01/05/2005ImpurSi ça continue, je vais finir biphobe.
J’en ai marre des mecs qui ont construit leur identité sur un monde hétérocentré. Oui, on vit dans un monde hétérocentré, ce qui est normal m’enfin putain, j’espère qu’un jour on recréera une société dans laquelle être homo ne sera plus transgressif.
J’en ai rencontré des tonnes de pédés qui prétendaient être bis ou qui disaient qu’un jour ils finiraient avec une fille. Ils ont la gaule quand ils vous parlent, ils vous sucent avec avidité, ils vous demandent de leur jouir dessus, mais à part ça, bien sûr, ils finiront avec une fille ! Ils ne sont tombés amoureux que de mecs, leurs relations sexuelles ne se sont bien passées qu’avec des hommes, mais à part ça, bien sûr, c’est parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion, ou parce qu’ils n’avaient pas trouvé la bonne fille. Mais réveillez-vous mes cocos, vous êtes pédés, un point c’est tout !
Je crois qu’on a tous été plus ou moins bis à une période de notre vie, et que notre sexualité s’est déterminée un peu plus tard. Le problème, c’est que si le corps et le cœur l’ont bien accepté, la tête, elle, reste bloquée sur ce modèle hétérocentré. Même moi, j’ai eu quelques très vagues rapports avec des filles… J’ai au moins la chance d’avoir totalement déterminé mon identité sexuelle depuis longtemps.
J’ai en effet toujours su que j’étais gay, et bien que j’aie envisagé des milliards de solutions pour « guérir » dans un premier temps, j’ai fini par me résigner et comprendre qui j’étais. Ma bite aime la bite, et c’est tout. Le problème, c’est que j’ai ainsi développé une vision des relations avec les garçons (qu’elle soit amicale ou amoureuse) totalement homocentrée. Pour moi, le couple homo doit être pur en ce sens qu’il n'est pas troublé par l’hétérosexualité. J’ai développé mon identité et mes relations à l’opposé du modèle imposé, et toute intrusion dans la normalité m’oblige à déchirer mon enveloppe pour m’adapter. Ca me soûle d’être comme ça, je préfèrerais que tout soit simple et cool, que tout coule dans ma tête sans buter sur chaque caillou de différence. Malheureusement, je n’ai pas choisi. Et si je veux bien croire en l’existence de la bisexualité et apporter tout mon soutien aux vrais bis qui sont bien trop souvent victimes de discrimination, il n’en reste pas moins qu’après l’hétérosexualité, la bisexualité, à son tour, me fait mal. Je suis sorti avec un bi pendant presque deux ans, et ça n’a vraiment pas été facile pour quelqu’un d’aussi sensible que moi. Je n’y peux rien, je cherche mon double…
Je pense qu’il faut apprendre à se regarder en face sans toute la fioriture étalée par le monde qui nous entoure, et accepter ce qu’on est. Je crois qu’il faut que j’apprenne à regarder les autres tels qu’ils sont sans les idéaliser. Je ne peux pas leur imposer ma vision des choses.  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |
01/05/05 - 15:16
Moui. :o)
jeuneparisien1978