...Blog à ne pas lire...

08/03/2005

08/03/05 - 14:23

I want one



J’ai découvert Rufus Wainwright. Au départ, je n’étais pas plus emballé que ça par ce garçon. Quand Bertrand me l’a fait écouter pour la première fois il y a quelques mois, je ne lui ai rien trouvé d’exceptionnel. Par curiosité, j’ai quand même écouté quelques fois son album « Want One » histoire de connaître un peu mieux et de me forger une opinion. Je l’ai trouvé un peu fade et monotone.

Et puis, il s’avère qu’il est sur la bande originale de Moulin Rouge, BO que j’adore particulièrement. A force de l’écouter, et contrairement à mes premières impressions ici aussi, j’ai fini par me laisser gagner par sa reprise de « La Complainte de la Butte » (et non de la pute !)

Sans pour autant bien connaître « Want One », j’ai commencé ces derniers jours à plus apprécier son monde. C’est là que j’ai appris qu’il donnait un concert gratuit au Virgin d’Oxford Street suivi d’une séance de dédicaces pour le lancement de son nouvel album, « Want Two » (c’est original !) Et moi, quand c’est gratuit, c’est dans mes prix !

Rien que l’idée de découvrir un chanteur qui est très ouvertement gay (je ne l’ai su qu’il y a quelques jours !) m’excitait. En même temps, je peux témoigner : il ne peut pas le cacher. Il est très efféminé ce garçon ! Il n’en a pas tant l’air quand on l’écoute chanter, mais quand il parle, c’est une tapette spatiale.

J’ai été épaté par son côté musicien (en plus de ses 12 ans de piano, il sait aussi jouer de la guitare ; ça aide d’avoir une famille de musiciens). Je sais, il m’en faut peu. Ensuite, sa voix est totalement similaire à ce qu’on entend sur ses albums, si ce n’est mieux : il est capable de la pousser haut et fort sans aucune fausse note. Malgré la puissance des instruments autour de lui, on l’entendait parfaitement bien.

Enfin, je me suis laissé envoûter par son univers comme par de l’opium. Je crois qu’il n’est pas facile à pénétrer (son univers…) mais qu’une fois la barrière franchie, il est vraiment plaisant et intéressant. Je dis ça sans avoir eu l’occasion de me pencher sur ses paroles, alors qu’elles sont censées être son point fort.

Il a aussi un côté dérangeant, une ambivalence dans son être que transpire sa voix. C’est probablement ce qui m’a déplu au départ et qui me séduit à présent. Il utilise beaucoup le piano pour son nouvel album, et moi, le piano, y a rien à faire, ça me parle toujours.

Son mini concert était donc très sympa, bien que trop court et qu’il y ait eu trop de gens devant nous (et qui faisaient tous 2m30 !) En outre, cet homme est plein d’humour, entre commentaires caustiques et jeux de mots fantaisistes. Il est surtout très naturel, donne un spectacle de ce qu’il est réellement, avec ses défauts ; ça le rend vrai et proche du public.

Nous avons ensuite eu la chance d’être les premiers à pouvoir avoir un exemplaire de son album dédicacé. Moi qui n’ai jamais été attiré par ce genre de gribouillis, je m’en suis retrouvé tout retourné. J’espérais pouvoir le prendre en photo, mais les vigiles avaient averti d’un « No photographs ! » alors bon… Je me suis retrouvé tout con devant lui. Pas impressionné par lui, mais par toutes les paillettes autour, tous les vigiles, les flashs, la rapidité de l’instant qui vous fait prendre conscience que c’est un moment particulier. Alors que ce n’est qu’un homme que je viens à peine de découvrir ! Je ne pouvais pas lui dire que je l’adorais, alors je me suis contenté d’un « merci », « c’était génial » et « c’ était un plaisir ». Il m’a dit plusieurs fois merci, nous avons échangé de grands sourires, et je n’ai pas pu m’empêcher de penser : pourquoi n’ai-je pas mis mes lentilles ?! Qui sait, j’aurais peut-être fini dans son lit au resto ou en soirée avec lui… Non pas qu’il soit spécialement beau en fait, mais il ne manque vraiment pas de charisme, et je suis sûr que c’est un garçon qui gagne à être connu. En tout cas, ce que j’ai entrevu de lui me donne envie d’en savoir plus.

C’est dingue comme un concert et quelques articles de magazine changent votre perception d’un artiste. D’un mec qui ne signifiait rien pour moi, me voilà tout à coup en train de songer à écouter ses autres albums et à retourner le voir en concert. C’est une chose que je ne fais pas assez, d’aller en concert. Vu le prix que ça coûte, j’avais toujours considéré que pour aller en voir un, il fallait connaître toutes les chansons de l’« artiste » en question, en bref, d’être fan. Je crois que je vais me laisser tenter plus facilement à l’avenir.

Ahhhh, Rufus… Tu as illuminé ma journée. Merci. :)


"The mind has so many pictures
Why can’t I sleep with my eyes open
The mind has so many memories
Can you remember what it looks like when I cry
"

(Rufus Wainwright, The One You Love)

commentaires

08/03/05 - 14:35

Bouatamelle, Jona. :)

08/03/05 - 14:37

Quelle midinette !

08/03/05 - 17:48

Attends! Le concert est vraiment un truc trop puissant...

Bon, il faut quand-même écouter quelques titres avant quand-même. Se retrouver au milieu de milliers de paires d'yeux médusés quand tu t'ennuies à mourrir, c'est pas drôle!

J'avais apprécié Cabrel sur deux titres mais après 1h30 de concert... :-/

Comme quoi, ça peut faire l'inverse aussi.

Je suis d'accord avect toi, les entrées sont vraiment trop onéreuses!

08/03/05 - 17:54

Marrant, c'est en faisant des recherches sur Rufus Wainwright que je suis tombé la première fois sur GA, sur le blog de Pink (qui n'écrit plus trop dommage...)

Depuis j'en suis resté au stade que tu dis. J'écoute de temps en temps, sans trop d'affection encore. La chanson que tu cites est sympa, mais ma préférée est "Want", genre plutôt folk trankill.

Ce gentil garçon a joué souvent avec une fille pas très sage : Jane Scarpenteri, violoncelliste dérangée qui tourne ces temps ci avec Lou Reed. D'ailleurs si quelqu'un a des nouvelles sur elle, ça m'intéresse.

08/03/05 - 18:04

pour les concerts -

les entrées sont peut-être onéreuses, mais vous êtes au moins assurés qu'une grande partie des bénéfs partent à l'artiste. De même, ne pas hésiter à acheter les cd directement sur place au stand, l'artiste en reçoit au moins 50% (contrairement aux magasins, où seuls 10% du prix d'achat leur sont réservé - la répartition est en gros en France : Impôts=20%, Magasin=30-40%, Distributeur=20-30%, Editeur=10-20%, Artiste=0-20%). Les frais de production, entre 1 et 3 euros, sont normalement pris en charge par le distributeur.

Pour les concerts, il existe toute sorte de redistribution. Mais en général, il est admis que l'artiste et son éditeur récupèrent tout le chiffre d'affaire, ventes comprises, ôté des frais fixes d'organisation, billeterie, publicité etc. Parfois, selon les manifestations, les organisateurs prennent un pourcentage des bénéfs. Pour les festivals et les petits artistes, l'intervention est souvent au cachet, ce qui reste tout de même assez rondelet.

08/03/05 - 21:28

Note idéale pour illustrer dans le Robert 2006 le mot "groupie". Merci pour l'enthousiasme, il m'a mis de bonne humeur en plus de l'envie de découvrir.

08/03/05 - 23:07

Quoi il est gay ? J'ai raté ça ?!?!

Quand je pense que j'avais raté d'une journée son concert à Paris, maintenant l'homme de ma vie est parti !

09/03/05 - 04:26

vad> Ouais, j'ai pas été très honnête sur ce coup là! J'ai vu nombre de concerts et de spectacles en tout genre à l'oeil, et aux premières loges en plus! A vingt ans, j'étais technicien du spectacle...

Mais te rends-tu compte; imagine si je concert de Rufus Wainwright avait été payant... Tout ce que Jonathan aurait pu rater d'un coup!

09/03/05 - 08:45

ben disons qu'entre payant à 50 euros et payant à 20 il y a une marge. Les concerts main stream ont tendance à méchament racker depuis les quelques dernières années. Même pour les plus grands concerts, ou les plus intimistes bcbg, Il y avait une limite d'honneur quelque part un peu en dessous de 250 frs, et puis boum!! avec l'euro là encore tout a sauté!-

diabolo, tu penses quoi de l'europe? (ose répondre!! lol)

09/03/05 - 09:33

Jona, je te hais! je suis mort de jalousie!

09/03/05 - 11:31

Never heard of that singer before today... Need to check that out.

09/03/05 - 12:23

on notera que j'avais classé Rufus à la 5eme place du classement international de la bogossité depuis la création du dit-classement!

09/03/05 - 20:17

Do you know WHY you want one?

That's the question!

09/03/05 - 21:01

Je viens d'examiner les textes cités. Sans la musique, je reste sur ma faim, mais....ils me semble que la seul chose qui n'est pas une banalité chez Rufus est.....son prénom.

21/03/05 - 14:39

Dis , tata , c'est quoi , une tapette volante ?

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Jonathan, 26 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.