Larbin audiovisuel
Après un mois passé dans cette charmante entreprise audiovisuelle française, je me rends compte que je vis l’expérience professionnelle la moins intéressante de toute ma vie. Même le stage d’observation d’une semaine que j’avais passé dans le service de presse du ministère de la santé quand j’avais quinze ans était plus enrichissant.
Mon travail : écrire les textes de petites bandes-annonces. Quand il y en a. Et il n’y en a pas tous les jours. Et quand il y en a, ça me prend à peine quelques heures dans la journée. Alors, le reste du temps, je m’occupe comme je peux. Mais putain qu’est-ce que c’est déprimant.
J’avais pris mon mal en patience, m’étais accordé des horaires incroyables («travail» de 11 h 00 à 17 h 00 avec deux heures de pause pour déjeuner…) et avais fini par sympathiser avec un autre jeune comme moi (qui, depuis, est parti).
Depuis hier, quelqu’un est tombé malade et on m’a demandé de la remplacer. J’étais super content de faire autre chose, d’avoir enfin des responsabilités et du boulot, du vrai. Sauf qu’en réalité je n’ai rien à faire non plus. Je n’ai qu’à attendre qu’on me donne des vidéos que je dois ensuite poser sur le coin de ma table. Oui, c’est tout. Et quand l’heure devient tardive, il faut que j’appelle un coursier. Je me sens profondément inutile, comment peut-on créer des postes comme celui-là ??? Résultat, c’est pire que tout, je me sens mal d’avoir espéré quelque chose à faire et de me retrouver avec moins que rien.
Le pire dans tout ça, c’est que j’ai annulé le rendez-vous éditorial que j’avais (je continue à écrire des articles pour le site culturel) pour ça. Pour cette merde. Je suis en colère. On m’utilise alors qu’on n’a pas réellement besoin de moi. Quel gâchis.
Je suis hier parti à 19 h 30 (j’aurais normalement dû attendre deux heures de plus !) alors ce soir je ne me ferai pas avoir. Nan mais.
En attendant, j’attends…
05/09/06 - 13:36
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jeuneparisien1978