Hors des veines
Mon stage avait difficilement commencé. Alors que j’y allais de mon propre chef, juste pour gagner de l’expérience, j’ai très vite été déçu par les tâches que j’avais à accomplir, mécaniques, répétitives, chiantes et avec aucun moyen de les améliorer pour les rendre intéressantes.
C’était il y a six mois. Entre temps, j’ai su me rendre polyvalent, j’ai créé pour ce site le poste d’attaché de presse, je me suis octroyé des fonctions plus intéressantes (pour moi, parce que la plupart de mes collègues n’auraient pas aimé mon boulot), j’ai effectué de plus en plus de travaux journalistiques, je me suis rendu presque indispensable et j’ai enfin réussi à m’intégrer. Tout en améliorant au fur et à mesure mes conditions de travail.
Au final, je ne retire que du positif de cette expérience. J’ai énormément appris dans tous les domaines, j’ai rencontré des gens supers, j’ai adoré ce que j’ai fait. Alors bien sûr je vais continuer à écrire pour le site, mais je suis triste de quitter mes collègues, triste de ne plus vivre dans cette ambiance bon enfant de la salle de rédaction, celle où les idées naissent, où les discussions progressent, où les mots sont posés sur le clavier ; entre les engueulades et les blagues, entre les tensions et les rires. Le monde du travail n’est que le microcosme de la vie extérieure.
J’ai dit au revoir à mes collègues les unes après les autres ; j’ai même fait la bise au garçon (hétéro) dont je me sentais le plus proche ; la directrice m’a félicité pour ma collaboration au site, me disant que j’avais été une aide précieuse et qu’elle n’avait eu que des éloges sur mon compte ; l’une de mes collègues m’avait dédicacé son pseudo MSN ; c’est la dernière à qui j’ai fait la bise, devant les locaux. A peine me suis-je retourné que j’ai fondu en larmes.
Six mois seulement, mais six mois très riches. C’est une nouvelle année qui s’annonce, et pas des plus faciles. Bien que je me sente encore faible, je suis motivé pour affronter les épreuves académiques qui se dressent devant moi. Et si mes collègues vont me regretter, à moi ils vont me manquer. Il faut tourner la page.
"Et s'en aller
Comme on s'égare pour mieux recommencer
Le moment est arrivé"
Lara Fabian, 'S'en aller'
30/12/05 - 02:52
pauvre jona....
mais serait il possible de savoir enfin a quel site tu as collaboré?
julien24ans (visiteur)