11/04/2006Marathon
Les semaines passées et à venir sont marquées par des objectifs essentiels. Le premier : le mémoire. J’ai enfin réussi à me motiver (en positivant), à me booster quelque peu, réussissant parfois l’exploit de travailler rapidement et efficacement. Malheureusement, ces périodes fastes sont nécessairement suivies par des journées semaines où j’ai bien plus de mal à me concentrer et donc à avancer. J’ai cru comprendre que je devais rendre mon mémoire au plus tard le 2 Juin. Ce qui veut dire qu’il me reste moins de deux mois pour boucler recherches, plan et surtout écrire 80 pages… Ca va être chaud du boudin, mais rien que l’idée d’être libre et débarrassé de ce fardeau en Juin me comble de joie. Je suis d’ores et déjà en train de sélectionner les Masters Professionnels et les stages pour lesquels je vais postuler. Une nouvelle vie s’annonce (dans deux mois !) et je n’en peux plus de l’attendre.
Second objectif : maigrir ! Rappel des faits : j’ai pris dix kilos il y a plus de six mois (mais j’en avais perdu cinq juste avant), la graisse autour de mon bide s’est installée pour l’hiver, je me sens donc gros et moche, des solutions s’imposent. Malgré de gros efforts alimentaires (les légumes sont mes amis) et entre une et trois séances de Club Med Gym hebdomadaires, mon corps semble stabilisé… Il me faut donc durcir le régime et augmenter le sport, mais avec le mémoire qui m(e pré)occupe quotidiennement, j’ai faim toutes les deux heures et je n’ai pas le temps de passer mes journées à faire du step. Donc, régime entre parenthèses pour les deux mois à venir (enfin pas trop quand même parce que je n’ai pas envie de ressembler au bonhomme Michelin !)
Que me reste-il après tout ça ? Le réaménagement de ma chambre s’est bien passé (tellement de mal à organiser mes idées pour le mémoire que réorganiser mon intérieur me fait le plus grand bien mais doit bien faire du mal à mes voisins qui m’entendent planter des clous… oui, Diabolito qui plante des clous… on ne rit pas !) et, comme d’habitude, j’ai peu eu le temps de voir les rares amies qu’il me reste. L’objectif étant de finir le mémoire de merde que je déteste oh combien intéressant avant tout, ce n’est pas maintenant que je vais redevenir sociable (ni même faire semblant). Bref, le marathon de ma vie est plus intérieur qu’autre chose, vu que je ne vais plus avoir l’occasion de courir dans tout Paris pour voir telle connasse ou tel emmerdeur (provocation gratuite).
Et d’ailleurs, je ne devrais pas être en train d’écrire cet article mais en train de bosser sur mon mémoire adoré… J’en soupire de plaisir. 07/04/2006InspirationLa première fois que mes capacités rédactionnelles ont été remarquées, c’était en CE1. A partir d’une image, il fallait raconter une histoire. Et moi, j’étais parti dans un gros délire impliquant une « fillancée » (ahhhh, les fautes d’orthographe de l’époque) qui avait fait rire mon maître autant que mes parents. J’ai continué ainsi tout au long de mon enfance et de mon adolescence, à écrire des centaines de lettres, composer des poèmes, imaginer des vies. La phrase qui m’a probablement le plus marqué est celle écrite son mon bulletin par ma prof de français en classe de 5e ; elle m’avait qualifié d’« enfant chéri des Muses ». Mon père avait adoré la formule.
En grandissant, j’ai commencé à perdre mes capacités pour atteindre le fond en classe de 2nde, année où j’ai alors redoublé. Redoublement positif puisque ma vie a nettement été améliorée par la suite à tous les niveaux. En passant de l’adolescence à l’âge adulte, et avec force études littéraires, j’ai appris à maîtriser mon écriture, transcender mes failles et stimuler mon côté artistique ainsi qu’à argumenter de la façon la plus rigoureuse qui soit.
Mais depuis plusieurs mois, c’est l’hécatombe. Je ne trouve plus mes mots, je fais de plus en plus de fautes, je perds confiance en moi, j’arrive de moins en moins à m’exprimer correctement, il devient difficile d’argumenter, et surtout j’ai perdu presque toute forme d’inspiration.
Mais qu’est-ce qu’il m’arrive ?! Le blog vide, ça peut être une passade, une remise en cause existentielle, mais le reste… Qu’est-ce qui m’empêche d’écrire ? Ce qui me dérange principalement, c’est d’écrire pour mon mémoire. Car c’est certainement pour mener à bien ce projet que j’ai besoin d’être en pleine possession de mes capacités. Je pensais que c’était dû à l’anglais que je ne pratique plus intensivement depuis longtemps maintenant (heureusement que je regarde plusieurs heures de V.O. par jour) mais je réalise que ça va bien plus loin que ça. Quel que soit le domaine, je n’ai plus d’inspiration : est-il possible que les Muses m’aient quitté ? Après 23 ans de bons et loyaux services, ça y est, c’est terminé ? On me jette comme une vulgaire chaussette ? C’est trop injuste (et cette image est le plus gros cliché que j’ai jamais écrit) !
Apollon, Dieu, ou qui que vous soyez, je vous en supplie, ramenez-moi la salope qui est certainement en train de se faire sauter par Morphée au lieu de me souffler de bonnes idées.

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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |