25/11/2006Le retour des veines ?
Après avoir succombé au stress, je me détache petit à petit des enjeux de mon Master. De manière générale, c'est la démotivation qui domine. Il s'avère que les cours sont souvent inutiles, on n'apprend rien de concret, rien d'utile pour notre vie professionnelle. Alors quand en plus les intervenants ne font pas l'appel et qu'il n'y a pas de note au final, on passe très vite de 30 élèves à 10, avec un record à 4. Et moi, toujours sérieux, j'étais présent à chaque cours.
Mais vient un moment où y en a marre d'être sérieux et volontaire. Alors j'ai séché mon premier cours cette semaine ; et, le comble, d'autres élèves (qui ont déjà manqué des journées entières, eux) m'ont reproché de ne pas avoir assisté à leur exposé de merde (je déteste les exposés). C'est l'hôpital qui se fout de la charité.
Bref, j'essaie de me motiver à bosser sur les projets de groupe, mais ce qui est facultatif, ce que j'estime inutile ou quand j'aurai quelque chose de mieux à faire : je ne travaillerai pas. Y a pas de raison que tous se payent du bon temps ! Plus sérieusement, je réalise à nouveau que j'en ai marre des études et qu'il me tarde d'arriver définitivement sur le monde du travail.
Et j'ai d'ailleurs eu une proposition en ce sens. Ma chef du site culturel, pour qui j'écris de temps un temps un article ou une critique, a enfin obtenu des postes, des CDD transformables en CDI. Jusqu'à présent, il n'y avait presque que des stagiaires. Elle m'a donc proposé l'un de ces postes, pour 1500 euros net par mois, à prendre quand je veux : comme j'ai cours, elle sait que je ne suis pas dispo avant septembre, mais ce n'est pas un problème.
Maintenant, je sais que j'ai une possibilité concrète de travail dès la fin de mes études. Certes, le salaire n'est pas hyper élevé pour un bac + 5, mais de toute façon je doute de gagner beaucoup dans ma filière. De plus, je suis sûr de faire quelque chose que j'aime un minimum, de varié, avec des gens sympas. Et sur le CV, ça me fera une bonne première longue expérience.
Le problème, c'est que je me tourne alors beaucoup vers le journalisme (alors que ce n'est pas ma vocation préférée), que je mets de côté les langues (alors que j'espérais m'en servir dans mon futur boulot) et que je n'aurai pas l'occasion de partir vivre quelques temps en Espagne comme je l'espérais… 23/11/2006FétideL'un des fléaux de la sociabilité que je découvre à nouveau depuis quelques mois, c'est la mauvaise haleine. Quand on est enfermé seul chez soi, à déprimer ou à travailler comme j'ai pu le faire ces deux dernières années, on a moins l'occasion de se frotter aux autres… Certes, quand on a un copain à qui l'on nettoie les amygdales de temps en temps, il arrive qu'on soit quelque peu troublé par sa ou notre mauvaise haleine. Mais cela fait partie de l'intimité du couple et, à moins que le problème soit permanent, il n'y a là pas de quoi s'inquiéter. Moi-même, je dois parfois faire subir à l'élu de mon cul le repas rempli d'ail et d'oignon ingurgité juste avant un rendez-vous amoureux.
Depuis mi-septembre, c'est avec douleur que trois jours par semaine je dois me lever aux aurores. Malgré la fatigue, je me motive en pensant à mes camarades de classe que j'aime beaucoup et avec qui je m'entends bien. Si les cours ne sont pas forcément passionnants, j'ai au moins le loisir de parler avec des gens. Sauf que, il arrive que discuter devienne un calvaire. Car le matin, il y a des gens qui ne prennent pas le temps de manger (sacrilège !) Et le problème, malgré un bon brossage des dents, c'est que quand on est à jeun, on dégage nécessairement une odeur très désagréable. A la douleur de la fatigue s'ajoute donc une agression de mes délicates narines : certains camarades ont, jusqu'au repas de midi, une haleine de caniveau à faire fuir même les mouches les plus téméraires.
J'en avais connu une comme ça à la fac d'anglais. Cette fille, évidemment très bavarde, ne mangeait jamais le matin et me soûlait autant les oreilles que le nez du flux de ses paroles merdeuses. Nous l'avions surnommée "Fétide".
A mon grand désarroi, je réalise que Fétide n'est pas seule : elle est en chacun de nous et surtout à côté de moi.
J'ai tendance à éviter de parler directement aux gens, bien en face, au cas où j'aurais une haleine fâcheuse. Tout le monde ne prend malheureusement pas cette précaution. Il ne reste alors plus que la défense : d'une part, éviter une trop longue discussion et faire respecter une certaine distance à son interlocuteur ; d'autre part, faire de l'apnée à chaque fois que Fétide me parle. Si la discussion est trop longue, on peut facilement tourner légèrement la tête pour prendre une bouffée salvatrice.
La mauvaise haleine est un tabou ; il est donc impossible d'en venir un jour à bout. Mais si nous faisons tous quelques efforts, on peut tout de même améliorer le confort nasal de nos interlocuteurs.
Vive le Kiss Cool ! 11/11/2006DimancheDimanches enfantins
Fenêtre grise
Ennui
Dimanches adolescents
Fenêtre ouverte
Téléphone
Le dimanche
est la mort
de la
semaine
Jour férié
Dimanche infini
Nuit  |
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Jonathan, 25 ans, assistant de rédaction en recherche de sens et de soi.
Diable névrosé, chieur, chouineur, tapette volante, superficiel, profond, humain et tout un tas d'autres choses.
Je n'aime pas les fautes d'orthographe, je n'aime pas les fautes de grammaire, de conjugaison, de frappe, de concordance des temps (que je fais trop souvent) ou d'expression. Je n'aime pas non plus ceux qui ne savent pas lire. Afin de satisfaire ma maniaquerie et me permettre d'avoir le blog le plus propre possible, merci de me signaler toutes les fautes que vous pourriez y trouver. Quant aux lecteurs de travers, il n’y a malheureusement rien à faire, je ne peux pas les balayer.  |