...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

31/10/2005

31/10/05 - 14:22

Ira



Il n’y avait rien d’autre à dire, rien d’autre à faire, alors à sa demande, je l’ai rejoint. Nous n’avons rien dit de plus. Nous avions tous deux exprimé tout ce que l’on pouvait avant, ça ne servait à rien de continuer à s’engueuler quand bien même nous ne pouvions pas nous mettre d’accord. C’est ainsi que se tournent les pages, même si l’on garde au creux de nous le souvenir des mots lus, et la main sur la tranche.

Et comme pour nous empêcher de profiter pleinement de cette réconciliation, voici que la colère divine nous a envoyé de quoi nous séparer pendant quelques temps… Histoire de dire, « tiens, ça t’apprendra »…

29/10/2005

29/10/05 - 16:12

Au bord ?



Il y a tout juste un an, le plus grand connard que la terre ait jamais connu fourrait sa bite dans le cul d’un autre mec et me l’annonçait aussi sec. Suite à cette annonce, je me suis drogué au Stilnox et au Lexomil pour produire l’un de mes textes préférés.

Un an jour pour jour après cet événement, je n’ai pas oublié et ne suis toujours pas guéri de ses conneries. Aujourd’hui, je suis en couple depuis sept mois. Et depuis hier, c’est uniquement par engueulade interposée que je communique avec Angelounet. Une dispute qui pourrait nous être fatale parce qu’après plus de douze heures, nous en sommes toujours au même point. Alors mon esprit entier et extrême ne peut s’empêcher de penser au pire.

Laetitia Hallyday disait aujourd’hui dans « En Aparté » avec toute sa naïveté touchante que l’Amour était le moteur de la vie et la plus belle chose au monde. Ce discours m’a une fois de plus prouvé à quel point j’étais taré et inadapté à ce monde, vu que selon moi l’amour est la pire chose qui existe (si ça existe). L’amour me rend mauvais, l’amour me fait pleurer et me détruit à chaque fois. Il me semble que sur ce dernier point je suis loin d’être le dernier. Je vais donc répéter des clichés, mais puisque c’est dans le fond si négatif, pourquoi on court tous après, hein ? Pour avoir le loisir d’être dépendant de quelqu’un ? Pour avoir le plaisir de jouir dans un autre corps tous les soirs avant de s’endormir ? Pour être protégé ou se sentir protégé ? Pour s’endormir dans ses bras et prendre sa douche avec lui ?

Tout ceci n’est qu’une illusion. Nous naissons seul et nous mourrons seul.


"Vole mon ange, ma douleur
(...)
Vole vole mon amour
Puisque le nôtre est trop lourd"


(Céline Dion, 'Vole')

28/10/2005

28/10/05 - 21:38

The Box



Autant j’adore l’hiver (je préfère le froid au chaud), autant nous rentrons dans une période que je déteste. C’est celle qui commence avec mon anniversaire (et, pour couronner le tout, ceux d’Angelounet et Manu) et qui se termine par Noël. Je déteste cette période à cause de ses fêtes, parce que je m’y sens étranger. Toute cette cérémonie des cadeaux me dégoûte. Pour moi c’est hypocrite parce que les gens feront toujours semblant d’aimer leurs cadeaux même si ce n’est pas le cas ; ainsi, je pars du principe que toutes ces attentions sont vaines. On ne peut jamais savoir ce qui a réellement fait plaisir. Le pire, c’est quand même quand on offre deux fois le même cadeau à quelqu’un… C’est LE moment que je redoute le plus. Regarder quelqu’un ouvrir ses cadeaux est un plaisir pour beaucoup ; c’est une torture pour moi. Je ne sais jamais quoi offrir aux gens, je n’ai jamais les idées qu’il faut, je ne sais jamais quel budget mettre… Bref, je déteste. Si les cadeaux n’existaient pas, je me sentirais tellement mieux ! Parce que ne pas en faire provoque aussi un sentiment de malaise… Dans tous les cas, ça ne va pas : typique du Jona !

Alors quand c’est en plus mon anniversaire, c’est pire. Au final, je suis toujours content des rares cadeaux que j’ai, mais je suis tellement mal à l’aise que je suis obligé de montrer mes remerciements par un sourire forcé. Parce que, chez moi, le bonheur n’est pas naturel.

Impossible de me conforter dans le plaisir général que les gens éprouvent dans ces moments-là. J’aimerais tellement pouvoir hiberner, m’enfermer dans une boîte confortable pour deux mois et me réveiller en ayant échappé à toute cette arnaque. Je devrais partir dans un pays étranger où ces fêtes n’existent pas.

Handicapé social je suis devenu, inadapté social je resterai.

25/10/2005

25/10/05 - 22:40

C'est de la bonne !



Troisième jour de sevrage. Troisième jour sans anti-dépresseur. Ayant bien supporté la réduction de la dose, j’ai eu la flemme d’aller voir mon autre médecin. Résultat, après huit mois de traitement, j’ai totalement arrêté de prendre mes pilules. Ce qui, comme je le pensais, n’était pas une bonne idée. Car les effets sont forts.

Dans un premier temps, mes insomnies sont devenues plus puissantes. Alors que j’avais un rythme à peu près convenable ces derniers mois, je mets à nouveau des heures avant d’être baisé par Morphée qui m’assaille de sable pour me faire croire que je vais enfin m’endormir. Et, quand enfin je dors, ça dure douze heures ! Ca, c’est uniquement le week-end. Parce que la semaine, quand on doit aller en cours, étudier des livres pour ces cours, aller au boulot, écrire des articles importants, lire et critiquer des ouvrages, ça devient bien plus rude.

Ce matin, après une courte nuit agitée par de troubles cauchemars qui m’ont obligé à faire face à ma plus grande peur (les fantômes), j’ai cru que j’allais tomber dans les pommes. Dans le RER, je manquais de m’endormir. En cours, je ne comprenais pas grand-chose et quand j’ai pris la parole j’ai eu l’impression d’avoir de la semoule dans la bouche (on dirait pas comme ça, mais si, je vous jure Marie-Thérèse, j’ai vécu neuf mois à Londres !)

Je sens en permanence une sensation désagréable en haut de ma nuque. Et par moments, j’ai l’impression d’être dans ‘Matrix’ : le monde autour de moi semble court-circuité, l’écran se rapproche soudainement et s’éloigne aussi sec (tout ça en un millième de seconde), ou encore c’est le mur qui est parcouru d’un bref frisson. Putain, c’est fort cette merde ! Hey, Néo, si tu m’entends, n’hésite pas à me faire un petit coucou. Mon Ange et moi, on veut bien se charger de t’apprendre le Kama-Sutra.

Et avec tout ça, devinez qui revient en force ? Jona la chouineuse ! Bon, je n’ai pas encore eu de crise, parce que tout va relativement bien dans ma vie (avec le meilleur chéri d’amour qui soit, comment faire autrement ?) mais je suis de plus en plus souvent ému par des conneries. En fait, quelle que soit la série américaine que je regarde, il suffit que l’un des personnages pleure ou dise une belle phrase pour que je mouille ma culotte. Du genre « un jour ou l’autre, nous devons tous devenir des adultes responsables ; et les jeunes le savent mieux que quiconque. » Et là, je chiale presque !!!! Je vous jure que je ne fume pas…

23/10/2005

23/10/05 - 22:51

Boudination



Février 2005. Après des mois de larmes et de déprime, je suis au plus bas possible de mon poids : 55 kilos. Je n’avais jamais atteint une telle extrémité. Mes joues sont creuses, mon corps évidemment mince ; je rentre dans mon jean le plus moulant avec une incroyable facilité. Pourtant, je mangeais à cette période. Mais la déprime a au moins cette vertu qu’elle me donne nettement moins faim allant même parfois jusqu’à me dégoûter quelque peu de la nourriture.

A la même période, j’ai commencé à prendre des anti-dépresseurs et j’ai rencontré Angelounet. L’un dans l’autre, je me suis mis à manger de plus en plus. Car, plus je me sens bien et plus je mange… Six mois après, le constat est terrible : je pèse 65 kilos ! J’ai là encore atteint une extrémité puisque jamais je n’avais été aussi gros. J’ai de bonnes joues, un bide qui se dessine élégamment sous mes T-shirts H&M, des seins à faire pâlir d’envie certaines filles et un cul qui a éclipsé la ceinture dont j’avais besoin pour faire tenir certains jeans. Bref, c’est la misère !!!!

Alors un régime s’impose. Sauf que quand on n’aime pas les légumes ni les salades, et qu’on ne conçoit pas de ne pas se nourrir de pain, patates ou pâtes, ce n’est guère facile. Car si l’un de ces ingrédients ne fait pas partie de mes repas, je ne me sens jamais repu. Et plus les semaines passent, et plus collègues et petit ami s’amusent à me faire remarquer mes bourrelets gonflant, plus on veut m’empêcher de manger « non JJ, pas de gâteau/chocolat pour toi ! », plus j’en ai envie ! Ciel ! A presque 23 ans, c’est une situation inacceptable.

Alors, j’ai réduit la quantité de nourriture ingurgitée. C’est difficile, car tous les midis j’ai encore faim après avoir englouti mon sandwich en 2 minutes 47. Et je dois péniblement attendre 19 ou 20 h pour enfin pouvoir me sentir rempli. Quant au Mc Do’ et autres fast-foods que j’affectionne particulièrement, je me limite à un repas par semaine. Quand je n’ai pas d’autre choix que d’y aller d’autres fois dans cette même semaine, alors je prends la seule salade au monde qui me convienne : la Chicken Taboulé. Comme je n’aime aucune sauce à salade (un mal pour un bien), c’est la seule que je tolère. Même si ça ne me nourrit pas non plus. Mais bon…

Ainsi, je déclare la guerre à la graisse et à la boudination ! Le combat est atrocement difficile, mais je suis tout de même fier de moi d’avoir réussi à changer quelque peu mes habitudes alimentaires. Il vaut mieux y aller doucement mais sûrement que passer du tout au rien qui mène inévitablement aux rechutes successives. Jona au régime, c’est l’un de défis de cette nouvelle année scolaire ! Et ça ne va pas être de tout repos. Ca, plus le step, et je retrouverai le corps de mes vingt ans.

16/10/2005

16/10/05 - 17:00

Dans mes veines

Période de changement au boulot. Avec la rentrée, la plupart des stagiaires doivent bientôt partir reprendre leurs études ou enchaîner sur d’autres stages. Mais c’est sans compter sur la détermination de ma chef à nous garder ! Autrement, elle fait passer beaucoup d’entretiens… auxquels je participe parfois. Quelle drôle de situation de se retrouver à 22 ans dans la peau du recruteur alors même que les personnes que nous recevons sont parfois plus vieilles !
Mon stage aurait dû finir vendredi. Mais j’ai négocié pour rester plus longtemps à mi-temps. Je m’épanouis réellement dans ce travail, j’adore l’équipe de rédaction et j’apprécie encore plus les avantages en nature (invitations diverses et variées et livres à la pelle). Je ne pourrai pas rester indéfiniment car mes projets m’obligent à rédiger mon mémoire (quand même, il faudrait bien un jour) et varier les expériences pour choisir le Master 2 approprié. Avec tout ça, je suis donc censé rester jusqu’à fin novembre.
En attendant, je passe mon temps au téléphone (je suis en quelque sorte devenu l’attaché de presse du site) à commander des dizaines d’ouvrages et réclamer des interviews. J’en ai moi-même réalisé quelques-unes avec grand plaisir. Et, surtout, je vais incessamment sous peu écrire mon premier article. Je suis très content d’avoir pu soumettre une idée assez novatrice à mes supérieures et avoir emporté leur aval. Chaque jour, me voilà un peu plus dans le journalisme !

Mais les cours reprennent. Et si je n’ai aucune obligation d’y aller (car ils ont déjà été validés par mon année à Londres), je préfère assister aux premiers histoire de me remettre dans le bain. Sinon, j’ai trouvé des cours peu onéreux et de qualité pour satisfaire mes ambitions artistiques ; ainsi, j’ai cours de dessin et de photographie. Et, franchement, quel pied. Je n’avais pas eu l’occasion de dessiner depuis des années, et cela me fait un bien fou. Il ne me reste plus qu’à me remettre au step, et ma vie sera complète. Enfin, j’espère.

14/10/2005

14/10/05 - 20:40

Dans ma grotte



Le médecin a tranché : d’ici une semaine, je ne prendrai plus aucun anti-dépresseur. A la place, il m’a prescrit je ne sais quoi qui ne me réjouit guère. Si je me sens prêt à arrêter de prendre mes pilules, il me semblait qu’il fallait que cet arrêt soit progressif – sur plusieurs semaines, donc. Ca m’apprendra à changer de médecin. M’en fous, j’ai pris rendez-vous avec mon autre… Hé hé hé.

Je crains pas mal cette période, vu tout ce qui va arriver… En attendant, heureusement que j’ai toujours mon Ange avec moi. Si nous n’arrêtons plus de nous engueuler au point que ça en devienne parfois à la limite du supportable, il y a heureusement ces nombreux moments d’accalmie et de bonheur qui nous maintiennent l’un à l’autre. Je n’irai pas jusqu’à raconter nos ébats et dire à quel point ils se déroulent bien (indubitablement, c’est avec ce garçon que ça se passe le mieux de ce côté-là aussi !) Non non non. Je me contenterai juste de dire qu’en plus de nos nombreux goûts en commun (il est carrément mon double) il nous arrive plus souvent de discuter de manière calme et constructive. Hier, par exemple. Il ne s’en est probablement pas rendu compte, mais nous ne sommes pas pris le chou de toute la soirée. Tout a été cool, même quand nous avons abordé les sujets délicats. Et, aussi étrange soit-il, je sens que si j’ai réussi à garder mon calme dans toutes les situations, c’est certainement parce qu’il m’a montré ses faiblesses dès le début de la soirée…

De toute façon, la colère va probablement m’envahir de moins en moins, puisque avec l’arrêt des médicaments, je vais être moins désinhibé. Et, sur ce plan-là (sur ce plan-là uniquement), c’est tant mieux.


"J'en vois des qui s'donnent, donnent des bijoux
dans le cou.
C'est beau mais quand même
ce ne sont que des cailloux ;

Des pierres qui vous roulent, roulent
et qui vous coulent
sur les joues.
J'aime mieux que tu m'aimes
sans dépenser des sous.

Moi je m'en moque,
j'envoie valser
les trucs en toc
les cages dorées.
Toi quand tu m'serres très fort
c'est comme un trésor ;
et ça,
et ça vaut de l'or."


(Zazie - 'J'envoie valser')

11/10/2005

11/10/05 - 22:51

Hibernation

Cher journal,

Quand je me suis réveillé ce matin, je n’avais plus envie de rien. Juste d’une chose : rester couché et dormir. J’ai à nouveau eu cette terrible sensation que j’avais régulièrement au lycée, lorsqu’on savait que la journée allait nous apporter une dose d’épreuves qui paraissent, évidemment, insurmontables quand on a la tête dans le cul. Je crois avoir fait pas mal de mauvais rêves cette nuit ; et l’arrivée de l’hiver, bien qu’interrompue par une douce trêve, se fait profondément sentir. Je n’ai qu’une envie : hiberner. J’ai de moins en moins le désir de sortir, de bouger. J’ai fait tellement de sorties culturelles (minimum trois théâtres par semaine depuis quelques temps grâce à mon stage) que je ne veux plus rien faire pour le moment. Et j’ai encore moins envie d’aller me polluer dans les tréfonds d’une boîte enfumée où je devrai subir la sueur et la musique des autres. Papy Jona est arrivé.


 

Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.