un colis piégé.
Par exemple, comment savoir si les blagues qu’on s’amuse à faire aux autres sont appréciées ou offensantes ? Comment trouver la bonne mesure entre l’insulte et la vanne ? Comment faire comprendre que nos intentions sont uniquement bénéfiques ? Comment savoir si les autres sont ironiques ou sincères ? S’ils plaisantent ou s’ils reprochent ? C’est d’autant plus difficile que beaucoup de gens sont inconstants. Je vois régulièrement que c’est là le sujet de nombreuses discordes.
Le deuxième moment qui me fascine dans mes relations est celui qui va décider de l’avenir de l’autre dans ma vie. Le moment le plus crucial est celui où je découvre ses défauts. Bien souvent un défaut en particulier. Ce moment où l’euphorie du début de toute relation cède à la dure réalité : le piédestal de la nouveauté sur lequel il ou elle était placé s’écroule pour laisser la place à l’égalité. Le risque, et c’est ce qui se passe dans 90 % des cas en ce qui me concerne, c’est que la personne s’écroule carrément et descende là où je ne peux plus que la regarder de haut. Désolé, ça ne me convient pas. Au suivant !
Là encore c’est extrêmement effrayant, parce que dans toutes mes relations naissantes je crains ce moment, d’autant plus que si la personne a chuté de mon cœur, ce n’est pas nécessairement réciproque. Il arrive bien sûr que les rôles soient inversés, chose que je déteste, mais que je n’ai pas d’autre choix que d’accepter.
Ainsi, se lancer à corps perdu dans une relation est quelque chose que j’ai recommencé à faire récemment mais qui est, je le sais, très risqué. En gros, c’est quitte ou double. Tant que l’autre en est conscient…
Ce moment où je prends conscience de l’ humanité de l’autre est en fait un moment de négativité vis-à-vis de cet autre. Pendant quelques temps, je ne veux plus de cette personne. Elle tombe en disgrâce. Après la montée du Roller Coaster, c’est la descente qui décoiffe. Ca peut durer une heure, comme ça peut durer des mois. Et c’est après cet instant que tout se décide. Si le train remonte la pente, alors là, on peut envisager un avenir relationnel ensemble. Mais si le wagon stagne ou tombe encore plus bas, on en restera à des superficialités, désolé.
C’est aussi pour ça que pas mal de mes relations virtuelles en restent là ; je ne poursuis pas la chose jusqu’à tenter de les transformer en amitiés réelles parce que je sais comment je suis, je sais que j’ai tendance à me lasser et qu’à la moindre occasion je vais fuir afin, paradoxalement, de ne pas perdre les bons aspects.
C’est ainsi que je préviens toujours un maximum de gens : ne t’attache pas à moi, je ne suis pas la bonne personne pour ça… Si on s’attache trop trop vite et que je ne me suis pas autant attaché à l’autre, alors je me détache. C’est la loi de ma jungle.
03/03/2005Sunny day
Faut que je travaille… Mais qu’est ce que j’ai la flemme ! J’ai passé les derniers jours à lire des sources secondaires afin d’avoir plein d’éléments pertinents sur lesquels écrire. Et puis, depuis quelques temps, blocage total. Impossible de lire une ligne sans que je me laisse aller à mes rêvasseries diverses et que je réfléchisse sur d’autres sexualités que celles de mes personnages.
Cette nuit, à 03 h 00, au moment pile où je suis allé me coucher, alors que l’ordi et toutes les lumières étaient éteints, j’ai compris : le temps n’est plus à la théorie mais à la pratique. J’ai entre mes mains tout ce dont j’ai besoin ; mon cerveau bouillonne ; mes mains ne demandent plus qu’à produire. Alors j’ai commencé à écrire mes devoirs, et les mots sont venus tout seul. L’anglais me vient à nouveau naturellement : what’s happening to me ?
De plus, je laisse à nouveau tomber l’idée de me lever tôt pour bosser ; autant suivre ce que mon corps me dit et bosser la nuit.
Ce qui est bien dommage, c’est que je ne puisse pas profiter pleinement de Londres à cause de ce boulot alors que l’humeur actuelle me le permettrait. Ces derniers jours, il faisait triste et moche, mais aujourd’hui, après une nuit de merde où j’ai mal et peu dormi et où je me suis réveillé par conséquent de mauvaise humeur, j’ai été agréablement surpris par un soleil radieux. Je me suis abreuvé de toutes ces nouvelles couleurs que j’ai immortalisées avec mon appareil photo. Et je m’amuse comme un pti fou… Je redécouvre la vie. Qu’est ce que ça rend niais quand même ! ^^;
02/03/2005Kinder Surprise !
Life is like a Kinder egg : on ne sait jamais sur quel jouet on va tomber, s’il faudra le construire ou s’il sera déjà tout fait, mais quoiqu’il arrive, on a toujours du bon chocolat au lait à manger.
La vie à la coloc est ainsi. J’étais hier d’une humeur excellente sans aucune raison. J’étais juste bien. Et il s’est avéré que tous mes colocataires étaient dans un état d’euphorie proche du mien. Je les soupçonne de me voler mes anti-dépresseurs…
C’était en fait probablement un relâchement de pression ; la fin du trimestre approche, les devoirs à rendre avec, ce qui a le don de nous stresser tous. Je rentre moi-même dans une période où il faut que je bosse intensivement, mais je le fais, pour la première fois de ma vie, avec le sourire parce que ce que je fais m’intéresse (My God !)
J’ai aussi réalisé que la suite de l’année allait passer très vite. Je rentre fin Mars, je resterai à Paris jusqu’à fin Avril vu que de toute façon il n’y aura personne pendant le break et ensuite l’année se termine mi-Juin. Donc, il me reste en gros un peu plus de deux mois à passer à Londres. Je pense que la suite va être très positive, il va faire beau et moins froid, je n’aurai plus aucune contrainte académique (à part le mémoire, mais bon…) J’espère pouvoir enfin en profiter.
Il est frustrant cependant d’avoir sa vie divisée en plusieurs endroits de l’Europe. J’aimerais pouvoir tout réunir et faire profiter tous ceux que j’aime de ma bonne humeur, réconforter celles qui en ont besoin.
Je me sens en paix avec moi-même, je me sens enfin moi-même. J’ai commencé à renouer avec l’enfant qui est en moi. J’avais la vue embuée par les larmes ; à présent qu’on m’a tendu assez de mouchoirs pour éponger mes yeux, j’y vois beaucoup clair. And I think I can see the Big Picture… 01/03/2005Dilemme Faut-il y mettre le doigt, ou pas ?
En discutant avec plusieurs « compatriotes » (j’appelle compatriotes les gens qui aiment les personnes du même sexe) je me suis rendu compte que, bien plus que la sodomie en soi, c’est le fait d’avoir un doigt dans le cul, ou pas, qui divise les pédés.
Il y a ceux qui, de toutes façons, considèrent que leur anus est une route à sens unique. D’autres aiment bien avoir la rondelle titillée, sans pour autant être pénétrés. Enfin, il est intéressant de constater que si certains aiment se faire défoncer par un membre proéminent, ils n’aiment pour autant pas se faire doigter. Et là, moi je me demande : pourquoi ? Est-ce à cause de l’ongle qui vient râper contre la paroi ? Ou parce que la prostate n’est pas frottée ?
Une chose est sûre, il ne faut jamais dire qu’on ne boira jamais l’eau de la fontaine car l’extrémité de votre appareil digestif n’est heureusement pas comme les lois du Seigneur.
Tout ceci me rappelle une amie qui, en seconde, soutenait corps et âme qu’avoir un doigt dans la chatte, c’est vulgaire, mais deux doigts, c’est beau… Tout n’est peut-être qu’une question de taille.
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |