20/05/2005Journal d'une blondasse en détresse : jours 04, 05 et 06NB : Durant les quelques jours d'absence de Diabolito, le blog continue de vivre par l'intermédiaire de son Ange...
Ces trois derniers jours se sont précipités. Mardi fut pour moi le soulagement d'un examen stressant qui me met dans des états assez affligeants chaque semestre. Résultat plutôt positif avec une note atteignant la limite du raisonnable : priorité A achevée. Les cours continuent, durant trois semaines encore, il y a une somme de travail assez monumentale à accomplir. Le seul point positif concernant l'absence de mon petit diable, c'est le temps qu'il me reste pour travailler. Mais la douleur est bien présente. Il n'est parti qu'une courte semaine, mais il ne m'a jamais autant manqué.
Après mon examen, je me jette dans les transports, il ne reste plus que quarante-cinq minutes pour enfiler un costume de jeune photographe des années 1900 pour mon affectation de la journée au Royaume. J'ai donc l'infime honneur de passer pour un véritable professionnel de la photographie, auquel aucun détail technique n'est en mesure d'échapper. En réalité, c'est de prime abord mon statut de comédien qui prend le dessus, puisque ma culture dans ce domaine est réellement limitée. Mais je m'en sors plutôt bien ! J'ai la chance de faire connaissance avec des personnes très intéressantes, c'en est frustrant de changer de poste tous les jours... Le soir, en rentrant chez moi, j'ai l'opportunité d'entendre la voix de mon Jona pour la dernière fois avant de le revoir. Malgré la fatigue, inutile de préciser que l'excitation est à son comble. La nuit est calme et euphorique à la fois.
Mercredi, une journée assez chargée est sur le point de commencer. Tout d'abord, quelques six heures de cours où les projets de fin d'année sont présents dans tous les esprits. Ca motive pour travailler, mais la notion de sérénité est bannie de l'école pour quelques semaines encore. Il est seize heures lorsque je me dirige vers le Royaume où j'ai l'honneur d'endosser un incroyable costume de tyrolien pour mon affectation du jour. Quel plaisir de pouvoir cette fois-ci incarner un spécialiste des robes de princesses ! Petite équipe, mais bonne ambiance. Beaux jeunes hommes en tout cas... Je quitte le travail à vingt-deux heures pour retrouver mon logis, baigné dans une obscurité des plus troublantes, tout comme la ville autour. Une banale coupure d'électricité a alors raison de mon statut physique : je dois ouvrir en un temps record les deux portes électriques du garage à la main, à savoir vingt bonnes minutes de tours de manivelle avec assiduité !
L'enjeu est important. Il ne s'agit pas d'entrer le véhicule de l'ange dans son antre, mais bel et bien de le sortir, afin d'aller à la rencontre de celui qui perturbe mes esprits sans crier gare. Mon petit diable arrive à Paris à vingt-trois heures trente, tout mignon et ingénu. J'ai le bonheur de retrouver la douceur sucrée de ses lèvres : priorité B achevée, tout va pour le mieux. La nuit est euphorisante mais empreinte de mélancolie. Une petite semaine d'absence, c'était long. Comment avoir le courage d'en assumer trois d'un coup ? Ces quelques heures passées ensemble me font tellement de bien, et tellement de mal. J'en suis encore accablé de l'avoir vu me quitter de nouveaux. Sans se retourner, il est retourné à sa vie de jeune Londonien en perdition. Aujourd'hui, au Royaume, malgré une affection dans le monde du futur me permettant de retrouver de vieux collègues de l'été dernier, mes esprits sont ailleurs. Pourtant, la situation est agréable : un milieu connu, un travail efficace, des personnes que j'affectionne particulièrement, des jeunes hommes plutôt séduisants et séducteurs, une liberté assez importante, etc.
Beaucoup de travail et de bons moments, certes, mais il m'est difficile d'accepter l'idée de me coucher seul ce soir, avec pour simple réconfort, l'odeur qu'il a laissée dans les draps, celle qui le rend si unique et me fait tourner la tête. Encore maintenant, je revois son visage le matin, la seule image dans ma vie qui décuple les émotions et accentue les sentiments. Ses yeux plissés, son expression si pure et la finesse de ses traits... une sensation immaculée d'amour et de passion détruit mes sens. Ca me fait mal d'y penser. Seulement, je me sens épanoui comme jamais, plus fort de ce que nous vivons. Il n'est pas là, mais il reste en moi. Je l'aime.
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |
20/05/05 - 01:21
Quelle vie!
Didier (visiteur - site web)