27/08/2005LauriersIl y a quelques scènes, quelques mots qui m’ ont cette semaine prouvé que j’étais sur la bonne voie. En réaction aux louanges que j’avais fait sur sa pièce, un metteur en scène m’a écrit : « Merci pour cette critique magnifique ». Eh bien, mine de rien, c’est très agréable à lire.
J’ai aussi appris que ma chef lisait systématiquement toutes mes critiques. Elle a dit, probablement plaisantant à moitié, que c’était pour voir si je ne faisais pas d’erreurs. En même temps, elle m’a confié l’analyse de la critique d’une nouvelle lectrice extérieure. Et pour juger, il faut déjà être bien armé…
En outre, à la lecture d’une de mes critiques, elle s’est exclamée : « T’as pas l’air comme ça, avec Star Ac’ et tout ça, mais t’es intelligent en fait. A cause de toi, j’essaie maintenant de comprendre ce qu’il peut y avoir de bien dans ce genre d’émissions. »
Et là, c’est une grande bataille que j’ai gagnée. 26/08/2005Boules Angerie
Mardi, j’ai déjeuné avec Spice Yoda, ma chef, et Nic, un collègue auquel je n’avais pas vraiment fait attention jusqu’à présent. Et là, je me suis rendu compte qu’il n’était pas mal du tout ce garçon. Grand brun ténébreux, mal rasé, belles dents, cheveux coupés très courts, boucle d’oreille (à gauche), un peu rocker. Je me suis dit qu’il ferait peut-être un bon quatre heures pour Manu. Au fil du repas et des discussions, j’ai appris que le garçon était maqué et vivait avec sa copine. Bon, bah tant pis… Quelques minutes plus tard, lancés sur une longue discussion concernant l’infidélité, j’ai alors appris qu’il était limite dans un couple libre (« limite » parce que sa copine n’est pas vraiment au courant). Bon, bah il va peut-être pouvoir être le goûter de Manu alors ! Et en continuant, nous avons appris qu’il avait déjà fait un truc à trois avec deux filles… mais aussi avec deux garçons ! L’un dans l’autre, il s’est avéré que le jeune homme était bi. Et là, je peux dire que je l’ai regardé d’une toute autre manière. Un peu comme un gâteau au chocolat dans une vitrine. Gras, bien sucré, qui vous fait saliver d’avance. Mais moi je suis au régime, je ne me nourris que de gâteau au yaourt, et ça me tient bien au corps (il y a une expression en anglais qui correspondrait parfaitement à toutes les nuances que je veux exprimer ici : it fills you up). Ainsi, la pâtisserie ne sera ni pour moi, ni pour Manu (qui n’est attirée que par des mets aux aliments inconnus et mystérieux… pas super pratique).
L’autre soir, je consultais les horaires de RER pour rejoindre ma blondasse chez elle ; et Nic, en voyant que c’était très loin de Paris, m’a dit : « tu devrais prendre un copain qui habite plus près de chez toi. Et qui travaille ici, par exemple. »
Alors là, je m’interroge :
- il se fout de ma gueule ?
- il veut me sauter ?
- il se fout de ma gueule ?
Yaourt. Gâteau au yaourt. Ce sera toujours mon gâteau préféré, et c’est meilleur pour la santé. 22/08/2005Organisation
Ca m’a fait un bien fou de passer tout le week-end seul chez moi. Ca n’était pas arrivé depuis… Londres. Et avec le temps que je passe avec Angelounet et toutes les sorties que j’ai effectuées ces derniers temps, j’avais bien besoin de me ressourcer.
Je suis en ce moment dans une période faste. Envie de plein de choses ! Je n’arrête pas d’assister à des spectacles et pièces de théâtre, de lire des romans, et ensuite d’en faire les critiques. Je me sens de mieux en mieux dans mon stage. Les débuts ont été très difficiles, mais à présent je commence à trouver comment m’y épanouir. Et pour ça, il a juste fallu que je trouve le moyen de réguler mon job et de m’organiser (et de faire moins de tâches robotiques !) Si les missions qui me sont confiées changent régulièrement, je me suis créé un emploi du temps. Chaque jour, je sais ce que j’ai à faire et j’étale mes devoirs en fonction. De plus, plutôt que d’être dépendant des autres quant aux horaires, j’ai décidé de partir tous les soirs huit heures après être arrivé (en comptant le déjeuner, bien sûr). Oui, je sais, j’ai une âme de fonctionnaire ! J’ai besoin de structure et de rigueur, et en un rien de temps, mes conditions se sont nettement améliorées. De plus, il s’avère que je vais devoir interviewer certains auteurs, et notamment un très très connu !!! Je vais me chier dessus, mais le challenge est excitant.
Hors boulot, il faut absolument que je me trouve un cours d’arts plastiques pour cette année. J’ai besoin de m’exprimer d’une nouvelle manière, mais je ne trouve pas encore de cours qui me corresponde. En effet, la plupart proposent des cours techniques alors que moi, si j’accepte la technique, je veux surtout me concentrer sur la création artistique et personnelle… A voir ! 21/08/2005Tourbillon
… ouais j’ai un verre rose, you are the dancing queen, cool un autre verre gratuit, elle était bien cette pièce sur la communication, putain je vais encore grossir, il me soûle, tu veux venir avec nous ce soir, qu’il est laid, life is a mystery, c’est pas grave si j’arrive tard, bonjour je suis rédacteur culturel je ne vous dérange pas, dès que je reçois les romans je vous rappelle, oui moi aussi je mange au Mc Do, un peu décevant le milk-shake de Columbus Café, non j’peux pas ce soir, bon en fait je viens après, euh en fait je vais pas dormir là, y a pas de problème j’avais prévu de partir tard, j’ai faim, je veux bien regarder ça, au moins moi je baise tous les jours, j’arrive dans une heure, je ne dirai rien mais vous avez raison, chais pas, non j’ai pas envie de venir, je rentre chez moi, ouf… 20/08/2005RectificationQuand la vie vous rattrape, on n'a plus le temps d'écrire sur son blog ! C'est fou ça ! Résultat, alors que je fais plein de choses, je n'ai rien pu raconter… Et mon journal n'est plus du tout à la page.
Angelounet a lu le dernier article sous mes yeux, et s'est mis à pleurer. Je me suis senti trop con, je ne voulais pas lui faire de mal… En fait, il n'avait pas conscience que je pensais tout ça alors même que je croyais le lui avoir dit. De plus, il n'était pas du tout d'accord avec moi puisqu'il voyait tout de manière très positive. Ses amis ont aussi été étonnés puisque ce n'est pas l'image que l'on donne. J'y peux rien, moi, je ressens extrêmement souvent les choses ainsi, et peu importe si je parais différent.
Par miracle, tout s'est arrangé naturellement. Depuis plusieurs jours, aucune engueulade, aucune tension, et quand il s'oppose à moi, je le prends mieux. Qu'est-ce qui se passe ? J'en viens à me demander si une part de moi ne fait pas exprès de foutre la merde pour pouvoir ensuite profiter d'une bonne réconciliation… 15/08/2005Territoire foncéLa situation n'est pas la meilleure entre Angelounet et moi. En effet, il est dur de combattre ma négativité et alors que j'espérais que sa béatitude s'opposerait efficacement à moi, c'est le contraire qui se produit : il se laisse gagner par mon mal-être. Les tensions sont toujours bien présentes et les rancoeurs s'accumulent. Résultat, il est lui aussi de moins en moins câlin et il me semble qu 'il fait de moins en moins d'efforts. La réalité de mon cœur ne l'aide pas non plus vu que je lui fais régulièrement comprendre que chaque dispute m'éloigne un peu plus de lui. J'ai parfois l'impression d'étouffer parce que je laisse tout tomber tout le temps pour aller chez lui. Hors de mon couple, je n'ai quasiment aucune vie. "C'est quand on est deux qu'on est seuls au monde" disait ma prof de lettres. Et quand je ne dors pas avec lui, il me manque… On s'engueule trop, et ça nous bouffe. Ce n'est pas de ça dont j'ai besoin.
"Serre moi
Si aimer c'est aussi se retenir
Serre moi
Je veux m'enfuir
Serre moi
Etouffe moi d'amour avant le pire
Serre moi
Que je respire"
Jenifer, Serre-moi. 12/08/2005Boh-LantaWeek-end de trois jours, qu'est-ce que c'est appréciable ! Quand je suis déjà en vacances je déteste les jours fériés, mais là je me dis que j'aimerais bien qu'il y en ait un par semaine. Je suis fait pour travailler à mi-temps moi… Chéri, dépêche-toi d'être riche ! :p
La semaine n'a d'ailleurs pas été de tout repos. Comme prévu, la présence de la directrice, Charlotte Corday, dans la même pièce que nous, même si elle n'est pas méchante, a complètement changé l'ambiance. Alors qu'avant nous travaillions en musique et en blaguant constamment, on pouvait entendre les mouches voler. De plus, ce que nous avons eu à faire était on ne peut plus rébarbatif puisque nous avons corrigé tout ce qui n'allait pas sur le site. Sans rentrer dans les détails, je peux témoigner : c'était très chiant. J'ai quand même eu l'occasion d'écrire deux nouvelles critiques. Y a pas à dire, j'adore ça.
Par contre, il apparaît de plus en plus clairement que les employés se divisent en deux groupes. Il faut savoir que si nous sommes tous stagiaires, il y a quand même quelques irrégularités dans les salaires. Outre les trois personnes qui perçoivent un vrai salaire, l'une d'entre nous, Edna Bacca, gagne le double des stagiaires parce qu'elle a dû être embauchée à un autre titre que celui de stagiaire. Lorsque le stage de Lili Choumpf a pris fin, elle a alors demandé le même statut (et surtout, le même salaire) qu'Edna. Charlotte a augmenté le salaire de Lili de 60 euros… autrement dit : une broutille. Résultat, Lili est dégoûtée, et a entraîné dans sa révolte trois autres stagiaires. Sauf que, au lieu de se révolter contre la directrice, elles le font contre Edna ! Rien n'est clair, et moi, naïf, je n'avais rien vu… Mais le fait est que tous les midis, la bande à Lili part manger dehors, et les autres ne sont pas invités.
Et moi, me voilà pris là-dedans. Personnellement, je me fous qu'Edna gagne plus d'argent, au contraire, je trouve ça très bien pour elle (et, j'avoue, j'aime bien l'idée que Charlotte crache son argent). J'apprécie tous mes collègues, et je n'ai certainement pas envie d'être catalogué dans un clan ou dans un autre. Sauf que, malgré moi, je me retrouve en fait avec celui d'Edna (par fainéantise : j'ai la flemme de sortir manger). Je pense qu'il ne sert à rien d'en vouloir à cette fille, que s'il faut faire chier quelqu'un, c'est celle qui distribue les chèques…
Tout cela me rappelle une période de ma vie : le primaire. Peut-être même la maternelle. Je fais exactement le même constat que celui que j'avais fait l'année dernière en travaillant à l'Hygiène : le monde du travail est en fait le même que celui de l'école. On se tire dans les pattes sans arrêt. Pour l'instant, j'arrive encore à garder mon intégrité, mais vu mon côté concierge, ça ne va sûrement pas durer.
Il paraît qu'avant l'ambiance était excellente au sein de la rédaction. J'arrive au mauvais moment ! Ce n'est pas trop grave, ça me permet au moins de plus sympathiser avec les collègues de mon… euh… clan, et me fait quelque peu oublier ma gêne avec les mecs hétéros et les filles plus âgées (qui me calculent à peine).
Comme quoi, dès qu'on est dans un huis clos, les plus vils instincts ressurgissent.
N.B. : l'une de mes collègues connaît personnellement l'un des Dieux du Stade, et pas l'un des plus dégueulasses… Quand je l'ai appris aujourd'hui, j'en ai eu les mains moites. Pfiou. 10/08/2005Avale, salope !« Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi » nous disait Pierre Perret. Pourtant, il a oublié de nous parler d’un élément essentiel concernant cette partie de l’anatomie masculine. Si le pénis est l’organe sexuel qui nous permet d’avoir du plaisir, l’orgasme se manifeste par l’éjaculation, moment à la fois aimé et redouté par la plupart d’entre nous.
Je me souviens, quand j’étais petit, avoir été fasciné par l’orgasme masculin. Je savais que la première éjaculation survenait à l’adolescence, et je ne pouvais m’empêcher de me demander, à chaque fois que je voyais un ado ou un jeune homme, s’il avait déjà giclé son sperme. Vers la fin du primaire, j’avais hâte que ce soit mon tour afin que je puisse enfin me sentir homme.
Peut-être que, comme beaucoup de garçons, c’est comme les règles des filles : on les attend longtemps, et quand elles sont là, on voudrait qu’elles n’existent pas. Dans ma vie, j’ai rencontré (et adopté) différentes attitudes face au jus de corps d’homme.
Au départ, je n’en raffolais pas spécialement. Comment aimer cette substance gluante et odorante qui tire entre le blanc et le jaune ? Ce jet chaud qui devient froid en quelques secondes et qui vous laisse sur le corps ses grumeaux et son liquide séminal ? La première fois qu’on m’a joui dessus, j’ai eu envie de vomir. Tout comme les premières fois que j’ai senti le sperme d’autres garçons, j’ai trouvé que cette odeur (entre la peau de saucisson et l’eau de javel) n’avait rien d’alléchant. Et puis, à force d’y goûter, on finit par apprécier. Plutôt que de le voir comme un rejet du corps humain, j’ai commencé à le considérer comme le fruit du plaisir sexuel. Cette odeur n’était plus écoeurante mais me permettait alors d’entretenir un contact avec les garçons que je ne pouvais pas avoir.
L’un de mes mecs trouvait même très drôle le fait de jouer avec. Après l’amour, il s’amusait à me le foutre sur la gueule ou dans les cheveux, pour rigoler. J’ai toujours apprécié cette attitude qui dédramatise notre semence. Mais la plupart des mecs que j’ai croisés ont eu tendance à être totalement répugnés par le sperme : une fois qu’on a joui, leur première réaction est alors de pousser un grognement de dégoût lorsqu’ils ont le produit de nos entrailles sur leur ventre. Ou sur la main. Ou sur les épaules. Car oui, si chaque sperme a son odeur, il est drôle de constater que chaque éjaculateur est unique. En effet, la majorité des mecs, je pense, laisse s’échapper le sperme de l’urètre qui s’écrase lourdement sur la peau. Mais d’autres jouissent si loin qu’ils pourraient participer à un concours ; à l’inverse, il y a ceux dont le sperme ne fait que sortir et glisse le long du sexe. Il faut de tout pour faire un monde !
Etre habitué au sperme, c’est une chose, l’avaler, c’en est une autre. Il n’y a rien d’anodin là-dedans, et c’est à chacun de faire comme il le sent. En ces temps de recrudescence du sida, il faut d’ailleurs rappeler que le sperme peut transporter le virus et qu’il peut donc être dangereux d’avaler ou recueillir dans sa bouche le sperme de quelqu’un dont on ne connaît le statut viral.
Une fois habitué au sperme, je n’ai pas eu de problème à en avoir dans la bouche. Certes, les premières fois avec quelqu’un vous font battre le cœur, mais plus on est amoureux et plus on s’y habitue. Aujourd’hui, je n’ai vraiment plus aucun problème avec ça !
Là où je suis surpris, c’est que certaines personnes avalent alors même qu’elles n’aiment pas ça. Il s’avère en effet que certains mecs aiment non seulement jouir dans la bouche de leur partenaire (c’est compréhensible) mais veulent en plus obligatoirement qu’on avale leurs baigneurs ! Et là, je trouve ça un peu abusé, surtout de la part d’hétéros. Qu’on avale ou qu’on recrache, ça ne fait dans le fond aucune différence pour celui qui est sucé. Et puis, c’est quand même à celui (ou celle) qui suce de décider : tout peut dépendre du goût. Si très souvent le sperme est amer, il m’est arrivé quelques fois de goûter à des fournées sucrées. Miam !
Pour le plus grand malheur de certains d’entre nous, non, le sperme n’est pas fait de paillettes, et non, l’éjaculation n’est pas un feu d’artifice qui s’évapore dans la nature. Je comprends qu’on n’en raffole pas plus que ça, mais il est bon de le dédramatiser en le différenciant des excréments : en effet, le sperme n’est pas un déchet, c’est ce qui donne la vie. Et si vous n’y voyez toujours pas d’intérêt, lisez donc le numéro de « Public » où Vincent Mc Doom donne ses conseils de beauté : son secret inavouable est d’utiliser du sperme frais comme anti-rides. Chéri, ce soir, on se fait un petit masque?
P.S. : une image gracieusement faite par Chronolog.
 09/08/2005Ceux qui parlent pour moi« Ondes, sans fin vous promenez,
Et vous menez et ramenez
Vos flots d'un cours qui ne séjourne :
Et moi, sans faire long séjour,
Je m'en vais de nuit et de jour
Au lieu d'où plus on ne retourne. »
Odes, Ronsard
« Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure »
"Le Pont Mirabeau"
Alcools, Apollinaire 07/08/2005MonologueLa semaine est passée très rapidement. Une nouvelle stagiaire a fait son apparition, pour mon plus grand plaisir : je m'entends bien avec elle et on travaille beaucoup en binôme. Le référencement rébarbatif et machinal des livres ne fait plus partie de mes missions principales, je ne m'en porte que mieux !
En outre, j'ai vu une très célèbre pièce gratuitement cette semaine. Je profite à fond des avantages qui me sont donnés. Et en plus il y a à ce jour trois critiques rédigées par moi-même sur le site, avec mon nom dessus, hi hi hi. Je sais ce que je pourrai faire pour arrondir mes fins de mois plus tard: pigiste.
Vendredi a été une journée pleine d'émotions. Une rumeur courait sur deux de mes collègues. En effet, ils ne mangeaient plus avec nous et partaient déjeuner à deux minutes d'intervalles… Drôle de coïncidence. La même chose se produisant vendredi, j'ai soudainement eu l'idée de regarder par la fenêtre armé de mon appareil photo, sans y croire. Et là, je me suis cru dans 'Voici', puisque je les ai surpris en plein baiser goulu !!!
Mes collègues ont alors commenté la nouvelle en disant que, quand même, ils avaient huit ans d'écart… J'ai alors dit que ça ne me gênait pas, que j'avais eu une différence de cinq ans lors d'une précédente relation. On m'a alors demandé : "C'est elle qui était plus jeune ?" et moi de rétorquer : "Non, c'était moi, et IL était plus vieux, c'est IL." Aucune réaction, ce qui m'a surpris. Mais quelques minutes plus tard je me suis rendu compte que tout le monde était au courant, puisque, comme partout, les nouvelles vont vite. Un mec m'a même félicité en disant que mon coming out avait été fin et prouvait ma maturité. Si j'ai apprécié le compliment, je ne le vois pas trop comme une preuve de maturité car c'est à chacun de voir s'il veut parler de sa vie sexuelle et privée au boulot ; mais en ce qui me concerne je ne pouvais vraiment pas m'épanouir sans en parler. Il y a des gens comme ça. Maintenant, je me sens beaucoup mieux ! Une barrière est tombée, les prochaines semaines promettent d'être plus agréables. Sauf celle qui arrive : la directrice la passe dans la même pièce que nous. 04/08/2005Broken (version 1)Quelque chose s’est brisé en moi. L’innocence que j’avais a été corrompue. J’espérais que je me relèverais, que j’oublierais, que ça s’effacerait. Mais en fait, il faut vivre avec. Encore et toujours. Nous avons tous à gérer de ces drames banals un jour ou l’autre. Je pensais en être disculpé.
Je sais que je n’aime plus mon ex, mais je hais ce qu’il m’a fait. La plaie est toujours là. Je la croyais cicatrisée ; en réalité, elle est toujours ouverte, attendant n’importe quelle occasion pour se faire béante et laisser couler son pus. 03/08/2005Broken (version 2)Un petit bout de papier entre deux murs. Il a été inséré là il y a neuf mois. Beaucoup ne le voient pas. Et pourtant, nous sommes si nombreux à en être victimes… On passe devant, mais rien. Jusqu'au jour où, par confiance, par honnêteté, par curiosité, on le trouve et on l'ouvre. Et là, d'une encre indélébile on lit ces mots indicibles qui bientôt ne seront plus lisibles car noyés par les larmes. Peu importe ce que l'on fait de ce papier ; les mots sont désormais imprimés dans nos cerveaux. Et plus jamais on ne peut s'en défaire.
Plus jamais.  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |