La routine de l'ennui
Hier, j'ai plus souvent parlé seul (j'aime prononcer à haute voix les pensées qui me viennent, le plus souvent en anglais pour vaguement entretenir mon accent) qu'à quiconque. Ca fait un drôle d'effet de se rendre compte qu'on a passé la journée en solitaire.
Au boulot, je n'ai rien fait. Pas par fainéantise, non. J'adorerais être dans le stress, me sentir plein de responsabilités… c'est le but d'un stage, après tout, que de bosser pour apprendre. Au lieu de ça, je n'avais strictement rien à faire. J'ai rédigé les deux seules bandes-annonces qui me sont tombées dans les mains et pendant plusieurs heures j'ai surfé sur le net. Je n'ai pas eu le courage de quémander du travail… je doute qu'ils aient eu tant de choses à me faire faire de toute façon. Et puis, tout le monde a vu que je n'avais rien à faire : entre les blogs que j'ai lus et les jeux que j'ai trouvés, ce n'était pas discret. Je suis désespérément allé consulter mes mails cinquante fois dans la journée mais… rien.
A midi, j'ai mangé, seul.
Je ne suis pas parti tard, j'en avais marre de jouer. Mine de rien, j'étais bien plus fatigué que si j'avais bossé !
Je n'ai pas chatté, pas téléphoné, pas essémessé… Mon copain est en vacances à l'étranger, mes amis aussi ou bien travaillent également.
J'ai beaucoup communiqué avec la télé par contre, je me suis délecté de plusieurs épisodes de séries.
Bref, Diabolito, ou comment avoir une vie passionnante et passer de timide à misanthrope.
Et aujourd’hui est une copie quasi-conforme d’hier.
08/08/06 - 16:38
Au moins ton article a été lu ;-)
chronos (visiteur)