Sur la brèche des illusions
On l’attendait depuis longtemps. L’hiver a été long et pénible. Autant j’apprécie particulièrement cette saison (que je trouve, paradoxalement, chaleureuse) il n’en reste pas moins que cela fait du bien de sentir les beaux jours revenir. Malgré la pluie et le vent, l’odeur même de l’air a changé. La lumière est différente. Les insectes se réveillent petit à petit. Mes chattes perdent leurs poils par touffes dégueulasses. Je m’endors quand le soleil se lève. Je transpire dans les transports.
Je l’attendais, mais je reste sceptique à son arrivée. Si les dernières semaines m’ont laissé de bonne humeur, avec une volonté d’acier pour travailler sur mon mémoire autant que sur mon corps, je sens une vague de négativité m’envahir. Malgré des éléments positifs dans ma vie, je réalise que le voile noir est toujours présent, bien plus que je le croyais…
Toute l’énergie dont je disposais ces derniers temps disparaît petit à petit. Je sens que ma volonté s’amenuise, que j’ai envie de tout envoyer valser : le mémoire, le sport, le couple. J’essaie tant bien que mal de renouer avec un semblant de vie sociale, mais je suis étouffé par mes engagements académiques et amoureux.
Il y a des succès, des rires, des défis réussis, des étreintes passionnées. Mais ça ne suffit plus. Il y manque du sens. Il me manque la paix. Il me manque un équilibre. Le bonheur est-il réellement accessible, ou n’est-il qu’une illusion vers laquelle nous tendons tous ? Etre réaliste implique-t-il d’être malheureux ? Ou est-ce l’illusion qui nous empêche d’être heureux ?
Fait ou cauchemar, une chose m’est réelle : le compte à rebours vers la fin d’un temps a été déclenché. Je ne sais pas quels sont les chiffres, je ne connais pas les conditions ; la seule certitude est qu’il y aura des morts. A moins que ce ne soient des revenants.
27/03/06 - 21:16
Il n'y a donc pas que le printemps qui pointe son nez? Le p'tit diable et ses insolubles questions seraient aussi de retour!? :)
Fais une pause, profite du soleil, les changements de saison sont souvent vecteurs de désordres, aussi bien physiologiques que psychologiques, ça va passer...
Le bonheur est en soi mais passe obligatoirement par les autres; c'est en cherchant qu'on trouve.
Didier (visiteur - site web)