09/05/2005MalédictionsC'est dingue comme l'amour, tout comme le point G, la beauté, et, je pense, l'intelligence, est ambivalent en ce sens qu'il donne et prend à la fois, qu'il épanouit et dénigre, qu'il fait le mal et au même moment, le bien. Une sorte de plaisir douloureux. Ca me conforte dans l'idée ô combien pessimiste que l'amour est tombé sur les hommes quand Adam et Eve ont été condamnés à quitter le Paradis. Plus on en sait, et plus ça fait mal. Il faudrait peut-être se taire et s'aimer à jamais.
Je suis fasciné par le langage, par ses forces tout comme par ses faiblesses. Les mots, les miens, les siens, sont incapables de traduire correctement nos pensées, ou de pénétrer l'esprit de l'autre comme ils le devraient. En outre, ils sont une arme redoutable. Comme disait ma prof de philo, un mot peut tuer un enfant. Je l'avais constaté quand mon demi-frère, saoul, avait dit à son jeune fils qu'il le décevait ; je me souviens de son visage glissant de l'euphorie de Noël à la tristesse et à l'injustice familiale. De même, l'absence de mots tue mon père petit à petit. Des silences pour crier au secours, des mots pour réconforter. Des silences pour haïr, des mots pour aimer. Et vice-versa.
Alors que les sentiments se développent de plus en plus, que je laisse déjà s'échapper le plus profond de moi à lui, que je me blottis contre son corps si chaud, sa peau si douce, ses lèvres si humides, ses yeux si bleus, ses grains si beaux, sa barbe si drue, son sourire si angélique, je dois me résoudre à grandir et à combattre le petit diable qui est en moi. Ce monstre tapi qui ressort à chaque fois que mon coeur bat, et qui fait que tout est plus dur, plus fort, plus douloureux aussi.
Je dois malheureusement renoncer à mes idéaux d’enfant si je ne veux pas passer à côté de l’homme de ma vie, si cette notion, en soi, absolue, existe (mais j’en doute).
Ma position actuelle est très délicate : je dois trouver mon identité, me reconstruire, tout en m'ouvrant à l'autre sans oublier d'imposer mes limites, m'adapter tout en lui demandant des concessions, rester ouvert à tout, lui donner mon cœur alors même que le moindre de ses souffles peut le blesser. Etre ouvert mais rester fermé au négatif ; difficile tâche.
Mon Ange a en tout cas gagné beaucoup de bons points en cette fin de semaine : sans l’avoir planifié de la sorte, j’en suis venu, inconsciemment, à le tester. J’ai dû tellement me perdre et m’adapter dans ma précédente relation que j’ai voulu voir dans quelle mesure il s’imposerait et/ou s’adapterait, et avec surprise il accepté toutes les conditions que JE lui ai imposées. J’ai plusieurs fois choisi ce qui ne l’arrangeait pas, et il a, à chaque fois, accepté. Non pas qu’il manque de caractère (oh que non) mais il a accepté de s’adapter, totalement, tout comme j’ai pu le faire auparavant. A présent que j’ai eu la preuve concrète qu’on en était tous les deux capables, les vraies concessions vont pouvoir nous mener à la construction d’un couple adulte et égal. Depuis le temps que j’attendais ça.  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |
09/05/05 - 07:49
profites bien de ce bonheur, et n'oublie pas que même quand tu doutes tu dois communiquer :-)
artus59 (visiteur - site web)