La dernière ligne droite
L'écriture est au centre de mes préoccupations quotidiennes. Ces dernières semaines m'ont vu lire et écrire des centaines de pages, des milliers de lignes…
Aujourd'hui, par exemple, j'ai eu envie d'écrire un nouvel article de blog. Quelques mots pour renouer avec Diabolito, le gamin impertinent. Je l'ai rédigé entièrement, mais ça n'a rien donné. Je souhaitais juste évoquer ce qui s'était passé en compagnie de deux tapettes. Alors que nous parlions gaiement de sodomie et d'anus dilaté, la porte de l'ascenseur s'est ouverte sur une demi-douzaine de personnes bien tassées au sourire crispé. L'effet n'a pas été celui escompté, alors il a rejoint le cimetière des articles non publiés.
D'une manière générale, et une fois de plus, je sens que je suis à une période charnière. Ce blog vit ses derniers instants. D'une manière ou d'une autre, il est mort. Après tant de mois d'indifférence, il est grand temps de repenser le site, le design, la ligne éditoriale… Après trois ans, Diabolito va devoir s'adapter à une nouvelle vie. Ce sera peut-être ici, peut-être ailleurs. Ce ne sera peut-être pas si différent en fait, j'écrirai probablement toujours les mêmes maux. Ce ne sera pas pour tout de suite, ou peut-être que ce sera pour plus tôt qu'on ne croit. Bref, tout est possible, et j'ai hâte d'écrire les premières lignes du vrai retour.
En attendant, ce sont mes cinq pages quotidiennes de mémoire qui me monopolisent. Oh que c'est difficile d'écrire en anglais après presque deux ans d'inactivité. Mais je m'y remets, je doute, je suis satisfait, je pleure un peu, je soupire beaucoup… Ca avance, puisque aujourd'hui j'ai déjà écrit 45 pages; il m'en faut au minimum 80 (a priori).
Cette entreprise me prend tout mon temps. Heureusement, dans un mois pile, la rédaction sera obligatoirement terminée. Je serre les fesses en attendant ! Et je consacre mes journées à ce dur labeur. A la fin de la journée, je dois penser aux Masters, aux stages… Je réfléchis à mes lettres de motivation, que j'ai bien du mal à écrire tant j'ai changé en un an. On tente le tout pour le tout, et on verra bien.
Un mois, et une partie de mon sort sera fixée. J'ai envie de chanter, danser, aimer… Mais pour l'instant, je dois me consacrer à quelques lignes, quelques mots, quelques pages qui vont déterminer mon avenir. Je me demande s'il est vraiment écrit au creux de ma main.
02/05/06 - 01:03
May the force be with you, young jedi !
the-golden-coccinelle