C'est de la bonne !
Troisième jour de sevrage. Troisième jour sans anti-dépresseur. Ayant bien supporté la réduction de la dose, j’ai eu la flemme d’aller voir mon autre médecin. Résultat, après huit mois de traitement, j’ai totalement arrêté de prendre mes pilules. Ce qui, comme je le pensais, n’était pas une bonne idée. Car les effets sont forts.
Dans un premier temps, mes insomnies sont devenues plus puissantes. Alors que j’avais un rythme à peu près convenable ces derniers mois, je mets à nouveau des heures avant d’être baisé par Morphée qui m’assaille de sable pour me faire croire que je vais enfin m’endormir. Et, quand enfin je dors, ça dure douze heures ! Ca, c’est uniquement le week-end. Parce que la semaine, quand on doit aller en cours, étudier des livres pour ces cours, aller au boulot, écrire des articles importants, lire et critiquer des ouvrages, ça devient bien plus rude.
Ce matin, après une courte nuit agitée par de troubles cauchemars qui m’ont obligé à faire face à ma plus grande peur (les fantômes), j’ai cru que j’allais tomber dans les pommes. Dans le RER, je manquais de m’endormir. En cours, je ne comprenais pas grand-chose et quand j’ai pris la parole j’ai eu l’impression d’avoir de la semoule dans la bouche (on dirait pas comme ça, mais si, je vous jure Marie-Thérèse, j’ai vécu neuf mois à Londres !)
Je sens en permanence une sensation désagréable en haut de ma nuque. Et par moments, j’ai l’impression d’être dans ‘Matrix’ : le monde autour de moi semble court-circuité, l’écran se rapproche soudainement et s’éloigne aussi sec (tout ça en un millième de seconde), ou encore c’est le mur qui est parcouru d’un bref frisson. Putain, c’est fort cette merde ! Hey, Néo, si tu m’entends, n’hésite pas à me faire un petit coucou. Mon Ange et moi, on veut bien se charger de t’apprendre le Kama-Sutra.
Et avec tout ça, devinez qui revient en force ? Jona la chouineuse ! Bon, je n’ai pas encore eu de crise, parce que tout va relativement bien dans ma vie (avec le meilleur chéri d’amour qui soit, comment faire autrement ?) mais je suis de plus en plus souvent ému par des conneries. En fait, quelle que soit la série américaine que je regarde, il suffit que l’un des personnages pleure ou dise une belle phrase pour que je mouille ma culotte. Du genre « un jour ou l’autre, nous devons tous devenir des adultes responsables ; et les jeunes le savent mieux que quiconque. » Et là, je chiale presque !!!! Je vous jure que je ne fume pas…
25/10/05 - 22:45
Sevrage??? De quoi , je n'arrive pas trop à me faire une idée...
misterblue