30/01/2006Je n’y arrive pas ; quelqu’un peut m’aider ?
Bien que les derniers jours aient été marqués par ma bonne humeur (c’est surprenant, mais c’est vrai) le naturel revient au galop. Outre des problèmes de couples qui, après avoir disparu de la circulation pendant deux semaines, reviennent me hanter, c’est mon mémoire qui m’arrache des larmes.
J’avais la sensation d’avancer, certes très lentement, mais d’avancer un petit peu quand même. Il a suffi que je retombe sur des mails échangés avec ma directrice de recherche il y a quelques mois pour me décourager. Je me suis rendu compte que ma maturation intellectuelle n’avait pas avancé, que j’avais toujours la même manière (naïve et basique) d’analyser un texte. Or, en Master, on attend de moi plus que des « thèmes » et que je sois capable d’analyser les stratégies discursives, narratives, stylistiques… Analyses que je suis incapable de faire. Je ne sais pas prendre la distance nécessaire pour distinguer les fils tissés par l’auteur. Je ne sais que me fier à ma sensibilité de lecteur pour en dégager des thèmes.
Une fois de plus, j’ai envie de tout envoyer bouler. Je n’ai pas de prof pour m’aider ; la seule chose que je peux faire (et que je fais depuis trois mois) c’est lire des livres qui sont censés m’apprendre ce que je dois faire. Sauf que j’en ai marre de lire dans le vide, marre de lire des choses que je n’arrive pas à appliquer. Je trouve ça intéressant (ou pas) en soi, mais je n’arrive absolument pas à appliquer ce que j’apprends à mon sujet. Et j’oublie aussi sec tout ce que je fais. De plus, je ne trouve pas tous les livres que je veux, et alors en ce qui concerne les articles, c’est pire, j’en trouve à peine 10 %.
Ainsi, si quelqu’un passe sur cet article, qu’il a déjà eu l’occasion de rédiger un mémoire de littérature en français ou en langue étrangère : je veux bien prendre tous les conseils méthodologiques possibles. Parce que parti comme c’est parti, Juin va arriver et je n’aurai rien fait ; j’aurai perdu mon temps et je serai, une fois de plus, confronté à l’échec.
C’est ça le pire je crois : la sensation que ce que je dois faire me dépasse complètement. Je me sens totalement à côté de la plaque. J’ai l’impression que je suis dans la même disposition que lorsque j’ai redoublé ma Seconde et lorsque j’ai raté mon permis. Quoique je fasse, peu importe les efforts et le temps que j’y consacre, c’est comme si on me rappelait constamment qu’en fait ce n’est pas pour moi et que de toute façon je n’y arriverai pas. 26/01/2006Grandir
J’ai déjà évoqué plusieurs fois mes problèmes sociaux, dus, entre autre, à mon incapacité à mettre les pieds dans un bar pour y consommer une quelconque boisson. Cette « pathologie » atypique alimente régulièrement le flux de mes réflexions, car il faut admettre que ce n’est guère une antipathie commune. Ainsi, plus les mois passent et plus j’en apprends sur moi et sur ce problème social.
Il suffit qu’on prononce les mots « prendre un verre », « prendre un pot » ou « boire un coup » pour que je me sente immédiatement crispé ; je développe une réelle aversion pour cette habitude qu’ont 99 % des gens. J’ai alors formulé l’hypothèse que j’avais un blocage psychologique (il me semble qu’il y a un terme freudien bien précis pour ce que j’ai) tout simplement dû au fait que mes deux parents sont alcooliques. Pourtant, quand j’étais petit, j’adorais (mais vraiment : J’ADORAIS) rejoindre mon père au café.
J’ai également réalisé que j’étais gêné par le fait d’être servi. Je me suis habitué au restaurant, mais il est vrai que je conserve une appréhension à chaque fois que je m’y rends. Il s’avère ainsi qu’au contraire j’adore aller au Mc Do’ et dans n’importe quel fast-food, et que j’apprécie de plus en plus les chaînes telles que Starbucks et Columbus Café, tout simplement parce que ce sont des endroits où l’on paye en caisse. J’ai longtemps pensé que je préférais ces lieux aux autres cafés parce que la nourriture y est mise en avant (je préfère justement manger à boire) et qu’on y trouve de bons chocolats chauds (boisson dont je raffole). Mais il me semble depuis quelques temps que cela va plus loin.
J’ai finalement relié ce blocage à d’autres dans ma vie, et j’en suis venu à la conclusion que je suis resté bloqué, dans certains domaines, à l’enfance ou à l’adolescence. Je refuse catégoriquement tout ce qui m’obligerait à avoir de trop grandes responsabilités ; des responsabilités d’adultes. J’ai peur de voir ma belle-sœur et mon demi-frère parce que je sais que je verrai par la même occasion mes neveux, des enfants avec qui je suis, par définition (je n’aime pas les enfants) mal à l’aise. La vision d’enfants dans ma famille me rappelle que je ne suis plus le « petit dernier » et que je suis, à mon tour, adulte. Je n’aime pas Noël parce que je ne suis plus le simple enfant qui reçoit des cadeaux ; je me dois d’avoir des relations adultes à table, de recevoir et de faire des cadeaux entre adultes. Je recherche également à ce que mon copain s’occupe de moi, me protège, me prenne en main (hum…) comme un père avec son fils (même si j’aime aussi l’inverse bien sûr). Et j’en oublie probablement !
Il m’a fallu des années avant de comprendre tout ça. Certainement que je découvrirai d’autres éléments dans les tréfonds de mon cerveau névrosé dans les mois à venir. Ce que je me demande à présent, c’est comment progresser, comment évoluer dans le bon sens. Et tout simplement, alors, comment grandir.
Peut-être qu’un jour petit Jona deviendra grand. 22/01/200635 phrases35 phrases à compléter sans trop réfléchir. C'est Népomucène qui m'a chargé de cette mission, ça m'occupe, et comme je n'ai pas envie d'écrire en ce moment, ça meuble.
Et par contre je passe le relais à qui voudra parce que je ne veux obliger personne à faire ça !
1/ Une fois, ma mère est tombée par terre.
2/ Je n'ai jamais mis mon doigt dans une fouffe.
3/ Quand j'avais 5 ans, j’étais déjà névrosé.
4/ Le collège c'était pas toujours génial.
5/ Je n'oublierai jamais les gens qui m’ont fait du mal.
6/ Une fois j'ai rencontré Isabelle Quenin, assise juste à côté de moi au cinéma avec sa famille.
7/ Il y a ce type que je connais et qui baise avec tout ce qui passe (il n’y en a pas qu’un en même temps).
8/ Une fois, dans un bar, toute la bande de jeunes avec qui j’étais a pris un chocolat chaud, et c’est tout.
9/ A midi, en général, je dors.
10/ La nuit dernière j’ai dormi de 04 h 30 à 13 h 00.
11/ Si seulement j'avais pas d’insomnies !
12/ La prochaine fois que j'irai à l'église/synagogue/mosquée/autre ce sera pour visiter.
13/ J'aime bien manger.
14/ Quand je tourne ma tête à gauche, j’ai le nez coincé entre deux gros seins.
15/ Quand je tourne ma tête à droite, j’ai le nez coincé entre deux grosses fesses.
16/ Tu sais que je mens quand tu as l’impression que je suis très sérieux.
17/ A la fac je séchais trois fois chaque cours par semestre (c’était la limite autorisée).
18/ Si j'étais un personnage de série TV je serais assurément Dawson.
19/ Le même jour l'an prochain je serai en plein partiels ou en plein boulot.
20/ Le pseudo qui m'irait mieux c’est Diabolito.
21/ J'ai du mal à comprendre la politique et les bouchers.
22/ Si je retourne à l'école un jour ce sera pour aller voir une copine institutrice.
23/ Tu sais que je t'aime bien parce que je ris à en pleurer avec toi.
24/ Si je gagne un prix, la première personne que je remercierai, ce sera sûrement Manu.
25/ J'espère que je vais un jour finir mon mémoire de merde.
26/ Suivez mon conseil : ne vous lancez pas dans des projets qui ne vous plaisent pas réellement.
27/ Le meilleur des petits-déj c'est sans aucun doute des tartines grillées de Nutella trempées dans du lait, mais pour qu’il soit complet il faut y ajouter un fruit.
28/ La chanson que j'adore mais que je n'ai pas c’est celle de Myriam, la gagnante de la Nouvelle Star, mais je l’aurai bientôt.
29/ Si vous visitez ma ville natale je vous suggère les parcs de Paris en été.
30/ Pourquoi personne ne dit la vérité ?
31/ Si vous passez la nuit chez moi ce sera sur un matelas à côté de mon lit.
32/ Le monde peut très bien se passer de fromage.
33/ Je préfère torcher le cul d'un éléphant plutôt que de manger du fromage.
34/ Le mieux c'est de faire l’amour avant de se coucher.
35/ Eh, au fait, chéri, tu rentres bientôt ? 13/01/2006Wishmaster
Dans la vie, il se produit parfois des miracles. Je n’avais pas d’autre choix que d’aller « prendre un verre » mercredi soir, chose que j’abhorre profondément. Oui, je sais, je suis bizarre. Bref, en tout cas, je me disais que ce serait bien de tomber malade pour éviter ça. Entre temps, le « verre » s’est transformé en resto chinois, événement pour lequel je suis alors devenu très content et enthousiaste. C’était sans compter sur le fait que la nuit qui a précédé le resto, je suis effectivement tombé malade ! Et pas un petit désagrément de tapette (comme le pensait fortement mon copain qui a mis en doute la véracité de mon mal-être, ce qui m’a bien déçu), non, une bonne grosse gastro mêlée de vertiges et de délires ! Alors que je ne suis malade qu’une journée par an généralement, j’entame mon troisième jour… Et j’avoue que j’en ai marre, parce que ça m’empêche de faire quoi que ce soit (le mémoire : à la trappe). Je me tape les téléfilms de TF1 (déçu par la ‘Famille formidable’ : est-ce moi qui ai grandi ou eux qui sont réellement devenus grotesques ? – agréablement surpris par ‘Une Femme ambitieuse’ : ouh là, ça ne va vraiment plus moi) et j’ai parfois l’impression d’être le champ de bataille d’une guerre céleste (j’avais prévenu que je délirais). En fait, je devrais être guéri aujourd’hui je pense… si je n’avais pas bêtement avalé un biberon de chocolat au lait en guise de dîner hier soir (je ne me souvenais plus que c’était un aliment à bannir). Depuis, mes boyaux jouent au flipper !
Cher Génie, si seulement tu me portais sur un plateau la solution qui me permettrait de ne pas faire mon mémoire… BOUM ! Le site pour lequel j’ai fait mon stage me propose un poste, un vrai… Au lieu de 300 euros je serais payé entre 1200 et 1500 euros (net). Mes collègues s’en sortent difficilement sans moi, ma remplaçante n’étant pas à la hauteur. On veut mon retour pour le salon du livre, gros événement très difficile à gérer, mais donc on me veut pour la fin mars.
J’ai dit non. Je n’arriverais pas à finir mon mémoire d’ici là ; si je suis censé bosser, je pense que j’aurais peut-être droit à des prétentions salariales plus élevées (et en augmentation suivant le niveau de mes études évidemment) ; et je ne vais pas passer ma vie dans la même boîte, mon but étant à la base de faire plein de stages différents pour savoir ce que je veux faire de ma vie. Je reste donc étudiant, bien que le désir de gagner ma vie et de quitter mes parents reste fort. Retour à la case départ. Au moins, ça m’a apporté une motivation supplémentaire pour le mémoire, motivation que je ne peux pas appliquer pour le moment vu que je suis malade… Mais bon…
Un, deux… trois ? J’ai le droit à un troisième vœu ?  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |