Boudination
Février 2005. Après des mois de larmes et de déprime, je suis au plus bas possible de mon poids : 55 kilos. Je n’avais jamais atteint une telle extrémité. Mes joues sont creuses, mon corps évidemment mince ; je rentre dans mon jean le plus moulant avec une incroyable facilité. Pourtant, je mangeais à cette période. Mais la déprime a au moins cette vertu qu’elle me donne nettement moins faim allant même parfois jusqu’à me dégoûter quelque peu de la nourriture.
A la même période, j’ai commencé à prendre des anti-dépresseurs et j’ai rencontré Angelounet. L’un dans l’autre, je me suis mis à manger de plus en plus. Car, plus je me sens bien et plus je mange… Six mois après, le constat est terrible : je pèse 65 kilos ! J’ai là encore atteint une extrémité puisque jamais je n’avais été aussi gros. J’ai de bonnes joues, un bide qui se dessine élégamment sous mes T-shirts H&M, des seins à faire pâlir d’envie certaines filles et un cul qui a éclipsé la ceinture dont j’avais besoin pour faire tenir certains jeans. Bref, c’est la misère !!!!
Alors un régime s’impose. Sauf que quand on n’aime pas les légumes ni les salades, et qu’on ne conçoit pas de ne pas se nourrir de pain, patates ou pâtes, ce n’est guère facile. Car si l’un de ces ingrédients ne fait pas partie de mes repas, je ne me sens jamais repu. Et plus les semaines passent, et plus collègues et petit ami s’amusent à me faire remarquer mes bourrelets gonflant, plus on veut m’empêcher de manger « non JJ, pas de gâteau/chocolat pour toi ! », plus j’en ai envie ! Ciel ! A presque 23 ans, c’est une situation inacceptable.
Alors, j’ai réduit la quantité de nourriture ingurgitée. C’est difficile, car tous les midis j’ai encore faim après avoir englouti mon sandwich en 2 minutes 47. Et je dois péniblement attendre 19 ou 20 h pour enfin pouvoir me sentir rempli. Quant au Mc Do’ et autres fast-foods que j’affectionne particulièrement, je me limite à un repas par semaine. Quand je n’ai pas d’autre choix que d’y aller d’autres fois dans cette même semaine, alors je prends la seule salade au monde qui me convienne : la Chicken Taboulé. Comme je n’aime aucune sauce à salade (un mal pour un bien), c’est la seule que je tolère. Même si ça ne me nourrit pas non plus. Mais bon…
Ainsi, je déclare la guerre à la graisse et à la boudination ! Le combat est atrocement difficile, mais je suis tout de même fier de moi d’avoir réussi à changer quelque peu mes habitudes alimentaires. Il vaut mieux y aller doucement mais sûrement que passer du tout au rien qui mène inévitablement aux rechutes successives. Jona au régime, c’est l’un de défis de cette nouvelle année scolaire ! Et ça ne va pas être de tout repos. Ca, plus le step, et je retrouverai le corps de mes vingt ans.
23/10/05 - 22:58
On aura vraiment tout vu!... Jona au régime!...
nico_paris12