...Blog à ne pas lire...

13/12/2005

13/12/05 - 23:21

Confessions on a Dance Floor



« Bah alors, tu blogues plu ? »
La question m’est souvent posée depuis quelques semaines ; et ma réponse est souvent la même : « J’ai pas le temps/l’inspiration » ou « J’travaille ».

Pourtant le travail ne me prend pas tant de temps. Deux jours par semaine, plus une journée pour lire et critiquer des livres, et parfois des articles à écrire. Le reste du temps est consacré à mon mémoire (qui avance à pas d’escargots) et à voir Angelounet. Ah ! J’allais oublier l’un des rares renouveaux de ma vie : je suis à nouveau inscrit au Club Med Gym. Y en a marre de la boudination (dit-il après n’avoir mangé que des plats à base de bolognaise depuis quatre jours) alors me voilà pseudo-sportif et en tout cas Tapette Volante Forever (ma prof d’aérobic me l’a prouvé en me faisant des compliments sur mon sens du rythme « rare chez un garçon » ; ça aide de sucer).

Quant à l’inspiration, elle existe, mais elle est différente. Je suis de moins en moins intéressé par ce genre d’article dans lesquels on ne fait que raconter avec deux-trois blagues les événements des derniers jours. J’ai des idées de frivolités divertissantes, de pensées juvéniles, de tragédies diabolitesques. Mais voilà, je suis dans une phase de censure énorme. En m’interdisant au maximum d’exprimer mes doutes, mes craintes et mes rares larmes, je n’ai plus le goût d’écrire du tout. Et j’ai de plus envie de produire des articles profonds dans lesquels je me dévoile en me voilant. Bref, le genre d’écriture qui demande, non pas plus de temps, mais d’être assez libre pour écouter les voix des muses. Or, ces connes ont tendance à me parler uniquement quand je suis allongé dans le noir avec mon homme qui ronfle à plein poumons et qui me fout, petit à petit, son oreiller dans la gueule. On a vu meilleure situation pour écrire.

En apparence, je suis donc un jeune homme aux mèches blondes qui est en stage pour un site culturel avec plein de bons plans (dont je n’ai même plus le courage de bénéficier), un mémoire sur un thème chiant au possible, un chéri qui veut donner du bonheur à tout le monde (non, ce n’est pas Chico) et… Et puis c’est tout.

Sous les mèches poussent les racines sombres. Derrière les lunettes ou les lentilles se cache le regard. Sous les paupières sont contenues les larmes. Parce qu’en réalité je me sens, une fois de plus, coincé dans ma vie, inadapté à ce monde. Ce mois, plus que tous les autres, vient me prouver comme chaque année que je n’y ai pas ma place.

Je voudrais récupérer un peu de joie de vivre, ne plus être lassé par les gens, avoir envie de sortir à nouveau, envie de sortir de ma « comfort zone » à nouveau, envie de danser à nouveau. Mais je n’y arrive pas. Je reste enfermé entre quatre murs, incapable de bouger. Seul.

Et dans deux semaines, lorsque mon stage sera fini, je vais faire quoi ? Mourir au pied du feu ?

Si seulement je savais changer de musique.

commentaires

14/12/05 - 00:07

...triste?

14/12/05 - 13:50

Si, si, il a un peu de Chico...

14/12/05 - 19:31

je suis tres heureux de te relire Jona...
excellent le "ca aide de sucer"...
tu dois me gouter jour apres jour la chance de ceux qui comme le disait Lao Tseu "bien heureux l'inconscient"
tu as une moitiée et c'est deja tres important
je t'embrasse

15/12/05 - 02:12

Avant tout, je viens de te souhaiter un bon(sinon joyeux) anniversaire Jonathan! Pour moi, c'est dans une semaine, putain, je suis vert...

On est quand-même mieux entre quatre murs qu'entre quatre planches. L'humain adapte son environnement à lui-même. Il a façonné jusqu'à sa nourriture. Les légumes que nous connaissons à l'heure actuelle sont le fruit d'une longue manipulation depuis l'ère préhistorique. Essaie de bouffer des poireaux sauvages et tu regretteras la génération raviolis. Le réel problème est que nos congénères considèrent comme vraie la raison du plus fort ou du plus grand nombre. Pourquoi l'exception en souffrirait-elle?

Une adresse pour les écrivains en herbe, ils cherchent de nouveaux auteurs en ce moment...

[www]

... Si tu ne sais pas comment occuper tes longues soirées d'hiver...

Plein de diableries pour cette fin d'année!

24/12/05 - 00:53

N'insulte pas les Muses!!! les divines inspiratrices te mettent a l'épreuve et c'est normal! De plus, cette solitude dont tu parles avec tant d'exactitude, de que je connais bien (croix de bois croix de fer si je ment je vais en enfer), bin c'est en quelque sorte l'état le plus propice a l'inspiration.. (ça aussi j'en sais quelque chose..) Et oui, malgrés mon jeune age j'en sais des choses, et le moment ou on est seul, ou on gamberge, ce moment ou les gens qui n'on rien vécu se distingue de ceux qui ont vécu, ce moment ou tu réouvre les placards, les tréfonts de ta mémoire, ou tu as envie de pleurer, ce moment, est LE signe des muses... en fait lorsqu'on écrit, ou que l'on fait de l'art en général, on veut donner ce moment de nous, cette profondeur si forte, si désesperante et pourtant si plaisante... Alors oui la solitude fait souffrir, oui la solitude nous forces a regarder en face notre passé parfois depuis longtemps enfui, mais la solitude fait grandir, et montre la voie aux artistes.. enfin cela toujours, selon mon humble avis!

24/12/05 - 00:59

Et a "didier".. Je ne vois vraiment pas ce que le mythe du on sauvage viens faire là... si je n'ai pas saisi qq chose dite le moi..

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.