10/08/2005Avale, salope !« Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi » nous disait Pierre Perret. Pourtant, il a oublié de nous parler d’un élément essentiel concernant cette partie de l’anatomie masculine. Si le pénis est l’organe sexuel qui nous permet d’avoir du plaisir, l’orgasme se manifeste par l’éjaculation, moment à la fois aimé et redouté par la plupart d’entre nous.
Je me souviens, quand j’étais petit, avoir été fasciné par l’orgasme masculin. Je savais que la première éjaculation survenait à l’adolescence, et je ne pouvais m’empêcher de me demander, à chaque fois que je voyais un ado ou un jeune homme, s’il avait déjà giclé son sperme. Vers la fin du primaire, j’avais hâte que ce soit mon tour afin que je puisse enfin me sentir homme.
Peut-être que, comme beaucoup de garçons, c’est comme les règles des filles : on les attend longtemps, et quand elles sont là, on voudrait qu’elles n’existent pas. Dans ma vie, j’ai rencontré (et adopté) différentes attitudes face au jus de corps d’homme.
Au départ, je n’en raffolais pas spécialement. Comment aimer cette substance gluante et odorante qui tire entre le blanc et le jaune ? Ce jet chaud qui devient froid en quelques secondes et qui vous laisse sur le corps ses grumeaux et son liquide séminal ? La première fois qu’on m’a joui dessus, j’ai eu envie de vomir. Tout comme les premières fois que j’ai senti le sperme d’autres garçons, j’ai trouvé que cette odeur (entre la peau de saucisson et l’eau de javel) n’avait rien d’alléchant. Et puis, à force d’y goûter, on finit par apprécier. Plutôt que de le voir comme un rejet du corps humain, j’ai commencé à le considérer comme le fruit du plaisir sexuel. Cette odeur n’était plus écoeurante mais me permettait alors d’entretenir un contact avec les garçons que je ne pouvais pas avoir.
L’un de mes mecs trouvait même très drôle le fait de jouer avec. Après l’amour, il s’amusait à me le foutre sur la gueule ou dans les cheveux, pour rigoler. J’ai toujours apprécié cette attitude qui dédramatise notre semence. Mais la plupart des mecs que j’ai croisés ont eu tendance à être totalement répugnés par le sperme : une fois qu’on a joui, leur première réaction est alors de pousser un grognement de dégoût lorsqu’ils ont le produit de nos entrailles sur leur ventre. Ou sur la main. Ou sur les épaules. Car oui, si chaque sperme a son odeur, il est drôle de constater que chaque éjaculateur est unique. En effet, la majorité des mecs, je pense, laisse s’échapper le sperme de l’urètre qui s’écrase lourdement sur la peau. Mais d’autres jouissent si loin qu’ils pourraient participer à un concours ; à l’inverse, il y a ceux dont le sperme ne fait que sortir et glisse le long du sexe. Il faut de tout pour faire un monde !
Etre habitué au sperme, c’est une chose, l’avaler, c’en est une autre. Il n’y a rien d’anodin là-dedans, et c’est à chacun de faire comme il le sent. En ces temps de recrudescence du sida, il faut d’ailleurs rappeler que le sperme peut transporter le virus et qu’il peut donc être dangereux d’avaler ou recueillir dans sa bouche le sperme de quelqu’un dont on ne connaît le statut viral.
Une fois habitué au sperme, je n’ai pas eu de problème à en avoir dans la bouche. Certes, les premières fois avec quelqu’un vous font battre le cœur, mais plus on est amoureux et plus on s’y habitue. Aujourd’hui, je n’ai vraiment plus aucun problème avec ça !
Là où je suis surpris, c’est que certaines personnes avalent alors même qu’elles n’aiment pas ça. Il s’avère en effet que certains mecs aiment non seulement jouir dans la bouche de leur partenaire (c’est compréhensible) mais veulent en plus obligatoirement qu’on avale leurs baigneurs ! Et là, je trouve ça un peu abusé, surtout de la part d’hétéros. Qu’on avale ou qu’on recrache, ça ne fait dans le fond aucune différence pour celui qui est sucé. Et puis, c’est quand même à celui (ou celle) qui suce de décider : tout peut dépendre du goût. Si très souvent le sperme est amer, il m’est arrivé quelques fois de goûter à des fournées sucrées. Miam !
Pour le plus grand malheur de certains d’entre nous, non, le sperme n’est pas fait de paillettes, et non, l’éjaculation n’est pas un feu d’artifice qui s’évapore dans la nature. Je comprends qu’on n’en raffole pas plus que ça, mais il est bon de le dédramatiser en le différenciant des excréments : en effet, le sperme n’est pas un déchet, c’est ce qui donne la vie. Et si vous n’y voyez toujours pas d’intérêt, lisez donc le numéro de « Public » où Vincent Mc Doom donne ses conseils de beauté : son secret inavouable est d’utiliser du sperme frais comme anti-rides. Chéri, ce soir, on se fait un petit masque?
P.S. : une image gracieusement faite par Chronolog.
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |
10/08/05 - 22:59
Pour info :
Le risque est dans la bouche, pas à l'ingestion, car le virus ne résiste pas aux sucs gastriques.
Le risque est dans la prise en bouche (risque faible, mais risque... chacun est libre)
Une fois le sperme "en bouche", il n'y a donc aucune différence entre avaler et recracher.
chat_gouttiere_32a_republik