Quart d’heure social international : nouvel épisode
Cette fois, j’avais mon ordinateur portable dans une main et sept livres dans l’autre : le parfait petit étudiant. Sur le chemin qui lie la bibliothèque à mon appartement, je croise un mec, seul avec un ballon de basket, habillé d’une casquette et d’un short XXXL ultra large. Chéri, j’ai agrandi mes vêtements. J’essaie de marcher vite ; c’est déjà assez lourd mais je n’ai certainement pas envie qu’on me vole quoique ce soit. Mister XXXL me regarde étrangement, et, effectivement, quand je passe près de lui, il m’adresse la parole :
« Je peux tester quelque chose sur toi ?
- Euh… Non.
- … Si, vas-y, c’est rien, je vais pas t’faire de mal, j’veux juste voir un truc. Bouge pas. »
Sur ces mots, l’Américain se rapproche de moi. Je sens qu’il veut s’amuser à balancer son ballon de basket par-dessus moi, ce qui ne me rassure guère. Je me fige instantanément par peur de recevoir le ballon sur la gueule. A cinquante centimètres de moi, il tente un truc avec son ballon qui ne fonctionne pas. Il me fait patienter, s’éloigne à nouveau, se rapproche comme s’il allait marquer un panier derrière moi. Je ferme les yeux et me crispe alors qu’il saute devant moi. Quand je les ouvre, il est toujours là, et le ballon aussi. Il a l’air content, me dit merci et commence à s’éloigner avant de me dire : « t’as eu l’impression que le ballon passait derrière toi ?
- Euh… oui.
- Sérieux ?
- Bah oui.
- Attends j’recommence. »
La danse reprend, et, effectivement, j’ai à nouveau eu cette impression.
« Oui oui, absolument, ça donne l’impression que le ballon passe par-dessus. »
Et voilà comment j’ai satisfait la vie d’un Américain ce jour-là. Il a trouvé une technique pour que la balle aille au dessus de lui plutôt qu’au dessus de son adversaire. J’en reste totalement béat d’admiration. Peut-être qu’un jour il sera un grand joueur… Prions pour lui.
29/05/05 - 18:55
Quel joli corps tu as : on dirait un cycliste...
glop-glop