Je n’y arrive pas ; quelqu’un peut m’aider ?
Bien que les derniers jours aient été marqués par ma bonne humeur (c’est surprenant, mais c’est vrai) le naturel revient au galop. Outre des problèmes de couples qui, après avoir disparu de la circulation pendant deux semaines, reviennent me hanter, c’est mon mémoire qui m’arrache des larmes.
J’avais la sensation d’avancer, certes très lentement, mais d’avancer un petit peu quand même. Il a suffi que je retombe sur des mails échangés avec ma directrice de recherche il y a quelques mois pour me décourager. Je me suis rendu compte que ma maturation intellectuelle n’avait pas avancé, que j’avais toujours la même manière (naïve et basique) d’analyser un texte. Or, en Master, on attend de moi plus que des « thèmes » et que je sois capable d’analyser les stratégies discursives, narratives, stylistiques… Analyses que je suis incapable de faire. Je ne sais pas prendre la distance nécessaire pour distinguer les fils tissés par l’auteur. Je ne sais que me fier à ma sensibilité de lecteur pour en dégager des thèmes.
Une fois de plus, j’ai envie de tout envoyer bouler. Je n’ai pas de prof pour m’aider ; la seule chose que je peux faire (et que je fais depuis trois mois) c’est lire des livres qui sont censés m’apprendre ce que je dois faire. Sauf que j’en ai marre de lire dans le vide, marre de lire des choses que je n’arrive pas à appliquer. Je trouve ça intéressant (ou pas) en soi, mais je n’arrive absolument pas à appliquer ce que j’apprends à mon sujet. Et j’oublie aussi sec tout ce que je fais. De plus, je ne trouve pas tous les livres que je veux, et alors en ce qui concerne les articles, c’est pire, j’en trouve à peine 10 %.
Ainsi, si quelqu’un passe sur cet article, qu’il a déjà eu l’occasion de rédiger un mémoire de littérature en français ou en langue étrangère : je veux bien prendre tous les conseils méthodologiques possibles. Parce que parti comme c’est parti, Juin va arriver et je n’aurai rien fait ; j’aurai perdu mon temps et je serai, une fois de plus, confronté à l’échec.
C’est ça le pire je crois : la sensation que ce que je dois faire me dépasse complètement. Je me sens totalement à côté de la plaque. J’ai l’impression que je suis dans la même disposition que lorsque j’ai redoublé ma Seconde et lorsque j’ai raté mon permis. Quoique je fasse, peu importe les efforts et le temps que j’y consacre, c’est comme si on me rappelait constamment qu’en fait ce n’est pas pour moi et que de toute façon je n’y arriverai pas.
30/01/06 - 20:02
C'est tout de même le taf de ta directrice de recherche qui est censée t'aider autremet qu'en te conseillant des lectures ! Elle est payée pour ça bon sang !
syldemon