...Blog à ne pas lire...

Je cite : "Je refuse de choisir entre l'intelligence et les paillettes" (Thierry Ardisson)
(mis à jour mercredi 22 novembre 2006 à 15:34)

31/05/2006

31/05/06 - 16:58

Le devoir de mémoire



Il y a ces moments où tout stagne, où tout se prépare, où tout paraît gelé dans la conception de la vie. Et, tout à coup, la vie explose et ne nous laisse même plus le temps de souffler. Big bang.

C'est ainsi que, après deux semaines d'attente sans aucune réponse de ma directrice de recherche, j'ai bouclé mon mémoire en deux jours. Deux jours intensifs où je n'ai quasiment fait que ça, jusque dans la nuit. Je ne marche vraiment qu'aux deadline… Ensuite, une journée pour organiser mille choses parmi lesquelles relier et déposer ledit mémoire à la fac. Quelle satisfaction que de voir l'objet de son travail enfin terminé et bien présenté ! Ce qui est étrange, c'est d'avoir l'impression que tout cela est loin, très loin. Alors que tout le travail effectué était un "accouchement dans la douleur", séance de torture sur séance de doute, j'ai aujourd'hui la sensation que ce n'était pas grand-chose et que je pourrais presque recommencer (ah non quand même pas pitié !) Je ne comprends pas pourquoi mon corps a déjà oublié. Probablement pour pouvoir se concentrer sur la suite.

Je prépare mes dossiers d'inscription pour intégrer des formations bac + 5 (en partant du principe que j'ai réussi mon mémoire, hein…) Je me suis alors rendu dans peut-être ma future fac. Et là, j'ai senti que l'ambiance était foncièrement différente de mon établissement actuel… J'ai mis quelques minutes avant de réaliser : des mecs. Dans cette fac de science, forcément, il y a des mecs PARTOUT ! Ca pue la testostérone et le futur médecin à plein nez. Qu'est-ce que je vais faire avec tous ces hétéros, moi ? Pas de panique, ma formation reste littéraire, donc beaucoup de filles. Ouf. Et puis, il y avait un panneau indiquant un cours sur l'anatomie du sexe masculin. Je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer quelques travaux pratiques… :p

Enfin, cette fameuse journée où j'ai déposé mon mémoire, j'ai eu un entretien concluant puisque j'ai obtenu un stage à la rédaction des bandes-annonces d'une grande chaîne de télé. Je ne commence qu'en août, mais je suis bien soulagé que tant de choses aient été réglées d'un coup. Il ne me reste plus qu'à trouver, éventuellement, un autre stage, mais bon…

Après tout ça, j'ai pu partir lors d'un long week-end en amoureux qui nous a conduits de surprise en surprise…

18/05/2006

18/05/06 - 03:21

Le monstre



Et si Dieu n'était en fait qu'un homme comme les autres ? Ou plutôt, si Dieu n'était pas ce personnage divin, le Très-Haut, l'inaccessible, mais un vieillard croulant sous la sénilité ?

Il est certes à l'origine du monde, mais il se révèle inadapté à ce monde qui a grandi trop vite pour lui. Alors il s'enferme dans sa caverne, où il a tout le loisir de s'adonner à ses plus vils besoins. Jusqu'au jour où il doit retourner parmi les vivants. Ces êtres qu'il a créés, il doit à nouveau vivre avec. En haut de la tour, désormais moins seul (vraiment ?), il continue ses activités, cette fois aux yeux de tous. Il ne fait que regarder les ombres de la vie, en s'agitant pour que la terre continue de tourner sans la percevoir réellement. Les seuls êtres qui l'accompagnent sont des enfants capricieux qui n'ont jamais grandi. Et même ces bestioles, qui pourraient lui donner un sens, il les renie.

Je le vois. Il n'est qu'un vieillard sans vie, fantôme du monde, personnage grotesque à l'appareil génital pendant qui se nourrit d'excréments.

Alors petit à petit il se transforme en ange déchu, être disgracié qui devient démoniaque. A moins que ce ne soit le monde qui soit satanique ?

13/05/2006

13/05/06 - 00:44

Un moment de grâce



Il suffit d'un rien. D'une petite étincelle, cachée au fond d'une grotte, camouflée par les ombres. Une étincelle entre deux cailloux, un souffle d'air de rien du tout. Une œuvre qui vous touche, des mots qui vous parlent, des yeux qui vous regardent… Une voix qui vous porte. Des baisers virtuels, des jeux d'enfants, des envies d'adultes, des goûts d'ado. Des lumières et des ombres, des silences et des sons, des vides et des pleins. Un enchaînement d'éléments futiles, idiots, niais, cul-culs… Un sentiment de plénitude et d'espoir qui vous fait vibrer à une fréquence élevée. Ca vous prend comme ça, d'un coup. Et puis ça s'en va. Vous laissant au creux du cœur un petit bout de rien, un petit goût de tout.

Et pourtant tout est vain, car après la grâce, vient nécessairement la disgrâce.

12/05/2006

12/05/06 - 09:46

A nous de vous faire préférer le train



Alors que je surfais sur le site Air France à la recherche d’informations diverses et variées, je me suis rendu compte que l’une d’elles ne m’était pas accessible : le tarif appliqué pour les assurances annulation. Ils demandaient en effet qu’on téléphone à un numéro, évidemment, surtaxé, auquel je n’ai pas accès vu que ma ligne est restreinte aux numéros locaux !

Plein de bonne foi, je décide de leur écrire :

«Bonjour,

Je suis à la recherche d'une information que je peine à trouver sur le site d'Air France. Quel est le tarif pour souscrire à une assurance annulation ?

En vous remerciant par avance,

Jonathan»



Réponse dès le lendemain :

«Cher internaute,

En reponse a votre dernier courrier electronique, nous vous informons que
pour souscrire a une assurance annulation, il est necessaire de nous
contacter par telephone au moment du reglement du billet afin que nous
puissions en faire la demande et vous en communiquer les modalites et
conditions. En effet, le tarif de l'assurance depend du prix de votre
billet.

Nous sommes a votre disposition au 0820 320 820 (0.12 cts/mn) tous les
jours de 08h30 a 22h00 .

Cordialement .
L Equipe du Commerce Electronique»



Alors le Jona, pas franchement ravi de cette réponse, a enchaîné, en se la pétant un peu :

«Chère équipe du Commerce Electronique d'Air France,

Comment peut-on connaître le prix de l'annulation si l'on n'a pas de téléphone ? A moins que tous les usagers de votre compagnie aient l'obligation de posséder un téléphone, je trouve ce procédé quelque peu abusif et injuste. N'est-il pas possible de vous indiquer toutes les informations nécessaires relatives au billet pour obtenir le précieux chiffre correspondant à l'assurance annulation ?

En vous remerciant,

Jonathan»



Ce à quoi je n’ai obtenu aucune réponse (les vilains !) Après coup, je me suis rendu compte que j’étais passé pour un con vu que pour accéder à Internet, il faut avoir un téléphone… Forever Blonde…
M’enfin en même temps, je n’allais pas rentrer dans les détails de ma vie et de ma ligne restreinte !

Affaire classée de toute façon, puisque quand on a moins de 25 ans, on peut modifier son billet pour pas grand chose (enfin, euh, tout est relatif) au moment de la commande et sans téléphoner.

Résultat : départ à Nice pour un petit week-end fin juin !

[Edit] : Ils ont fini par me répondre ! Ils n'auraient pas pu le faire avant que je poste l'article, non... Pfff... Et c'est obligé de le faire par téléphone : les bâtards.

09/05/2006

09/05/06 - 02:11

"This could be the first day of my life"



Cette troisième journée en totale solitude prend fin. Le week-end prolongé a vu partir loin de moi mes parents et mes amours. Je me suis retrouvé tout seul, sans l'intention de voir qui que ce soit, car j'avais un noble projet : profiter de cet ennui forcé pour travailler.

Ce soir, ma mère est revenue. Mon copain et ma meilleure amie rentrent de leur séjour. Je fais des projets de week-end. J'envisage ce que je vais faire l'année prochaine. Je prévois de me remettre au sport après deux semaines d'arrêt. Je vais écrire un article pour le site Internet pour lequel j'ai déjà travaillé. Je prévois, petit à petit, de reprendre une vie normale.

Parce que, ce soir, à 23 h, j'ai fini mon long mémoire de 70 pages. Oh, il reste du travail, des passages à réécrire, d'autres à supprimer (pour me rapprocher des 50 réglementaires), les notes de bas de pages à vérifier et compléter, la bibliographie à créer, etc. Mais, en attendant, la première ébauche est écrite. Et les quelques heures nécessaires pour finir ce travail ressemblent à du pipi de chat comparées à la merde que j'ai bouffée ces derniers mois. Demain, je vais à nouveau manger comme il faut.

07/05/2006

07/05/06 - 12:46

Amour raisonnable



Aujourd'hui, je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.

Je vis dans une illusion, celle entretenue par mon mec que tout va bien dans le meilleur des mondes. Enfin, ça, c'est qu'il ressent, mais mes émotions sont à l'opposé des siennes.

C'est une ironie terrible : après avoir succombé aux garçons qui n'étaient pas du tout faits pour moi, voilà que je ne suis pas assez amoureux du garçon parfait pour moi. La vérité. Voilà que je ne suis pas amoureux du garçon parfait pour moi. Toute la vérité. En fait j’ai des moments d’affection, des instants où je sens que mon cœur s’emballe… Rien que la vérité. Mais ça s’arrête là.

C'est comme si j'avais souhaité les mauvaises choses et qu'elles m'avaient toutes été accordées. J'ai tellement souffert d'aimer que j'ai fortement souhaité être blindé au point de ne plus aimer. J'avais également rêvé du garçon parfait, vous savez, ce mec intelligent, sensible, beau, qui aime parler, qui a les mêmes goûts que vous, pas névrosé, qui positive pour vous et surtout, fait assez rare pour que ce soit noté: qui s'adapte à vous quel que soit votre problème. Eh bien ce garçon, on me l'a envoyé ! Sauf que j'ai en même temps été notifié de mon incapacité à aimer.

Oh, au début, c'était l'euphorie. C'était mon sauveur, celui qui m'a permis de sortir de la Déprime. Mais lorsque j'ai arrêté les anti-dépresseurs, j'ai par la même occasion cessé de Croire.

Alors que faire ? Il se passe une semaine, un mois, six mois… Ca va continuer jusqu'où comme ça ? Suis-je censé me fondre corps et âme dans la relation que j'ai toujours souhaitée alors même que je ne ressens que de l'affection et du désir ? Ou dois-je revenir sur le marché et partir en quête d'un amour destructeur qui, de toute façon, m'étouffera la gueule avec sa bite ?

Je pensais que l'amour faisait mal, mais en réalité, peut-être faut-il avoir mal pour aimer ? Peut-être faut-il du drame pour que les émotions soient libérées ?

Si seulement j'étais une machine qu'il suffirait de paramétrer pour aimer à nouveau. Bon, puisque mes vœux avaient été exaucés, pourquoi ne pas en reformuler : je veux être amoureux fou d'Angelounet. Et qu'il continue d'être amoureux, parce que je ne veux pas faire partie d'une série télé de mauvaise qualité.

(Et qu'il n'y ait ni tension ni dispute, hein...)

(Et aussi… Non, c'est tout pour le moment.)

06/05/2006

06/05/06 - 12:12

Toucher du doigt

Toucher du doigt, c'est le moment où le doigt va effleurer l'objet convoité. Ces quelques millimètres, secondes, poussières d'instant qui vous séparent encore de l'infini. Ici, tout n'est que barrières ; au-delà du doigt, c'est l'espace.

Toucher du doigt, c'est être ébloui par une lumière brumeuse dans un monde cotonneux. C'est se fondre dans cette lumière jusqu'à… quoi ? Se brûler les ailes ?

Toucher du doigt, c'est prendre son élan au sommet d'une tour et sauter… C'est ce moment où le corps cesse de s'élever pour flotter, l'espace de quelques millisecondes, dans le vide. Tout autour, il n'y a dès lors plus rien. Et je reste là, dans cette brume d'infini jusqu'à… quoi ? M'envoler ou m'écraser ?


03/05/2006

03/05/06 - 20:22

Gloire existentielle



Quand j'étais petit, j'appréciais le regard des autres sur moi. Pour chaque fête que mes parents organisaient, je préparais un spectacle de danse (non non, je n'étais pas déjà pédé à l'époque). Et je jouissais d'être reconnu. Ensuite, j'ai voulu devenir comédien, désir alimenté pendant des années jusqu'à être satisfait lorsque j'ai joué dans une comédie musicale. L'adolescence, la timidité, l'homosexualité cachée m'ont fait changer au point de ne plus pouvoir supporter le regard des autres sur moi. Et c'est alors que j'ai réalisé à quel point ce désir d'exister à travers les autres était omniprésent.

Il y avait cette fille au lycée, passionnée par la danse. Elle ne ratait pas une occasion d'être sous les projecteurs, de danser à chaque soirée jusqu'à ce que tous l'observent et l'admirent. Sauf que moi, quand je la regardais, ce n'était pas de l'envie que je ressentais, mais du mépris. Du mépris pour ce besoin idiot d'être reconnue, pour cette ambition démesurée d'être mieux que les autres. D'autant plus que si elle dansait de manière technique, elle n'avait absolument pas le feeling ; au final, elle dansait moins bien qu'une fille qui a vraiment ça dans la peau. C'est juste qu'elle avait méticuleusement appris à danser.

Ensuite, j'ai découvert des pédés qui voulaient devenir danseurs, d'autres qui espéraient devenir reconnus d'une manière ou d'une autre. Je me rappelle même un qui m'avait dit que s'il avait tenté le casting de 'Loft Story' il aurait été sélectionné. Mais comment peut-on être aussi sûr de soi ? Evidemment, ce genre de complexe de supériorité cache bien souvent un complexe d'infériorité. M'enfin quand même, les gens ne peuvent-ils donc pas avoir la distance nécessaire pour voir ce qu'il se passe ?

Depuis, je pense que les choses ont sacrément empiré. Et autant je suis friand des émissions de télé-réalité, autant le message qu'elles véhiculent est déséquilibrant pour les plus jeunes. En effet, la télévision est une religion moderne, dont les dieux sont les personnages médiatiques. C'est une forme de nouvelle religion polythéiste, avec une hiérarchie entre les dieux qui évolue au gré de la mode et des cachets. Sauf que, en starifiant de simples inconnus depuis 'Loft Story', le spectateur s'identifie aux dieux de la télé, et rêve de prendre leur place. Au final, on a donc des milliers de jeunes qui croient être aussi bien que n'importe quel gagnant de n'importe quel jeu de télé-réalité et qui font tout pour atteindre ce qu'ils croient être leur rêve. De nos jours, ce n'est pas de rencontrer notre star préférée qui importe, mais de prendre sa place. Il ne manque plus que remplacer les posters par des photos de soi pour faire honneur à la génération de l'enfant-roi.

Il suffit de regarder n'importe quel casting, celui de 'Nouvelle Star' ou feu 'Popstars'. On ne compte plus ceux qui croient, avant même d'exécuter leur prestation, qu'ils sont la nouvelle star. Ils sont persuadés qu'ils ont la bonne attitude, la bonne voix, les bons vêtements, etc. Je me rappelle une candidate qui avait participé à deux castings de 'Popstars'. La première année, elle était arrivée mal mise en valeur avec lunettes, cheveux mal coiffés, voix pas posée. L'année d'après, elle avait renouvelé sa garde-robe, coupé ses cheveux, mis des lentilles, pris des cours de chant. Elle n'avait pas été sélectionnée et était atterrée par cette décision. Elle avait tout d'une star, pensait-elle, alors pourquoi pas elle ? Mais cette conne ne comprenait pas que des filles comme elle, il y en a des milliers ! Et qu'un artiste, un vrai, il y en a peu.

Je suis certain que cette manière de penser est à peu près celle de toute la nouvelle génération. Tout le monde croit qu'il en lui le potentiel de devenir une star. Je trouve ça ridicule et vain. Car en réalité, ce que les jeunes essaient de faire, c'est tout simplement de donner un sens à leur vie. Je ne sais pas quoi faire plus tard ? Alors pourquoi ne pas chanter, danser ou faire de la comédie ? Ils ne font pas la différence entre un hobby, c'est-à-dire une activité qui, dans les cas cités, permet de laisser s'exprimer la créativité, et le show-business. En fait, peu importe le domaine, ce qu'ils veulent, c'est être célèbre, être célèbre pour être regardé. J'ai beaucoup plus de respect pour les gens qui sont passionnés par leur activité artistique sans chercher à être la meilleure chanteuse ou le meilleur acteur que par les arrivistes qui se battent pour la célébrité.

Tu rêves d'être célèbre ? Oublie ! Si ça doit se faire, ça se fera, et n'attends pas de devenir une star pour être heureux. C'est certainement plus en dansant pour toi-même que tu trouveras le bonheur, et au passage, ta voie.

02/05/2006

02/05/06 - 21:17

La dernière surprise ?



Je me suis hier couché serein, prêt à affronter la dernière ligne droite. Ce que je ne savais pas, c'est que je ne suis pas dans une simple course, mais dans une course avec saut d'obstacles. Et je m'en suis pris un en pleine poire.

A peine réveillé, j'avais un e-mail de ma directrice de recherche. J'avais un doute sur certaines modalités. Et alors que je pensais devoir écrire une centaine de pages, il s'avère que je ne dois en écrire que cinquante ! Le problème, c'est que depuis des mois j'ai travaillé en vue de rédiger un mémoire conséquent; et surtout, j'ai déjà rédigé 45 pages…

Remise en cause totale, stress ajouté… Mon esprit vagabonde de préoccupation en préoccupation au point même de m'en couper l'appétit ! Si au moins ça pouvait me faire maigrir.

D'un autre côté, ça veut dire que j'aurai fini mon mémoire plus tôt que prévu. Mais en retirant certains passages, qui me dit que je ne vais pas perdre de la qualité ?

J'espère cette fois être sur la bonne voie.

02/05/06 - 00:47

La dernière ligne droite



L'écriture est au centre de mes préoccupations quotidiennes. Ces dernières semaines m'ont vu lire et écrire des centaines de pages, des milliers de lignes…

Aujourd'hui, par exemple, j'ai eu envie d'écrire un nouvel article de blog. Quelques mots pour renouer avec Diabolito, le gamin impertinent. Je l'ai rédigé entièrement, mais ça n'a rien donné. Je souhaitais juste évoquer ce qui s'était passé en compagnie de deux tapettes. Alors que nous parlions gaiement de sodomie et d'anus dilaté, la porte de l'ascenseur s'est ouverte sur une demi-douzaine de personnes bien tassées au sourire crispé. L'effet n'a pas été celui escompté, alors il a rejoint le cimetière des articles non publiés.

D'une manière générale, et une fois de plus, je sens que je suis à une période charnière. Ce blog vit ses derniers instants. D'une manière ou d'une autre, il est mort. Après tant de mois d'indifférence, il est grand temps de repenser le site, le design, la ligne éditoriale… Après trois ans, Diabolito va devoir s'adapter à une nouvelle vie. Ce sera peut-être ici, peut-être ailleurs. Ce ne sera peut-être pas si différent en fait, j'écrirai probablement toujours les mêmes maux. Ce ne sera pas pour tout de suite, ou peut-être que ce sera pour plus tôt qu'on ne croit. Bref, tout est possible, et j'ai hâte d'écrire les premières lignes du vrai retour.

En attendant, ce sont mes cinq pages quotidiennes de mémoire qui me monopolisent. Oh que c'est difficile d'écrire en anglais après presque deux ans d'inactivité. Mais je m'y remets, je doute, je suis satisfait, je pleure un peu, je soupire beaucoup… Ca avance, puisque aujourd'hui j'ai déjà écrit 45 pages; il m'en faut au minimum 80 (a priori).

Cette entreprise me prend tout mon temps. Heureusement, dans un mois pile, la rédaction sera obligatoirement terminée. Je serre les fesses en attendant ! Et je consacre mes journées à ce dur labeur. A la fin de la journée, je dois penser aux Masters, aux stages… Je réfléchis à mes lettres de motivation, que j'ai bien du mal à écrire tant j'ai changé en un an. On tente le tout pour le tout, et on verra bien.

Un mois, et une partie de mon sort sera fixée. J'ai envie de chanter, danser, aimer… Mais pour l'instant, je dois me consacrer à quelques lignes, quelques mots, quelques pages qui vont déterminer mon avenir. Je me demande s'il est vraiment écrit au creux de ma main.

 

Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.