...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

25/11/2005

25/11/05 - 23:05

La Danse des Semaines



Le vent froid cueille tout sur son passage, gèle tout ce qui bouge et mène, lui, le chemin qu’il souhaite à la vitesse qui lui sied. Il laisse sa trace un peu partout, nez qui coule, écharpe qui s’enroule, flocons qui dansent quand la pluie ne bat pas les corps.

Jusqu’à l’heure où le vent s’arrête, bloqué par une porte. A la place, c’est la chaleur qui se dresse, la vapeur qui se forme au-dessus de l’eau et qui opacifie le reflet du miroir. Point n’est besoin d’y voir pour regarder.

Regarder quoi ? Les semaines qui s’écoulent, toutes quasiment identiques et pourtant « atypiques » ( ?) Encore et toujours des critiques, des articles qui plaisent, des propositions de piges pour la suite ; mais les honneurs font des jaloux, et l’on apprend que des « personnes mal intentionnées » se cachent dans les veines…

Des recherches qui avancent, des livres qui sont lus, des notes qui sont prises, des idées qui naissent et qui prennent forme. Etudier à nouveau en devient presque agréable. Sauf quand après plusieurs semaines on n’a plus envie de rien, plus le courage du tout. Pause.

Une relation qui avance de deux pas pour reculer d’un ; les autres s’éloignent, se rapprochent un peu, mais il est difficile de les distinguer dans tout ce brouillard. Cherchons les bouclettes, accrochons-nous à elles, cherchons la chaleur en leur sein.

Des mots qui rentrent, de plus en plus nombreux, des phrases qui sortent, de plus en plus rares. Des individus qui rentrent à l’hôpital, mais qui, à nos yeux, ont disparu depuis longtemps.

Les semaines dansent et emportent avec elles nos âmes ; sucées jusqu’à la moelle, elles glissent le long des briques et s’écrasent, légères, sur les pavés.

05/11/2005

05/11/05 - 00:10

Technologie vitale



J’ai pris l’habitude de manger dans ma chambre pour ne pas avoir à supporter le vin de mon père, la pâtée de mes chattes et la saleté de mon domicile. Assis en tailleur sur mon lit, un grand plateau sur lequel trône mon assiette (pizza, lasagnes ou pâtes exclusivement), je fais face à mon ordinateur portable posé sur ma table de nuit qui devient le socle de mon mini home cinéma à moi. En 2 m 30 tout est fini ; je débarrasse le plateau pour mettre au plus près de moi l’une de mes séries télé américaines préférées.

Sauf que, l’autre jour, ça ne s’est pas passé comme ça. Je me suis agenouillé sur ma couette pour mieux me relever avec les restes de mon dîner entre les mains. Sans comprendre ce qu’il s’était passé, je me suis retrouvé étalé par terre (mes genoux ont tout pris), l’assiette renversée (et un peu de sauce tomate pour le parquet !), le pain de mie éjecté sur mon bureau (je n’ai pas compris comment il était arrivé là) et, comble de l’horreur, l’ordinateur renversé par terre. Le soir même, il n’y a cependant rien eu à signaler.

Mais depuis, mon ordi chéri montre quelques signes des faiblesses. Mes fameuses séries sautent lorsque je les visionne, programmes et logiciels mettent de longues minutes à se lancer et la gravure est capricieuse.

C’est à l’image de ma vie actuelle. Alors qu’il y a à peine quelques semaines je me sentais relativement heureux, j’ai l’impression d’avoir basculé du confort de ma vie à la dure réalité des choses ; en arrêtant les anti-dépresseurs, non seulement je dois subir à nouveau certains effets secondaires (insomnies violentes, nausées…) mais je dois également faire face à de vieux démons. Il ne se passe plus une journée sans que j’aie les larmes aux yeux. Je me suis ainsi retrouvé au bord des larmes en faisant les magasins puis dans le métro devant une star académicienne (ça m’a calmé, quand même).

Je doute de tout. Mais j’essaie de me battre. Je ne me sens pas adapté au monde, je dois subir des situations qui ne me plaisent pas ? Je prends alors le taureau par la queue et essaie d’en faire mon allié. Ce n’est pas encore gagné ; ma lutte effrénée pour m’intégrer au monde des anniversaires m’a coûté pas mal de déceptions en très peu d’heures ; ma volonté de bosser pour mes études a été difficilement appliquée. Mais une victoire s’est tout de même offerte à moi : pour la première fois (ou presque), je n’ai pas eu peur d’aller chez le coiffeur et j’ai enfin osé plus de choses qu’un simple shampooing - coiffage habituel. Mieux, j’y ai pris du plaisir !

C’est ainsi que quelques mèches blondes viennent illuminer mon visage un peu tendu. Parce que tout n’est pas encore tout gris, il faut bien commencer par rendre une partie de soi meilleure. Ah, et je crois que j’ai maigri ! Je crois… Mais je doute.

 

Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.