30/04/2005Et bon appétit bien sûr !« Ce serait bien si le sperme était fait de paillettes qui s’envolent. »
« La morve a meilleur goût que le sperme. »
« Mettre deux doigts dans un cul, c’est comme toucher des abats. » 29/04/2005Juste un doigtAprès le jeu sur les entrejambes des GAïens, voici le jeu sur les fesses ! A vous de retrouver les propriétaires de ces quatres paires. :)
Fourre-tout
A Londres, la vie est atrocement calme. Il y a plus de verdure qu’il y a cinq semaines, certains élèves sont partis, mais je ne vois plus les petits écureuils tout mignons devant ma fenêtre… Par contre, avec le printemps, les insectes se réveillent. Beurk.
Dans l’appart, alors que nous sommes sept, ça paraît constamment vide. Certaines travaillent sur leurs devoirs, d’autres, je ne sais pas. Il n’y a quasiment jamais personne dans la cuisine, notre lieu de vie commun. Je regrette le départ de ma coloc Française avec qui on squattait jusqu’à pas d’heure !
Je me sens perdu dans cet environnement étranger, mais je reprends petit à petit mes marques. D’abord, j’ai longuement discuté avec une amie Française qui vit au dessus de chez moi. Ensuite, j’ai parlé de cul dès le réveil avec mes colocs Américaines. Au programme du jour : fellation, sperme, clitoris, formes et tailles de bites. Je leur ai expliqué qu’il y avait trois formes possibles : la classique, toute droite (ou sur le côté, d’ailleurs) ; la batte de base-ball (plus fine à la base) ; la Tour Eiffel (plus large à la base). Tout ce que vous avez toujours voulu savoir, vous le savez grâce à votre ami gay.
Par contre, j’ai une fois de plus été surpris par le fait qu’elles avalent systématiquement alors qu’elles n’aiment pas ça. Selon elles, cracher le sperme de son mec dans un mouchoir, ça ne se fait pas, il pourrait mal le prendre. What the fuck ?!
Concernant mon futur, j’ai établi qu’il me restait en fait deux possibilités : soit, je me réoriente et rentre l’année prochaine en première année de Master en Sciences du Langage pour ensuite intégrer une deuxième année qui me mènerait aux métiers liés à l’édition et à l’entreprise. Soit, et je penche en ce moment beaucoup pour ça, je redouble ma maîtrise pour faire mon mémoire et plein de stages l’année prochaine, pour ensuite intégrer ce même Master (qui me tente vraiment bien) ou un autre. Et en prime, ça me permet de faire un stage dès cet été au lieu de me faire chier ! (Si vous avez des propositions dans la communication interne de votre entreprise, pensez à moi !)
Celui-ci a quand même la particularité d’être très orienté sur la communication, et donc au monde de l’entreprise, et a parmi ses débouchés le métier de chargé d’études qualitatives. Et comme par hasard, et bien qu’il y ait des maths là-dedans, on m’a l’année dernière dit que je serais parfait pour ce poste. Aux dernières news, en plus, c’était bien payé et y avait beaucoup de places libres.
Sinon, je pense aussi passer, comme prévu, les concours de bibliothécaire. Mais bon, comme ce sont des concours, j’ai encore moins de chances de les réussir que d’intégrer un Master 2. Enfin, qui ne tente rien n’a rien, on verra bien !
Je profite de ces quelques jours de calme pour faire du rangement, écrire et visiter les musées de Londres. Je ne connais rien en art et j’ai décidé de pallier cette lacune. Je me suis donc hier occupé de la Tate Modern, galerie d’art contemporain, et j’en suis ressorti plein la tête. Très content en tout cas d’avoir découvert Giacometti (que j’aime beaucoup) et Dubuffet (j’adhère au concept, moins à l’esthétique). Et bien sûr Matisse, Rodin et Picasso (à part le dernier, je n’ai pas encore réussi à être touché par eux). Impossible de retrouver les clichés de celle qui m’avait beaucoup touché il y a deux ans et demi : Sarah Lucas. Semaine culturelle, donc, pour la Blonde !
Enfin, j’ai eu un texto de Chris me demandant quand je rentrais… J’angoisse trop à l’idée de le revoir, parce que je ne suis plus du tout dans la même optique. Je n’ai pas envie de sortir, de boire, de me forcer à être autre chose. Pas envie de lui faire du mal s’il s’attendait à plus entre nous. Et certainement pas envie d’aller « prendre un verre » ! S’il m’appelle, je lui proposerai un musée, ou un parc, tiens. Mais j’ai pas mon appareil photo, OUIN !!! 28/04/2005Problèmes techniquesCa arrive souvent avec un ordinateur. Avant d’avoir Windows XP, mon ordi plantait constamment. Il se bloquait au moins une fois par jour et il fallait l’éteindre de force et le redémarrer sous la contrainte. On est tous contents d’avoir un bel engin dernier cri jusqu’à ce qu’on prenne conscience de ses faiblesses.
Mon téléphone, c’est pareil. Tout beau, tout pratique, tout cher. Aucun problème pendant un an bien que je l’aie fait tomber dans le lavabo (il a été chanceux, le précédent ayant atterri dans les toilettes…) Et depuis quelques semaines, il coupe sans cesse la communication, m’empêchant d’entendre mon interlocuteur. Qu’il est frustrant de vouloir écouter les gens sans y parvenir, et d’avoir alors l’impression qu’ils ne nous entendent pas non plus.
Le pire, c’est mon appareil photo numérique. A la pointe de la technologie, une capacité de stockage énorme, de belles photos pour avoir plein de souvenirs, un boîtier petit, léger et design : il est parfait. J’en ai encore plus pris conscience lors de mes trois jours passés en amoureux en Normandie : rien de tel qu’immortaliser paysages et instants pour apprécier à sa juste valeur tout ce qui nous entoure.
Et là, c’est le drame : E18. L’objectif ne se règle plus correctement, la lentille ne se rétracte plus complètement, elle bouge en tous sens en poussant des bips effrayants avant de se murer dans le silence. Ecran noir.
Pas le choix, on fait sans. On commence à se dire qu’on aurait peut-être dû investir dans un autre appareil, que celui-là ne nous convient peut-être pas… On se remet en cause, aussi ; peut-être que je ne sais pas m’en servir ; Jona sera toujours blonde et nul. C’est frustrant de croire qu’on maîtrisait son outil et de se prendre nos erreurs en pleine face.
Et puis, quand on ne s’y attend plus, alors qu’on s’était résigné, miracle : l’erreur disparaît et la complicité avec lui ressurgit. Mais comme en témoignent tous les forums, quand E18 frappe Canon, c’est la fin de la machine. Sous garantie, je m’en suis séparé pour quelques jours, et je peux dire qu’il me manque déjà. Il m’aidait à regarder la vie avec un autre œil, plus enfantin, plus artiste, plus heureux.
Je n’ai plus qu’une seule peur : qu’au retour, E18 frappe à nouveau et me prive de mes joies. 23/04/2005Je sais pasSamedi après-midi, grand soleil sur Paris. Il y a un monde fou partout, ça grouille de vie. Les écouteurs de mon lecteur MP3 dans les oreilles, je me fraie un chemin pour rentrer chez moi. J’ai passé une super soirée avec mon Ange pour fêter nos un mois, et nous partons dès demain, ensemble, trois jours, en amoureux, pour la toute première fois de ma vie, aux bords de l’Atlantique.
J’ai encore dépensé… Je n’arrête pas en ce moment. J’ai dédramatisé mon rapport à l’argent, peut-être un peu trop, et je ne cesse d’asséner de violents coups de carte bleue à mon compte en banque épuisé. Heureusement, l’Etat est là pour lui donner des forces.
Dernier achat en date, et non des moindres : de nouveaux verres de lunettes, puisque ma vue a baissé (encore et toujours : vais-je finir aveugle ?!) Pas remboursables, évidemment.
Nouvelle vue, nouvelle vie, j’écoute Lara Fabian, j’ai des frissons et les larmes aux yeux dans le RER. Et arrivé chez moi, je trouve un courrier de ma directrice de recherche. En gros, ce que j’ai fait, c’est de la merde. « Superficiel », « évident », elle n’a même pas eu le courage d’aller au bout de mes écrits. Je suis vraiment devenu blonde alors.
Remise en cause totale de mes études : je n’aime plus ce que je fais, et les profs ne m’aiment plus non plus, alors pourquoi ne pas laisser tomber cette maîtrise et intégrer une première année de Master l’année prochaine ? 22/04/2005Anatomie du cœur
« Le sablier du temps s’est renversé,
Les dés sont jetés.
Les comptes à rebours sont déclenchés.
La partie vient de commencer. »
Dès les premiers jours qui ont suivi la création de ce blog, j’ai reçu des e-mails en réaction à mes écrits. Parfois, ce sont des mecs qui veulent absolument baiser et/ou entamer une relation amoureuse avec moi, ce qui me surprend toujours vu qu’on ne peut en aucun cas savoir si l’autre va nous plaire en réalité. Je me souviens notamment d’un garçon qui, après à peine deux ou trois mails, s’était mis à me promettre monts et merveilles dans un poème qu’il m’avait dédié… Mais il arrive que parmi ces lettres, certaines se détachent du lot de par leur lucidité et résonance avec moi-même.
Ainsi, en Août 2004, Angelounet m’a envoyé un mot au ton juste. Il avait été touché par mon blog, nous avait trouvé de très nombreux points communs troublants et me confiait, avec pudeur, son coup de cœur pour moi. J’ai de suite apprécié ce qu’il disait et s’en sont suivis de longs mails pour apprendre à se connaître. Il savait très bien que j’avais un copain et que je partais vivre à Londres, mais souhaitait me rencontrer avant mon départ. J’ai très vite calmé son ardeur en lui expliquant que, timide, je ne rencontrais pas facilement les gens.
Puis, je suis parti, et entre l’expatriation et mes problèmes, je n’ai plus eu le temps de lui écrire.
En décembre dernier, il m’a à nouveau écrit, pour prendre des nouvelles. A ce moment-là, je me suis trouvé dans une optique tout à fait différente : je venais d’être trompé, je souffrais et j’envisageais sérieusement de passer à quelqu’un d’autre. De plus, sans même viser une autre relation amoureuse, j’avais besoin d’avoir de nouvelles personnes autour de moi, et, pourquoi pas, de plaire.
Ainsi, après avoir rompu, j’ai rencontré Angelounet. Nous sommes allés au Mc Do de la place des Innocents et avons parlé de tout, de rien, et de nos vies. Après avoir fait connaissance par écrit, on se découvrait de visu. J’avais beaucoup aimé sa voix au téléphone, elle m’avait troublé au point de me dire que peut-être je serais attiré par ce garçon. Mais quand je l’ai vu, je me suis direct dit non. Blond, tafiole, mal habillé et avec une journée de boulot dans les pattes, le courant physique n’est pas passé. Moralement, aucun problème, j’ai apprécié ce moment passé avec lui. Sauf qu’il m’avait dit ne pas comprendre pourquoi Bertrand m’avait avoué son adultère alors qu’il aurait pu le cacher. Moi qui veux tout savoir, je me suis dit : jamais !
En rentrant chez moi, le soir même, il m’a envoyé un texto, ce qui est en général assez significatif. Mais bon.
Puis a suivi le mois de Janvier, seul, à Londres, où je me suis noyé dans la déprime. Et à ma grande surprise, Angelounet s’est fait très présent. Quelques textos, quelques longs mails. On commençait à devenir des copains, et il me faisait du bien. Confident, il m’écoutait et me conseillait sans cesse sur mon avenir avec Bertrand.
En Février, à peine arrivé, on s’est vus. Je venais de me remettre avec Bertrand, mais cette fois j’ai été troublé par Angelounet : bien habillé, je l’ai trouvé mignon ; il avait un beau teint (il revenait du ski) qui mettait en valeur ses yeux clairs et ses dents blanches. Et, moralement, le feeling a été encore plus fort. Je me suis rendu compte à quel point il me faisait du bien et que je pouvais être totalement moi-même avec lui. De plus, il me mettait de très bonne humeur et réussissait à me faire rire (un exploit pour moi qui ne rie pas facilement). Je crois que c’est quand il m’a dit avec enthousiasme que le nouvel album des L5 était génial qu’ une étincelle s’est formée dans ma tête. ^^ ; Je ne savais même pas qu’elles avaient sorti un nouvel album ; la nouvelle a provoqué une crise d’hystérie prolongée par une vague euphorique en moi. On a alors couru dans Paris afin que je puisse me procurer l’édition collector. Aussi tarés l’un que l’autre ! A la fin de l’après-midi, je me suis dit que je pourrais vraiment devenir ami avec ce mec. Depuis le temps que je voulais un ami gay, à l’écoute, qui partage mes valeurs…
Le soir même, j’ai vu Bertrand, et je lui ai infligé l’écoute du nouvel album des L5 en boucle tout le week-end. Contrairement à Angelounet, il n’en pouvait plus.
« Suis les règles entre nous.
Enrichis ta mise et fais de ton mieux.
Passe ou manque le coup.
Qui sera vainqueur à la fin du jeu ? »
Je n’étais pas du tout dans l’optique de quitter Bertrand pour entamer une relation sérieuse avec un Parisien. Je vivais à Londres et si je devais le quitter, c’était alors pour faire mon expérience et satisfaire mon ego bafoué en écoutant, pour la première fois de ma vie, plus ma bite que ma tête. Je voulais me taper tout GA, pas retrouver l’amour !
Lundi, jour de la Saint-Valentin, je reçois un mail d’Angelounet dans lequel il se dévoile un peu plus. Il me fait clairement comprendre qu’il a des sentiments pour moi, il me dit tout le bien qu’il pense de moi, mais encore une fois sans toute la niaiserie habituelle et avec beaucoup de subtilité. Tellement de subtilité que je n’étais pas sûr de ce qu’il voulait dire et que je ne savais pas s’il voulait qu’on se parle d’amour ou d’amitié…
Ce jour-là, on s’est par hasard retrouvés pour manger au Mc Do, et avons rigolé de cette idée de passer un dîner de St-Valentin dans un tel endroit. Au moment de se dire au revoir, malgré toute la sympathie que j’avais pour ce garçon, je me suis dit que, non, décidemment, c’était Bertrand que j’aimais.
« Face aux données,
Tu supplies le hasard.
Les cartes posées,
Tu lis dans mon regard. »
On a continué à s’appeler tous les jours, et il s’est vite imposé dans ma vie. Toujours agréable et de bon conseil, il faisait sortir le meilleur de moi-même. Plus le temps passait et plus je m’attachais, mais je restais sur ma décision de m’engager avec Bertrand. Jusqu’à ce qu’Angelounet et moi passions une journée ensemble à Disneyland. Ca a été littéralement magique. J’ai réalisé qu’il y avait vraiment quelque chose entre lui et moi. On a passé la journée entière, seuls tous les deux, et on s’est entendus comme si on se connaissait depuis toujours. Rien d’ambigu entre nous, aucun contact, mais c’était à tel point que c’était comme si on s’évitait, comme si c’était interdit, comme s’il y avait un risque.
Le soir, je suis rentré avec des étoiles plein la tête, heureux pour la première fois depuis longtemps.
Lorsque j’ai vu Bertrand par la suite, j’ai compris qu’il fallait que je casse. Il me faisait pleurer malgré lui, me mettait de mauvaise humeur en à peine quelques secondes, et sa compagnie n’arrivait pas à la cheville d’Angelounet.
Mon Ange a alors gagné du terrain… Quelques jours avant mon retour à Londres, j’ai annulé ma soirée avec Bertrand pour passer la nuit chez Angelounet. Ca ne lui a pas du tout fait plaisir, mais je ne voulais plus qu’il passe avant les autres. Angelounet et moi devenions de plus en plus amis et j’avais envie de passer du temps avec lui. Je ne voulais pas qu’il se passe quoi que ce soit entre lui et moi car ç’aurait créé trop de problèmes. Et, de toute façon, physiquement, je ne me sentais pas encore assez attiré.
La nuit que nous avons passée ensemble a été merveilleuse. Je me sens trop cul-cul de dire ça, mais c’était bel et bien vrai. J’étais enfin moi-même, bien avec lui, à ma place. A un moment, j’ai éclaté de rire et lui ai dit : « c’est dingue, avec Bertrand je pleure, et avec toi je ris ! » Emu, il m’a pris dans ses bras. Ca m’a complètement stressé, car c’était le premier contact physique ambigu que nous avions. Je me suis dit qu’il devait sûrement attendre quelque chose de moi durant la nuit, et ça m’a fait très peur. Il a senti que mon cœur battait trop vite ; il a défait son étreinte et la nuit a repris son cours.
On n’a pas dormi de la nuit. Au lieu de ça, chacun dans un lit, on s’est raconté nos vies inlassablement. On a, pour la première fois, abordé le sujet du sexe dans tous ses détails, ce qui m’a excité et m’a laissé penser qu’en fait, il n’y avait pas que mon cœur qui l’aimait bien… Toute la nuit, je l’ai trouvé attirant et j’ai de plus en plus eu envie de lui. Non, non, non, je suis avec Bertrand, Angelounet est un super ami, et c’est tout. Mais, dans le fond, avec qui je préfèrerais être ?
Je ne savais pas ce que je voulais, mais je savais encore moins ce qu’il voulait. En effet, il était très discret sur ses intentions, et quand j’ai essayé d’en savoir plus comme je le fais toujours avant de sortir avec un garçon, il m’a fait comprendre qu’il ne souhaitait pas formuler une relation avant qu’elle ne se fasse. J’ai alors adopté ses règles du jeu.
C’est dans les bras l’un de l’autre que nous nous sommes quittés. J’ai compris l’importance que ce mec avait pris dans ma vie, et malgré mon amour pour Bertrand, je ressentais de plus en plus d’affection pour Angelounet.
« Reprends ton cœur
Laissé sur le carreau.
Coup de poker :
C’est le bon numéro. »
J’ai pris le parti de ne pas revoir Bertrand avant mon départ, pour justement ne pas retomber dans ses filets. Et puis, j’ai réalisé que c’était le moment ou jamais et que, les données de mon cœur étant nouvelles, il fallait prendre une décision : alors j’ai rompu, pour la dernière fois. Question de survie…
Ca a beaucoup surpris Angelounet qui était persuadé que je n’étais pas assez fort pour me détacher de Bertrand. Mais il avait su m’apporter ce qui me manquait et c’est clairement grâce à lui que j’ai pu m’en sortir. C’était pour lui, aussi.
Célibataire et à Londres, on a eu des contacts quotidiens un peu plus ambigus. De très longs mails entrecoupaient de très longues conversations qui passaient comme des éclairs. Il était mon rayon de soleil…
Je continuais à me poser des questions sur l’avenir de notre relation, car, pour la première fois de ma vie, j’avais un ami gay avec qui c’était formidable. On sera amis ? Amants ? Qui le sait vraiment ? C’est l’une de mes colocs qui m’a apporté la réponse : couche avec lui, et tu sauras. ;)
Il est venu deux jours à Londres avec une amie à lui (ce qui n’avait rien à voir avec moi vu que c’était prévu depuis longtemps) et une fois de plus les moments passés avec lui ont été géniaux. L’ambiguïté a été si loin qu’elle a cessé d’exister pour se transformer en pelotages et câlins divers. My God, c’était trop bon… Je n’en pouvais plus, j’avais envie de lui, j’avais envie d’être avec lui…
Une semaine après, j’ai débarqué à Paris. Il est venu me chercher à la gare et j’ai dormi chez lui. Toute la soirée j’ai attendu qu’il se passe quelque chose… Mais rien. Il semblait soudainement se désintéresser de moi. Aucun contact physique, aucune référence à nous. Peut-être que je ne lui plaisais plus ? Pourtant, il ne s’était pas rasé, sachant que ça me plairait.
J’ai fait en sorte de m’allonger sur le lit plutôt que de rester assis devant l’ordinateur, afin qu’il soit plus tenté. Toujours rien. Plu farouche, je me suis laissé aller à le prendre dans mes bras, à poser ma tête sur son épaule, à lui faire comprendre que C’EST BON JE SUIS OPEN TU PEUX PASSER A L’ETAPE SUIVANTE !!! Encore et toujours rien. Grrr.
« Les yeux dans les yeux,
Souffles coupés,
Qui de nous deux va l’emporter ? »
On s’est couchés vers trois ou quatre heures du matin alors qu’il devait se lever tôt le lendemain. Surprise, il ne me propose même pas le clic-clac cette fois. On se met alors tous les deux sous la même couette, et quand il éteint la lumière, c’est tout naturellement qu’on se prend dans les bras. Mais toujours rien, il ne m’embrasse pas… Tain mais qu’est-ce qu’il attend !? Je m’autorise à lui embrasser les joues… Et puis, en se câlinant, je remarque quelque chose qui me fait tout comprendre d’un coup : il a le cœur qui bat la chamade. Je le sens, sous ma main, qui s’agite en tous sens, et je me rends alors compte qu’il vit exactement la même chose que moi, que tous les deux on a cette peur si particulière que l’on ressent juste avant un premier baiser. Jona, c’est le feu vert, tu le veux, il te veut, alors pour la première fois de ma vie, j’ai pris mon courage à deux mains et je me suis lancé. Après quelques chastes baisers partout où je pouvais en tant qu’ami, j’ai posé mes lèvres sur les siennes, qu’il a pressées contre moi. Ca y est, l’ange est à moi, et qu’est-ce que c’est bon…
Je pensais en rester là, être sage, mais c’était sans compter sur le fait qu’il me grimpe dessus et finisse par embrasser d’autres choses que mes lèvres… Hummm… On n’a stoppé nos ébats que pour s’écrouler de fatigue et mieux les reprendre le lendemain matin. Cette nuit-là, pour la première fois depuis toujours, je l’ai passée dans les bras d’un garçon, sans bouger, apaisé. Et depuis maintenant un mois, même si mon sommeil est parfois tourmenté, sa présence dans ma vie est une évidence : c’est avec lui que je me sens à ma place.
Laisse-moi te garder près de moi…
« Le sablier du temps s’est écoulé.
Les jeux sont faits. »
(L5, Atout Cœur) Parce que je le vaux bien...Voilà pourquoi je ne fais jamais d’achat impulsif : parce que je ne fais jamais les choses à moitié. J’en connais une qui ne va pas être contente…
Encore plus de raisons de me traiter de blonde !
21/04/2005Lien entre l'art et la religionAussi improbable que cela puisse paraître, je suis en train de retravailler mes essays ! Alléluia ! :) Et j'aurais besoin de quelques informations, alors vous qui aimez réfléchir et commenter, lâchez-vous, c'est le moment, ça ne pourra que m'aider.
Votre sujet : en vous aidant de références philosophiques et littéraires* discutez le lien qui existe entre l'art et la religion.
Vous avez tout le temps que vous voulez, mais pensez à indiquer toutes vos sources (surtout en Anglais !)
Merci pour votre aide et à vos claviers !
* Littérature américaine de préférence, mais j'accepte toutes les autres origines
P.S. : c'est pas important en fait, laissez tomber ! :p 20/04/2005Choix de vie22 ans. C’est l’âge que j’ai aujourd’hui, et c’est à cet âge que je dois décider de ce que pourrait être ma vie dans les prochaines années. Tout ça parce que je dois choisir une orientation, maintenant, pour l’année prochaine. Et je ne sais toujours pas quoi faire.
J’ai reçu aujourd’hui l’un de mes devoirs, et le résultat n’est pas à la hauteur de mes espérances. Ce n’est pas « nul » mais moi qui ai toujours tendance à voir les choses de manière négative, ça me démotive plus qu’autre chose et ça confirme ce que je pense depuis quelques mois : j’ai atteint mes limites en anglais, en littérature et dans le milieu universitaire.
Après avoir songé une nouvelle fois à ne pas finir ma maîtrise, je me suis laissé convaincre qu’il fallait que j’aille jusqu’au bout… Sans être sûr que ça portera ses fruits, que ça me servira un jour… Mais bon.
Et l’année prochaine, stages ou DESS ? Dans le fond, aucun DESS ne me correspond assez pour que je m’y engage à fond. Et si je ne le fais pas, je risque de passer à côté de ma dernière année d’étude ; ce serait dommage de s’arrêter là.
Je me disais que pour continuer sur ma lancée je devrais m’engager dans une filière qui a un rapport avec l’écriture. Mais en réalité je constate que je ne suis ni assez calé ni assez doué pour ça : il faut être le meilleur, exceller encore et toujours. De plus, il n’y a aucun débouché.
Je ne vois plus d’intérêt à tout ça. Je vais continuer mes recherches d’ici mon départ, faire de mon mieux, et tenter de trouver une solution à tout ça.
Je déteste faire des choix.
J’ai peur de me tromper.
Je ne me sens pas prêt.
Je ne suis encore qu’un enfant… 18/04/2005ConflianceJe ne suis pas rentré chez moi depuis jeudi, et je ne rentrerai que demain. Heureusement que mes parents ne s'inquiètent pas ! Il me reste moins de dix jours pour profiter à fond de mon mec et bosser faire tout ce que je voulais faire. C'est pas gagné.
J'ai l'impression d'être dans Loft Story. Certes, il n'y a qu'une webcam sur moi et un appareil photo, mais à être dans une bulle à quelques kilomètres de Paris, j'ai, une fois de plus, l'impression d'être dans un accélérateur de temps. Bientôt un mois qu'on sera ensemble, alors que je n'ai jamais passé autant de temps avec une seule et même personne. C'est comme si on vivait ensemble. Je ne me nourris que de lui.
Outre le fait de vivre d'amour et d'eau fraîche, une telle situation me confronte à des éléments plus ou moins déjà vécus, mais éclairés par une lumière nouvelle. C'est ce que je disais il y a deux ans : être en couple, c'est apprendre aussi beaucoup sur soi. Malheureusement, moi, ce que j'apprends, ça ne me réjouit pas. Le verre à moitié vide…
Mon mec est un garçon qui est bourré de qualités, qui est hyper Généreux et qui fait des tonnes d'efforts pour me satisfaire. Alors que ce n'est pas évident vu son mode de vie, il essaie de s'adapter à moi avec beaucoup de motivation. Entre nous, l'Etincelle est là ; le pari que j'ai fait en sortant avec lui a été gagné haut la main. Et pourtant, je trouve toujours à redire ; faut toujours que je râle, que je sois grincheux dès que j'ai un pet de travers.
Même s'il m'a réconcilié avec moi-même sur pas mal de points, j'ai peur que l'épanouissement entamé avec lui n'ait atteint ses limites. A présent, c'est de nouveau seul, ou avec d'autres amies, qu'il faut que je me retrouve. Sûr que Londres va m'apporter les éléments nécessaires à ça.
Au moins, on ne stagne pas. Savoir qu'on a si peu de temps devant nous nous oblige à bouger sans cesse, et nos deux caractères de cochons n'hésitent pas à se rentrer dedans. Je me rends notamment compte que la notion de conflit est ancrée en moi dès qu'il s'agit du couple. J'ai l'impression qu'une part de moi prend souvent le dessus, efface qui je suis et s'érige entre lui et moi, quelle que soit la raison. S'il dit noir, elle dit blanc. S'il dit blanc, elle dit noir. Et moi, pendant ce temps là, je croise les bras. Who am I ?
Probablement que cette tendance au conflit en amour vient du fait que j'ai vu mes parents s'engueuler sans cesse et ne jamais se comprendre.
Moi aussi, je fais des efforts et je m'adapte à lui. Je passe les trois quarts de mon temps chez lui, je l'accompagne dans certaines de ses passions, et, quand je ne mets pas le holà sur son emploi du temps, je le suis dans ses activités à la découverte de ses amis, que j'ai presque tous rencontrés ; je mate ses films préférés et je pompe ses musiques. Pour compenser, lui, il a lu l'intégralité de mon blog… Mais… Mais j'en ai un peu marre d'être une éponge. Je me suis jeté à corps perdu dans cette relation, je me suis totalement ouvert à son monde parce que ça me permettait de me construire. Seulement il faut savoir instaurer des limites, parce qu'il me semble que je lui cède trop, que je m'en oublie trop souvent, qu'il étend trop son territoire sur le mien… ?
Comment savoir où sont les limites ? Comment gérer les conflits ? Comment se comprendre ? Comment savoir si l'autre est honnête ? Comment faire confiance ?
Il faut que j'apprenne à me construire seul (c'est mon leitmotiv de ces derniers mois) et à positiver.
Une chose est sûre, il va falloir purger notre relation de pourritures, bien qu'elles soient le plaisir de l'autre. C'est ce qui s'appelle faire des concessions.
Ce week-end a donc été une parfaite illustration de ce que je pense et ressens. J'ai beaucoup ri, nettement moins fait la tronche que d'habitude ; on s'est tous les deux adaptés à l'autre (moi en le suivant, lui en glandant) je me suis révélé capable de rigoler et vanner bien plus que d'habitude ; nous sommes allés jusqu'à tricher de la manière la plus honteuse qui soit… Et puis, au beau milieu des rires et de la farce, notre premier vrai conflit a eu lieu. C'était presque surréaliste. C'est parti d'éléments anodins et/ou comiques (pour les deux mais pas au même moment) et c'est parti en live devant tout le monde. Observé, j'avais la sensation d'être sur scène, tant cet aspect de ma personnalité avait si peu été présent auparavant. Puis, les rideaux ont été fermés, les spectateurs se sont retirés, la lumière a été éteinte. Mais les voix se sont élevées jusqu'à ce que les larmes jaillissent. Le comique s'est mué en tragique, en passant par la romance et les Premiers Mots d'Amour à demi dévoilés. La traditionnelle réconciliation a eu lieu.
Mais c'est sans compter sur mon caractère rancunier. Mon cerveau est un ordinateur qui n'oublie jamais ce qui touche au cœur. Et même si j'ai ma part d'erreurs dans ce conflit, la fêlure est bel et bien là, prête à laisser jouir la lave. Pourvu qu'aucun poison ne s'y insinue.
Nuage, chute, échelle, glisse… Where am I ? Toujours dans l'attraction. La Règle des Quatre Besoins PrimairesLa lecture plus ou moins assidue de ce blog aura permis à tous mes éventuels lecteurs de prouver que je suis un garçon compliqué. La tâche est d'autant moins aisée pour le garçon qui me supporte au quotidien. Je leur en fais voir de toutes les couleurs. Le mode d'emploi existe (environ 1982 pages) mais il y a déjà une règle simple qu'il faut absolument respecter : les quatre besoins primaires.
C'est bien simple, j'ai beau être une blonde superficielle, mon bonheur ne dépend que des quatre besoins suivants :
1) Il faut que j'aie assez dormi. Si je ne me réveille pas naturellement et/ou après minimum huit heures de sommeil (l'idéal étant quand même dix heures), je vais être grincheux toute la journée.
2) Il faut que mon tube digestif soit rempli d'un côté…
3) … mais vidé de l'autre.
4) Et pour parfaire à mon bonheur : un coup de bite, et ça repart !
Moins ces besoins seront satisfaits, plus désagréable je serai. Une règle à la fois simple et compliquée… Comme moi quoi. Plus mon homme sera à même de m'aider à atteindre ces quatre buts le plus rapidement possible, et plus il pourra apprécier pleinement les bons aspects de ma personnalité. Dommage que je ne les montre pas plus souvent. 14/04/2005Quand les pensées deviennent réellesC’était il y a quelques années. A l’époque, toutes les portes de l’appartement étaient toujours ouvertes afin de laisser les chattes circuler librement d’une pièce à l’autre. Les chambres ne faisaient pas exception.
Une nuit, alors que j’étais couché, j’ai entendu mon père, dont la chambre était adjacente à la mienne, souffler très fort et avec douleur. J’ai écouté pendant de longues secondes en essayant de comprendre ce qu’il lui arrivait. Vu son âge avancé, je me suis inquiété. Il pouvait très bien avoir un problème cardiaque ou je ne sais quoi de grave, et mourir dans son lit sans personne pour l’aider. C’est alors que j’ai sauté hors du mien, ai pénétré dans sa chambre où presque aucune lumière n’était présente et me suis approché de lui pour vérifier son état.
Il avait les yeux fermés, la bouche ouverte qui laissait son souffle de boeuf s’échapper, la main s’agitant sur son sexe dressé. Je suis resté là, bloqué pendant quelques secondes face à cette image surréaliste. Enfin, pas tant que ça dans le fond, quand on pense à toutes les réflexions qu’il fait sur le sexe en général, sur le mien de temps en temps, et sur le sien en particulier. Il me racontait déjà qu’il se branlait tous les matins et que je devrais faire de même pour faire disparaître mes boutons (merci d’aborder ce sujet à table devant Maman).
J’ai vite compris qu’il était tellement absorbé par ce moment de jouissance derrière ses paupières closes qu’il n’avait pas du tout pris conscience de ma présence. Je m’en suis donc allé, l’air de rien. Je me suis couché et j’ai attendu sa toux orgasmique pour enfin échapper à cette dure réalité. 12/04/2005Paris blogue-t-il ?
Quelqu'un y va ? Administration de merdeComme je l'avais expliqué il y a quelques mois, mon avenir est incertain.
C'est maintenant que je dois décider ce que je ferai l'année prochaine. Alors j'avais opté pour une année de stages et ensuite intégrer une deuxième année de Master Professionnel. J'appelle donc aujourd'hui le secrétariat de la fac (ce n'était pas ma première tentative mais il n'y avait jamais personne), et quand je lui demande si avec une maîtrise je pourrai intégrer cette deuxième année, elle me répond qu'elle n'en sait rien et qu'il faudra rappeler l'année prochaine.
...
Connasse.
Et je fais quoi, moi, pendant ce temps-là ? Parce que si je finis ma maîtrise, puis que je fais mes stages, et qu'ensuite on me rétorque que non, je ne peux pas aller en deuxième année mais que je dois aller en première année, j'aurai un an dans le cul !
Alors je fais quoi, hein ? C'est bien beau de faire des réformes pour harmoniser le système européen, mais si ça fout en l'air les étudiants Français qui sont en plein dans la transition, là je dis NON ! (Et pourtant, je penchais plutôt pour le oui...)
Bon, faut que je me calme, je risquerais de me mettre à la politique, et j'ai une réputation de blonde à maintenir, moi.
Mais putain, quelle belle merde. Cycle actuelJe me lève et, quel que soit le temps qu’il fait, et si je ne suis pas fatigué par une nuit trop courte, je suis de bonne humeur. En général, je me lève avec Lui, et j’adore ça. Ou alors, il y a des bonnes choses qui m’attendent dans la journée.
Et puis, au fur et à mesure, l’ancien Jona se fait plus présent. Angoisses et prises de tête se réveillent, et quand vient la nuit, ça m’envahit. Je me sens seul et stressé, et je me branle le cerveau jusqu’à ce que ça brûle.
Trois nuits de suite que je prends un somnifère… C’est mauvais signe.
Doutes, avenir incertain et déséquilibre.
I want a little magic. Sa philosophie« Je n'ai qu'une philosophie
Être acceptée comme je suis
Malgré tout ce qu'on me dit
Je reste le poing levé »
(Amel Bent, Ma Philosophie)
Quelle conne… Enfin, ce n’est sûrement pas elle qui a écrit les paroles, mais ça correspond tellement aux affirmations stériles que l’on entend à tout va de nos jours.
Etre accepté tel que l’on est, souvent l’un des grands enjeux d’une relation, quelle qu’elle soit. Effectivement, il est important d’accepter l’autre dans sa totalité, ses qualités et surtout ses défauts. C’est bien sûr ce que moi aussi j’attends des autres, et ça conditionne souvent l’avenir d’une relation.
Mais s’affirmer envers et contre tous malgré tout ce qu’ils nous disent, je trouve ça égoïste et puérile. On n’est pas obligé de rester enfermé dans sa tête et dans son monde, avec son propre système comme seule règle. Je ne comprends pas ces gens qui, sous prétexte de vouloir être accepté tels quels, refusent tout changement en eux. Cela dénote probablement le si courant problème d’identité… Je ne sais pas qui je suis, alors ce que j’assimile comme étant moi, pas touche, c’est immuable, même si c’est une connerie.
Je pars plutôt du principe qu’écouter les autres, même quand ça ne fait pas plaisir, même quand ça fait mal, est vital dans le développement humain. Ne pas vouloir changer les gens, OK, mais refuser d’évoluer, non. C’est justement quand nos amis nous disent des choses qui nous font mal, et ce même s’ils se trompent, qu’on avance le plus : la remise en cause, c’est ça qui devrait être notre philosophie.
Ainsi, je suis prêt à changer, même si je n’y arrive pas souvent, on ne va pas se voiler la face. Par exemple, mon agressivité dans le couple est quelque chose que je ne tolère pas, et je veux tout faire pour l’éradiquer. Parce que, même si c’est moi, c’est quelque chose qui nous empêche d’avancer. De même, si je côtoie quelqu’un dont un trait de la personnalité l’empêche de s’épanouir, il ne faut surtout pas l’édifier envers et contre tous, mais plutôt apprendre à le résorber quand c’est possible.
Mais il y a, bien sûr, des éléments de nous qui sont immuables. Certains systèmes de pensée, certaines valeurs, certaines attentes, nos goûts… Il y a des choses qui s’imposent à nous et qui se dressent entre nous.
Ecouter l’autre et ne pas s’imposer par nos paroles. Ce n’est pas le poing levé qu’il faut avancer, mais la main tendue. 11/04/2005Trop vide ou trop plein ?J’ai des tonnes de choses à faire, largement de quoi m’occuper, bien trop de choses à penser. Et puis, au moment de bouger, l’envie me fait défaut. Moi qui suis censé être une créature de la nuit, me voilà comme vide. Comme un dimanche soir. Je n’aime pas cette sensation de ne pas être à ma place. Ce n’est pas chez moi que j’ai envie d’être tout de suite. C’est chez lui. Et je m’ennuie, mais d’un ennui mauvais, celui qui vous empêche de faire quoi que ce soit de productif. Toute la journée, et même depuis plusieurs semaines, je pense aux thèmes que je veux aborder dans le blog, et quand enfin j’ai l’occasion de me mettre devant le clavier pour m’en charger, je ne veux plus. Les notes restent dans le cahier fermé, les livres sur leur étagère, les projets dans la tête. Perdu, le temps passe à jamais. HumiditéOups ! Moi qui voulais me mettre discrètement sur l'ordi, j'ai en fait lancé la musique à fond les ballons… Un réveil en douceur à 04 h 00 du mat' pour mon homme !
Tous les deux sous la couette. Je me colle à lui : j'ai trop chaud. J'enlève un bout de couette : j'ai trop froid. Alors chacun dans son coin. Il me tourne le dos ; il dort avec un T-shirt. J'ai pourtant l'impression que c'est moi qui suis ainsi.
J'ai pris mon somnifère. Mais comme d'hab, rien à faire. Malgré le confort de la Maison du Bonheur, mon cerveau ne dort pas. Je crois que c'est bel et bien le retour du Jona.
Suis-je fatigué ? Suis-je du bon côté ? Dois-je me coller à lui ?
J'ai soif.
De l'eau.
Lui qui s'endort si facilement a l'air soudainement moins paisible. Bon, bah je vais tourner en rond à côté de lui. 10/04/2005She's Like the Wind
Le problème quand je commence à sortir avec un garçon, c’est que je lui consacre tout mon temps. Enfin, presque tout mon temps.
Le problème quand on sort avec un garçon qui habite loin, c’est qu’on s’installe chez lui la moitié de la semaine. On ne peut pas se déplacer pour passer uniquement une heure ensemble. Donc pour mon chéri et moi, c’est minimum une nuit, quand ce n’est pas deux trois. Comme dirait ma mère, je suis un vrai courant d’air…
Du coup, les rares fois où je ne le vois pas, j’en profite pour faire l’essentiel : voir mes meilleures amies ou rester tranquille à la maison. C’est absolument vital. Si je dois prévoir de voir quelqu’un à tout moment où je suis censé respirer, j’étouffe.
Ainsi, toutes les autres personnes qu’on est censé voir bah… On les voit plus difficilement. Si encore j’habitais dans le centre de Paris, la sociabilité serait plus aisée.
Comme dit la télé : la vie est une question de priorités. Et moi, je privilégie ce qui me fait le plus de bien au cœur.
Un cri dans la nuitLe calvaire sera bientôt fini. Moi qui ne prend plus de somnifères que très rarement (une à deux fois par semaine, parce que de toute façon ça ne fait pas effet), je viens d'en prendre un à cette heure avancée de lui. Parce que malgré ma fatigue et mes trois heures à tourner en rond, je ne dors toujours pas, et J'EN AI MARRE ! Alors je sais pas, allumez un cierge pour moi mais je veux DORMIR PUTAIN DE MERDE !!!!!!!!!!!! Quant aux connards de commentateurs mais ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE AILLEURS !
Et en plus je crois que mon anti-dépresseur me fait moins d'effet. Je ne suis plus euphorique et mes angoisses reviennent... Légèrement, mais quand même, je suis à peu près le même qu'avant. Et ça c'est chiant ! J'aimais bien être désinhibé moi ! Je ne veux pas redevenir comme avant...
Heureusement qu'à cette heure avancée de la nuit il y a des garçons qui, après avoir joui (justement) me racontent leurs exploits. Ça détend !
Allez, faut que je dorme...
DODOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !
Faut que je me calme sinon je ne risque pas de dormir.
(Hum, ceci était un écrit hautement philosophique (au moins autant que d'habitude) mais c'était presque jouissif de l'écrire.) 09/04/2005Dans mon intimitéMoi qui voulais du temps pour moi, pour me détendre, rester seul et tranquille, je me retrouve chez moi ce samedi soir d'humeur un peu maussade. Mon Roudoudou me manque ! ^^; Alors je me laisse aller à une crise de narcissisme et présente quelques photos.
Issus d'une séance photo faite en février, voici deux clichés que j'apprécie particulièrement :
Jeudi dernier a eu lieu une autre séance photo sur le thème de l'intimité. Comme toujours, j'ai d'abord immortalisé le maquillage et la coiffure par une photo en couleur :
Le principe de cette séance, c'était de faire des gros plans sur diverses parties du corps afin de retranscrire les impressions corporelles que l'on a de son conjoint :
On a donc fait peu de clichés du visage comme celui-ci :
Et enfin, après la séance, une petite pose avec la photographe :
Ah, ça fait du bien ! Mise en boucheIl n’est parfois pas nécessaire d’utiliser les mots pour exprimer ce qui se passe dans notre vie, dans notre cœur, dans notre tête. C’est pourquoi je suis nettement moins loquace que d’habitude dans ma vie virtuelle. La raison en est bien simple : je n’ai pas le temps. Pas le temps de bloguer, de tout raconter comme avant, parce que la situation est nouvelle, ma vie différente. Je suis très peu chez moi : je crois que j’ai un nouveau chez moi, enfin, un chez moi chez lui. Alors que je suis à Paris depuis bientôt trois semaines, je n’ai défait mes bagages qu’hier.
Point n’est besoin de tout dire. Une brève description succincte peut suffire. Après avoir de nouveau posé pour une amie, je me suis rendu chez Bip pour une petite soirée GA bien agréable. Sur le trajet, et pour la toute première fois, j’ai réalisé que je n’étais pas du tout, mais alors pas du tout angoissé ; au contraire, j’avais même hâte d’y être. L’ambiance a été… habituelle. Ca a bu, ri, dragué et peloté. Sans oublier les nombreux potins indissociables d’une soirée de pédés digne de ce nom. J’en ai profité pour discuter un peu plus avec le Grand Matoo, et j’ai ainsi pu apprendre plein de détails intéressants qu’il ne narre pas dans son célèbre blog (et c’est bien dommage !) Anne a trouvé Bip très mignon, et a regretté que je ne puisse pas y goûter du fait de mon casage récent. ;)
En tout cas, certains GAïens n’ont franchement pas froid aux yeux, pour le bonheur de mon appareil photo. Ne vous inquiétez pas, les clichés seront disponibles dès lundi sur le blog de Pyram.
J’ai passé la fin de la soirée avec mon chéri et ses amis, et c’est avec grand plaisir que je me suis senti très à l’aise (en même temps, moi, parler de Buffy, ça me dilate !) Aujourd’hui, j’ai revu pour la toute mon première fois mon désormais ex-chéri, le fameux Bertrand, que je n’avais pas vu depuis notre dernière rupture. A ma grande surprise, ça s’est très bien passé, et il en a même profité pour me présenter le nouvel homme qui partage sa vie actuelle.
Ca bouge tellement vite dans nos vies que je n’ai plus le temps de tout répertorier ici. Parfois, les images sont plus parlantes. C’est pourquoi je vous propose un petit jeu tout simple : retrouver les propriétaires des entrejambes suivants. Amusez-vous bien, vous avez jusqu’à la publication de Pyram pour trouver les réponses par vous-mêmes.
1) 
2)
3)
4)
5)
6)
7)
8)
9)
10)
Les gens présents à la soirée :
Alias
Bip
Cizion
Diabolito
Matoo
Népomucène
La Potiche
Pyram
Rogue
Sexylady
A vous de jouer ! 06/04/2005Blogs d'OrComme je ne linke personne, je me dois quand même de dire qui sont mes blogueurs préférés du moment. Voici donc ma sélection des cinq meilleurs :
5) Révélation 2005 : Népomucène
Après avoir exploité le thème du non-blog pendant des mois, la grosse touffe s’est enfin décidée à nous révéler plus de lui, notamment grâce à l’insertion des six points quotidiens. Qu’il continue à nous ouvrir son cœur et qu’il cesse de faire défiler ses posts…
4) Meilleur blog 2004 : Chronolog
Un Artiste, un vrai ! A partir d’anecdotes ou de pensées, il nous fait pénétrer dans son monde, toujours avec profondeur et poésie. Je suis totalement fan de ce qu’il fait. L’un des blogueurs les plus adorables… Je regrette juste qu’il ait supprimé tous ces premiers posts et qu’il ne se relise jamais. Un modèle pour moi.
3) L’indétrônable : Matoo
Ce garçon et son blogs sont parfaits. Trop parfaits ?
Quand je veux avoir des infos sur un livre ou un film, c’est chez lui que je vais. Mais ce que j’aime, c’est son personnage, sa bonne humeur, son humour… Paradoxalement, je regrette qu’il ne nous montre pas un peu plus ses fêlures. Au moins, quand on le lit, on sait qu’on va passer un bon moment. Mon chouchou.
2) Révélation 2004 : Bip
Après avoir passé des mois à désespérément attendre qu’on daigne le lire et lui laisser des commentaires, le snobinoblog a fini par trouver sa ligne éditoriale. On a pu voir son talent lors du récit de quelques uns de ses souvenirs ; je suis fan de sa Posh Attitude. Il s’est révélé bien plus profond et intéressant en se dévoilant plus. Mon coup de cœur du moment.
1) Meilleur blog 2005 : Juju
Surprise lors de la lecture des écrits de ce jeune homme. Moi qui pensais qu’il n’était que drôle, bah non ! En plus de son humour dont je suis fan, c’est un garçon touchant au clavier impeccable (enfin presque, il y a quelques fautes de frappe). Il n’hésite pas à nous parler de tout, oscillant sans cesse entre les émotions : en plein dans le mille, suis touché ! En Mouvement
Je suis épuisé ! Deux semaines aujourd’hui que je suis à Paris, deux semaines aujourd’hui que je suis avec mon chéri (alors que j’ai l’impression que ça fait des mois) et je n’ai quasiment pas eu le temps de me poser. C’est bien simple, je n’ai dormi que quatre fois chez moi, dont deux où je n’étais pas seul… Et je n’ai d’ailleurs toujours pas défait mes bagages !
Ces quelques jours de visite sous un soleil inattendu ont été très agréables. Faire visiter Paris à mes colocs Américaines m’a sorti de mon état blasé de Parisien rôdé et m’a permis de découvrir notre belle capitale avec des yeux nouveaux. Le pire, c’est que mon regard est vraiment nouveau vu que je n’ai jamais eu l’occasion, mis à part lors des dimanches après-midi que je passais avec mon père quand j’étais très petit, de me pencher sur ma ville. C’est ainsi que j’ai (re)découvert les lieux les plus touristiques. Et c’est avec horreur que j’ai mesuré à quel point je suis blonde inculte :
« C’est quoi ça ?
- Le Panthéon. Euh, nan, les Invalides. Euh, non, le Panthéon. Nan, les Invalides, c’est là qu’il y a Napoléon. »
« C’est quoi cette église ?
- Bah, chais pas, une église… »
« Ca, c’est le Trocadéro !
- Ah, et c’est quoi en fait ?
- Bah, c’est le Trocadéro quoi… »
Etant beaucoup plus ouvert et enthousiaste depuis que j’ai entamé mon traitement médicamenteux, il va falloir pallier ces lacunes ! Sauf que, justement, j’ai comme l’impression que mes anti-dépresseurs font moins effet. A dormir chez mon chéri, j’en ai oublié quelques fois mes pilules, et il s’avère que je retrouve dans certaines occasions l’ancien (le vrai ?) moi. Je n’aime pas ça. Moins enthousiaste et moins sociable, plus prise de tête et compliqué. Groumpf. Va falloir que j’apprenne à me gérer.
Et je ne peux même pas finir d’écrire correctement tout ce que je veux dire parce qu’on me saute dessus virtuellement… On peut jamais être tranquille, j’vous jure ! 04/04/2005Manège
C'est excitant, une attraction, encore plus quand c'est nouveau. Mais y a rien à faire, ma nature prise de tête prend toujours le dessus à un moment ou à un autre. Je finis toujours par vivre un moment de désillusion durant lequel je me sens terriblement seul. Et j'ai peur. Peur de ne pas être bien attaché et de tomber. Peur de m'être trompé, trop vite emballé, peur d'être happé, renversé, broyé. Je m'accroche à mon harnais comme un enfant.
Et puis à l'arrivée, je décide de refaire un tour. Et je réalise que je ne suis pas seul. J'ai quelqu'un à côté de moi. Quelqu'un que j'aime de plus en plus, quelqu'un qui me prouve à chaque instant que j'ai fait le bon choix et que je suis à ma place. Quelqu'un qui m'ouvre les portes de son Univers avec générosité. Des Mots, et c'est main dans la main que l'on avance.
Ainsi, maintenant, le soir, quand je n'arrive pas à m'endormir et que je l'entends ronfler après deux minutes et trente-sept secondes, ce n'est pas de tristesse que je me sens humide.
"Les silences
Que tu as su désarmer
Tous tes sens
Qui m'apprennent à aimer
Et ma peau
Que toi seul sais calmer
Tous tes mots
Qui me font avancer"
(Jenifer, C'est de l'Or)
02/04/2005Nouvelle attraction : deuxième phase
Ca commence d'abord par une balade mouvementée.
Puis ça part comme un jet de sperme.
Après avoir été ébloui par la fumée, les flashs et les étoiles, c'est dans le noir qu'il faut gérer le déséquilibre imposé par la traction.
Harnais, ne me lâche pas. Soleil, ne me brûle pas
Ca fait mal à la tête. Mais la musique est géniale. Bien sûrVous savez mieux que moi ce que je pense.
Elle sait mieux que moi ce que je ressens.
Il sait mieux que moi ce que je veux.
On sait mieux que moi ce que j'aime.
Tu sais mieux que moi ce que je suis.
Mais pourquoi j'existe alors ?
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |