23/09/2006Etudiant en Communication
J'ai passé une semaine entre rêve et cauchemar. Pas un cauchemar où l'on voit sa vie finie, où l'on pleure, où l'on voit des monstres… non, ce cauchemar subtil, celui où l'on ne voit rien mais qui laisse une impression floue, un malaise intérieur terrible. Un malaise parce que je dois faire des choix à plusieurs niveaux de ma vie, et ils s'avère(ro)nt douloureux.
Je suis fou de joie d'avoir intégré ce master de communication. C'est passionnant, les profs sont hyper sympas et cools, de nombreux professionnels viennent nous parler de leur métier, nous donner des conseils… Les gens de ma classe ont l'air très sympas aussi, j'ai un peu discuté avec plusieurs personnes. On sent qu'on va former une sorte d'équipe. L'ambiance est tellement différente de la fac de langue où c'était le stress qui dominait. Ici, on est sûr d'avoir notre diplôme ; cela ressemble en fait plus à une année d'orientation géante, mais avec des interlocuteurs bien plus compétents que les traditionnels conseillers d'orientation…
On se prend à rêver sur les futures carrières qui s'offrent à nous. Il s'avère que le Master concurrence directement les écoles de commerce et donc que tout un panel de nouveaux métiers s'offrent à nous. C'est très plaisant mais pour un indécis chronique comme moi c'est aussi très stressant. D'un côté, si je reste dans la com', je ne sais pas exactement vers quelle sorte me diriger : communication culturelle, interne, internationale ? L'idéal serait la com' culturelle internationale qui me permettrait d'utiliser les langues que j'affectionne ; mais le marché est bouché, non ? Il faudrait que j'effectue un stage à l'étranger, et trouverai-je alors un poste dont le contenu sera intéressant ? D'un autre côté, de nouveaux métiers s'offrent à moi, tels qu'expert en sémio ou chargé d'études (quali, parce que les chiffres, c'est pas pour moi). Ce serait un virage à 180 degrés pour moi, mais j'ai toujours aimé analyser et découvrir le sens caché des mots, des gens, des textes, etc.
C'est angoissant parce que ce sera sûrement mon stage de fin d'études (en mars) qui décidera de mon avenir professionnel vu que ça peut parfois déboucher sur un CDI. Alors si je le fais en com', ne vais-je pas regretter de ne pas avoir essayé en études ? Si je tente chargé d'études, vais-je regretter la com' ? Est-ce que ça va me plaire ? Il me reste peut-être la possibilité de faire un stage, dès maintenant, à mi-temps (je n'ai que trois jours de cours), mais ça va blinder mon emploi du temps et je n'aurai plus la possibilité de prendre des cours de dessin (alors que je me suis déjà inscrit), d'aller voir un diététicien, un psy, d’écrire des articles pour le site culturel… Si je reste comme ça, j'ai pas mal de temps devant moi, mais dans le fond je n'en ai pas assez pour faire plus de choses !
Je n'arrive pas à me décider. Je me prends la tête depuis une semaine et je crois que je ne suis pas prêt d'arrêter ! 17/09/2006Sociabilité d'entreprise
Dernière semaine de stage assez chargée : j'ai enfin eu le droit de m'occuper de vraies bandes-annonces. Je suis donc passé par la case visionnage pendant plusieurs heures. J'ai eu quelques moments difficiles durant lesquels j'ai bien cru que j'allais craquer au vu du manque d'organisation autour de moi. C'est sans regret et avec soulagement que je suis parti. Je n'ai pas fait de vrai pot de départ parce que je me sentais mal à l'aise à l'idée de réunir tous ces regards que je connais trop peu en mon "honneur". L'un des mecs les plus mignons (mais également les plus chiants) m'a fait comprendre à plusieurs reprises qu'il voulait se saouler la gueule pour mon départ… Il n'a pas compris à qui il avait à faire. La pipe, oui, le verre, non.
Mais c'est lors de cette dernière semaine quelque peu éprouvante que j'ai puisé une nouvelle force. Tout à coup, j'en ai eu marre d'être à la masse, de ne pas oser parler aux gens ou de le faire avec une voix très faible. Je me suis rendu compte que je n'avais plus rien à perdre et surtout que je n'en avais plus rien foutre. J'ai osé me faire entendre un peu plus et ce nouvel état d'esprit m'a permis de voir les choses autrement. Du haut de ma nouvelle position virtuelle, je me suis alors pris de sympathie et de pitié pour une animatrice télé, récemment recrutée dans les locaux, qui était bien plus perdue que moi. Personne ne prenait de temps pour l'écouter, pour lui expliquer les bases ou juste être un minimum agréable… Ca m'a trop fait mal au cœur, alors j'ai mis de côté ma timidité et suis allé lui parler. On a longuement discuté, ça lui a fait un bien fou d'avoir quelqu'un qui la comprenne, qui lui donne quelques conseils et qui soit un minimum là pour elle. Ca m'a fait super plaisir aussi d'être capable de sympathiser aussi facilement. En lui parlant, je me suis retrouvé. Grâce à moi, elle se sent beaucoup mieux et arrivera certainement à s'intégrer avec plus de facilité. Elle était même déçue que je quitte si tôt la chaîne…
Il y a notamment une scène qui m'avait particulièrement donné envie d'aller vers elle. La journée avait été ponctuée par de petits événements qui l'avaient minée : on ne répondait pas à ses questions, on ne lui expliquait pas les choses correctement, on la virait de sa place… Et, surtout, ils sont tous partis déjeuner sans même lui proposer de venir avec eux. Je la voyais alors laissée pour compte, obligée de se tourner vers moi et de me demander si je savais où il y avait une boulangerie ou un petit snack pour grignoter dans le coin, alors que toute la boîte allait au resto. Ils ne le faisaient certainement pas exprès, c'est juste qu'ils ne la calculaient pas.
Je me suis alors rendu compte de la dureté de l'entreprise et de la "meute humaine". Je ne me peux pas m'empêcher de penser que si je fais partie d'un groupe et qu'un nouveau arrive près de moi, je vais tenter de le mettre à l'aise et de l'aider à s'intégrer. Cela demande un tout petit peu de temps, de gentillesse et de considération. Le problème, c'est que les gens ne s'occupent que de leur travail et de leur personne ; ils ne pensent même pas à proposer une chose aussi simple que de déjeuner avec eux. Ni même d'expliquer à quoi correspondent les sigles ou termes qu'ils utilisent tout le temps, laissant le novice autant perdu dans l'entreprise que dans les mots.
Il y avait les cours de récré. Il y a maintenant l'entreprise. Le lieu de toutes les jalousies et de l'égoïsme. Malgré tout, je reste optimiste et espère que ça se passera mieux quand j'arriverai dans le monde du travail. Et surtout, que je ne deviendrai pas comme ces connasses en tweed…
Pour l'heure, ce n'est pas le monde du travail qui me préoccupe mais les études qui y mènent. Dès demain, je serai étudiant en communication. Découverte des locaux, des cours, des profs, des autres… J'ai bien peur d'être super timide et d'avoir une fois de plus du mal à m'intégrer, mais j'espère que très vite je me prendrai d'amitié pour certaines. Je ne m'attends plus à tisser de vrais liens, juste à passer de bons moments et d'Apprendre.
Une nouvelle étape, dans un instant. 12/09/2006People Academy
Découvert sur le Net : le blog de Bastien (Jaquemart) de Star Academy 6 ! Où on en apprend plus sur la vie de cet apprenti chanteur qui a participé à de nombreux castings et concours de chant avant d’arriver sur TF1.
Surtout, le jeune homme précise qu’il est 100 % hétéro, bien qu’il ait longuement fixé Angelounet au dernier prime… Je le verrais bien tenir autre chose qu’un micro.
Et il est même ami avec Virgnie Pouchain, la dernière représentante française de l’Eurovision.
07/09/2006Méga Boudi
Trois ans après, voici une photo de Manu et moi en petite tenue. Certes, ce n’est pas au même endroit, mais il s’est avéré que les photos de la plage de Palavas-les-Flots étaient moins bien (malgré une couleur de peau moins pâle…)
Si, debout, on ne se rend pas encore trop compte des kilos superflus, on les sent bien dans d’autres positions. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, c’est la France entière qui a dès aujourd’hui le loisir de s’en rendre compte…
En effet, une amie d’Angelounet a travaillé pour un magazine. De fil en aiguille, elle a fait la couverture, Angelounet l’a faite également, et ce n’est que la semaine dernière que j’ai été contacté pour poser à mon tour. Si ça continue, tous nos amis auront été en couverture de ce mag !
C’était une expérience intéressante. J’ai beaucoup aimé la fille avec qui j’ai eu des contacts ; le photographe était très gentil ; mais les autres mecs présents étaient plutôt bourrus et me mettaient franchement mal à l’aise. Surtout quand l’un deux, après une heure de photos, commente : «C’aurait pas été mieux avec une fille ?»
Je me suis ainsi rendu compte qu’il était bien moins facile de poser «professionnellement» avec des gens qu’on ne connaît pas que pour une amie qui fait des photos pour son école…
Bref, deux heures de séance après (et une heure et demie d’attente avant), me voilà en couverture pour une semaine. C’était sans compter sur cette jolie surprise : j’ai un gros bide ! Dans les positions qu’ils me faisaient prendre il m’était impossible de cacher mes bourrelets. Pas le droit de me tenir droit (c’était pourtant la seule façon de cacher la boudination) alors voici le résultat : je suis en couverture d’un magazine avec un bide de buveur de bière. C’est formidou ! J’étais persuadé qu’ils retoucheraient ça sur photoshop…
Ma seule consolation, c’est d’avoir touché 150 euros… Et là, malgré le Mc Do’ de ce midi, je me mets au régime !
05/09/2006Larbin audiovisuel
Après un mois passé dans cette charmante entreprise audiovisuelle française, je me rends compte que je vis l’expérience professionnelle la moins intéressante de toute ma vie. Même le stage d’observation d’une semaine que j’avais passé dans le service de presse du ministère de la santé quand j’avais quinze ans était plus enrichissant.
Mon travail : écrire les textes de petites bandes-annonces. Quand il y en a. Et il n’y en a pas tous les jours. Et quand il y en a, ça me prend à peine quelques heures dans la journée. Alors, le reste du temps, je m’occupe comme je peux. Mais putain qu’est-ce que c’est déprimant.
J’avais pris mon mal en patience, m’étais accordé des horaires incroyables («travail» de 11 h 00 à 17 h 00 avec deux heures de pause pour déjeuner…) et avais fini par sympathiser avec un autre jeune comme moi (qui, depuis, est parti).
Depuis hier, quelqu’un est tombé malade et on m’a demandé de la remplacer. J’étais super content de faire autre chose, d’avoir enfin des responsabilités et du boulot, du vrai. Sauf qu’en réalité je n’ai rien à faire non plus. Je n’ai qu’à attendre qu’on me donne des vidéos que je dois ensuite poser sur le coin de ma table. Oui, c’est tout. Et quand l’heure devient tardive, il faut que j’appelle un coursier. Je me sens profondément inutile, comment peut-on créer des postes comme celui-là ??? Résultat, c’est pire que tout, je me sens mal d’avoir espéré quelque chose à faire et de me retrouver avec moins que rien.
Le pire dans tout ça, c’est que j’ai annulé le rendez-vous éditorial que j’avais (je continue à écrire des articles pour le site culturel) pour ça. Pour cette merde. Je suis en colère. On m’utilise alors qu’on n’a pas réellement besoin de moi. Quel gâchis.
Je suis hier parti à 19 h 30 (j’aurais normalement dû attendre deux heures de plus !) alors ce soir je ne me ferai pas avoir. Nan mais.
En attendant, j’attends… 01/09/2006Il n’y a pas d’amitié, il n’y a que des moments d’amitié
Quand je suis parti à Londres, j’étais persuadé que j’allais me faire des tonnes de supers amis, des gens de toutes contrées auxquels je penserais sans cesse comme mes chers amis du bout du monde. J’étais en couple depuis pas mal de temps et je m’étais quelque peu enfermé dans cette relation au détriment des autres.
Au final, je n’ai gardé contact qu’avec deux Françaises et, deux fois par an, avec deux Américaines. Socialement, ça n’a pas été l’expérience la plus profitable… Depuis, j’ai tenté de rééquilibrer ma vie, d’être plus sociable, de sympathiser facilement. Oui mais voilà, c’était sans compter sur les diverses déceptions que j’ai eues, et surtout sur mon incroyable exigence humaine.
Déjà, je ne raffole pas des mecs hétéros. Très vite, pour je ne sais quelle raison, je me sens mal à l’aise avec eux. Ensuite, je me suis rendu compte que les pédés n’étaient pas nécessairement les garçons les plus profonds… Il m’est plusieurs fois arrivé d’apprendre que le super ami que je m’étais fait à une époque avait en réalité des vues sur moi, et donc que notre amitié était caduque. Enfin, les filles, mes alliées de toujours, finissent par me lasser également. Le rapport à leur corps et à tous ses accessoires est parfois si poussé qu’il me donne l’impression que je suis devenu moi-même hétéro.
Le fait est que je suis extrêmement difficile… J’ai compris qu’il n’y avait que certaines personnes, réunissant des qualités bien précises, qui pouvaient me convenir : lucidité, tolérance, capacité d’écoute et de confiance pour n’en nommer que quelques unes. Et surtout, plusieurs éléments sont totalement incompatibles avec moi. Quand on sait que je ne vais pas « prendre de verre » et que je ne supporte pas qu’on me le propose, que je n’aime pas non plus les gens qui boivent (qui représentent donc 99 % de la population), que me reste-t-il ? La solitude… Devenir anachorète. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé de me dépasser et de m’adapter aux convenances sociales dominantes.
Heureusement, il y a des moments qui me laissent penser que tout n’est pas perdu. Passer plusieurs week-ends avec de plus ou moins vieux amis à partager des délires simples mais efficaces. Disserter et rire pendant des heures avec mes meilleures amies. Sympathiser avec mes plus jeunes collègues. Retrouver une amie avec qui je n’avais pas eu de contact depuis des années et se rendre compte qu’on s’entend encore mieux qu’avant.
J’aime tous ces instants, trop fugaces, parce que ce sont les seuls où j’oublie le temps.  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |