29/07/2005Ceux qui citent« Ton blog, c’est le nutella de GA, t’écris tellement qu’on pourrait tartiner. » (Mister Patate)
« Je t’ai trouvé un surnom : Lassie. T’es une chienne, mais t’es fidèle. » (Bip)
« - C’est quand même mieux de bouffer le cul de son mec que du premier inconnu qui passe.
- Au moins tu sais ce qu’il a mangé. » (Jona & Bip) 28/07/2005JJLa vie au boulot continue son cours. J’ai fini mon premier livre, rédigé avec beaucoup plus de facilité que je ne pensais ma première critique, en réussissant à coller parfaitement à l’esprit du site. J’ai hâte d’en écrire d’autres et de voir mon nom publié.
Par contre, j’en ai de plus en plus marre… Les trois quarts des tâches à effectuer sont très basiques ; la plupart des stagiaires ont un niveau d’éducation supérieur alors que ce que nous faisons tous ne requiert aucune force intellectuelle. Mis à part un bon niveau en orthographe, j’ai la sensation que je ne sers à rien, enfin si, justement, je leur sers trop, mais moi je n’apprends déjà plus rien. Je pensais que le principe du stage était justement de faire des choses intéressantes ? Je ne vais pas rester longtemps ici… 26/07/2005Des couilles et des hommesLa bite, la bite, la bite… C’est bien beau d’avoir une bite, encore faut-il avoir des couilles. On parle tout le temps de la bite, on fait honneur à sa position de Reine, mais il ne faudrait pas en oublier le trône où elle est posée ! Parce que sans les couilles, la bite ne serait peut-être qu’une tige sans grand intérêt. Ainsi, il est bien beau de s’occuper du monstre, de le polir, le mouiller ou le ranger, mais il ne faut pas négliger les coucougnettes !
Chez certains mecs, elles sont très sensibles. Trop même. Il y en a qui ne veulent surtout pas qu’on les touche, de près ou de loin. Suce-moi, mais évite de me caresser les boules, ça me déconcentre. Bon. La plupart des mecs, en général, aiment bien qu’on les titille un peu quand même. Ca part des chatouilles à la langue qui s’y attarde, voire même un gobage en bonne et due forme.
Et il ne faut pas oublier que leur position est stratégique : de la bite aux couilles, des couilles à la bite, en passant par les cuisses, et pour les plus téméraires, on passe entre les cuisses pour goûter à des plaisirs indicibles…
Moi, ce qui me fascine le plus dans les couilles, c’est qu’elles vivent. Nan mais c’est vrai, j’ai découvert il y a quelques années que dans certaines conditions, elles bougent ! Certes je savais qu’elles avaient tendance à changer de consistance (toutes gonflées au sortir de la piscine et dégonflées quand elles fondent au soleil) mais j’avais été surpris de voir que si on caresse l’intérieur de la cuisse, elles remontent les coquines ! Dingue.
Certaines ont aussi des particularités. Ca va du grain de beauté (j’en ai un !) à une couille en moins ou en plus. Je ne sais pas trop à quoi ça sert, je n’en ai jamais vu, j’attends là aussi des photos pour le coup. Moi, ma particularité, découverte par Angelounet, c’est la couleur des poils de mes couilles (si on m’avait dit, un jour, que j’écrirais ça, je n’y aurais jamais cru). En effet, si la couleur générale de mes poils est le châtain, il s’avère que les poils de mes couilles sont… blonds. Et pas comme du duvet, non non non. De longs poils blonds, bien épais. Un peu comme la décoloration de Steevy à sa sortie du Loft, mais en nettement moins dru, je vous rassure. Il y en a qui les aiment tout épilées, moi, à vrai dire, je m’en branle.
Ce week-end, j’ai appris quelque chose d’intéressant. Il paraît que selon la manière dont on tient les couilles pendant que l’on s’occupe de la bite, on a de grandes chances de faire jouir son partenaire en moins de deux. Non pas que je veuille baiser comme un lapin, mais bon, vous savez comment c’est, après trois heures de ramonage, qu’on commence à avoir des crampes, ça peut être utile. Et, pour le plaisir de son chéri, il faut toujours être dévoué !
Voilà, l’injustice est réparée, je leur ai rendu la place qui leur était due. Mais dans mon… cœur comme dans la vie, elles seront toujours derrière la bite.
 25/07/2005Nouveau monde
Aujourd’hui, au boulot, j’ai eu l’impression que ma tête était prise dans un étau. J’avais pourtant bien dormi cette nuit. L’ambiance générale était bien plus calme, peut-être à cause du retour de la directrice. Il n’y avait quasiment pas de blagues. Moi, je n’avais qu’une envie : rester dans mon coin et en finir le plus vite possible. J’ai tout de même essayé de sympathiser un peu, mais sans grand succès. Je pense qu’il va m’être plus difficile de m’intégrer que je ne pensais. Certains sont déjà de bons copains, et je sens bien que mes goûts sont en décalage avec ceux de mes collègues. Non pas que je n’aime pas ce qui leur plaît, mais tout simplement parce que je sens d’ores et déjà qu’ils ne tolèreraient pas mes digressions culturelles… De plus, je ne peux pas vraiment sympathiser avec quelqu’un qui ne connaît pas mon orientation sexuelle. J’y accorde certainement trop d’importance, mais tant que ce n’est pas officiel, je ne me sens pas moi-même. Et parler de son homosexualité au travail, ce n’est pas toujours chose facile.
Je reste quand même de bonne humeur. Même épuisé, je suis toujours content d’aller bosser. J’adore cette sensation que je me plonge totalement dans un monde qui n’est pas le mien, d’apprendre à l’apprivoiser, de faire mes marques, d’avoir un millier de possibilité qui s’offrent à moi. Si travailler se transforme vite en une prison, c’est pour l’instant un moyen de m’évader et de découvrir d’autres choses. Avoir tant de livres à ma portée est un réel plaisir. Moi qui avais toujours voulu vivre dans une Fnac pour pouvoir lire tout ce que je voulais, mon vœu a plus qu’été exaucé. Ne reste plus qu’à acquérir le pouvoir de lecture hyper rapide de Superman. 22/07/2005Jeune PadawanMa première semaine de stage a pris fin, me montrant le métier de rédacteur culturel sous une lumière différente chaque jour. J’ai ainsi pu l’apprécier de mieux en mieux. En effet, après deux jours de familiarisation avec les logiciels, Spice Yoda, la responsable de rédaction et donc ma supérieure hiérarchique, m’a affecté à des missions bien précises. A présent, c’est moi qui gère seul mon emploi du temps et les tâches qui me sont affectées, chose que j’apprécie. De plus, c’est moi qui m’occupe des commandes pour la rentrée littéraire, donc je choisis les ouvrages qui m’intéressent et je téléphone à toutes les éditions. Me voilà presque secrétaire cette année encore ! J’adore ! Je suis bien content d’avoir un téléphone, parce que je peux contacter qui je veux, quand je veux… Gniark gniark gniark !
Je suis en fait bien plus libre que je ne le pensais. Certains stagiaires font des horaires de tarés, mais d’autres glandent beaucoup plus ; à chacun de voir ce qu’il veut faire. Ca m’a soulagé d’un poids de m’en rendre compte, et si j’arrive tard ou si je pars tôt, ça ne pénalisera personne. Cool. Reste que j’ai quand même un minimum de conscience professionnelle.
L’ambiance évolue elle aussi dans le bon sens. Je me sens plus à l’aise avec quasiment tout le monde, mais surtout avec Spice Yoda, je dois l’avouer, vu qu’elle est toujours en train de dire des conneries. Tout le monde plaisante et se vanne sans cesse ; et c’est ainsi que je me suis retrouvé avec le fond d’écran de Star Ac’ 3 alors que je vanne sans cesse ma chef en lui disant qu’elle est vieille. Qu’est-ce que je suis drôle.
Et pour couronner le tout, j’ai bien dormi cette nuit encore, mais sans somnifère cette fois ! Comme quoi, parfois, on n’a pas besoin de grand chose pour se sentir bien. 21/07/2005Larmes d'amourPremière séparation (physique, uniquement) avec mon chéri depuis quelques jours. Nous nous sommes retrouvés hier pour aller voir un spectacle qui a été annulé (pour une fois qu'on gagnait quelque chose !) et avons marché à la recherche d'un autre (qui, au final, ne m'a pas franchement plu). Pendant tout ce temps, nous avons parlé de tout et de rien, nous sommes chamaillés comme deux chats, et sommes enfin rentrés chez moi.
Et là, ça a été merveilleux. Pour contrebalancer mes idées négatives, il m'a écrit une carte d'amour qu'il a jointe à un sac plein de cadeaux. Comme il le dit lui-même, plutôt que de nous laisser envahir par le côté obscur de la force, il a retourné les choses avec humour. C'est ainsi que je me retrouve avec toute la panoplie de Grincheux, l'un des sept nains de Blanche-Neige ! Quand j'ai lu ce qu'il m'avait écrit, j'ai fondu en larmes tellement il m'a ému. Ca m'a donné une envie folle de lui et je peux vous dire qu'on s'en est donné à cœur joie.
J'avais pris le soin d'ingurgiter une petite pilule pour m'endormir ; et c'est avec des larmes d'amour que j'ai sombré dans le sommeil, très rapidement et paisiblement.
Ce matin, je suis arrivé en retard au boulot, mais je m'en foutais royalement. J'avais le sourire aux lèvres et des étoiles plein la tête, parce que je suis amoureux de l'homme le plus adorable. Il est toujours là pour me rendre service, pour s'adapter, pour m'aimer. De mon côté, les bonnes résolutions sont de sortie, et je vais appliquer certains des conseils laissés dans les commentaires : autant me servir de ces disputes pour essayer d'en tirer quelque chose de positif et d'avancer.
 20/07/2005Répétition d'un même thèmeMes insomnies continuent, encore et toujours. Je pensais que de bosser et de ne pas avoir d'autre choix que de me lever tôt tous les jours me recalerait. Eh bien non, après cinq jours où j'ai dû me lever tôt, rien à faire, je mets entre une et deux heures à m'endormir. Chaque matin, j'ai les yeux qui me brûlent ; chaque soir, leur flamme ne s'éteint pas. J'évite de prendre trop souvent des somnifères, mais là, ce soir, j'en prendrai un quand même parce que j'en ai marre. Tous les remèdes contre l'insomnie fonctionnent deux ou trois fois et stoppent ensuite leurs effets bénéfiques. J'ai tout tenté !
Au moins, ce soir, je vais bien dormir. Et pas tout seul. 19/07/2005Ceux qui aimentCe qu’il y a de bien quand on travaille, c’est que ça nous occupe l’esprit et évite ainsi que l’on pense à nos tracas. Je n’ai donc pas pensé à mes problèmes avec Angelounet entre le moment où je suis parti de chez moi et celui où j’ai quitté le boulot. Pourtant, nous nous sommes écrits de longs mails pour parler de nous (solution plus facile pour moi que de le faire à l’oral).
Il m’a en effet écrit un mail positif sur notre relation, chose dont j’avais besoin. Puisque je suis du genre à tout voir en noir tout le temps, il est important que lui positive pour me faire voir la face éclairée de nous. Il apparaît que même s’il souffre lui aussi de nos engueulades, elles n’occultent pas tout le bon que nous vivons. Il arrive à relativiser les choses. Moi, le problème, c’est que chacune de nos disputes me blesse profondément ; et je ne peux les oublier que s’il se passe un long moment sans aucune tension. Or, comme il y en a toujours un minimum, ça s’accumule dans ma tête sans que je puisse m’en libérer. Et même si je reste totalement conscient de ce qu’il m’apporte (je n’ai jamais rencontré quelqu’un avec qui je peux partager autant de choses), les pions noirs balayent les blancs sur l’échiquier de notre vie. Les blancs sont là, mais hors du plateau, loin de l’attention.
Ce que je me demande, c’est pourquoi ? Est-ce que je me prends la tête et suis assailli par les doutes parce qu’une fois passée l’euphorie du début, il s’avère que nous ne sommes pas faits pour être ensemble ? Ou est-ce que c’est mon côté scorpion (par exemple) qui me pousse à tout détruire comme ça a été le cas avec mes ex ?
La suite au prochain épisode. 18/07/2005Premier jour de stagePas de tout repos ! Je suis épuisé vu que, comme on pouvait se l’imaginer, je n’ai pas assez dormi la nuit dernière.
Premières impressions : décevant. J’ai passé la journée à rentrer des livres dans la base de données. Ca n’a rien de créatif vu qu’on se contente de recopier ou très vaguement reformuler ce qu’ont écrit les éditeurs ou les autres sites. Même être secrétaire était plus intéressant. Mais bon, j’apprends petit à petit et sûrement que ça deviendra mieux par la suite.
Par contre, je reste choqué par le système que représentent les stages. En effet, je me suis rendu compte que tous les employés de ce site étaient des stagiaires ! Il n’y a en fait que trois employés ! Les bâtards… Et malgré ça, tout le monde fait des horaires de ouf. Moi qui suis arrivé super tôt, je suis quand même parti super tard. Ca change de mon boulot de secrétaire à l’Hygiène l’année dernière.
Les conditions de travail ne sont pas les meilleures non plus vu qu’on est dix dans la même pièce. Avec cette chaleur, je peux vous dire que ce n’était pas franchement agréable. Par contre, il y a une bonne ambiance ; j’espère que je vais vite dérider mes fesses et ne plus être timide comme je l’ai été aujourd’hui (mais vu que tous les mecs semblent hétéros, ce n’est pas gagné).
Par contre, le gros avantage de ce stage, c’est que je peux avoir tous les livres que je veux gratuitement (j’en ai commandé quelques-uns pour la r*ntré* l1ttéra1r*) et que mercredi soir je vais voir un spectacle gratuitement. Reste plus qu’à trouver le moyen de ne pas finir trop tard, mais quand on bosse en équipe, c’est pas évident. Je peux peut-être pousser mes collègues à la rébellion… 17/07/2005Wishes
Je voudrais que demain, mon premier jour de stage se passe bien. C’est idiot, mais ce que je redoute le plus est le moment du déjeuner, car c’est celui où il faut se montrer sociable.
Je voudrais être moins timide et de ne pas me sentir mal à l’aise quand je passe un week-end avec les amis de mon Ange. Ne pas me sentir seul et en décalage. Ne pas avoir à toucher les bites de tous les mecs pour m’insérer dans leur groupe.
Je voudrais avoir un sommeil facile et réparateur, m’endormir quand je le veux et ne pas souffrir de ne pas dormir assez.
Je voudrais que les tensions avec Angelounet s’effacent, que les engueulades cessent, que la tendresse soit seule maîtresse de notre relation.
Je voudrais que les doutes disparaissent. Ne pas sentir ma poitrine se déchirer quand j’essaie de dormir. Ne pas avoir les larmes aux yeux quand je m’en vais.
Je voudrais qu’il subsiste plus que des cendres des étoiles qu’il avait fait naître.
Je voudrais… 11/07/2005Programme estival
Après des semaines d’hésitations, questionnements et recherches en tous genres, je sais enfin quel avenir se profile pour les mois prochains.
Malgré la réforme LMD et grâce aux mails échangés avec ma directrice de recherche, j’ai obtenu le droit de n’avoir que mon mémoire à rédiger en redoublant ma Maîtrise, et ne pas avoir à me taper tous les cours rajoutés par cette réforme, qui sont, à mes yeux, très justes pour les autres, mais pas du tout adaptés à mon cas.
Je comptais donc entamer les recherches sur mon mémoire cet été. Sauf que, un site Internet m’a contacté pour me rencontrer. Ils m’ont fait passer des tests de rédaction et des tests d’orthographe (cette dernière est, paraît-il, au-dessus de la moyenne, hé hé) et ont décidé de m’engager pour trois mois. Me voilà donc officiellement en stage : rédacteur culturel ! Ca tape la vache !
Je suis très content d’intégrer une équipe jeune et dynamique, d’avoir accès à des événements culturels et de pouvoir enfin mettre à profit mes capacités rédactionnelles tout en ayant des responsabilités. Tout ça pour un site qui comptabilise un grand nombre de visiteurs… C’est la fête !
Par contre, il ne me reste donc plus qu’une semaine pour faire tout ce que j’ai à faire d’ici là. Parce que les retrouvailles avec son chéri, c’est plus qu’agréable, mais va falloir s’organiser maintenant. 09/07/2005Le passage
De retour après deux semaines d’absence. Deux semaines de vacances, de voyages, de discussions, de réflexions. Et me voilà de retour au bercail, prêt à tout.
Je suis donc parti avec Manu, en voiture, à Saragosse, là où elle a passé cette dernière année. Afin qu’elle puisse récupérer toutes ses affaires (l’équivalent du stock des Galeries Lafayette) nous y sommes allés en voiture. Oui, ça fait un long trajet (1500 km) alors nous avons à chaque fois fait une petite pause en Ardèche, dans la maison de sa grand-mère.
Les vacances étaient sympas, bien que je n’aie pas eu la sensation d’en profiter autant que j’aurais voulu vu qu’il n’a pas toujours fait aussi beau et chaud qu’on l’aurait voulu, vu qu’on a dû consacrer plusieurs jours à voyager et déménager, et enfin vu que j’ai été une fois de plus emmerdé par mes insomnies.
Le séjour m’a permis de réfléchir sur plusieurs choses. D’abord, les relations en général. J’ai rencontré (ou plutôt revu) des gens que j’ai vraiment beaucoup appréciés. Mais mon naturel pessimiste m’a renvoyé mes difficultés relationnelles à la gueule en ce sens qu’à la place de Manu je n’aurais pas autant sympathisé avec les gens. C’est comme ça, j’ai complètement perdu la foi en l’être humain. Je continue de me lasser et de trouver que quasiment personne n’en vaut la peine. Ce n’est pas franchement la vision la plus agréable de la vie, mais qu’y puis-je si je ressens les choses ainsi ?
Ensuite, ça m’a permis de prendre le recul dont j’avais besoin face à Angelounet et notre relation. Les derniers jours passés ensemble avaient été tendus et je n’arrivais plus à positiver. J’ai eu beaucoup de mal à réamorcer la machine dans le bon sens. Je voyais tout en noir, je m’étais démotivé, fermé. Et puis, à force de discussions, de longs mails que j’ai pu lire, je me suis de nouveau laissé gagner par son souffle divin. Et j’peux vous dire que là, je n’ai plus qu’une envie, me blottir dans ses bras !
Ainsi, à peine rentré, je vais passer le week-end sur son nuage avant de décider de l’avenir de mon été et de l’année scolaire qui arrive. 01/07/2005Un instant
Il est dans une boîte enfumée. Ils sont tous entassés, chantent, dansent, boivent, transpirent. La musique rythme plus ou moins leurs mouvements. Tous ont le sourire aux lèvres, tous oublient tout, l’espace d’un instant. Tous sauf lui. Autour, c’est bruit et vitesse. Dedans, c’est silence et lenteur. C’est ce mec, accoudé au bar, qui noie son chagrin dans un verre, seul. C’est cet autre, entouré d’amis, qui fait semblant de s’amuser alors qu’il n’en a pas envie. Ou celui qui s’éloigne de la boite pour prendre l’air, et qui s’en va, sachant qu’il ne les verra plus jamais.
C’est quand on est deux qu’on est seul au monde. J’adore regarder les couples qui, en soirée, s’enlacent chaudement et font abstraction du monde autour. Je les ai toujours détestés car jalousés. Et je me suis retrouvé à leur place. Des lèvres dans le cou qui remontent pour se frayer un chemin dans la bouche de l’autre. De baiser en léchouille, de caresse en frottement, le désir monte et mouille. Ils peuvent bien nous voir, tout autour, je m’en fous, je vis.
Je me souviens surtout de ces instants uniques, ceux du premier baiser, donné dans l’intimité. J’aime me souvenir du dernier, le premier donné à Angelounet. J’aime m’y raccrocher. Il fait noir, nous sommes dans son lit, dans les bras l’un de l’autre. Je sens son cœur qui bat, et je décide de l’embrasser, de faire basculer notre relation d’amitié à amour. C’était la première fois que je faisais le premier pas, et je n’oublierai jamais cet instant d’hésitation, celui où l’on retient son souffle avant de s’unir à l’autre. Un baiser d’éternité.
« Et Rose, elle a vécu ce que vivent les roses l’espace d’un instant. » |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |