Qu’est-ce qui pourrait sauver l’amour ?
Je me présente, je m’appelle Jonathan. Je voudrais réussir ma vie, mais être aimé… Ca me passe au-dessus du cœur !
Bon j’exagère, mais le fait est que je me suis complètement transformé. Je n’ai jamais été naïf sur les relations, j’ai toujours fait preuve de méfiance, de cynisme (Miranda, c’est encore moi) et j’ai également nourri des réflexions existentielles intenses entre deux crises de drama queen (Carrie, me voilà). Et puis, après adultère, ruptures, disputes, illusions et désillusions, je me suis mis à souhaiter que l’amour ne fasse plus partie de ma vie. C’est con, il faut toujours que ce genre de vœu soit exaucé.
Jona, la nouvelle pierre. Avant, j’aimais dire que j’étais une éponge, c’est-à-dire quelqu’un d’empathique qui absorbe les émotions des autres. Je compatissais, je me mettais à la place de l’autre, je comprenais. Et surtout, l’image de l’éponge s’accordait très bien avec celle de la pierre qu’il ne fallait pas rencontrer (chose que j’ai faite…) La pierre écrase l’éponge avec douleur. A la limite, un hérisson comme dans la pub aurait été mieux.
Aujourd’hui, l’éponge a séché. Durci. Et est devenue aussi impénétrable qu’une pierre. Je ne me confie plus à personne, je vois de moins en moins de gens, j’aime de moins en moins de choses. Comme si le monde entier n’était plus assez bien pour moi. C’est tout de même frustrant d’être en face de ce qui peut vous apporter le plus de bonnes choses au monde sans être capable d’en profiter.
Alors j’attends. J’attends que quelque chose se brise en moi, que quelque chose se libère, pour pouvoir ressentir à nouveau. Parce que dans le fond, sans amitié, sans amour, il ne reste plus grand-chose, et la vie manque de goût. Difficile alors de la croquer à pleines dents.
10/02/06 - 01:19
j'ai connu une période comme la tienne, et effectivement quelque chose s'est libéré! courage, après il y a quelque chose de mieux.
oliviersuisse