La Tate dedans
« C’est l’insuffisance de contacts humains qui nous amène à nous tourner vers l’art. »
(William Boyd)
C’est bien la première fois que je peux me balader en T-shirt dans Londres. Il fait un temps radieux ! Pourtant, ce n’est pas du soleil que je profite le plus, mais de la Tate Modern. Après l’audio-guide, j’ai suivi une visite guidée gratuite qui m’a permis de découvrir Rothko. J’avais, jusqu’à présent, été imperméable à ses œuvres. Mais la Tate possède une salle aménagée pour lui seul, et c’est en pénétrant dans cette salle que mes poils se sont hérissés à m’en donner des frissons.
Alors que je me ferme à la littérature, voici que je m’ouvre totalement à l’art moderne. Et, à ma grande surprise, j’apprends extrêmement vite. Après deux visites, je suis totalement à l’aise sur des points dont je n’imaginais même pas l’existence auparavant ! En outre, j’y ai aujourd’hui accompagné une amie à qui j’ai étalé mon peu de savoir avec grand plaisir. Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Nous sommes décidément tous pleins de ressources insoupçonnées.
Mes compétences ont une fois de plus été mises à l’épreuve puisqu’il a fallu que je me serve de mon anglais pour aider mon amie à signaler le vol de son portefeuille (et, bien sûr, de sa carte d’identité dont elle a absolument besoin pour reprendre l’Eurostar aujourd’hui même). Quelle merde ! Heureusement que j’étais là pour l’aider car elle aurait eu beaucoup de mal à communiquer autrement.
Je prends donc conscience que mon anglais n’est pas si mal et que mon cerveau switche de plus en plus facilement entre les deux langues, même après cinq semaines passées au bercail. J’ai effectivement pu avoir de longues conversations avec Chris tout en anglais, sans aucun problème…
02/05/05 - 20:03
J'avais fait l'inauguration de ce très beau et très didactique mlusée;;;;
syldemon