Transports

Je suis devenu un Globe Trotter ! Je n’arrête pas de passer mon temps dans les transports : métro, RER, bus, cars, voitures, train, avion… En quelques jours, tout y passe. En temps normal, j’adore les départs en vacances et les trajets qui s’éternisent. Seul, c’est l’occasion de rattraper ses lectures ou son sommeil, de réfléchir en se laissant bercer par la musique. Le mieux, c’est tout de même de partager l’excitation du départ avec amies et amant. Alors on chante et on parle sans que l’arrivée ne nous arrête. Mais à force de voyager entre Londres, Saragosse, Paris et sa banlieue, je commence à en avoir marre. Il faut dire que si, cette fois, j’ai eu mes avions pour aller et revenir d’Espagne, chaque trajet m’a coûté environ douze heures, ce qui est loin de m’enchanter. J’ai d’ailleurs plusieurs fois failli rater mes cars en étant le dernier passager accepté dans l’appareil. Dans la catégorie « blonde », il faut savoir que j’ai tout de même perdu ma carte d’identité juste avant de passer la douane, retrouvée immédiatement par l’équipage. J’ai aussi, par deux fois, failli oublier mon sac dans le car… Mon inconscient essaie de me dire quelque chose qui me paraît très clair !
Ces quelques jours en Espagne ont donc été très agréables. Le soleil n’a été présent que les jours de mon arrivée et de mon départ, histoire de me narguer. Qu’importe, ça a été shopping et bla-blas incessants avec
Manu. Ce qu’il y a de bien entre nous, c’est que la simple présence de l’autre fonctionne comme de l’engrais sur une plante quelque peu ombragée.
L’ambiance à Saragosse a d’ailleurs beaucoup changé. En décembre, Manu était entourée de très nombreuses personnes, ce qui ne m’avait guère donné le loisir de réellement sympathiser avec les expatriés. Là, les groupes se sont réduits pour donner lieu à des moments plus vrais. Je me suis montré plus qu’égal à moi-même en enchaînant réflexion phallique sur blague vaginale. Au final, je me suis senti triste de quitter l’archipel ibérique, comme si je laissais trop de bonnes choses derrière moi. En fait, c’est ce que je ressens tout le temps. J’ai la chance, ces mois-ci, de quitter un pays tout en sachant que ce que je vais vivre dans le suivant va me rendre heureux. Le seul problème, c’est que mon cœur est éparpillé. J’ai des milliers de choses différentes à vivre partout, mais je ne me sens jamais comblé car il me manque toujours une personne importante pour mon équilibre : une meilleure amie, mon Ange… Ainsi, il me tarde que tous soient réunis.
J’ai revu le fameux
Esteban durant mon séjour. Je ne peux pas cacher que ces froides retrouvailles m’ont quelque peu troublées : ce garçon est sensuel (j’ai vraiment bon goût !), et de savoir que je n’ai qu’à claquer des doigts pour, cette fois, coucher avec, titille les papilles. Célibataire, j’aurais probablement sauté sur l’occasion. Mais me voilà en couple avec l’Ange le moins pur du monde (hé hé hé), il a pris la clef de mon cœur, et hop, il l’a gardée ! Celui-là, je ne vais pas le laisser m’échapper. :)
Mais pour le moment, c’est de nouveau à Londres que je me trouve. Les piliers de ma vie me manquent déjà. Un mois pour en profiter avant de rentrer et tout ranger dans ma vie. Une chose est sûre : un jour, je vivrai en Espagne. J’aime le mode de vie ibérique, et je ne peux pas concevoir de ne pas y passer quelques mois dans quelques années. Il faudra juste convaincre mes piliers de ne pas m’y laisser aller seul…
22/05/05 - 17:38
Lesquelles sont tes jambes ?
gaymaine