05/05/2005Episode IIIJ’avais dit à Chris que je resterais un mois à Paris. En fait, j’y suis resté cinq semaines, et le lendemain de mon retour (drôle de hasard) il m’a envoyé un texto me demandant quand je rentrerais.
J’étais super mal à l’aise, parce qu’on n’avait pas du tout parlé de « nous » et que je ne savais pas ce qu’il voulait avec moi. Pour moi, c’était clair dès le début : c’était juste pour coucher vu que celui que je voulais, c’était Angelounet. Mais je n’ai jamais eu l’occasion de le lui dire, et si Angel n’avait pas été dans ma vie, clair que j’aurais tenté quelque chose avec Chris.
Bref, j’ai donc beaucoup tardé avant de lui répondre, parce que je ne savais pas comment m’y prendre pour lui annoncer que j’étais avec quelqu’un. Je ne l’ai fait que deux ou trois jours après, et on a convenu de se retrouver dans un parc (c’est moi qui ai eu l’idée car je ne voulais pas, encore, aller dans un bar). Le problème du parc, c’est que c’est vachement romantique… J’ai de plus bien senti que le jeune homme avait l’air très content de me revoir et qu’il ne se doutait de rien du tout. Maintenant que je sais comment il fonctionne, j’ai parfaitement vu sa technique de rapprochement presque imperceptible, ainsi que sa main qui, négligemment, frôle mon genou. Mais le Jona, l’air de rien, il s’éloigne et ne se laisse pas conquérir.
J’ai attendu longtemps cet après-midi là avant de tout lui annoncer. J’ai rencontré quelqu’un avec qui je suis actuellement. Ah, bah lui aussi, c’est cool ! Soulagé (un tout petit peu, au fond de moi, jaloux de ne pas être le centre…) Tout est très bien, je déride mes fesses, et, euh, faut croire que lui aussi, et peut-être un peu trop. Nan mais pourquoi il se rapproche encore là ? C’est peut-être comme ça qu’il est ami avec les gens. Je garde mes distances, et lui de me demander : mais c’est sérieux avec Angelounet ? Bah oui, on tombe amoureux. Ah, parce que lui, a priori, c’est pas sérieux du tout. Merdouille.
Moments tendus. On se retrouve au Starbucks, à décider ce qu’on va faire pour la soirée. Moi, j’ai bien envie de rentrer chez moi. Je vois qu’il fait tout pour me retenir sans en avoir l’air. Il essaie de prévoir quelque chose qui pourrait me plaire. Il finit par me lâcher qu’il est très déçu que j’aie rencontré quelqu’un et que je rentre si souvent à Paris, qu’il aurait vraiment bien tenté quelque chose avec moi sinon… je suis flatté mais gêné. Je lui dis qu’on aurait dû se rencontrer plus tôt (ce que je regrette parce que c’était pas exactement le message que je voulais faire passer). L’atmosphère se mue en un moment télévisuel entre deux personnes qui souhaiteraient être ensemble mais qui ne le peuvent pas. Ce n’est pas du tout ce que je ressens, mais c’est ce qui se produit malgré moi.
Il m’invite au resto indien. En chemin, il est très tactile, mais il me dit que c’est normal, qu’il est toujours comme ça avec ses intimes. Mouais. Le resto est délicieux, la soirée très agréable. On discute bien, on s’entend vraiment bien. C’est un garçon intéressant et intelligent, il n’y a pas de doute. Il n’a pas l’air de manger que son assiette. A la fin du repas, on a quasiment exactement le même dialogue que le jour où l’on a couché ensemble.
« Tu veux faire quoi ?
- Rentrer à la maison.
- Tu veux venir chez moi ? »
Sauf que là, contrairement à il y a un mois et demi, j’ai répondu : « Non, j’peux pas !
- Pourquoi ? A cause d’Angelounet ?
- Bah oui !
- Mais il en saura rien…
- J’ai pas l’intention de construire une relation sur le mensonge. »
J’ai halluciné. Moi qui croyais que tout ça était gratuit, eh bien non. Avec ou sans Angelounet, de toute façon, je n’avais pas envie de lui. Je le voyais uniquement comme un ami.
On s’est donc dirigé vers le métro. Au moment de se séparer, il a tenté à nouveau de m’attirer à lui : « on pourrait regarder un DVD chez moi ?
- Oui, un jour.
- Et ce soir ?
- Nan, ce soir je peux pas. »
C’est avec plaisir que j’irai passer une soirée tranquille chez lui à mater un DVD, mais je ne l’aurais en aucun cas fait à ce moment-là car je savais très bien ce qu’il avait en tête. Je vais finir par être moins naïf ! Il avait beau me dire qu’on n’avait pas besoin de coucher ensemble, que c’était en tout bien tout honneur, je savais pertinemment qu’il tenterait, à un moment ou à un autre, de me sauter dessus. C’était évident, d’autant plus qu’il n’avait pas conscience que, de toute façon, je n’avais pas envie de lui. Lui, ce qu’il voyait, c’était que j’étais casé depuis très peu de temps et qu’il serait facile d’évincer l’autre. Bah non !
C’est un garçon que j’aime beaucoup, mais je ne l’aime que de cette façon-là.
Je suis donc rentré chez moi et j’ai téléphoné à mon mec pour lui raconter.  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |
05/05/05 - 22:01
Cafteuse !
jeuneparisien1978