...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

31/03/2006

31/03/06 - 23:42

Les joies de l’hôpital



Mardi, 14 h 32 (oui, comme dans 'X-Files' !)
J’arrive, comme une fleur, dans le service allergologie de l’hôpital le plus proche de chez moi. Je soupçonne en effet avoir développé des allergies vu que depuis plusieurs années le paquet de mouchoir est devenu mon meilleur ami (c’est fou ce que je peux être dépendant de certains produits…) La pétasse de l’accueil, brunette aux cheveux courts, aussi maquillée que Vincent Mc Doom, voix cassée par le tabac et corps rehaussé par un haut rose bimbo, me dit avec un air de reproche que j’avais rendez-vous à 14 h 00. Je ne me démonte pas et j’affirme qu’il a dû y avoir une erreur puisqu’on m’avait clairement dit que j’avais rendez-vous à 14 h 30. Elle me demande de patienter en salle d’attente, ce à quoi je réponds : « Et comment le Docteur San Latina va savoir que je suis là ? » - « Alors là : mystère ! »
Quelle salope. Je ne savais pas à quoi ressemblait le Docteur San Latina vu qu’il y a autant de médecins dans cet hôpital que de choristes sur TF1. Alors au bout de deux heures j’ai pris un autre rendez-vous. Parce que, forcément, Edith Pétasse ne lui avait rien dit… J’aime les gens compétents.
Quand je suis rentré chez moi, j’ai vu sur mon papier que j’avais effectivement rendez-vous à 14 h 00. Gloups.

Rendez-vous aujourd’hui ce matin cette nuit à 09 h 20. Pour mon plus grand plaisir, Edith Pétasse est toujours là, et elle porte le même magnifique haut rose. Je remarque au passage qu’elle exhibe également des bijoux à chaque doigt pour accompagner ses ongles fraîchement manucurés. C’est beau d’avoir 40 ans.
Et bien que j’aie été à l’heure (cette fois), je ne suis pas passé avant au moins 10 h 10. Dans le genre, c’est l’hôpital qui se fout de la charité, ou presque. Heureusement, j’avais pris un sac entier pour m’occuper et c’est avec plaisir que j’ai lu ‘Arts Magazine’ (notez comme je glisse ça, l’air de rien, pour faire croire que je me cultive… Non non non, je n’ai ni lu le dernier ‘Têtu’ ni ‘Sex and the City’ de Candace Bushnell). Ca m’a évité de rester planté et d’attendre le docteur comme une pauvre peluche dans une fête foraine qui espère avec vénération le grappin qui me transportera vers ma destinée. Dans ces moments-là, j’ai réellement la sensation que les autres patients et moi-même sommes les répliques de l’extra-terrestre vert à trois yeux de ‘Toy Story’. Le graaaaaaaaaaaaaaaaaappiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin !!!!

Dans les heures qui ont suivi, j’ai été interviewé par le Docteur San Latina (avec difficulté parce qu’avec son accent je croyais qu’humidité était immunité…) ; puis j’ai été piqué 23 fois par Roberta pour voir si j’étais allergique à tous les arbres de Paris. Celle-ci a d’ailleurs confondu mes griffures de chat avec de l’automutilation… Mais oui, et la marmotte… ; enfin, on a découvert (sans grande surprise) que j’étais allergique aux chats. Sauf que, j’ai deux grosses chattes très poilues à la maison, et que ça ne va alors pas être évident. Arf, tant pis, je pourrai bien supporter quelques démangeaisons et éternuements pendant quelques années. Ca vaut toujours mieux qu’écouter le personnel les hôtesses de l’hôpital se prendre pour des déesses. Et en plus, elles se croient intelligentes… Il y a des beaufs partout. La prochaine fois que j’irai là-bas, j’éternuerai par erreur sur un joli haut rose.

26/03/2006

26/03/06 - 23:57

Sur la brèche des illusions



On l’attendait depuis longtemps. L’hiver a été long et pénible. Autant j’apprécie particulièrement cette saison (que je trouve, paradoxalement, chaleureuse) il n’en reste pas moins que cela fait du bien de sentir les beaux jours revenir. Malgré la pluie et le vent, l’odeur même de l’air a changé. La lumière est différente. Les insectes se réveillent petit à petit. Mes chattes perdent leurs poils par touffes dégueulasses. Je m’endors quand le soleil se lève. Je transpire dans les transports.

Je l’attendais, mais je reste sceptique à son arrivée. Si les dernières semaines m’ont laissé de bonne humeur, avec une volonté d’acier pour travailler sur mon mémoire autant que sur mon corps, je sens une vague de négativité m’envahir. Malgré des éléments positifs dans ma vie, je réalise que le voile noir est toujours présent, bien plus que je le croyais…

Toute l’énergie dont je disposais ces derniers temps disparaît petit à petit. Je sens que ma volonté s’amenuise, que j’ai envie de tout envoyer valser : le mémoire, le sport, le couple. J’essaie tant bien que mal de renouer avec un semblant de vie sociale, mais je suis étouffé par mes engagements académiques et amoureux.

Il y a des succès, des rires, des défis réussis, des étreintes passionnées. Mais ça ne suffit plus. Il y manque du sens. Il me manque la paix. Il me manque un équilibre. Le bonheur est-il réellement accessible, ou n’est-il qu’une illusion vers laquelle nous tendons tous ? Etre réaliste implique-t-il d’être malheureux ? Ou est-ce l’illusion qui nous empêche d’être heureux ?

Fait ou cauchemar, une chose m’est réelle : le compte à rebours vers la fin d’un temps a été déclenché. Je ne sais pas quels sont les chiffres, je ne connais pas les conditions ; la seule certitude est qu’il y aura des morts. A moins que ce ne soient des revenants.

19/03/2006

19/03/06 - 21:39

Les vestiaires

L’un des temps forts du sport, que ce soit au Club Med Gym actuellement pour moi, ou pour les jeunes qui vont encore à l’école, c’est le moment des vestiaires. Ce n’est pas franchement mon moment préféré, et depuis toujours j’ai trouvé la solution pour ne pas le subir : aller au sport déjà en tenue. Ca évite d’exhiber à tous ses parties les plus intimes.

D’ailleurs, il est assez drôle de remarquer à quel point les mecs réagissent différemment face à ça. Il y a ceux qui font tout pour qu’on ne voie rien dépasser, qui laissent leur chemise pendre sur leurs fesses et qui tournent le dos, puis qui gardent leur serviette nouée autour des hanches jusqu’à ce qu’ils aient bien remis le paquet en place dans son slip. A l’inverse, il y a ceux qui prennent le vestiaire le plus éloigné des douches et qui se baladent tranquillement jusqu’à la douche, puis au sauna, puis à la douche, et hop on fait un petit tour des vestiaires pour exhiber muscles, poils et graisse. Fascinant comme la pudeur s’exprime totalement différemment selon les individus.

J’ai aussi évité le problème de la douche en ne me lavant pas au Club Med Gym. Je préfère rentrer chez moi couvert de sueur et faire subir mes odeurs masculines à tous les usagers du métro (ça me permet en plus d’avoir plus de place autour de moi, ce qui n’est pas négligeable aux heures de pointe).

Pourtant, il arrive qu’on doive retrouver des amis juste après notre séance quotidienne hebdomadaire mensuelle et qu’on se voie alors dans l’obligation de se doucher à la vue de tous.

Il y a deux ans, les rares fois où j’ai pris une douche au Club Med Gym, je l’avais fait avec un maillot de bain. Je suis assez pudique, et bien que je puisse surmonter cette pudeur, j’avais comme principe de réserver mon corps (en tout cas, mes parties sexuelles) à l’intimité du couple. Sauf que, quand on se douche en maillot, et qu’on est a fortiori le seul habillé, on sent de nombreux regards étonnés sur soi – autrement dit, on se sent nu.

Alors cette année, je me suis lancé comme défi d’aller me doucher, et de me doucher nu. Bien sûr, je fais partie de ceux qui gardent tisheurte et serviette jusqu’au dernier moment. Encore plus maintenant que je suis légèrement en surpoids (dixit ce foutu indice de masse corporelle). C’est d’ailleurs paradoxal : je n’ai plus honte de mon cul sachant à quel point les mecs l’aiment (s’il n’est pas musclé, il a au moins le mérite d’avoir une jolie forme) et je ne rougis pas de ma bite vu qu’une teub au repos est loin d’être représentative de ses capacités sexuelles (il suffit en plus de peu pour faire grandir l’élastique). Mais bon, toujours ce principe d’intimité.

Je suis alors allé me doucher, nu comme un ver. Et là, surprise ; la gêne de la nudité s’est transformée en excitation… Pas au point d’avoir la gaule, heureusement, mais de savoir qu’on peut être maté, envié, et surtout d’être en position de mater à son tour… Pas désagréable.

Car le point positif des vestiaires réside là : d’avoir la possibilité de voir des corps, des culs et des bites jusqu’à plus soif. Et je dois dire que je m’en donne à cœur joie, en tentant d’être le plus discret possible (évidemment).

Enfin, savoir que dans certains clubs de ce genre, il y a des mecs qui finissent par coucher ensemble, c’est une pensée agréable également. Non pas que j’en aie envie, je suis bien trop ‘Charlotte’ pour ça, et bien trop fidèle surtout. Mais juste savoir qu’on en a la possibilité. Pouvoir. On en revient toujours là.

Car se dénuder ou voiler son corps, c’est uniquement une question de choix personnel, et de pouvoir sur les autres. Tu vois ou tu vois pas ? C’est moi qui décide, c’est moi qui ai le pouvoir.

11/03/2006

11/03/06 - 14:08

Horoscope

Amour
Certes, vous vous prenez souvent la tête, mais apprenez à voir le positif dans votre relation, il y en a beaucoup plus que vous ne le croyez.

Travail
Les projets se développent malgré vos hésitations. Gardez le cap et le rythme et vous arriverez à vos fins.

Santé
Les insomnies perdurent mais ce n’est pas à ça qu’il faut penser : surveillez votre poids, ou vous aurez bientôt l’air d’une femme enceinte !

06/03/2006

06/03/06 - 23:27

Retour en boîte



Après des mois de Papy Attitude, il s’est passé un phénomène étrange. En effet, depuis de longues semaines, je me consacre corps et âme à mon mémoire. Mémoire qui avance de plus en plus ! Alors on continue comme ça et on PO-SI-TI-VE (c’est mon copain qui va être content).

Mais entre le mémoire et l’hiver, mon quotidien n’est ni top-méga-génial, ni varié. En gros, je me lève entre midi et 14 h, je tente de bosser toute l’après-midi et ensuite je file chez mon copain… Sauf que la perspective du retour des beaux jours et de la fin du mémoire a provoqué un changement dans mon psychisme qui me donne envie de bouger plus et de varier mes activités. Alors, vendredi, j’ai craqué ; et sous la pression d’amis je me suis laissé traîner en boîte.

Je n’y étais pas allé depuis le début de la Star Ac’ ! Je n’ai jamais été fan des boîtes, et il faut dire que vivre dans une zone quelque peu excentrée ne m’encourage certainement pas à sortir la nuit. On m’a proposé de me raccompagner en voiture, alors je pouvais difficilement dire non (j’ai tout de même essayé, en disant qu’on serait trop dans la voiture et ça a effectivement posé des problèmes par la suite, mais bon…)

Manu, Anne, nos amis et moi sommes donc allés au Gibus (entrée gratuite pour tous et cheesy music). Si la soirée a bien été l’occasion de se défouler, de délirer avec mes meilleures amies, de discuter un peu avec les autres, cela a aussi été pour moi l’occasion de vivre une expérience nouvelle. Car, alors que nous dansions comme des folles, et que je tentais tant bien que mal d’éviter les gens qui me passaient devant, derrière, et sur les côtés (pourquoi est-ce que je me retrouve toujours dans le passage ?) j’ai senti un corps me pousser par derrière (j’ai dit « un corps » pas une bite !) J’ai d’abord cru que c’était encore un couple bourré qui prenait un peu trop de place, mais je me suis rendu compte aux visages étonnés et hilares de mes amis que c’était une fille qui prenait un peu trop ses aises avec moi. La blonde collait en fait son dos et ses fesses à moi, en remuant lascivement (enfin j’imagine), prise en sandwich par sa copine brune. Je me suis senti un peu con, mais surtout, j’ai eu pitié pour elle, qui essayait désespérément de draguer un pédé ! Hé hé hé… Alors elle a posé sa main sur mon épaule, puis sur ma hanche ; elle est même allée jusqu’à caresser le portable qui était dans ma poche. A un moment elles se sont tournées vers moi, ont pris mon visage dans leurs mains, m’ont regardé, puis se sont de nouveau collées à moi. Je les ai laissées faire car je voulais voir jusqu’où elles pouvaient aller, et j’aurais tellement voulu qu’Angelounet soit avec moi pour leur donner une bonne leçon.

Après le malaise installé, elles ont fini par partir. Il s’est avéré qu’elles faisaient régulièrement leur numéro, non pas pour se faire sauter, mais pour collectionner les patins. Elles chauffaient un maximum de mecs, les emballaient, puis passaient au suivant. ? Oui, je sais, les femmes putes sont bizarres.

Au moins, j’ai eu l’occasion de sentir des fesses de pouf’ contre moi. Bah franchement, ça valait pas un bon cul de mec !

 

Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.