30/12/2005120 minutes de malheurVous ne savez pas quoi faire le soir du réveillon ? Terriblement seul vous vous préparez à regarder ‘120 minutes de bonheur’, l’émission présentée par Arthur et les animateurs de TF1 ?
Non ! Je vous le déconseille fortement !
En compagnie d’Anne et Manu, j’ai assisté à cette émission à la qualité déplorable. Mis à part l’opportunité d’avoir Robbie Williams en live à un mètre de moi, je me suis profondément ennuyé. L’enregistrement a duré huit heures, s’est terminé à 2 h 30 du matin et ils ne nous ont donné de l’eau qu’après cinq heures d’enregistrement !!!
Enfin bon, par contre, il y a de fortes chances qu’on nous voie à l’écran vu que nous étions au premier rang et que le cameraman n’a pas cessé de filmer les décolletés de mes amies.
Donc n’hésitez pas à mettre l’émission en fond, on ne sait jamais. 29/12/2005Hors des veines
Mon stage avait difficilement commencé. Alors que j’y allais de mon propre chef, juste pour gagner de l’expérience, j’ai très vite été déçu par les tâches que j’avais à accomplir, mécaniques, répétitives, chiantes et avec aucun moyen de les améliorer pour les rendre intéressantes.
C’était il y a six mois. Entre temps, j’ai su me rendre polyvalent, j’ai créé pour ce site le poste d’attaché de presse, je me suis octroyé des fonctions plus intéressantes (pour moi, parce que la plupart de mes collègues n’auraient pas aimé mon boulot), j’ai effectué de plus en plus de travaux journalistiques, je me suis rendu presque indispensable et j’ai enfin réussi à m’intégrer. Tout en améliorant au fur et à mesure mes conditions de travail.
Au final, je ne retire que du positif de cette expérience. J’ai énormément appris dans tous les domaines, j’ai rencontré des gens supers, j’ai adoré ce que j’ai fait. Alors bien sûr je vais continuer à écrire pour le site, mais je suis triste de quitter mes collègues, triste de ne plus vivre dans cette ambiance bon enfant de la salle de rédaction, celle où les idées naissent, où les discussions progressent, où les mots sont posés sur le clavier ; entre les engueulades et les blagues, entre les tensions et les rires. Le monde du travail n’est que le microcosme de la vie extérieure.
J’ai dit au revoir à mes collègues les unes après les autres ; j’ai même fait la bise au garçon (hétéro) dont je me sentais le plus proche ; la directrice m’a félicité pour ma collaboration au site, me disant que j’avais été une aide précieuse et qu’elle n’avait eu que des éloges sur mon compte ; l’une de mes collègues m’avait dédicacé son pseudo MSN ; c’est la dernière à qui j’ai fait la bise, devant les locaux. A peine me suis-je retourné que j’ai fondu en larmes.
Six mois seulement, mais six mois très riches. C’est une nouvelle année qui s’annonce, et pas des plus faciles. Bien que je me sente encore faible, je suis motivé pour affronter les épreuves académiques qui se dressent devant moi. Et si mes collègues vont me regretter, à moi ils vont me manquer. Il faut tourner la page.
"Et s'en aller
Comme on s'égare pour mieux recommencer
Le moment est arrivé"
Lara Fabian, 'S'en aller' 20/12/2005The Door
Outre mes interrogations professionnelles, c’est ma vie amoureuse qui m’a beaucoup préoccupé ces derniers temps. Le fait est qu’avec Angelounet je suis extrêmement susceptible et que je n’arrive pas à gérer nos prises de tête ; en fait, j’ai toujours l’impression qu’elles sont bien trop nombreuses et qu’elles révèlent un mal-être profond de notre couple. Lui, je crois, les gère mieux car il pense qu’elles sont totalement légitimes, qu’elles ne sont guère trop présentes et qu’il faut apprendre à vivre avec, parce que c’est pareil pour tous les couples. Alors fortement, j’en viens à m’interroger : et si ces disputes n’étaient pas si omniprésentes ? Quand bien même ce n’était pas le cas (ce dont je doute forcément puisque ses amis nous font souvent remarquer à quel point nos tensions sont insupportables tant elles sont courantes [non ?]) le fait est qu’elles me blessent énormément à chaque fois. Pour utiliser le style habituellement cliché et dramatique diabolitesque, je dirais qu’elles me font l’effet d’un couteau dans une plaie. Les petites tensions sont comme des aiguilles qui s’amusent à titiller une plaie qui jamais ne se referme ; les grosses transpercent de suite le cœur. De plus, et comme je lui expliquais il y a quelques minutes, bien qu’on ne s’engueule que pour des conneries, nos disputes me laissent souvent penser que nous n’avons pas la même manière de penser et qu’il nous est alors quasi impossible de nous comprendre. Pourtant, j’ai toujours cette impression que nous sommes la même âme tant on se ressemble sur bien des points, et que nos différences ne sont que l’expression de nos vies et éducations parfois opposées.
Ainsi, après une énième dispute alors que nous avions passé une soirée très agréable, je me suis totalement fermé. Je me suis rendu compte qu’il manipulait les mots et les situations à son avantage, qu’il plaçait les limites où bon lui semblait, qu’il décidait de ce qui était jouable et de ce qui ne l’était pas. La communication est devenue uniquement superficielle entre nous, et comme je ne voulais pas parler de nous sur ce blog, que je n’avais pas l’occasion de discuter avec mes meilleures amies, j’ai tout gardé pour moi. Et depuis plusieurs semaines, ça m’a rendu fou. Je savais très bien que notre relation avait un rôle considérable dans mes humeurs, pour la simple et bonne raison que c’est à la suite de cette dispute que j’ai entamé ma déprime hivernale et que j’ai perdu goût à la vie ; comme si cela avait été le déclencheur de mon mal-être général. Diabolito, pauvre débile de 23 ans qui se laisse bouffer par son cœur !
Ce soir, nous avons parlé, je me suis à nouveau ouvert pour la première fois depuis des semaines, un mois sûrement (même si j’avais quelque peu entrouvert la porte ces derniers jours). Bien sûr je ne lui ai pas laissé voir le fond du grenier ; cette pièce-là est bien trop difficile à supporter pour qui est trop sensible. Il faut d’abord la ranger et la nettoyer. J’avais perdu tout espoir et ne croyais plus avoir le courage de m’en occuper. Maintenant que mon ange a pris à nouveau la place qui lui était due dans mon foyer, je me sens moins seul et capable de faire face à toutes ces cendres. Il faudra bien qu’un jour elles soient dispersées dans la mer.
En tout cas, la porte est à nouveau ouverte, la pièce agrandie ; je crois même que, peut-être, je vais pouvoir danser à nouveau. Et y inviter des gens, qui sait ? 17/12/2005Besoin de tout, envie de rien
Blonde comme je suis, (et aussi parce que je suis seul et misanthrope et n’ai donc personne à qui parler), je n’avais pas compris l’une des raisons essentielles de mon mal-être actuel : le changement. Chaque période de changement est synonyme pour moi de douleur. Et en ce moment, je ressens justement les prémisses de ma nouvelle vie.
Après avoir passé les six premiers mois de l’année à Londres, j’ai passé les six suivants en stage pour un site culturel. Et c’est avec peine que je me vois obligé de quitter mes collègues pour m’occuper d’un mémoire de merde qui ne marche pas et qui m’emmerde ! Je me rends compte que je me suis bien intégré, qu’on me trouve doué dans ce que je fais et que, malgré de nombreuses différences, on m’estime aussi humainement… Renoncer à ce qui me fait le plus de bien est douloureux… mais nécessaire, car je ne vais pas passer ma vie en stage non plus !
Il est donc bien légitime d’avoir peur d’être plongé à nouveau face au vide de ma vie. Surtout quand on n’a ni famille, ni amis, ni personne pour se raccrocher. Je ne connais plus personne qui a le même mode de vie, les mêmes goûts, les mêmes envies que moi. Je ne crois plus, ni en l’amitié, ni en l’amour, et, plus généralement, je dois me contenter de l’inanité des relations humaines. Enfin, de MES relations. Ironie du sort, ce ne sont pas les gens qui me fuient, car de manière générale je n’ai pas trop de mal à sympathiser ; non, c’est moi qui me lasse des gens, qui en ai peur, qui les fuis. J’ai l’impression que tous me pompent mon énergie et que quasiment personne n’est capable de me redonner goût à la vie… Et pourtant, je n’ai pas vécu de drame cette année. Je crois simplement que je serai toujours un vieil ado torturé. Et, bien sûr, une Drama Queen. 15/12/2005Le mémoire dans la peauAlors que mon stage se termine, j’ai commencé, depuis deux mois, à travailler sur mon mémoire. Le problème, c’est que plus j’avance et moins j’ai l’impression d’avancer. Je réalise à quel point c’est long, fastidieux et surtout : relou. Pour faire un mémoire, il faut avant tout aimer faire des recherches, or, que ce soit pour écrire un article ou un devoir, je déteste faire des recherches ! Moi, j’aime produire, écrire, mais pas chercher des informations un peu partout… Au moins, ça me prouve que je ne veux pas non plus être journaliste.
Bref, je suis bien emmerdé parce que je me rends compte que si je veux faire mon mémoire et obtenir ma maîtrise, il faut que je fasse des recherches dans des livres qui sont introuvables, il faut que je change toute ma manière de penser la littérature ; un travail de très longue haleine, pour ne pas dire impossible. Et tout ça pour quoi ? Pour intégrer un Master professionnel, pour lequel, je le sais, je n’ai dans le fond pas besoin d’un mémoire ! Si techniquement il faut avoir obtenu sa première année, je sais pertinemment que je n’en ai pas réellement besoin vu que je veux m’orienter à présent dans une voie professionnelle (alors qu’un mémoire est purement académique et uniquement utile pour les futurs profs).
Je patauge totalement. Plus j’ai des informations sur mon sujet et plus les livres que je lis en appellent d’autres ; ça ne s’arrête jamais ! Le pire, c’est qu’il y a même des notions de base inhérentes à ma spécialité que je ne maîtrise toujours pas alors que je suis censé les avoir acquises depuis un an… Ha ha ha…
Si seulement je n’étais pas parti à Londres, je ne me serais pas lancé dans ce foutu mémoire et j’aurais peut-être fait quelque chose de plus intéressant.
Et si j’arrêtais tout ? Si je laissais tomber et plongeais dans le monde du travail qui me fait envie depuis toujours (eh oui, y en a des comme ça) ?
Mais, comme me le dit Angelounet et comme me le disait mon ex, un bac + 5 peut carrément faire toute la différence face à un bac + 3, et je veux bien le croire. Moi ce n’est pas la cinquième année qui me soûle, mais la quatrième !!!
Une fois de plus, mon avenir est plus qu’incertain et provoque insomnies et autres problèmes tous plus chiants les uns que les autres.
Will I be a loser or a winner ? 13/12/2005Confessions on a Dance Floor
« Bah alors, tu blogues plu ? »
La question m’est souvent posée depuis quelques semaines ; et ma réponse est souvent la même : « J’ai pas le temps/l’inspiration » ou « J’travaille ».
Pourtant le travail ne me prend pas tant de temps. Deux jours par semaine, plus une journée pour lire et critiquer des livres, et parfois des articles à écrire. Le reste du temps est consacré à mon mémoire (qui avance à pas d’escargots) et à voir Angelounet. Ah ! J’allais oublier l’un des rares renouveaux de ma vie : je suis à nouveau inscrit au Club Med Gym. Y en a marre de la boudination (dit-il après n’avoir mangé que des plats à base de bolognaise depuis quatre jours) alors me voilà pseudo-sportif et en tout cas Tapette Volante Forever (ma prof d’aérobic me l’a prouvé en me faisant des compliments sur mon sens du rythme « rare chez un garçon » ; ça aide de sucer).
Quant à l’inspiration, elle existe, mais elle est différente. Je suis de moins en moins intéressé par ce genre d’article dans lesquels on ne fait que raconter avec deux-trois blagues les événements des derniers jours. J’ai des idées de frivolités divertissantes, de pensées juvéniles, de tragédies diabolitesques. Mais voilà, je suis dans une phase de censure énorme. En m’interdisant au maximum d’exprimer mes doutes, mes craintes et mes rares larmes, je n’ai plus le goût d’écrire du tout. Et j’ai de plus envie de produire des articles profonds dans lesquels je me dévoile en me voilant. Bref, le genre d’écriture qui demande, non pas plus de temps, mais d’être assez libre pour écouter les voix des muses. Or, ces connes ont tendance à me parler uniquement quand je suis allongé dans le noir avec mon homme qui ronfle à plein poumons et qui me fout, petit à petit, son oreiller dans la gueule. On a vu meilleure situation pour écrire.
En apparence, je suis donc un jeune homme aux mèches blondes qui est en stage pour un site culturel avec plein de bons plans (dont je n’ai même plus le courage de bénéficier), un mémoire sur un thème chiant au possible, un chéri qui veut donner du bonheur à tout le monde (non, ce n’est pas Chico) et… Et puis c’est tout.
Sous les mèches poussent les racines sombres. Derrière les lunettes ou les lentilles se cache le regard. Sous les paupières sont contenues les larmes. Parce qu’en réalité je me sens, une fois de plus, coincé dans ma vie, inadapté à ce monde. Ce mois, plus que tous les autres, vient me prouver comme chaque année que je n’y ai pas ma place.
Je voudrais récupérer un peu de joie de vivre, ne plus être lassé par les gens, avoir envie de sortir à nouveau, envie de sortir de ma « comfort zone » à nouveau, envie de danser à nouveau. Mais je n’y arrive pas. Je reste enfermé entre quatre murs, incapable de bouger. Seul.
Et dans deux semaines, lorsque mon stage sera fini, je vais faire quoi ? Mourir au pied du feu ?
Si seulement je savais changer de musique.  |
|
Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |