Les joies de l’hôpital
Mardi, 14 h 32 (oui, comme dans 'X-Files' !)
J’arrive, comme une fleur, dans le service allergologie de l’hôpital le plus proche de chez moi. Je soupçonne en effet avoir développé des allergies vu que depuis plusieurs années le paquet de mouchoir est devenu mon meilleur ami (c’est fou ce que je peux être dépendant de certains produits…) La pétasse de l’accueil, brunette aux cheveux courts, aussi maquillée que Vincent Mc Doom, voix cassée par le tabac et corps rehaussé par un haut rose bimbo, me dit avec un air de reproche que j’avais rendez-vous à 14 h 00. Je ne me démonte pas et j’affirme qu’il a dû y avoir une erreur puisqu’on m’avait clairement dit que j’avais rendez-vous à 14 h 30. Elle me demande de patienter en salle d’attente, ce à quoi je réponds : « Et comment le Docteur San Latina va savoir que je suis là ? » - « Alors là : mystère ! »
Quelle salope. Je ne savais pas à quoi ressemblait le Docteur San Latina vu qu’il y a autant de médecins dans cet hôpital que de choristes sur TF1. Alors au bout de deux heures j’ai pris un autre rendez-vous. Parce que, forcément, Edith Pétasse ne lui avait rien dit… J’aime les gens compétents.
Quand je suis rentré chez moi, j’ai vu sur mon papier que j’avais effectivement rendez-vous à 14 h 00. Gloups.
Rendez-vous
aujourd’hui ce matin cette nuit à 09 h 20. Pour mon plus grand plaisir, Edith Pétasse est toujours là, et elle porte le même magnifique haut rose. Je remarque au passage qu’elle exhibe également des bijoux à chaque doigt pour accompagner ses ongles fraîchement manucurés. C’est beau d’avoir 40 ans.
Et bien que j’aie été à l’heure (cette fois), je ne suis pas passé avant au moins 10 h 10. Dans le genre, c’est l’hôpital qui se fout de la charité, ou presque. Heureusement, j’avais pris un sac entier pour m’occuper et c’est avec plaisir que j’ai lu ‘Arts Magazine’ (notez comme je glisse ça, l’air de rien, pour faire croire que je me cultive… Non non non, je n’ai ni lu le dernier ‘Têtu’ ni ‘Sex and the City’ de Candace Bushnell). Ca m’a évité de rester planté et d’attendre le docteur comme une pauvre peluche dans une fête foraine qui espère avec vénération le grappin qui me transportera vers ma destinée. Dans ces moments-là, j’ai réellement la sensation que les autres patients et moi-même sommes les répliques de l’extra-terrestre vert à trois yeux de ‘Toy Story’. Le graaaaaaaaaaaaaaaaaappiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin !!!!
Dans les heures qui ont suivi, j’ai été interviewé par le Docteur San Latina (avec difficulté parce qu’avec son accent je croyais qu’
humidité était
immunité…) ; puis j’ai été piqué 23 fois par Roberta pour voir si j’étais allergique à tous les arbres de Paris. Celle-ci a d’ailleurs confondu mes griffures de chat avec de l’automutilation… Mais oui, et la marmotte… ; enfin, on a découvert (sans grande surprise) que j’étais allergique aux chats. Sauf que, j’ai deux grosses chattes très poilues à la maison, et que ça ne va alors pas être évident. Arf, tant pis, je pourrai bien supporter quelques démangeaisons et éternuements pendant quelques années. Ca vaut toujours mieux qu’écouter
le personnel les hôtesses de l’hôpital se prendre pour des déesses. Et en plus, elles se croient intelligentes… Il y a des beaufs partout. La prochaine fois que j’irai là-bas, j’éternuerai par erreur sur un joli haut rose.
01/04/06 - 12:30
C'est affligeant de voir à quelqu'un une personne telle que toi se permet de tels commentaires... Commences déjà stp par balayer devant ta porte avant de dénigrer qui que ce soit...
manu_luna (visiteur)