...Blog à ne pas lire...

31/08/2006

31/08/06 - 12:04

Poils de chattes

Après trois ans et demi de blog (eh oui), je réalise que je n’ai jamais parlé d’un élément assez important dans ma vie : mes chattes. Alors oui, je vous vois venir ; ce n’est pas de fouffe que je veux parler (ça viendra sûrement un jour) mais de l’animal. En effet, ma mère et moi sommes de grands amoureux des animaux et surtout de nos félins compagnons.

L’appartement est déjà un musée consacré à ces bêtes. On a un calendrier, des cartes postales, des peluches, des jouets, des personnages décoratifs de toutes tailles, des centaines de photos et de fonds d’écran dans l’ordinateur… Ma mère aime les chats, et elle le montre.

Jusqu’au collège, on a eu Pomponnette. La pauvre chatte en a bavé de toutes les couleurs avec un gamin comme moi : autant je passais mon temps à la câliner, lui faire des bisous et à lui parler (« T’es la seule qui me comprend », lui disais-je… déjà à l’époque je me sentais inadapté ! ^^; ), autant elle était le sujet d’expériences diverses. Par exemple, je me suis amusé à la parfumer, à lui tirer les moustaches et, avec la complicité de mon père, à lui attacher un ballon autour du cou. Ah, ces mioches… Heureusement pour elle, elle avait trouvé un coin où nul ne pouvait accéder : sous les escaliers. On y avait mis son panier et dès qu’on l’emmerdait trop, elle allait s’y réfugier, observant avec soulagement mes tentatives désespérées de la caresser une nouvelle fois.

Les deux dernières années de sa vie, c’était moins drôle. Pour je ne sais quelle raison étrange, Pompon avait décidé de garnir le centre du salon du produit de son corps. Il régnait en permanence une odeur très agréable qui faisait râler mon père à chaque fois qu’il regardait la télé. Et, quand des amis venaient à la maison, on devait leur expliquer : à droite, la table à manger, à gauche, la merde du chat. C’était d’un chic.

Pompon est morte à 17 ans. Peu avant de s’éteindre, elle s’est réfugiée, à son habitude, sous les escaliers. On sentait tous que le moment approchait, que ce n’était qu’une question de minutes. Je ne voulais pas la laisser seule, alors j’ai passé ma main entre les marches ; et c’est sous mes caresses que je l’ai vue trépasser…

Au silence de sa mort a succédé mes larmes et mes cris. D’un coup, j’ai évacué toute ma tristesse d’enfant. Très vite, j’ai compris que la vie continuait, qu’elle avait eu une vie longue et heureuse et que sa mort n’allait pas changer tant de choses que ça. Ma mère, elle, a eu bien plus de mal à s’en remettre. Et c’est quelques mois après qu’on a adopté une nouvelle chatte : Luna.

On a toujours voulu des femelles ; pour moi qui vois les animaux comme de gros bébés asexués, il est plus facile de nier une vulve qu’une bite. Et puis, un sexe de chat (ou de chien), c’est particulièrement laid. Ewww.

Luna a très vite été surnommée Lulu, nom qui convient mieux à sa personnalité de chat cul-cul et bébête. Quelques mois après l’avoir adoptée, ma mère a craqué pour un autre petit chat qui venait de naître. Croisée chartreuse persane, avec des yeux d’or et une vivacité incroyable, Bouboule s’est très vite imposée dans notre vie.

Sauf que cette saleté a chopé toutes les maladies possibles : lors de la première consultation chez le vétérinaire, alors qu’elle n’avait qu’un mois, on a appris qu’elle avait la teigne. Une mycose qui, bien évidemment, est transmissible à l’homme. Et j’avais eu la bonne idée de passer la nuit avec cette petite boule de poils sur mon cou, mon torse et au creux de mes bras (soooooooooooooo sweet). La mère de Bouboule et ses frères et sœurs étaient bien évidemment contaminés ; leur maître les a donnés à la SPA qui a abrégé les souffrances de tout le monde…

Bouboule a également eu plusieurs conjonctivites, une infection chronique des glandes anales qui font qu’elle a sans cesse le cul dégueulasse (partout où elle s’assoit, elle laisse une tâche) et également des vers (j’en ai vu sortir de son cul, j’étais ravi). De plus, comme elle a été sevrée trop tôt, elle ne sait pas se laver. Cette chatte, qui aurait pu être absolument magnifique et arborer un poil soyeux a en fait une grosse touffe crépue qu’elle lèche vaguement une fois par semaine et qu’il faut brosser régulièrement sans quoi elle est pleine de bourres… Cette bête est maudite (et nous avec). Ajoutez-lui un caractère de râleuse hors-pair et un comportement de bébé qui ne sait rien faire seul (elle boit exclusivement au robinet et exige qu’on la caresse quand elle mange… je vais appeler M6 si ça continue).

Lulu, elle, a juste énormément grossi. En plus de son miaulement ridicule (qui se limite, en fait, à un grand « Ah ! » aigu), elle a un bide à faire pâlir le bonhomme Michelin. M’enfin, de ce côté-là, Bouboule n’est pas en reste. Evidemment, les bêtes commencent à avoir des troubles vu qu’on les nourrit trop (…).

Pour couronner le tout, j’ai découvert que j’ai développé une allergie aux poils de chats ! Moi qui, depuis tout petit, passe plusieurs minutes par jours à caresser ces chattes aux poils particulièrement volatiles, à leur faire des bisous par milliers, je me suis mis à éternuer de plus en plus. C’est quand même bizarre de développer une allergie avec le temps ! Il a alors bien fallu cesser de caresser les bestioles dans le sens du poil et commencer un traitement de désensibilisation (d’où mon rendez-vous à l’hôpital il y a quelques temps). Sauf que, en début de traitement, il faut cesser tout contact avec les chats. Je me retrouve donc avec deux monstres qui me hurlent dessus dès qu’elles le peuvent pour que je daigne leur accorder un peu d’attention.

J’ai trouvé une parade qui amuse beaucoup mes parents : je les caresse avec un gant de toilette. De cette manière, je ne les touche pas et je cède à leurs caprices. Cette histoire d’allergie ne manque pas de faire rire mon père qui en a profité pour ressortir une vieille blagounette comme je les aime : « t’es allergique aux chats mais… est-ce que t’es allergique aux chattes ! Mouahahahahahahaha ! »

J’avais trop envie de répondre oui. Comme ça, d’une pierre deux coups, je l’envoyais chier et je faisais mon coming-out.


Smelly cat, smelly cat, what are they feeding you ?
Smelly cat, smelly cat, it’s not your fault.

Friends














13/08/2006

13/08/06 - 16:32

Renaissance



Quatre semaines. Presque un mois. Pour un nouveau moi. Depuis que je suis parti en vacances, je dors super bien. Je l'ai déjà vaguement évoqué, mais depuis quatre semaines, je m'endors vraiment rapidement. Insomniaque depuis toujours, que m'arrive-t-il ? Est-ce, comme ça m'est déjà arrivé, une passade ? Ou mon corps a-t-il enfin compris le fonctionnement du sommeil ?

C'est un gain de temps et d'énergie énorme. Il faut comprendre que jusque là, je mettais systématiquement au moins deux heures à m'endormir. Ca veut dire que du moment où, fatigué, je me faufilais sous la couette et laissait ma chambre plonger dans les ténèbres, je restais au moins deux heures à désespérément essayer de m'endormir. Si on n'a pas l'obligation de se lever tôt le lendemain, ce n'est pas si grave sauf qu'on se lève, logiquement, deux heures plus tard et donc, logiquement, on se couche et s'endort encore plus tard… Jusqu'à vivre la nuit ! Si au moins c'était un choix… Lorsque je n'arrive pas à m'endormir et que je dois me lever tôt le lendemain, non seulement je suis explosé toute la journée, mais je ne parviens même pas à m'endormir rapidement le soir suivant. Au fur et à mesure des jours, j'accumule alors la fatigue jusqu'au jour où je peux faire une très grasse matinée.

Depuis toujours, ma vie est rythmée, réglée, dominée par les douloureux caprices de mon sommeil. Il est évident que cela a des répercussions plus que néfastes au quotidien : difficultés de concentration, fatigue permanente, irritabilité, etc. Avoir (provisoirement ?) réglé ce problème me change la vie. Je suis beaucoup plus flexible, agréable, positif… Je suis enfin sur le chemin du bonheur. C'est dingue comme un simple problème peut vous pourrir la vie et sa résolution la rendre bien meilleure.

Je mange bien, je baise bien, je me vide bien, je dors bien et je vois même de amis… Bref, tous mes besoins primaires sont satisfaits. Je deviens quelqu'un d'autre. Je ne déprime plus depuis la fin du mémoire. C'est comme si j'avais cristallisé toutes mes névroses et angoisses existentielles sur sa rédaction. Ca ma bouffé la gueule pendant six mois, je l'ai très mal vécu et à chaque fois que j'y pense je ressens une douleur qui me rappelle à quel point j'ai abhorré ce moment de ma vie. Un peu comme si j'avais vécu une rupture, un adultère, une maladie particulièrement douloureuse. Comme si c'était l'épreuve de l'année à surmonter. Et maintenant que c'est fait, j'ai la sensation que tous mes problèmes se sont envolés. Moi qui pleurais presque quotidiennement il y a quelques mois ou années, je suis incapable de me souvenir de quand date la dernière fois !

Certes, je conserve un aspect destructeur et je ne suis pas devenu parfait. Mais mes névroses se font relativement peu sentir et je me sens libre. Je n'ai pas de gros démon à combattre pour le moment. Le point négatif est donc que je n'ai pas de grand texte à écrire non plus. Mais ce répit est une bénédiction, d'autant plus quand on sait que j'aurai un autre mémoire à écrire dans un an !

Je dois bien avouer qu'en ce moment la vie est belle ! Espérons qu'elle le sera encore quand je reprendrai les cours, dans à peine plus d'un mois.


"I am mysteriously standing on the good side of my soul"

(Lara Fabian - I've Cried Enough)

11/08/2006

11/08/06 - 18:04

Mou du genou



J’ai compris comment ça fonctionnait. Au début de la semaine, si on a bien bossé la précédente, les stagiaires comme moi n’ont rien à faire car ils doivent attendre les nouvelles bandes-annonces qui n’arrivent pas avant la fin de la semaine. Résultat, après deux jours sans rien faire ou presque, du travail est enfin arrivé ! Sauf que, après avoir passé tant d’heures à jouer, c’est limite si je n’avais plus envie de m’atteler à la tâche… Surtout, j’ai bien eu du mal à réactiver mon cerveau. Impossible pour moi d’être créatif comme on me le demandait. Rien de bien glorieux ne traversait mon imagination. Quand il s’agit d’être synthétique et informatif, de parler avec son cœur ou de développer une idée, y a pas de problème. Mais trouver le bon mot pour quelques secondes, c’est bien plus difficile.

J’ai douté, j’ai retravaillé mes textes, je me suis bloqué sur certaines bandes-annonces… On me donnait des conseils, des idées. Alors j’ai fini par produire quelque chose d’un peu mieux qu’au début sans que ce soit fantastique. Mais ces moments quelque peu difficiles m’ont permis de comprendre comment fonctionnait la rédaction des bandes-annonces et a libéré mon cerveau de l’étau narratif dans lequel il se trouvait ; pour les bandes-annonces qui ont suivi, j’ai trouvé de suite la meilleure manière de dire les choses. Mon cerveau est enclenché.

Et comme j’ai progressé, je vais peut-être avoir la possibilité de faire de nouvelles choses. L’apprentissage continue.

08/08/2006

08/08/06 - 15:55

La routine de l'ennui



Hier, j'ai plus souvent parlé seul (j'aime prononcer à haute voix les pensées qui me viennent, le plus souvent en anglais pour vaguement entretenir mon accent) qu'à quiconque. Ca fait un drôle d'effet de se rendre compte qu'on a passé la journée en solitaire.

Au boulot, je n'ai rien fait. Pas par fainéantise, non. J'adorerais être dans le stress, me sentir plein de responsabilités… c'est le but d'un stage, après tout, que de bosser pour apprendre. Au lieu de ça, je n'avais strictement rien à faire. J'ai rédigé les deux seules bandes-annonces qui me sont tombées dans les mains et pendant plusieurs heures j'ai surfé sur le net. Je n'ai pas eu le courage de quémander du travail… je doute qu'ils aient eu tant de choses à me faire faire de toute façon. Et puis, tout le monde a vu que je n'avais rien à faire : entre les blogs que j'ai lus et les jeux que j'ai trouvés, ce n'était pas discret. Je suis désespérément allé consulter mes mails cinquante fois dans la journée mais… rien.

A midi, j'ai mangé, seul.

Je ne suis pas parti tard, j'en avais marre de jouer. Mine de rien, j'étais bien plus fatigué que si j'avais bossé !

Je n'ai pas chatté, pas téléphoné, pas essémessé… Mon copain est en vacances à l'étranger, mes amis aussi ou bien travaillent également.

J'ai beaucoup communiqué avec la télé par contre, je me suis délecté de plusieurs épisodes de séries.

Bref, Diabolito, ou comment avoir une vie passionnante et passer de timide à misanthrope.

Et aujourd’hui est une copie quasi-conforme d’hier.

06/08/2006

06/08/06 - 13:22

Rédacteur



Mon stage en tant que rédacteur des bandes-annonces a officiellement commencé cette semaine. C'est super intéressant de voir les dessous de la télévision.

Lorsque je suis arrivé, on m'a rapidement fait visiter les lieux, présenté l'équipe… Ensuite j'ai lu des blogs toute la journée… Eh oui, ils étaient tous trop occupés pour me "former". C'était très frustrant d'être présent mais de ne pouvoir rien faire. Je ne pouvais pas me lancer seul à l'aveuglette… Je ne comprends pas que les entreprises ne prévoient pas systématiquement des gens pour former les nouveaux. Ca éviterait de perdre du temps.

Les jours passant, j'ai appris de plus en plus de choses, compris assez vite le fonctionnement des bandes-annonces, les différents sigles, etc. Côté boulot, ça se passe bien. C'est un stage qui demande beaucoup de créativité, car en à peine quelques phrases il faut donner envie au téléspectateur de regarder le programme. De plus, il faut coller à la musique, aux images de la bande-annonce, etc. A ma grande surprise, il faut être plus créatif qu'informatif. Je me suis rendu compte que je connaissais très mal les programmes de la chaîne. Du coup, il n'est pas toujours facile d'écrire sur quelque chose qu'on ne connaît pas !

Côté humain, je me suis très peu mêlé aux gens. Angelounet travaillant également pour cette chaîne de télé (mais dans d'autres locaux) on a tous les jours déjeuné ensemble. Et je dois dire que, mis à part le rédacteur qui me semble pédé, les autres me calculent peu. M'enfin, les gens ont l'air plutôt gentils dans l'ensemble… J'ai un peu peur de la semaine qui vient vu que je serai sans mon cher et tendre. Je risque de me retrouver tout seul ! On verra bien. N'empêche, j'ai déjà hâte d'y retourner !

 

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Jonathan, 27 ans, consultant éditorial.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.

Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.