29/06/2005La Guerre des MondesLa plupart des gens, quand ils partent en vacances, décident de se lever à l’aube et de filer sur la route avant que les rayons du soleil ne viennent griller leur viande alors que les voitures s’alignent comme des brochettes.
Moi, je préfère me lever à 16 h et faire le trajet la nuit. J’évite les embouteillages et la chaleur. Manu et moi avons même pris de jeunes auto-stoppeurs de 17 ans. Quand elles l’ont appris, nos mères ont crié au loup parce qu’on aurait pu se faire égorger ou violer et nia nia nia. Mais comme je l’ai dit à ma mère, moi, je leur aurais donné Manu et je serais parti en courant (et moi, ils n’auraient pas pu me violer vu que j’aurais été consentant : une bite est une bite).
De nuit, l’Ardèche est très sombre. On sent la différence entre la ville toujours éclairée et la campagne plongée dans les ténèbres. On ne peut s’empêcher de penser à toutes sortes de scénarios catastrophes, mais ce ne sont jamais ceux auxquels on pense qui surviennent.
Alors que Manu ouvrait les draps de son lit, je l’ai soudainement entendue gémir de peur et de douleur. J’ai tout de suite compris de quoi il s’agissait, et j’ai alors cherché la bête à huit pattes qui avait provoqué ça. Je l’ai vite trouvée, mais vu son gros abdomen bombé je n’étais pas sûr qu’il s’agissait d’une araignée. Nous avons fui la chambre, et alors que nous nous dirigions vers une autre, nous avons croisé d’autres bestioles dans le couloir. Manu, princesse apeurée, a alors fait appel à la Tapette Volante. En temps normal, je panique quand je vois un insecte (du genre : je saute, je gesticule et je crie avec une voix aiguë). Mais quand je suis en présence de quelqu’un qui a plus peur que moi, je prends mon courage à deux mains et j’agis en… homme. C’est difficile à croire, je sais.
Je me suis alors emparé d’une arme redoutable : l’aspirateur. Et je suis devenu la Tapette Exterminatrice. Partout dans le couloir, dans chaque recoin, sur chaque pan de mur (nan, j’exagère), dans les escaliers, dans notre nouvelle chambre, au plafond (non, je n’exagère pas), j’ai pompé comme une pute. Et je peux vous dire que les araignées, leur toile, et leur gros cul, grâce à moi, y en n’avait plus !
Manu était rassurée, s’est vite mise à ronfler et dès le lendemain soir nous nous sommes dirigés vers notre destination finale : l’Espagne. 26/06/2005A voix basse
Les derniers jours ont pour moi été douloureux. Diabolito, le vrai, l’ancien, celui qui pleure devant des GAïens à une table, celui qui voit tout en noir, est de retour.
Ce matin, j’ai ouvert les yeux avec douleur après à peine deux heures de sommeil. Je me sentais mal, et ça a empiré lorsque je me suis rappelé les discussions houleuses de la veille.
Je suis rentré en tirant la tronche de quelqu’un qui porte le poids du monde sur les épaules. Il ne fut pas aisé de regagner mes pénates, puisque je me suis perdu pour aller au RER et que j’ai acheté un ticket alors que j’avais une carte Orange (Jona fatigué, c’est une Blonde Platine qui se réveille).
Arrivé chez moi, je me suis enfermé sur mon lit, j’ai protégé mes yeux du soleil, j’ai ignoré les appels téléphoniques et j’ai dormi jusqu’à 17 h 00, ratant l’intégralité de la Gay Pride pour la première fois depuis des années.
Puis, j’ai assisté à la descente de deux bouteilles de vin de mon père.
Totalement décalé, je vis la nuit qui m’accorde sa fraîcheur. Avec elle, je me sens mieux. Il faut que je me batte contre moi-même, sans les médicaments. Et ces derniers temps c’est contre Angelounet que je me suis battu. On s’assène de coups, on se ferme l’un à l’autre, et pendant ce temps je m’éloigne… Je ne veux pas de ça. Il ne faut pas que l’espoir meure.
Jona, sois moins négatif… J’ai regardé les vidéos de ces derniers jours ; elles m’ont montré tout les bons côtés qu’il y a dans notre relation. Il faut que je parvienne à me focaliser là-dessus et à ne pas donner trop d’importance à nos différends. C’est pourquoi l’article que j’avais écrit la nuit dernière restera sur le papier.
Ferme les yeux, écoute la voix des Cieux te susurrer des mots doux. Laisse-toi pénétrer et apprécie cet instant ; fais de la douleur du plaisir.
« Retiens-moi à tout ce qui m’échappe.
Accroche-moi à tous tes sourires... »
(L5, Retiens-moi) 24/06/200524
Il y a des émotions qui sont bien particulières. Quand on tombe amoureux, votre perception des choses est totalement bouleversée ; votre corps entier envoie sans cesse des ondes positives qui vous irradient et vous font rayonner à l'intérieur comme à l'extérieur. Mais vient un moment où c'est la réalité du quotidien qui laisse place à cette magie. Désillusion après désillusion, la morsure après les baisers, les blessures sont là et pas refermées.
Du blanc, du bleu, du noir. C'est malheureusement ce bleu qui envahit tout, qui paralyse le noir, qui fige les sens et le...
J'ai la terrible sensation que rien ne va plus dans ma vie. Que tout part en couille, mais d'une manière très lente, presque imperceptible. Il y a ces longues périodes d'inertie, toujours suivies par un rebondissement qui vient tout éclairer d'une lumière crue, elle.
Mon avenir, toujours impossible à prévoir. Ma vie, pas du tout décidée. Mon été, dans le flou de la chaleur.
Ma vie, c'est comme tous ces petits cubes de différentes formes qu'on doit faire passer dans des trous qui leur sont adaptés. J'ai les trous, j'ai les cubes, mais rien ne rentre comme il faut. Alors je fais dans ma couche et j'ai envie d'appeler Maman à l'aide. Sauf qu'elle n'est pas là.
La dernière journée et nuit passées avec Angelounet auront donc été quasi exclusivement télévisuelles. Mon cher et tendre est tellement obsessionnel qu'une fois une certaine série américaine entamée, nous n'avons d'autre choix que de la regarder presque tout d'un coup. Ca me lobotomise complètement, ça me ramollit.
Et quand enfin on va se coucher après ce lavage de cerveau, il s'endort en quelques minutes chrono en pensant aux dernières images qu'il a vues ; sauf qu'il est au milieu du lit, m'empêchant de souffler, obligé de subir encore plus cette chaleur qui m'étouffe.
Heureusement, je pars en Espagne dans quelques jours. J'y vais cette fois en voiture, donc il ne devrait pas y avoir d'avion raté. C'est pour une fois un voyage qui n'est pas synonyme de changement, mais de retour aux sources. Rien de mieux que quelques jours avec sa meilleure amie pour tout remettre en place. Vous me faites tous chier, alors je me casse et je vous oublie. Je veux être seul avec moi-même, seul face à mon âme. Malheureusement, j'ai bien peur que la chaleur ne me foute pas la paix là-bas.
Elle pousse. Irrémédiablement (?) elle grandit, s'épanouit, elle.
J'ai la tête qui tourne ; c'est le sevrage des anti-dépresseurs qui doit me faire ça. Je la vois de plus en plus souvent et elle me fait peur. Je sens qu'elle s'abreuve de mon sang, comme un moustique insatiable. Eté, je t'en conjure, laisse l'orage éclater, laisse l'arc-en-ciel briller, reviens-moi,
retiens-moi.
Mon esprit divague(-t-il ?) ; le somnifère fait effet. Angelounet s'est finalement collé contre le mur. Sa respiration bruyante me confirme qu'il dort. Il ne me reste plus qu'à tout laisser ici, tenter de tout oublier pour une nuit. Une nuit, juste pour elle et moi, et demain...
Il me reste à décider si je dois le rejoindre, ou dormir sur le canapé, là où la température est bien plus clémente. Dois-je dormir seul, ou accompagné.
"De l'air ! De l'air ! C'est juste une question de survie..."
(L5, Question de Survie) 21/06/2005Les yeux ouverts
Comme chaque année, la chaleur m’accable. Je me plaignais que je n’avais pas assez de beau temps à Londres ; à présent je me plains de trop en avoir à Paris. Et dans une semaine, c’est sous le soleil ibérique que je vais mourir. Comment je vais faire ?
Pas le temps d’écrire ces derniers jours parce que j’ai eu trop de choses à vivre. J’ai réussi à enchaîner quelques amis avant de rejoindre mon Ange. Et avec lui, on file toujours de tous les côtés. Il est tout le contraire de mon côté pépère.
Il s’en est passé des choses, et j’avais plein d’idées d’écriture. Mais voilà, une fois devant le clavier et que les événements paraissent loin, impossible d’écrire quoi que ce soit d’intéressant. Je voulais donner une parole fictive à toutes les personnes qui m’ont entouré ces derniers jours. Mais je suis incapable de faire parler quelqu’un d’autre que moi. Inventer un autre langage que le mien. Relater des événements qui ne vous touchent plus vraiment, c’est comme réchauffer un plat. Parfois c’est encore meilleur ; là, c’est nettement plus fade.
Alors je ne vous parlerai pas des départs et arrivées dans nos vies. Je ne vous dirai pas les frissons que j’ai eus lorsque j’ai vu les L5 sur scène. Je ne développerai pas les symptômes alcoolisés que j’ai ressentis après avoir mélangé (sans le savoir) Malibu et Whisky. Je vais aussi éviter de vous dire que je me plains de plus en plus et que mon comportement amoureux est des plus exécrables. J’ai fait un bond dans le temps, un transfert de personnalité : l’espace d’une seconde, je suis devenu ma mère. Non, je suis même devenu pire. Lors d’une dispute débile en voiture, j’ai hurlé de toutes mes forces sur Angelounet. Sur le coup, ça m’a fait un bien fou. Comme si je venais de jouir. Sauf qu’il ne s’agissait pas d’amour.
Bien sûr je regrette, et oui il m’en veut. Malgré ma bonne volonté, je n’arrive pas à résister au côté obscur de la Force. Dès que je tombe amoureux, c’est le pire de moi qui fait surface. Et je n’arrive pas à le contrôler. Je ne sais pas quoi faire… Je sens que notre couple a commencé à prendre une mauvaise tournure. La tendresse se fait plus rare, les dialogues plus acerbes. Je me demande parfois où est la limite entre la vanne et le reproche. Baiser, ou morsure ?
C’est un pessimisme profond qui m’envahit, et personne n’arrive à m’ouvrir les yeux sur un monde moins lourd. J’ai cette terrible conviction que l’amour est là pour pourrir ma vie. Que tomber amoureux c’est s’aliéner à une autre personne alors que je suis par essence fait pour être seul. Que je ne fais que provoquer la chute de deux êtres qui auraient tout pour être heureux.
Quand on est seul, on se plaint de l’être. Quand on est en couple, on trompe, on se déchire ou on s’en va. Et quand on est sans l’autre, il nous manque. Alors on fait quoi ? Is love a punishment ?
Je devrais peut-être refaire du sport, pour vider tout ça.
It may be time to start a new therapy. Mais je ne sais pas vers quel psy me diriger.
Les solutions des problèmes sont dans nos cerveaux. Je crois qu’il est temps pour moi d’aller fermer mes yeux, même si je ne dors pas.
« J’ai juste envie parfois de me déconnecter… »
(L5, Déconnecter) 17/06/2005Libre
Qu’il est bon de retrouver sa ville, celle qui vous a vu naître, celle qui vous a vu vivre. Qu’il est bon, surtout, de ne pas se sentir divisé et éparpillé entre deux capitales. Je retrouve mes repères, petit à petit. Je me réapproprie mon environnement, notamment en rangeant et réaménageant ma chambre. J’y vais tout doucement, je prends mon temps, comme toujours. Et ça fait un bien fou. Je ne ressens plus de limites. Je peux faire ce que je veux, quand je veux.
J’ai revu le Docteur Nours, et nous avons décidé de réduire les doses de mon anti-dépresseur. Même si l’été est loin d’être ma période préférée et si je ne suis pas exempt de tout stress en ce moment, je pense que c’est maintenant qu’il faut le faire. J’ai remis de l’ordre dans mon cœur et je vais pouvoir m’occuper de ma tête. De toute façon, j’oublie de plus en plus souvent de prendre ma pilule, et mon comportement est totalement revenu à la normale (malheureusement…)
Après avoir eu une période où j’ai enchaîné les somnifères comme seul moyen de survie, je me suis sevré et m’efforce à présent de ne pas les prendre tous les jours. Tant pis si je ne dors pas bien tout le temps, mais si je veux qu’ils fassent toujours effet je dois les limiter. Et puis, comme on me l’a conseillé, je vais essayer de profiter de mes nuits blanches plutôt que de les subir (facile à dire).
Je suis libre de choisir ce que je veux faire de ma vie. Le problème est que je ne sais pas. Il n’y a, en fait, rien qui me corresponde ; et aucun livre, aucun conseiller n’a réussi à me diriger dans ma voie.
J’ai fait plein de demandes de stages qui n’ont pas abouti. J’ai eu deux entretiens cette semaine, mais l’un des postes ne correspondait pas à mes disponibilités et l’autre ne m’a pas du tout fait bonne impression. Je suis libre de refuser s’ils décident de me prendre, mais ça m’étonnerait qu’ils le fassent.
Qu’importe, je ferai autre chose.
Mais l’année prochaine, je ne sais pas ce que je vais faire, et si j’en crois les mesures prises par mes profs, je suis dans la merde. Alors que je m’étais débrouillé pour ne pas avoir de cours à suivre afin de pouvoir me concentrer sur mon mémoire, voilà que je vais en fait devoir suivre des cours. Ca chie de la bite, je ne sais pas où je vais trouver le temps de tout faire alors que je n’ai déjà pas la motivation. Pourquoi tout doit toujours être compliqué ?
Je suis aussi libre d’aimer, parce que j’ai le choix de pénétrer dans le monde de mon Ange et non l’obligation d’y être enfermé. Etonnamment, je pensais souffrir de son absence cette semaine, mais ça n’a pas été le cas. J’ai eu la sensation de me réapproprier ma vie, mon temps, mes amis. Et ça m’a fait un bien fou. J’aimerais tellement être plus sociable dans les mois qui viennent.
Si seulement je n’étais pas aussi dur dans mes relations. J’ai apprécié que personne ne me saute dessus pour me voir (c’est le genre de chose qui me fait fuir direct). Et j’ai ainsi pu prendre mon temps pour voir quelques amis. Mais pourquoi je ne peux pas me satisfaire d’avoir des relations imparfaites ? Pourquoi je ne peux pas me satisfaire de ce que les gens ont à m’apporter ? J’ai toujours cette sensation de ne pas y trouver mon compte, que je suis mieux seul qu’avec la plupart des gens. Qu’être seul me rend plus libre.
C’est d’autant plus débile de chercher cette indépendance alors que je suis déjà profondément seul dans la vie. Je n’ai pas de famille et peu d’amis. Je devrais au contraire accepter toutes les amitiés qui s’offrent à moi ; mais non, moi, je ne me sens bien qu’avec un tout petit nombre de gens, ceux qui m’apportent le plus de choses. Dommage qu’ils soient si rares.
Solitaire...16/06/2005Moi seul
Oui, c’est un groupe préfabriqué. Oui, il est certain que les organisateurs de « Popstars » ont fait ce programme dans un but lucratif. Oui, elles ont des défauts. Oui, elles manquent d’authenticité puisqu’elles sont prises dans une machine marketing.
Mais voilà, le fait est que les goûts sont subjectifs et que, même si d’autres artistes dirigent tout de A à Z et créent quelque chose avec leur voix, le résultat me plaît moins, me parle moins, me touche moins que ce que font d’autres produits. Doit-on porter des vêtements de créateurs parce que Diesel ne fait que du commerce ?
On dénonce toujours les effets nocifs de la télé-réalité et ses causes (abrutir la masse, faire de l’argent…) Nia nia nia. Il faut arrêter de se voiler la face et de se la jouer anti-conformiste parce qu’un maillon de la chaîne est corrompu. Bon nombre d’entre vous se passionnent pour des hommes politiques qui le sont bien plus que des produits musicaux. Sauf qu’au moins, et même si vous avez du mal à le croire, ces produits peuvent donner du plaisir à d’autres. Ce n’est pas parce que vous n’aimez pas la pipe qu’il faut l’interdire aux autres ! Alors arrêtez, parce que vous savez pertinemment que, de nos jours, tout est basé sur l’argent. Par contre, je doute sincèrement que cinq filles se feraient chier à passer des castings pour faire un métier qui est nettement moins facile qu’on ne croit et pour se faire bouffer leur fric par la machine qui les emploie si elles n’avaient pas une passion pour la chanson derrière.
Mais parlons d’elles plus en détails, chose que pas mal de leurs détracteurs sont incapables de faire. En général, les gens restent coincés dans leurs préjugés, considèrent que parce que c’est préfabriqué c’est de la merde. Comme je dis toujours, il faut écouter avant de juger pour savoir si l’on aime vraiment ou pas.
Toutes les cinq ont une voix intéressante, et si j’apprécie la justesse et la force d’Alexandra, je suis plus sensible à l’émotion de Lydy et à l’interprétation de Claire. Parce que oui, il n’y a pas de doute, quand je les écoute, je ressens clairement quelque chose. Par contre, je trouve que Marjorie gueule trop et que Coralie, bien que son timbre soit beau, est totalement inexistante vocalement (elle a, il me semble, moins de capacités que les autres).
Musicalement, je les trouve excellentes. Je n’y peux rien, les sons electro utilisés dans bon nombre de leurs chansons sont ceux qui me donnent systématiquement envie de me trémousser. Je me rappelle que « Toutes les femmes de ta vie » me rendait tellement dingue que j’en sautais de joie sur mon mec de l’époque… Je suis comme ça, quand une musique me plaît, elle me rend euphorique.
Il est clair que les deux premiers albums sonnent commercial et marketing. Le premier était un challenge puisqu’en un laps de temps très court il a fallu former des non professionnelles de la chanson. Pari réussi et le résultat a été bien plus haut que mes espérances. Le deuxième, « Retiens-moi » a sonné comme une recherche musicale puisque les filles ont utilisé plus de registres différents. J’avoue que j’ai trouvé l’irruption du R’n’B assez fausse et uniquement mise là pour satisfaire aux exigences de la mode.
Quand Angelounet m’a dit qu’elles avaient sorti un nouvel album, je l’ai acheté de suite et en suis tombé fou fou fou amoureux. Musicalement, les L5 ont donné une réelle couleur à leurs chansons, il y a une cohérence au sein de « Turbulences » qui n’existait pas dans les deux précédents. Le côté pop/electro a été clairement adopté, pour mon plus grand plaisir. Et à ma grande surprise, elles ont gommé leurs défauts vocaux : Marjorie gueule moins, Alexandra est plus douce et Lydy a cessé de rugir. Sans parler de la jaquette nettement plus travaillée.
Au final, de l’avis de tous les fans et mêmes des critiques, « Turbulences » est leur meilleur album. Plus personnel, plus artistique, plus authentique.
Mais voilà, le conte de fée qui fonctionnait malgré l’aspect commercial a cessé. Leur premier single, « Déconnecter », n’a même pas été commercialisé. Les L5 sont boycottées par les radios. Et ce malgré toute la promo faite autour. Comme quoi, on se plaint que ce n’est pas personnel, pas de qualité, etc, mais quand on donne aux gens quelque chose de meilleure qualité et personnel, ça marche moins…
Je pense qu’elles souffrent d’un problème d’image. Les gens conservent l’étiquette « Popstars » dans la tête et considèrent que ce n’est qu’un produit de merde pour les gamines. Seulement voilà, les gamines n’aiment pas nécessairement la pop/electro proposée dans le dernier album, et ça ne m’étonne pas, parce qu’elles ne sont pas du tout la cible. Résultat, personne n’achète.
Devant l’échec de « Déconnecter », les L5 ont sorti cette semaine une version remixée de la chanson « A ta liberté », et bien que ça ne passe pas en radio, ça marche ! Deuxième meilleure entrée de la semaine, ça a relancé les ventes de leur album. C’est une bonne nouvelle, mais vont-elles réussir à maintenir leur carrière ?
Je me doute bien qu’il y a de fortes chances que ce soit la fin, et je le déplore vue la qualité du dernier opus. Mais les lois du marketing et de la subjectivité sont impénétrables, et j’accepte tout à fait que d’autres n’aiment pas. Enfin, tant qu’ils ne sont pas b(i)aisés par ce qu’ils croient être leur sens critique et leur bon goût…
Je me doute que cet article va encore me faire passer pour une tapette superficielle auprès de ceux qui ne savent pas me lire. Mais après tout, ne dit-on pas que le sens réel des textes n’apparaît qu’à une élite assez intelligente pour le comprendre ?
Tant pis si j'ai l'air d'une Blonde gamine. Moi, au moins, je ne suis pas fermé d'esprit.
15/06/2005Société de Protection des BitesMoi, Jonathan Diabolito, déclare aujourd'hui la création de la Société de Protection des Bites.
Je m'insurge contre les maîtresses qui interdisent aux petits garçons de montrer leur zizi à leurs copains. Pourquoi ? C'est naturel après tout ! Si tu crois que quand tu te caches tu évites que ton dieu se fâche...
M'enfin comme je suis un garçon discipliné et obéissant, depuis qu'elle m'a fait promettre de ne pas le montrer, je ne le montre plus !
En revanche, je garantis solennellement l'anonymat des bites qui me sont régulièrement envoyées pour compléter ma collection. Et j'en attends toujours d'autres... Mais je dis ça comme ça, en passant.
Vive la Bite ! 14/06/2005La Blonde rentre dans le métro« Bonjour, je voudrais un carnet de timbres s’il vous plaît. »
Ca m’apprendra à dormir deux heures. La guichetière s’est bien foutue de ma gueule, et j’ai mis du temps avant que mon erreur n'arrive au cerveau. Ca m’aura au moins fait sourire alors que je stressais d’être en retard. 13/06/2005Circle of Life
Il est de ces moments qui sont charnières, de ces moments qui marquent la fin d’une vie et le début d’une autre. Ces périodes font partie de celles qui me fascinent le plus et qui engendrent en moi de profonds bouleversements.
Dans ces moments-là, je n’ai qu’une envie : écrire. Sauf que, ces derniers temps, l’inspiration me fait défaut. Cette fois-ci, j’ai le souffle coupé par tant de souvenirs. J’ai des dizaines d’idées plus ou moins originales pour mettre en scène la littérature des jours passés et à venir. Mais je n’ai pas envie de céder aux caprices de mon imagination élitiste.
Mon Ange est venu une semaine entière à Londres. Le séjour s’est déroulé encore mieux que je ne l’avais imaginé. Notre complicité est grandissante, notre amour naissant, notre désir exponentiel. Je me délecte de son corps et de son âme. Je bénis son cœur. Je jouis de ses yeux glacés que je devine brûlants lorsqu’ils sont fermés et que seule sa voix dévoile leur crépitement.
La seule ombre au tableau de notre relation réside dans les disputes qui éclatent sans prévenir. A chaque fois, tout s’écroule dans ma tête et je remets tout en cause. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que ces différends sont ceux qui nous sépareront dans quelques années. Lui voit plutôt ces tempêtes comme des mises au point qui n’auront plus lieu d’être quand nous nous connaîtrons suffisamment.
Avec lui, je ne suis plus le même. Nous nous sommes levés tôt presque tous les jours et avons profité de la capitale bien plus que je ne l’avais fait jusqu’à présent. Et, à ma grande surprise, je n’ai aucune frustration mais la drôle d’impression que je pars au bon moment. Alors que ce n’est certainement pas le cas, il me semble que j’ai fait le tour de ce qu’il m’était possible de faire ici. Après quelques clubs et bars avec mes colocs, j’ai marché dans bon nombre de rues, piétiné dans beaucoup de musées, léché pas mal de vitrines, mangé dans différents restos et soupiré dans certains théâtres avec mes amours. Je reste convaincu que pour profiter de cette ville, il faut absolument vivre plus près de centre que je ne le suis l’étais.
Alors voilà, c’est la fin de cette aventure. Il y a neuf mois, je débarquais bourré d’espoirs et de craintes. Aujourd’hui, je quitte cette île qui aura vu couler beaucoup de mes larmes… Je ne regrette rien. L’expatriation est une expérience plus difficile que je ne pensais, mais elle en valait vraiment la peine. J’ai appris beaucoup plus sur moi-même et sur les autres, j’ai énormément grandi. Il a fallu faire des sacrifices parfois douloureux.
Je n’oublierai rien. J’ai des centaines de mails, de rares cartes, des milliers de photos et vidéos qui figeront à jamais tous ces moments de vie. Mes sacs sont énormes. Ma chambre vide.
La nuit se termine ; j’avais oublié qu’à l’aube le soleil pointe dans ma chambre. Puisque tout est en ordre, il est pour moi l’heure d’aller me coucher. J’ai hâte. Je file vers un nouveau moi, avec un autre sourire que celui que je croyais avoir. Le sien.
04/06/2005C’est Manu qui l’a dit
« Vomir, c’est comme accoucher, parce que tout ton corps veut éjecter quelque chose. »
« Pour moi, t’es pas sexué, t’es comme Ken avec le slip incrusté. » 03/06/2005Projets
Impossible de dormir, encore et toujours. Je m’étais réveillé à 08 h 00, mais rien à faire, quand vient la nuit et malgré la fatigue, je ne dors pas. Alors tant pis, qu’il en soit ainsi. C’est déprimant, mais c’est la vie… Angelounet sera là dans quelques jours, peut-être qu’avec lui je dormirai mieux.
Ca a été comme ça toute ma vie, ça le sera donc toujours. J’en viens à remettre en cause mon idéal de vie : contrairement à beaucoup de gens, je veux travailler avec des horaires très fixes. Mais si je ne dors pas la nuit, ça ne va pas être évident. Faut peut-être que je bosse de nuit, ou que j’aie des horaires plus souples…
Dans le même genre, j’essaie de trouver quoi faire cet été. J’ai envoyé bon nombre de candidatures pour faire un stage, mais je n’ai aucune réponse alors même que mon profil correspond tout à fait. Cool… Va peut-être donc falloir que je bosse ce foutu mémoire, mais en plein été, ça ne va pas le faire du tout.
Et l’année prochaine, donc, alterner stages et rédaction du mémoire. A moins que je ne trouve une solution à tout ça. Pourquoi ne pas attendre que mon Ange ait fini ses études et soit riche pour devenir le parfait homme au foyer ? J’ai pas besoin d’un bac + 5 pour ça ! 02/06/2005Porcelaine
Ma mère m’a toujours dit que j’étais aussi doué qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. J’ai toujours su que c’était vrai. Je réalise juste que nous sommes tous des éléphants. Tout comme les enfants naissent purs et sans névroses (do they ?), les vases du magasin sont d’un blanc immaculé et sans failles. Mais plus les éléphants que nous sommes circulent dans les allées, et plus les vases se prennent des coups de queue meurtriers ; même quand ce n’est pas voulu. Quand on les achète et les remplit de fleurs coupées, ils se tâchent de sang, et finissent un jour par exploser.
Le seul moyen de garder un vase intact est de ne jamais y toucher et de le laisser derrière une vitrine où tout le monde pourra admirer sa perfection. Mais un vase enfermé ne revient-il pas à mettre un animal en cage ? 01/06/2005Moins DeuxUne nuit blanche de plus. Pas pris de somnifère, donc pas dormi du tout. Ce qui est étonnant, c’est que, sur le coup, ça me donne une énergie folle et me permet d’accomplir tout plein de choses pendant quelques heures. Et puis, au bout d’un moment, l’épuisement prend le pas sur le reste.
J’ai profité de mes derniers moments d’énergie pour aller à White Cube, une petite galerie d’art moderne, où j’ai découvert Tracey Emin. J’ai été touché par son travail intitulé « When I Think About Sex… » Je trouve qu’elle arrive facilement à faire passer une émotion. Au départ, et comme toujours en fait, j’ai eu du mal à me mettre dedans, mais quand on en a fait le tour, ça prend tout son intérêt. Et je n’ai pas été surpris d’apprendre qu’elle avait été violée.
Je suis rentré épuisé. Je voulais passer mon coup de fil quotidien à Angelounet, mais il n’était pas là. Je devais passer la dernière soirée avec mes colocs, mais à peine me suis-je allongé sur mon lit que je suis parti dans d’autres sphères. Et malgré tous les rêves que j’ai fait, j’ai bien dormi.
C’est donc la première fois que je me réveille à 08 h 00 après une nuit de onze heures. Ca fait du bien, même si je me sens encore fatigué. J’ai donc eu le temps de dire au revoir à deux de mes colocs qui s’en vont aujourd’hui. C’est terrible de les voir partir. Ma coloc japonaise nous a tous laissé un souvenir. J’en ai encore plus gros sur la patate. Et je ne peux pas m’empêcher de chialer un petit coup.  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |